• 14 juillet : «l'Algérie a toute sa place au Défilé» deux haut gradés militaires français répondent au FN *** L'un est de droite, l'autre est de gauche...

    14 juillet : «l'Algérie a toute sa place au Défilé» deux haut gradés militaires français répondent au FN

    http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2014/07/11/31001-20140711ARTFIG00059-14-juillet-l-algerie-a-toute-sa-place-au-defile.php 

    FIGAROVOX/TRIBUNE - L'annonce de la présence symbolique de militaires algériens lors du défilé du 14 juillet a soulevé des protestations, notamment au sein du FN, auxquelles deux haut gradés militaires français répondent.

    Le Major Hocine BOUARES est Président de l'Association des Français rapatriés d'origine nord-africaine en Allemagne et en Alsace ; le Colonel Aziz Meliani est Conseiller municipal délégué à la Mémoire de Strasbourg. 


    A l'occasion des cérémonies du 14 juillet prochain, et pour commémorer le Centenaire de la Guerre1914-1918 et honorer la mémoire de tous les combattants des 72 pays concernés, la France s'apprête à inviter tous les belligérants, sans distinction, à participer, par une présence symbolique d'une Garde au Drapeau de trois militaires, au Défilé du 14 juillet sur les Champs-Elysées.

    L'Algérie, comme tous les belligérants, a bien évidemment été invitée pour rendre hommage aux 173 000 Tirailleurs,  Spahis, Chasseurs d'Afrique et Zouaves engagés au cours de la Grande Guerre pour défendre la France. Parmi eux, 28 250 sont morts au champ d'honneur aux côtés de leurs frères de combat européens et plus de la moitié ont été blessés.

    L'Algérie, dont les enfants ont par deux fois traversé la Méditerranée pour défendre la France, a toute sa place au Défilé du 14 juillet.

    Le 7 novembre 2013, en ouvrant le cycle des commémorations du Centenaire de la Grande Guerre et du 70e anniversaire de la libération de la France, François Hollande a salué l'engagement des 430 000 soldats venant de toutes les colonies françaises de l'Afrique à l'Asie du Sud-Est. «La France a souscrit une dette d'honneur à l'égard de leurs descendants», a déclaré alors le président de la République.

    L'Algérie, dont les enfants ont par deux fois traversé la Méditerranée au cours du XXe siècle pour libérer la France, a toute sa place, toute sa place au Défilé du 14 juillet. Cette présence est également un message fort adressé à la jeunesse algérienne pour qu'elle sache que leurs aïeux ont combattu sur les champs de bataille des deux guerres mondiales.

    Cette participation hautement symbolique devrait être pour la France et l'Algérie une occasion exceptionnelle pour sceller la réconciliation tant attendue et tant espérée entre nos deux pays. Après les déchirements survenus il y a plus d'un demi-siècle, nous pensons qu'il est temps d'écrire une nouvelle page de l'histoire des relations franco-algériennes.

    «Il est indispensable que la mémoire rejoigne l'histoire afin de regarder, sans complaisance ni faiblesse, tout ce que fut réellement cette guerre. Toutes les mémoires doivent pouvoir s'exprimer car le vrai défi, celui qui finalement apaisera, est de «traverser le miroir»» soulignait Alain Juppé, alors ministre de la Défense, en décembre 2010.

    Le temps est venu de promouvoir cette mémoire partagée.

    Il convient notamment de rappeler le legs français. Selon Jacques Attali, «si l'action coloniale de la France, comme celle des autres pays fut condamnable dans bien des dimensions, elle apporta aussi des technologies, de l'éducation et un modèle d'administration là où aucune structure étatique propre ne régnait. Elle a fait naître des élites qui ont su parfois se débarrasser d'une partie du pire de l'Occident pour en garder une partie du meilleur».

    Evoquant l'apport culturel de la France, l'écrivain et homme de théâtre algérien KATEB Yacine dira: «La langue française est notre butin de guerre».

    Le temps est venu de promouvoir cette mémoire partagée. Il faut le faire notamment en sortant de l'oubli ce grand moment de l'Histoire où la France et l'Algérie ont fait cause commune contre le nazisme au sein de la glorieuse Armée d'Afrique. Rappelons-nous qu'Alger a été la capitale de la France Libre.

    Il convient également de ranimer l'histoire combattante riche en bravoure, en fraternité et en sacrifices des Spahis, des Zouaves et des Tirailleurs qui se sont battus aux côtés de leurs frères d'armes français d'Algérie «Pieds Noirs». Beaucoup sont morts au champ d'honneur pour la défense et les libérations de la France.

    Tous ces fils d'Algérie, ces enfants de la Torah, de la Bible et du Coran, tombés au service de la France au cours de ces deux grandes guerres mondiales, méritent les honneurs de la Mémoire et l'hommage de la République. Ne les oublions pas!

    L'expérience réussie de la réconciliation franco-allemande est indéniablement une source d'inspiration pour interpréter notre passé commun avec l'Algérie et construire l'avenir.

    Ces moments hautement symboliques des commémorations du centenaire de la Grande Guerre sont propices pour relever ce courageux défi de la réconciliation.

    La France et l'Allemagne ont voulu écrire une histoire commune engagée dans le devoir de mémoire et la réconciliation Entre les deux rives du Rhin, la compréhension réciproque, le respect mutuel et la coopération, très dense, sont régulièrement célébrés.

    La réconciliation est donc indissociable d'une lecture rétrospective et commune de l'Histoire, même si ce processus exigeant comporte certains risques. La France et l'Algérie ne doivent pas avoir peur d'exhumer des crimes occultés ou des lâchetés dissimulées. Nos deux pays ne doivent pas avoir peur de s'élever contre les silences ou les tabous réels ou supposés. Ils doivent cesser d'invoquer, de ressasser et de magnifier des passés univoques. Mettons fin entre nous au «Je t'aime moi non plus».

    Ces moments hautement symboliques des commémorations du centenaire de la Grande Guerre et du 70e anniversaire de la Libération de la France, -où nos deux pays ont tant sacrifié pour faire vivre une certaine idée de l'humanité et de la France-, sont propices pour relever ce courageux défi de la réconciliation.

    Hocine Bouares                                                                                       Aziz Meliani

     

    14 juillet : «l'Algérie a toute sa place au Défilé» deux haut gradés militaires français répondent au FN

    Fin novembre 2011 le Président de l'AFRONAAA, Hocine BOUARES avait été promu dans l'ordre de la Légion d'honneur au grade de Commandeur.

    14 juillet : «l'Algérie a toute sa place au Défilé» deux haut gradés militaires français répondent au FN

    Le colonel Méliani devant une photo affichée sur le mur de son bureau, à l’Hôtel de Ville de Strasbourg. Elle le représente il y a 50 ans, lieutenant français combattant en Algérie. Photos Dominique Gutek.

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