• 140 Français «pro FLN» assassinés en 1960 *** Les «parricides» de la France coloniale

     

     

    140 Français «pro FLN» assassinés en 1960

    Les «parricides» de la France coloniale

    La France a bel et bien liquidé ses propres enfants, engagés dans la lutte pour l'indépendance de l'Algérie.

    140 Français «pro FLN» assassinés en 1960 *** Les «parricides» de la France coloniale

    Vérité sur la fabrique des barbouzes

     

    Une nouvelle page de la guerre d'Algérie vient de s'ouvrir. Elle dévoile ce qu'elle recèle de plus atroce, de plus inhumain. Des Français, engagés dans la lutte en faveur de l'indépendance de l'Algérie, ont été assassinés de sang-froid. Sans état d'âme. C'est ce que révèle «Les tueurs de la République», un ouvrage de Vincent Nouville, à paraître aux éditions Fayard.

    Le journaliste d'investigation, Jacques Forollou, y fait référence dans une contribution publiée le 25 septembre, par le journal Le Monde. «Des documents lèvent le voile sur des projets d'élimination de Français, d'Européens et de dignitaires étrangers pendant la guerre d'Algérie», écrit-il. Son récit retrace la genèse de la naissance de cette opération criminelle qui sera menée par des barbouzes.

    Qui en est l'architecte ? «Au coeur de l'été 1958, dans le plus grand secret d'un pouvoir gaulliste tout juste revenu aux affaires grâce au putsch d'Alger du 13 mai, Jacques Foccart a coordonné, sous les ordres du général, un programme d'opérations clandestines sur fond de conflit algérien», nous indique Jacques Forollou.

    Quel était le mode opératoire ? «Menaces, attentats, sabotages, mais aussi des assassinats qui figurent parmi les moyens employés». Qui était chargé de l'exécution de ces crimes ? «Le service action du Sdece (Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, devenu Dgse) était chargé de mener ces missions», rapporte le célèbre quotidien parisien. Connaît-on le nombre de victimes? «Constantin Melnik, conseiller du Premier ministre, chargé des affaires de renseignement, de 1959 à 1962, chiffrait le nombre d'assassinats à 140 pour la seule année 1960, sans pour autant fournir de détails», révèle Jacques Forollou.

    Des documents inédits lèvent le voile sur cet épisode dramatique de la guerre d'Algérie, sur sa gestion par le gouvernement du général de Gaulle fraîchement revenu au pouvoir, par un coup d'Etat qui ne dit pas son nom. On est en été 1958. La révolution algérienne était en effervescence, soutenue par des ressortissants français qui avaient pris fait et cause pour elle. Ils feront partie d'une longue liste de femmes et d'hommes à abattre. «Cette liste a reçu l'accord de l'amiral Cabanier. Ce dernier n'est autre que le chef d'état-major de la Défense nationale attaché au général de Gaulle à la présidence du Conseil», indiquent ces nouvelles pièces.

    «L'autre document, mis au jour dans le livre de Vincent Nouzille, récapitule, sous forme de tableau, l'ensemble des opérations réalisées depuis le 1er janvier 1956: assassinats, sabotages ou attentats, en indiquant le but à atteindre, le lieu, les moyens utilisés et le résultat», indique Jacques Forollou. Sur les 38 opérations détaillées, 17 ont été réussies, 17 ont été annulées, notamment sur «ordre supérieur» ou pour «sécurité douteuse» et quatre sont qualifiées d'échecs, précise le journaliste. Glaçant !

    SOURCE : http://www.lexpressiondz.com/nationale/les-parricides-de-la-france-coloniale-335582 

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  • Commentaires

    2
    Le_Canari_de_retour
    Dimanche 27 Septembre à 23:51
    Ah ! La boîte à mille et un secrets est enfin ouverte.
    Plusieurs attentats, durant les mois et les jours pénibles de la révolution, ont été collés abusivement sur le dos du FLN.

    Dans ma ville natale, années 56/57 , deux commandants de l'armée Française habitaient non loin de mon domicile.

    Dans la discrétion totale, ils avaient reçu l'ordre de la direction du FLN basée à Tunis, de rejoindre la capitale Tunisienne.

    Discrétion oblige, chaque capitaine ignorait que l'autre avait reçu le même ordre d'appel du front.


    L'un d'eux s'exécuta sans plus tarder.
    Il rejoignit la Tunisie via la Suisse , question de faire perdre sa trace.

    Les service secrets eurent vent de cette desertion et eurent à l'oeil l'autre commandant qui , je ne sais pour quelle raison, tarda à rejoindre le front.

    En fin de compte, la sécurité Française décida de l'éliminer.
    Et il fut abattu à l'Avenue des Moulins sur la route de Chrea.

    Ce jour là, l'attentat auquel j'ai assisté, m'est resté gravé en mémoire.

    Quatre détonations curieusement bien espacées à quelques mètres d'une patrouille militaire qui resta figée ne croyant pas qu'une telle chose puisse se réaliser sous leurs yeux.
    Ces militaires furent carrément désarçonnés.
    C'était des jeunes du contingent reçus en renfort , des jeunes qui croyaient aller en Algérie- non pas pour faire la guerre- mais..pour faire la police comme il leur avait été fait croire.

    Des jeunes arrachés à leur famille à fleur d'âge pour servir une cause qui n'était pas la leur.

    Aussitôt la quatrième balle atteignit sa cible, l'auteur se mit à courir dans une direction d'où il ne pouvait s'échapper.

    Les militaires se réveillèrent de leur stupeur et , armés de leur garant , ils poursuivirent l'auteur de l'attentat qui ne tarda pas à être atteint de plusieurs projectiles à quelques cent mètres plus loin.

    Le soir , la radio clandestine du FLN, moment où tous les foyers étaient plombés face à leur TSF , Aissa Messaoudi célèbre speaker de la radio de l'Algérie révolutionnaire déclara que l'attentat de l'Avenue des Moulins est un attentat franco-français .
    "Le FLN dégage sa responsabilité."

    Qui était l'auteur de l'attentat du moment que le front dégage sa responsabilité ?
    1
    Dimanche 27 Septembre à 14:42

    Les Barbouze c'était au temps des négociations conduisant à la fin de la guerre , du colonialisme et à l'indépendance de l'Algérie.

    Los de la guerre elle même c'est l'armée qui était chargée de la répression et celle-ci touchait les Européens algériens partisans de l'indépendance. Camp de Lodi notamment, expulsions d'Algérie, emprisonnements et exécutions avec ou sans jugement (Cf. Audi, Iveton...)

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