• "1954, la fin d’un monde" écrit par Benjamin Stora et Ben Salama, réalisation : Ben Salama. Un documentaire à montrer dans les lycées de France.

    "1954, la fin d’un monde" écrit par Benjamin Stora

    et Ben Salama, réalisation : Ben Salama.

     

    "1954, la fin d’un monde" écrit par Benjamin Stora et Ben Salama, réalisation : Ben Salama. Un documentaire à montrer dans les lycées de France.

    1954-la-fin-dun-mondeEn 1954, la France vit des jours heureux, les années noires de la Deuxième Guerre mondiale sont derrière elle, l'économie est en plein essor et les salaires augmentent. Aux confins de son empire colonial, un conflit s'achève dans la plus grande indifférence : la guerre d'Indochine. Entre les accords de Genève reconnaissant l'indépendance du Vietnam signés le 20 juillet, aux débuts du soulèvement armé en Algérie, en novembre, 100 jours font craquer l'Empire français et annoncent la fin d'un monde. S'inspirant de l'exemple vietnamien, des militants algériens, puis marocains et tunisiens, décident de passer à l'action pour obtenir l'indépendance.

     

    "1954, la fin d’un monde" écrit par Benjamin Stora et Ben Salama, réalisation : Ben Salama.

     

    Ecrit par Benjamin Stora et Ben Salama, ce documentaire de 50 minutes qui, retrace une période de l’Histoire marquée par la fin de l’empire colonial.

    C’est un documentaire à montrer dans les lycées de France. En 50 minutes, les auteurs, l’historien Benjamin Stora et le réalisateur Ben Salama, nous donnent à voir, à travers une chronologie des évènements situés sur une courte période allant de mars 1954, début de la bataille de Dien Bien Phu dans l’ex-Indochine française et le 1er novembre 1954, début de la guerre d’Algérie, comment l’ancien monde colonial français a commencé à s’effondrer moins de dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, prenant de court une France insouciante, qui commençait à goûter les bienfaits de la reconstruction d’après-guerre, au début des « trente glorieuses » . Et ce, à travers les regards croisés d’historiens français, Stora bien sûr et Alain Ruscio, d’un ancien officier parachutiste le colonel Allaire, mais aussi de deux historiens vietnamiens et d’un historien algérien. A travers également les acteurs de l’époque, en particulier le Président du Conseil français, Pierre Mendes-France, qui « avait compris que l’empire colonial, c’est fini » (Stora) et qui a eu l’intelligence de vouloir « sortir par le haut » du guêpier indochinois (Ruscio). Et qui non seulement ne voulait pas, dans le contexte de la guerre froide, que la France soit entraînée dans une confrontation entre les Etats-Unis et l’ex-URSS, mais qui avait également opposé un refus ferme à Foster Dulles, chef du département d’Etat américain de l’époque, qui proposait à la France l’emploi de la bombe atomique contre le « Vietminh », les combattants vietnamiens sous la conduite alors du général Giap et de Ho Chi Minh.
    Pourtant , si Mendes France entrevoyait la fin du colonialisme français, signant les accords de Genève mettant fin à la guerre d’Indochine avant d’entamer des négociations qui vont mettre fin aux conflits naissant en Tunisie et au Maroc, concernant l’Algérie, où la guerre qui venait de débuter s’intensifiait, il la considérait comme « une question exclusivement française : l’Algérie était rattachée administrativement à la France, ce qui n’était pas le cas du Maroc et de la Tunisie » explique Benjamin Stora. L’idée que « l’Algérie, c’était la France » ajoute Alain Ruscio, était partagée par de larges fractions de la classe politique y compris par une frange communiste.

    Ces « 100 jours », selon l’expression d’Alain Ruscio, allant de la fin de la guerre d’Indochine (accords de Genève en juillet 1954) au début de la guerre d’Algérie le 1er novembre de la même année, se concluent sur des images montrant l’émergence de nouveaux acteurs sur la scène internationale. La Chine de Mao, l’Egypte de Nasser, l’Inde de Nehru et l’Indonésie de Soekarno qui, au sommet de Bandung en avril 1955, vont donner naissance à une troisième force : le mouvement des non-alignés. En cette année 1954, on assiste à « une redistribution des cartes sur le plan mondial » (Stora). Un monde s’écroule, un autre apparait.

    "1954, la fin d’un monde" écrit par Benjamin Stora et Ben Salama, réalisation : Ben Salama.


    La critique TV de Télérama du 29 novembre 2014

    Qui pouvait imaginer en janvier 1954 que l'année qui débutait allait changer à jamais la face du monde ? En mars, l’Empire français se fissure. En Indochine, les premiers combats sérieux font rage dans la cuvette de Diên Biên Phu. En mai, le camp retranché tombe. En juillet, à la suite des troubles qui agitent la Tunisie, Pierre Mendès France propose une large autonomie au pays. En novembre, une vague d'attentats secoue l'Algérie. Ils sont revendiqués par un tout jeune mouvement : le Front de libération nationale (FLN)... Mais, au-delà du cas français, le bouleversement s'avère mondial. A la conférence de Genève, censée régler la question coréenne, la Chine fait officiellement son entrée sur la scène politique internationale. Quelques mois plus tard, la conférence de Bandung, en Indonésie, porte la montée en puissance des pays du tiers-monde face aux blocs occidental et soviétique...

    Rappel chronologique des événements, analyse historique délivrée par des spécialistes, focus sur quelques figures de l'époque (comme « l'ange de Diên Biên Phu » Geneviève de Galard)... ce doc didactique, écrit notamment par l'historien Benjamin Stora, retrace avec soin ces quelques mois où l'ancien monde a basculé. Il souligne surtout l'incroyable simultanéité des événements et leur rôle dans cette chute brutale. Tel un château de cartes dont les fondations fragilisées auraient emporté tout l'édifice. —

    Lucas Armati

    "1954, la fin d'un monde"

    "1954, la fin d’un monde" écrit par Benjamin Stora et Ben Salama, réalisation : Ben Salama. Un documentaire à montrer dans les lycées de France.

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