• 5 décembre 2002 : il y a 15 ans, un mémorial pour les soldats morts en Afrique du Nord... mais un mémorial dénaturé, falsifié...

     

    En 2012 j'avais fait un rêve...

     Alors je me suis souvenu... 

    En août 2016, j’étais dans la région parisienne et au cours d’une de mes visites j’ai voulu voir le fameux Mémorial du quai Branly détourné de sa vocation première, comme nous le savons tous. Lorsqu’en 2012 j’avais voté pour le président "du changement c'est maintenant", j’avais espéré qu’il rétablirait cette aberration… mais ce n’était qu’un rêve…  Bien sûr, à son crédit il a signé la loi du 6 décembre 2012 qui a fait du 19 mars 1962 une date officielle, mais en revanche il n’a jamais abrogé, pour des raisons politiciennes, sans doute, le décret permettant aussi de rendre hommage aux victimes de la guerre d’Algérie le 5 décembre de chaque année… ces quelque 23000 victimes honorées 4 fois, car il faut ajouter aussi le 11 novembre (pour toutes les victimes de toutes les guerres) et le 25 septembre (pour les harkis)…  Alors je me suis souvenu…  aidé en cela par le remarquable témoignage de Jean-François Gavoury, fils du commissaire d'Alger Roger Gavoury premier fonctionnaire assassiné par l'OAS.

     

    5 décembre 2002 : il y a 15 ans, un mémorial pour les soldats morts en Afrique du Nord... mais un mémorial dénaturé, falsifié...

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...

    Roger Gavoury

    assassiné par l'OAS

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...

    Son fils Jean-François Gavoury

    Président-fondateur de l’ANPROMEVO 

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...

     

    JEAN-JACQUES JORDI L’HISTORIEN DES PIEDS-NOIRS, ADULÉ PAR LES "NOSTALGéRIQUES" *** SOUVENONS-NOUS DES 1585 NOMS AJOUTéS SUR LE MEMORIAL QUAI BRANLY !!! 

     

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...


     Dans la catégorie  de la NOSTALGÉRIE

    La nostalgie coloniale et le révisionnisme ne s'étaient jamais aussi bien portés qu’au moment où l’on s’apprêtait à célébrer le cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie.  

    La présence du maire de Perpignan, représentant de l’État, aux rencontres du Cercle algérianiste pour l’inauguration d’un centre de documentation des Français d’Algérie, véritable musée de l’OAS, auréolé du logo officiel tricolore, l’érection de stèles à la mémoire de l’OAS, la remise de la Légion d’Honneur au putschiste de l’OAS de 1961, Hélie Denoix de Saint-Marc, la Légion d’Honneur à l’ancien responsable OAS Jean-François Collin (qui a dit "De Gaulle le plus grand traître de l'Histoire" : autant d’insultes à toutes les victimes de la guerre d’Algérie et dans le sens que voulait donner le pouvoir en place à l’histoire de cette sale guerre jusqu’à aujourd’hui.  

    Bien sûr, concernant Jean-François Collin, nous savons que sa Légion d'honneur lui fut retirée depuis, heureusement. 

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...

    JEAN-JACQUES JORDI  

    C’est dans ce contexte d’offensive revancharde que l’hebdo de droite plutôt extrême Valeurs Actuelles fait en Novembre 2011, la promotion d’un livre dont la thèse centrale semble être : C’est lui qui a commencé ! Commis par l’historien Jean-Jacques Jordi, « Un silence d’État », les disparus civils Européens de la Guerre d’Algérie, ce livre exempte de tout crime l’OAS, qui n’aurait fait que répondre à la barbarie du FLN. Aidé dans cette mission par l’État qui a ouvert à Jordi des archives pourtant encore interdites au public. Absence totale de contextualisation dans le cadre d’une guerre d’indépendance et de libération nationale, qualifiant de « terrorisme » le combat d’un peuple pour se libérer de l’occupant. Jordi soutient que le FLN n’a fait preuve que de violence aveugle, usant et abusant de torture systématique perdurant longtemps après l’Indépendance, afin de légitimer, voire d’excuser les crimes de l’OAS et de l’armée coloniale française. Le tout à base de conditionnel, d’approximations et de témoignages pour le moins flous, des renseignements d’origine civile et privée. Il avance même l’hypothèse de collusion entre la Mission Choc, envoyée par De Gaulle et FLN, après les accords d’Evian, contre les Européens. La réécriture de l’Histoire est en marche, à moins que cette année électorale ne lui soit moins propice…   
     

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...

    Deux propositions de loi successives, émanant l’une de M. Guy FischerEn 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu... au Sénat (n° 618 du 7 juillet 2010)  et l’autre de Mme Marie-Hélène Amiable à l’Assemblée nationale (n° 3130 du 1er février 2011), se sont intéressées à la destination du Mémorial national de la guerre d'Algérie érigé sur la promenade piétonne du quai Branly à Paris (7e) à la demande d’associations représentatives des anciens combattants en Algérie, au Maroc et  en  Tunisie .

    Dans l’exposé des motifs de ces deux textes, il est rappelé qu’une commission, instituée par arrêté ministériel du 3 mars 1998, avait, à l'issue de dix réunions, adopté plusieurs conditions à l’édification de ce monument : notamment, le mémorial devait porter les noms de tous les combattants - et eux seuls - dont l'acte de décès était revêtu de la mention réglementaire "Mort pour la France" entre 1952 et 1962 en Algérie, en Tunisie et au Maroc. 

    De la dénaturation  à la falsification  

    Déjà, le 5 décembre 2009, le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants Hubert Falco avait annoncé que la colonne centrale du Mémorial serait, à partir du 26 mars suivant, dédiée à la mémoire des victimes civiles d’une fusillade ayant tragiquement conclu, rue d'Isly à Alger le 26 mars 1962, une manifestation insurrectionnelle appelée par l'OAS. Ainsi, le 26 mars 2010, c’est à une nouvelle inauguration qu’il a été procédé de ce monument métamorphosé dont la colonne centrale a dès lors fait apparaître des noms et prénoms issus d'une liste privée. 

    Mais aujourd’hui, une nouvelle étape dans la dénaturation du Mémorial a été franchie, qui a, plus que fausser,  falsifier le sens. En effet, le successeur de Falco, Marc Laffineur, présentant ses vœux aux rapatriés le 31 janvier 2012 à Aix-en-Provence, avait annoncé l’inscription, avant la fin du mois de février 2012, du nom de 1.585 victimes civiles disparues lors de la guerre d’Algérie... Ce qui fut fait. 

    Deux personnes ont apporté leur concours à la réalisation de cette sinistre opération orchestrée en haut lieu : il s’agit de Renaud Bachy, président de la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR) et de l’historien Jean-Jacques Jordi, autorisé, à titre exceptionnel, grâce à l’intervention du premier, à consulter des archives classées top secret. On sait en effet, grâce à Guy Pervillé, que Jean-Jacques Jordi, à la fin de son ouvrage intitulé "Un silence d’État" (Éditions Soteca, octobre 2011) " fournit des listes de personnes disparues présumées décédées entre le 1er novembre 1954 et le 31 décembre 1962, soit 1.583 personnes, dont 1.438 Européens et 145 Français musulmans ». 

    Du révisionnisme à l’électoralisme  

    Peu importe que M. Jordi ait pu, le cas échéant, tirer profit de dérogations exclusives liées à une commande d’État en publiant un livre qui alimente l’esprit revanchard des nostalgiques de l’Algérie française et autres anciens partisans ou sympathisants de l’OAS. 

    Ce qu’il convient de retenir, c’est que nous voyons se dessiner l’entrée en force, sur le mémorial du quai Branly, de noms de personnes n’ayant rien à voir avec la guerre d’Algérie, décédées ou disparues y compris après l’indépendance. 

    Si cette mutation, heureusement réversible, du monument a lieu, il faudra voir dans le mémorial du quai Branly un monument voué aux morts et disparus - civils et militaires - de l’Algérie française et postcoloniale de la Toussaint 1954 à la Saint-Sylvestre 1962. 

    Non seulement la commémoration nationale du souvenir des Morts pour la France en AFN à la date du 5 décembre n’a aucune signification mais le site sur lequel elle se déroule a perdu le peu de crédibilité qui lui restait après le 26 mars 2010. 

    L’ajout de près de 1.600 noms à ceux de quelques dizaines de civils manipulés par l’OAS représente une nouvelle provocation dirigée contre le monde combattant. 

    Et la réaction du monde combattant devra être à la hauteur des enjeux d’une politique mémorielle dans l’inspiration de laquelle l’électoralisme le dispute désormais au révisionnisme. 

     Jean-François Gavoury

     

    En 2012 j'avais fait un rêve...  Alors je me suis souvenu...

    Je m’adresse aux falsificateurs de l’Histoire... Les menteurs ce sont vous les nostalgériques extrémistes : je ne mettrai pas sur le même pied d’égalité le colonisateur et le colonisé, oui il y a eu des victimes après le 19 mars 1962, victimes  de l’OAS (L’Organisation des Animaux Sauvages) et aussi des éléments incontrôlés du FLN… Mais oui après 132 ans de crimes, de tortures, de viols, de privation de nourriture, d’asphyxies dans des grottes, de corps brûlés dans des fours à chaux à la manière des nazis, de corps, les pieds liés et enfoncés dans des cuvettes de ciment prompt balancés dans la mer depuis des hélicoptères (les honteuses crevettes Bigeard), les 600 à 800 villages brûlés au napalm (les Oradour algériens), les millions de victimes, voilà qu’après le 19 mars 1962 les Animaux Sauvages mettent à feu et sang ce qui reste de ce pauvre pays, alors ne soyons pas surpris que la cocotte minute a explosé et que des éléments incontrôlés algériens se soient vengés… Bientôt, les jeunes générations ne parleront plus de toutes ces horreurs, car tous les témoins auront disparu… Y compris les falsificateurs menteurs… Qu’ils aillent se faire réadapter ailleurs, mais je crains qu’ils soient irrécupérables...

    Michel Dandelot

    Aux dernières nouvelles : « touché-coulé l’animal sauvage » 

     

    Les 25 et 26 juin 1962, dans la ville recouverte par la fumée des incendies, les commandos de l’OAS attaquent et dévalisent six banques. En fait, il s’agit de préparer la fuite, après l’annonce du colonel Dufour, ancien chef du 1er REP et responsable de l’organisation pour l’Oranie, de déposer les armes. Sur des chalutiers lourdement chargés d’armes (et d’argent), les derniers commandos de l’OAS prennent le chemin de l’exil... Courage fuyons... les pieds-noirs qui restent se débrouillerons sans nous... En effet les pieds-noirs qui sont restés ont vécu la tragédie du 5 juillet 1962 pendant que les terroristes et criminels s'enfuyaient... Signés : LES HYPOCRITES FASCISTES !!! 

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