• 55 ans après la fin de la colonisation française en Algérie : La question de la mémoire reste toujours suspendue

     

    55 ans après la fin de la colonisation

    française en Algérie : La question

     de la mémoire reste toujours suspendue

    Cinquante-cinq ans après la libération de l’Algérie du joug colonial, la question mémorielle reste toujours vive dans toute entreprise de coopération entre la France et l’Algérie au point où, suspendue, elle n’arrive pas à suivre la volonté politique des deux pays de développer un partenariat d’exception.

    Même si du côté français, l’ex-président François Hollande a tenté de faire la paix des mémoires, qui a trouvé de fortes résistances en France, et le candidat à la présidentielle Emmanuel Macron avait qualifié la colonisation de «crime contre l’humanité», les voix d’historiens français et de militants du mouvement associatif, appelant à une reconnaissance officielle de la France de ses «crimes coloniaux» ne trouvent pas encore des oreilles attentives de responsables français qui puissent satisfaire cette revendication tant espérée du côté algérien.

    55 ans après la fin de la colonisation  française en Algérie : La question   de la mémoire reste toujours suspendue

    C’est dans ce contexte précis que l’historien Benjamin Stora a affirmé récemment que le dossier des crânes de résistants algériens, conservés au Musée de l’homme de Paris depuis près de deux siècles, est venu réveiller la séquence sanglante de la colonisation française, qualifiant la question mémorielle entre la France et l’Algérie de «très lourde». «Dans le traitement du dossier mémoriel entre la France et l’Algérie, il ne faut jamais oublier les Algériens qui ont vécu la colonisation et la guerre d’Algérie de manière très dure, notamment avec les exactions, les tueries, les déportations de la population qui était essentiellement paysanne», a-t-il expliqué dans une intervention au colloque organisé par l’association «Espace national Histoire et Mémoires Guerre d’Algérie» (ENHMGA), intitulé «Guerre d’Algérie : l’histoire, les mémoires». Pour Benjamin Stora, l’histoire commune des deux pays a été bâtie différemment sur des socles nationalistes différents, soulignant que si pour le nationalisme français s’est construit sur le colonialisme et la conquête de l’Algérie, le nationalisme algérien s’est construit sur le refus du colonialisme et la guerre de libération qui «a légitimé la nation qui s’est constituée dans le temps».
    Le président Macron, que beaucoup attendent qu’il confirme de manière officielle la déclaration du candidat Macron sur la colonisation, a tenté de faire bouger les lignes lors de sa dernière visite en Algérie au cours de laquelle il a annoncé que la France était prête pour restituer à l’Algérie les crânes de ses résistants et lui livrer des copies des archives concernant l’Algérie de 1830 à 1962.

    55 ans après la fin de la colonisation  française en Algérie : La question   de la mémoire reste toujours suspendue


    Le gouvernement algérien a salué, à travers le Premier ministre Ahmed Ouyahia, «une percée» dans ce dossier sensible de la mémoire franco-algérienne, indiquant, dans une conférence de presse à Paris le 7 décembre dernier, que les deux pays vont continuer à discuter à propos de la restitution graduelle des archives. (APS)

    SOURCE : http://www.elmoudjahid.com/fr/actualites/118449 

     

    « S'il existe en France trois lieux de mémoire en hommage aux victimes de l'OAS, il en existe un aussi en Algérie, à OranMigrants : un texte poignant signé Jean-Marie Gustave Le Clezio prix Nobel de littérature »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    1
    Dimanche 31 Décembre 2017 à 09:31

    Eh oui, on avait même enrôlé les jeunes Français pour collaborer à ces crimes contre l'humanité. Certains d'entre eux n'ont pas encore intégré le rôle qu'on leur avait fait jouer. D'autres en ont conscience.

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter