• 60 ans du début de la guerre d'Algérie : le conflit en dix dates clés *** "France-Algérie : l'impossible divorce" le livre du journaliste Stéphane Babey

     60 ans de la guerre d'Algérie : le conflit en dix dates clés

    Photo prise à Alger le 20 mars 1962 après la proclamation du cessez-le-feu. Photo : CORR / AFP

    HISTOIRE - Le 1er novembre 2014 marque les 60 ans du début de la guerre d'Algérie. Retour sur ce conflit long de huit ans à travers dix dates marquantes.

    Quarante-cinq ans. C'est le temps qui s'est écoulé depuis le début du conflit avant que l'Etat français se décide, en juin 1999, à parler de "guerre d'Algérie" et plus d'"opérations de maintien de l'ordre en Afrique du Nord". C'est dire si cette guerre, menée par la France de 1954 à 1962 contre les indépendantistes algériens, a durablement marqué la société. Ce 1er novembre marque les 60 ans du début de la guerre. L'occasion de revenir sur les dates marquantes.

    1er novembre 1954 : la rébellion éclate. 

    En Grande Kabylie et dans les montagnes des Aurès, une trentaine de représentations militaires et policières sont visées par des attaques menées par les indépendantistes. Sept personnes perdent la vie, et on parle de "Toussaint rouge". François Mitterrand, alors ministre de l'Intérieur, ordonne l'envoi de trois compagnies de CRS.

    1er avril 1955 : l'état d'urgence 

    Le gouvernement français décrète l'état d'urgence. Cette période marque le début des opérations militaires contre la guérilla indépendantiste.

    20 et 21 août 1955 : émeutes sanglantes 

    De violentes manifestations éclatent au Maroc et en Algérie, causant la mort de 123 personnes dont 71 "Européens" (différenciés des "Musulmans"). La répression qui suivra fera près de 1300 morts. Officiellement.

    12 mars 1956 : mobilisation générale de l'armée 

    L'Assemblée nationale accorde les pouvoirs spéciaux au gouvernement Guy Mollet. 450 000 soldats français sont mobilisés. La guerre s'étend sur tout le territoire algérien.

    19 septembre 1958 : création du GPRA 

    Un Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA) est créé par le Front de libération nationale (FLN). Il est présidé par Ferhat Abbas puis Ben Khedda dès 1961.

    1er juin 1958 : le retour de De Gaulle 

    Réclamé en mai par les activistes en faveur de l'Algérie française, le retour du général De Gaulle intervient le 1er juin lorsque l'Assemblée nationale lui donne tous pouvoirs pour élaborer une nouvelle Constitution (qui prendra effet le 4 octobre suivant, marquant le début de la Ve République). Le 4 juin, De Gaulle lance à Alger son célèbre mais ambigu "Je vous ai compris".

    Janvier 1961 : l'opinion se rallie à l'indépendance 

    D'abord favorables à la guerre, les citoyens français se prononcent en faveur du "oui" à l'indépendance dans un référendum, à 72 % en métropole et à 69 % en Algérie.

    10 février 1961 : création de l'OAS 

    Des activistes opposés à l'indépendance, dont les ex-généraux Salan et Jouhaud, basculent dans la lutte armée clandestine en créant l'Organisation armée secrète (OAS) lors d'une réunion à Madrid. En avril, un putsch militaire échoue à Alger.

    18 mars 1962 : les accords d'Evian 

    Le gouvernement français et les représentants du FLN signent des accords reconnaissant l'indépendance de l'Algérie, approuvés par les Français dans un référendum le 8 avril. Mais l'OAS multiplie les attentats dans les mois suivants. Ils ne cesseront qu'après l'accord OAS-FLN du 17 juin 1962.

    3 juillet 1962 : l'Algérie indépendante 

    Après la victoire du "oui" au référendum algérien, l'indépendance de l'Etat algérien est officiellement proclamée. Le bilan des huit années de guerre est lourd : près d'un demi million de morts, dont 4/5 de Musulmans.

    (Sources : Encyclopédie Larousse, Encyclopeadia Universalis)

    60 ans du début de la guerre d'Algérie : le conflit en dix dates clés *** France-Algérie : l'impossible divorce

    Le 1er novembre 1954 débutait l’insurrection en Algérie. Auteur de l’ouvrage "France-Algérie, l’impossible divorce", le journaliste Stéphane Babey revient sur cette guerre qui a duré jusqu’en 1962.

    «L'Algérie est une chance pour la France et la France une chance pour l'Algérie.» Telle est la conviction profonde à l'origine de cet essai dans lequel Stéphane Babey appelle les deux pays à fonder une relation nouvelle, enfin débarrassée des séquelles d'un passé douloureux savamment entretenu des deux côtés de la Méditerranée. Né d'une mère française et d'un père algérien qu'il n'a pas connu, Stéphane Babey, de par son parcours personnel, intime, s'est attaché à saisir l'extrême richesse de cette double identité alors que la France et l'Algérie, pour des raisons différentes, se trouvent chacune à la croisée des chemins. A travers une dénonciation sans concession du mépris français envers l'Algérie et de l'autoritarisme d'un pouvoir algérien qui n'a que faire de son peuple, ce livre constitue un vibrant plaidoyer en faveur de la mise en oeuvre d'un projet franco-algérien qui saura unir non seulement nos deux Etats mais nos deux peuples. Un projet qui nécessite d'abord de mieux connaître cette Algérie d'aujourd'hui, dans toute sa profondeur et sa complexité, loin des préjugés et de l'ostracisme en cours dans une France plus crispée que jamais. C'est en retrouvant la capacité d'aller vers l'autre que la France retrouvera son destin.

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    « Cette histoire vraie se passe dans le Midi… et le soleil brûle les cerveaux… Gilbert Collard accepté dans les Comités départementaux de la FNACA, ah oui c’est vrai la FNACA est apolitique ?Algérie, la guerre sans nom »
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