• A Mossoul, une victoire arrachée au milieu des ruines *** NOTRE CONCLUSION APRES LES PHOTOS : Le cycle infernal bombardements, attentats, bombardements...

     

      A Mossoul, une victoire arrachée

    au milieu des ruines

    A Mossoul, une victoire arrachée au milieu des ruines

    Une frappe aérienne de la coalition internationale à Mossoul dimanche, quelques heures avant que soit annoncée la reconquête totale de la ville. Photo Ahmad al-Rubaye. AFP

    Le Premier ministre irakien a annoncé dimanche la libération totale de la ville, après neuf mois de bataille contre l’Etat islamique. Occupée depuis 2014, la deuxième cité du pays est en partie détruite.

    C’était il y a trois ans, le 4 juillet 2014. Abou Bakr al-Baghdadi, un jihadiste irakien, montait dans le minbar de la mosquée Al-Nouri de Mossoul pendant la prière du vendredi. Devant l’assistance qui ne le connaissait pas, il se proclamait commandeur des croyants et s’autodésignait «calife». L’Etat islamique n’était plus seulement un groupe jihadiste clandestin. Il était devenu un proto-Etat qui contrôlait la deuxième ville irakienne.

    Dimanche, c’est Haïdar al-Abadi, le Premier ministre irakien, qui est venu à Mossoul. En uniforme militaire, il a annoncé la libération de la ville et félicité les soldats irakiens. L’offensive pour chasser l’Etat islamique avait débuté le 17 octobre. La victoire était acquise. Jusqu’à 100 000 soldats de l’armée irakienne, peshmergas kurdes, miliciens chrétiens ont été mobilisés. La coalition internationale a fourni frappes aériennes, tirs d’artillerie et forces spéciales au sol.

    Quartiers laminés

    La victoire était certaine mais le bilan est lourd. Des milliers d’habitants ont été tués, victimes de l’Etat islamique mais aussi des bombardements irakiens et de la coalition. Des corps sont encore retirés chaque jour des décombres. Les quartiers de la rive Ouest de Mossoul ont été laminés. La vieille ville est fracassée, ses maisons écroulées, ses ruelles remplies de gravats. La mosquée Al-Nouri et son minaret penché ont été dynamités par Daech. La reconstruction des seules infrastructures de base coûtera plus d’un milliard de dollars, selon les Nations unies. Il faudra plusieurs autres milliards pour que les quartiers Ouest redeviennent vivables. Près de 700 000 habitants qui avaient fui les combats ne sont pas rentrés.

    L’Etat islamique ne contrôle plus Mossoul, mais il n’a pas disparu. Des centaines de jihadistes irakiens ont pu se faufiler parmi les civils qui s’échappaient chaque jour de la vieille ville. Les autres, les Russes, les Tchétchènes, les Saoudiens, les Tunisiens, les Français, étaient trop facilement repérables pour fuir. Ils n’ont pu que se battre jusqu’à la mort.

    Méfiance

    L’Etat islamique contrôle encore plusieurs villes à la frontière syrienne et dans la province d’Al-Anbar, dans l’ouest du pays. Ses hommes circulent. Le 25 juin, peu après la tombée de la nuit, une soixantaine d’entre eux ont attaqué deux quartiers de l’ouest de Mossoul, Tanak et Yarmouk, libérés quelques mois plus tôt. Ils arrivaient de Tal Afar, à la frontière syrienne, et avaient reçu l’aide de sympathisants sur place. Vendredi, c’est le village d’Imam Gharbi, au sud de Mossoul et à proximité d’une base américaine, qui a été visé. Il est toujours contrôlé en partie par les assaillants.

    La semaine dernière, dans les quartiers Ouest, des habitants disaient leur méfiance et leur conviction que l’Etat islamique reviendrait, d’une manière ou d’une autre. «Nous ne sommes pas en sécurité, les gens ont peur. Les chefs de Daech sont toujours là et ils peuvent recruter à nouveau. Personne n’a pensé à l’après, aux suites de cette bataille, expliquait Yunis, un traducteur qui travaille avec des ONG. Je suis né et j’ai toujours vécu ici, mais c’est terminé, je m’en vais. Je suis en train d’acheter une maison à Souleimaniye, au Kurdistan. Je dirai juste à ma famille de revenir m’enterrer à Mossoul.»

    Luc Mathieu

    http://www.liberation.fr/planete/2017/07/09/a-mossoul-une-victoire-arrachee-au-milieu-des-ruines_1582747

    A Mossoul, une victoire arrachée au milieu des ruines *** Le cycle infernal bombardements, attentats, bombardements...

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    Le cycle infernal

     

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    Le cycle infernal bombardements, attentats, bombardements...

    En haut : Ils sont tranquilles les valeureux combattants (?) dans leurs forteresses de morts.

    Le cycle infernal bombardements, attentats, bombardements...

    En bas : Le bilan d’un des multiples bombardements aériens en Syrie et ailleurs, ici : proche des 100 morts, victimes innocentes...

    Le cycle infernal bombardements, attentats, bombardements...

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     L’article qui suit, signé par des membres du Collectif Urgence Palestine de Genève

    Lisez les journaux, écoutez la radio, regardez la télévision non pas pour vous informer – vous perdriez le plus souvent votre temps – mais pour savoir quelle est l’information incontournable car on n’en parle pas, car on ne la montre pas, celle que l’on tente de faire disparaître sous le tapis, mais celle qu’il faut justement hurler sur tous les toits en essayant d’utiliser le peu de liberté d’expression qui nous reste.
    L’information qu’aujourd’hui il faut faire circuler car personne ou presque ne la donne est que nous (ceux qui la font et ceux qui se taisent) menons une sale guerre, une guerre de bombardements aveugles en Iraq et en Syrie.
     

    Il y a les bombardements ‘ignobles’ comme à Alep et aujourd'hui à Mossoul – et ils le sont – ceux du pouvoir syrien et du pouvoir russe et il y a les bombardements ‘nobles’ – les frappes chirurgicales, esthétiques et morales (un léger nuage de poussière qui surplombe une croix) qui signalent au peuple reconnaissant que justice a été faite. Les premiers ne feraient que des victimes civiles, les seconds – les nôtres – ne tueraient que des terroristes ; sauf – car il y a toujours un sauf – lorsqu’ils font des victimes dites collatérales car il s’agit de victimes que l’on ne peut pas cacher : un site d’une ONG occidentale ou un hôpital tenu par Médecins sans frontières... pour exemples et entre autres...

    Or tout le monde sait, car il y a eu de nombreux précédents, que la réalité n’est pas celle que l’on nous montre et, dans quelques mois, lorsque nous aurons gagné cette nouvelle « bataille contre la barbarie et le terrorisme » et comme d’habitude perdu la guerre, les silencieux d’aujourd’hui dénonceront, les sanglots dans la voix, les crimes commis et pleureront, trop tard, les victimes innocentes.
    En effet, pour se faire une idée de l’ampleur des victimes civiles, il suffit de regarder les quelques images des villes dites libérées (Ramadi, Palmyre, Mossoul ou autres) que, pour bien nous convaincre de la réalité de nos victoires, des télévisions distraites nous montrent.

    Le cycle infernal 

    Dans les semaines et les mois à venir, cette sale guerre qui comme les précédentes crée les terroristes de la prochaine (nos lâches bombardements suscitent leurs lâches attentats et leurs lâches attentats suscitent nos lâches bombardements) va prendre, dans des villes comme Mossoul de plusieurs centaines de milliers d’habitants, avec les offensives qui se préparent et qui seront du côté de la coalition essentiellement aériennes, une ampleur jusqu’ici inégalée.
    Or, une ville, même si elle est sous la coupe d’un pouvoir ennemi, est peuplée, comme les nôtres, avant tout de femmes et d’enfants, de civils qui, de plus, dans le cas présent, n’ont pas choisi ceux qui les dirigent, alors que, nous, nous avons élu ceux qui prétendent défendre nos valeurs. Il est peut-être encore temps, si nous parvenons à nous faire entendre, d’empêcher le massacre des habitants d'autres villes après Mossoul (ici c'est trop tard, sauf si les terroristes reviennent et certains les annoncent) ou autres localités moins importantes en exigeant l’arrêt total de toute guerre aérienne qui, dans une guerre asymétrique où les combattants sont étroitement mêlés aux civils, se réduit le plus souvent à un massacre des innocents.
    Arrêtons le massacre des innocents chez eux pour espérer l’arrêter chez nous.

    SOURCE : http://www.4acg.org/Le-cycle-infernal-bombardements-attentats-bombardements 


     

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