• A Villejuif, finalement, le parvis Georges-Marchais gardera son nom : Six députés de gauche et de droite avaient demandé à Villejuif de ne pas débaptiser le parvis Georges Marchais

    A Villejuif, finalement, le parvis

     Georges-Marchais gardera son nom

    A Villejuif, finalement, le parvis   Georges-Marchais gardera son nom

    A Villejuif, finalement, le parvis   Georges-Marchais gardera son nom


    Le parvis Georges Marchais garde le même nom

    Villejuif gardera son parvis Georges-Marchais : le tribunal administratif de Melun, en Seine-et-Marne, a annulé, mercredi 13 janvier 2016, le changement de nom voté en conseil municipal il y a un peu plus d'un an.

    La justice a tranché ce mercredi en faveur de la famille de l’ancien dirigeant du PCF sur la décision contestée du maire de droite de Villejuif de débaptiser le parvis Georges-Marchais de la ville.

    Le tribunal administratif de Melun (Seine-et-Marne) a donné raison à la famille de l'ancien dirigeant du Parti communiste français. "Le parvis continuera à s'appeler Georges-Marchais", s'est félicité l'avocat de la famille Me Guillaume Delarue.

    Depuis son accession à la tête de la ville, la nouvelle équipe municipale (Les Républicains) de Villejuif  et son maire Franck le Bohellec, voulaient rebaptiser le parvis du nom d’un grand cancérologue et résistant : Georges Mathé. La place longe l'hôpital Paul-Brousse de Villejuif, où Georges Mathé, décédé en 2010 à l'âge de 88 ans, a accompli presque toute sa carrière. Elle avait été baptisée du nom de Georges Marchais par l'ancienne maire PCF, Claudine Cordillot, en mai 2013. La plaque commémorative n'a jamais été changée par la commune.

    Cette décision est conforme à l'avis exposé par le rapporteur lors de l'audience mi-décembre. Celui-ci avait estimé que la délibération était fondée sur "une erreur manifeste d'appréciation", puisqu'elle ne reposait sur "aucun intérêt public local". Il avait rappelé "le rôle important de Georges Marchais dans l'essor de Villejuif", qui relève de la première circonscription du Val-de-Marne, dont l'ancien secrétaire général du PCF (1972-1994) a été le député jusqu'en 1997, année de son décès.

    Un an de bataille

    Pendant toute l'instruction qui a duré un an, la famille de Georges Marchais avait reçu des soutiens de tous bords dont celui du président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone et des députés Alain Bocquet (PCF), Bernard Debré (Les Républicains), André Santini (UDI) et Roger-Gérard Schwartzenberg (Radical de gauche) ainsi que l'écologiste Noël Mamère.

    Six députés de gauche et de droite avaient

    demandé à Villejuif de ne pas débaptiser

     le parvis Georges Marchais

    Six députés de droite et de gauche avaient demandé dans une lettre ouverte à la municipalité de Villejuif de revenir sur sa décision de débaptiser un parvis portant le nom de Georges Marchais, ancien secrétaire général du Parti communiste.

    Claude Bartolone (PS), président de l'Assemblée nationale, Alain Bocquet (PCF), Bernard Debré (Les Républicains), André Santini (UDI) et Roger-Gérard Schwartzenberg (Radical de gauche), qui ont siégé à l'Assemblée aux cotés de Georges Marchais (député du Val-de-Marne de 1973 à 1997, année de son décès) ainsi que l'écologiste Noël Mamère, ont signé le texte d'une lettre ouverte, le mardi 2 juin 2015.

    Dans cette lettre, les six députés expliquaient : « Cette décision qui revient à opposer ces deux personnalités qui ont marqué l'Histoire, scientifique et politique, de notre pays est illégitime (...) Notre tradition républicaine d'honorer après leur disparition les élus de la Nation qui ont marqué la politique de notre pays ne peut être bafouée au nom de l'adversité politique. (...) Que l'on partage ou non les combats de Georges Marchais, nous considérons la décision de débaptiser la place éponyme inconvenante tant elle porte atteinte à l'esprit républicain et au respect dû à la mémoire de ce parlementaire d'envergure nationale qui a marqué de son empreinte la ville de Villejuif. (...)  C'est pourquoi, ensemble et au delà de nos différences politiques, nous vous demandons de revenir sur cette délibération. La dignité de la vie publique impose d'honorer ces deux personnalités dans un esprit de rassemblement de toutes les sensibilités françaises et non de division.»

     

    C'était en juin 2015 le fils de Georges Marchais

    interpelait le maire de Villejuif

    Georges Marchais c’était aussi « Le Programme commun

    de la Gauche (1972-1977) »

    Le Programme commun était le contenu de la stratégie d'union de la gauche, imaginée par François Mitterrand pour reconquérir et exercer le pouvoir en France. C'est cette perspective qui commande la " prise " du pouvoir par le futur président en 1971 à Epinay.

    Depuis 1958, la Gauche était écartée du pouvoir et le Parti communiste, malgré un réel et durable enracinement local, était de plus en plus coupé des exigences d'une jeunesse radicale, anticolonialiste et antistalinienne. La surprise de 1965 où la gauche rassemblée derrière Mitterrand avait mis de Gaulle en ballottage montrait qu'il existait un réel espace pour une gauche démocratique de prendre le pouvoir si elle était unie. La vieille SFIO divisée et affaiblie restait malgré tout la matrice d'un renouveau de la gauche si elle redevenait le premier parti de gauche. Ce qui était possible puisque le PCF, stalinien, ne représentait pas les aspirations de la gauche démocratique. La première étape est donc la reconstruction d'un parti socialiste, ancré à gauche. C'est ce que réalise Mitterrand en 1971. L'année suivante, au terme d'épuisantes négociations, les socialistes et les communistes se mettent d'accord sur un programme de gouvernement. Ils sont rejoints par la minorité de gauche du Parti radical, qui devient, du coup le Mouvement des radicaux de gauche, dirigé par Robert Fabre ­ ancêtre du PRG d'aujourd'hui.

     

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