• Abolition de l'esclavage : faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes ? Ces noms de rues qui réveillent le passé

     

     

    Emmanuel Macron célèbre aujourd’hui 27 avril 2018 le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage dans les colonies française. Une question revient régulièrement : « faut-il débaptiser les rues aux noms d’esclavagistes ? pour moi il manque un mot «colonialistes »

    Abolition de l'esclavage : faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes ? Ces noms de rues qui réveillent le passé

     

    Abolition de l'esclavage : faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes ?

    Emmanuel Macron célèbre aujourd’hui le 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises.

    Abolition de l'esclavage : faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes ? Ces noms de rues qui réveillent le passé

    AFP Faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes?

     

    Bertrand Delanoë avait tenu à faire ce geste symbolique dans les premiers mois de son premier mandat. En février 2002, le maire de Paris avait débaptisé la rue Richepense pour la renommer rue du Chevalier-de-Saint-Georges.

    En enlevant le nom d'un général acteur principal de la sanglante répression qui a rétabli l'esclavage en Guadeloupe en 1802 pour le remplacer par celui d'un esclave, l'édile socialiste voulait donner à la France une autorité renforcée pour poursuivre le combat contre l'esclavagisme au niveau international.

    Seize ans plus tard, alors qu'Emmanuel Macron célèbre ce vendredi 27 avril au Panthéon le 170e anniversaire de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, le débat sur les noms de rue est encore d'actualité. Avec une question en toile de fond: faut-il débaptiser ou conserver la nomination en ajoutant des panneaux explicatifs?

    Cette interrogation, qui a redoublé l'été dernier après les événements de Charlottesville aux Etats-Unis, touche aujourd'hui essentiellement les anciens ports négriers, à commencer par Le Havre, La Rochelle, Nantes et Bordeaux.

    Bordeaux s'interroge sur sept noms 

    Dans la ville dirigée par Alain Juppé, une commission composée d'universitaires travaille depuis deux ans "sur la pédagogie mémorielle dans l'espace public au sujet de l'esclavage et de la traite négrière". "Cette commission ainsi que la ville de Bordeaux ont toujours été favorables à une pédagogie sur les rues portant véritablement un nom de négrier. Mais l'établissement de vérités historiques est le préalable indispensable pour ne pas décrédibiliser le combat pour une mémoire juste", estime Marik Fetouh, adjoint en charge de l'égalité et la citoyenneté.

    Une dizaine de propositions, dont la construction d'une œuvre mémorielle à l'effigie de Modeste Testas, une esclave qui a vécue jusqu'à 105 ans, seront officiellement faites dans les prochains jours avant qu'Alain Juppé ne tranche.

    La municipalité a mené des recherches historiques pour tenter de savoir combien de lieux seraient concernés; alors que l'association Mémoires et partage évoquait plus d'une quinzaine de rues, six armateurs (sur les 180 qui ont mené des expéditions entre les XVII et XIXe siècles) devenus des personnages politiques de premier plan ont une rue à leur nom. Il s'agit des rues Mareilhac, Gramont, David Gradis et Desse, le cours Journu-Aubert et le passager Feger. En ajoutant Colbert, auteur du Code noir, cela fait sept noms sur lesquels la question est posée.

    Nantes va mettre des panneaux explicatifs 

    L'association Mémoires et partage milite pour que ces rues gardent leur nom mais en ajoutant des panneaux expliquant la réalité des choses. "Débaptiser, c'est effacer la mémoire alors qu'il ne faut pas oublier les crimes commis. Il faut permettre aux gens qui passent par là de savoir qui étaient ces personnalités et de s'interroger. On attend un signal fort dans tous les anciens ports négriers", expliquait son président Karfa Sira Diallo au début de l'année lors d'une action militante à Nantes.

    Message reçu par la ville qui fut dirigée par Jean-Marc Ayrault. "On aura des panneaux physiques expliquant le nom des rues. Ce sera fait dans les mois qui viennent. Il y a d'abord un travail de vérification historique à faire", expliquait en janvier à 20 Minutes Olivier Château (PS), adjoint au maire en charge du patrimoine.

    Mais ce choix n'est pas du goût de toutes les associations. Le Conseil des associations noires de France milite pour débaptiser comme les villes l'ont fait pour des personnalités impliquées dans l'Occupation ou ayant eu des rôles troubles dans la guerre d'Algérie par exemple. "Pour la pédagogie, il y a les films et les livres. Les rues ne sont pas faites pour rappeler l'histoire mais pour célébrer des héros. Or, comme nous le disons souvent, 'vos héros sont nos bourreaux'. Il faut donc débaptiser ces rues et leur donner le nom des artisans de la lutte contre l'esclavage, blancs ou noirs", expliquait en 2017 à Libération le président du Cran, Louis-Georges Tin.

    Tous s'accordent en revanche pour reconnaître l'utilité de lieux dédiés à la mémoire de cette triste période. A Nantes, un grand mémorial de l'abolition de l'esclavage a été inauguré au printemps 2012. Certains réclament un lieu similaire à Paris.

    Merci d'arrêter la vidéo après avoir visualisé le reportage en rapport avec cet article, car d'autres reportages suivent et je n'ai pas pu sélectionner et j'en suis désolé

    Abolition de l'esclavage : faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes ? Ces noms de rues qui réveillent le passé

    SOURCE : https://www.huffingtonpost.fr/2018/04/26/abolition-de-lesclavage-faut-il-debaptiser-les-rues-aux-noms-desclavagistes_a_23421309/ 

     

    Ces noms de rues qui réveillent le passé

     

    Ces noms de rues qui réveillent le passé

    Rare : à Migennes, un des lotissements de la cité cheminote porte le nom de Robespierre. Un nom polémique : Belfort décida en 2014 de débaptiser la rue baptisée au nom du Conventionnel. © VS

     

     

    Danton, Robespierre, Thiers ou encore Bugeaud : des communes de l’Yonne ont baptisé une rue à leur nom. Et pourtant, chacun de ces grands hommes recèle sa part d’ombre. Des rues baptisées au nom de Danton à Villeneuve-l’Archevêque, Malay-le-Grand ou Chéroy, une rue Robespierre à Migennes ; une rue Mirabeau à Vinneuf ; une autre portant le nom d’Adolphe Thiers à Druyes-les-Belles-Fontaines ; une rue Mac-Mahon à Auxerre ; une autre répondant au patronyme de Bugeaud : les odonymes de certaines rues portent parfois une lourde histoire.

    Révolution, Commune et colonisation

    Alors qu’en août dernier, en Virginie, la décision du conseil municipal de retirer la statue du général confédéré Robert Lee a jeté dans la rue les suprémacistes blancs et conduit au drame de Charlottesville, le choix de baptiser certaines rues en France relancent sporadiquement la guerre mémorielle. Illustrant un passé mal digéré. Les grands hommes de la Révolution française d’abord. Pour le coup, tous ne sont pas sur le même pied d’égalité?! Car si Danton s’en sort bien (il a sa rue dans près de dix communes de l’Yonne), Robespierre, lui, peine à se trouver une adresse : seule Migennes lui a dédié un axe, rendant son prénom de Maximilien à celui qui incarne la Terreur.
    Autres personnages controversés : les politiques ayant écrasé la Commune de Paris. Ainsi, Adolphe Thiers continue-t-il de diviser : à la Seyne-sur-Mer, sa rue a même disparu récemment au profit de Léon Blum. À Auxerre, Mac Mahon, lui, dispose d’une artère. À deux pas de l’esplanade Jean-Baptiste-Clément, le chansonnier révolutionnaire qui ne se priva pas de brocarder le maréchal qui, à la tête de l’armée régulière dite « versaillaise », réprima la Commune.
    Même phénomène avec le passé colonialiste de la France : difficile de débaptiser les centaines d’axes portant le nom de Jules Ferry, Léon Gambetta ou encore Jean Jaurès, tous ayant fait en leur temps fait l’éloge de la mission civilisatrice de la colonisation.  
    Et quid des boulevards et autres rues Bugeaud, comme à Auxerre, rappelant le conquérant de l’Algérie « par l’épée et la charrue »? En 2015, le maire de Béziers Robert Ménard, proche du Front national, avait créé la polémique en substituant la rue du 19-Mars-1962, date des accords d’Évian par le nom de Hélie Denoix de Saint-Marc, partisan de l’Algérie française. À l’été 2016, Belfort s’enflammait pour avoir voulu baptiser une rue au nom d’André Tisserand, créateur de la milice française à Limoges en 1943. 
    Véronique Sellès

    SOURCE : http://www.lyonne.fr/auxerre/insolite/2017/09/17/ces-noms-de-rues-qui-reveillent-le-passe_12549226.html

     

    Abolition de l'esclavage : faut-il débaptiser les rues aux noms d'esclavagistes ? Ces noms de rues qui réveillent le passé

     

    « Disons NON au colonialisme, révisionnisme et racisme! »

     

    Ces noms de rues qui réveillent le passé

    Ces noms de rues qui réveillent le passé

     

    Ces noms de rues qui réveillent le passé

    Œil pour œil- dent pour dent

    pour la troisième génération du feu

    LA PAIX DES MéMOIRES

    FRANCO-FRANçAISE

    N’EST PAS POUR DEMAIN…

    Nous serons morts mon frère...

    alors n'HéSITONS PLUS à continuer

    la guerre des mémoires...

    puisque Robert Ménard,  Julien Sanchez  respectivement maires de Béziers et de Beaucaire dans le sud de la France et figures emblématiques de l’extrême droite,  et tout dernièrement didier gonzales, maire (lr) de villeneuve-le-roi, n’ont pas hésité à franchir le pas en prenant des arrêtés municipaux en 2015 et donc 2018 pour changer les noms de deux rues et une place qui célèbrent les accords d’Évian, marquant la fin de la guerre d’Algérie et 132 ans de colonisation de l'algérie.
    Pis encore, Ménard n’a pas hésité à donner à la même rue le nom d’un ancien officier
    Putschiste de l’armée, Hélie Denoix de Saint Marc, partisan de l’Algérie française… Œil pour œil- dent pour dent DES MAIRES français ont honoré des algériens... MAIS AUSSI CONTINUONS D'INAUGURER DES LIEUX DU 19 MARS 1962... AUJOURD'HUI NOUS EN SOMMES à 8000

    5000 artères du 19 Mars 1962

    1000 sites personnalisés 19 Mars 1962

    2000 autres lieux de mémoire 19 Mars 1962

    « Montady 1er Mai 2018, intervention sur la paix Par Jacques CROSUn message pour la Journée nationale du souvenir des victimes et héros de la Déportation *** Un témoignage concernant le déporté André Verchuren »
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