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    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé

    par une décharge

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    "Ici reposent des zouaves ensevelis vivants": dans l'Oise, une petite butte à la mémoire des soldats de l'armée d'Afrique morts pendant la Première Guerre mondiale est menacée par une décharge voisine qui veut s'agrandir, soutenant que la présence de corps tient de la "légende".

    On accède à la "Butte des Zouaves" par un chemin semi-goudronné, qui ondule au milieu des champs agricoles et des bois appréciés des chasseurs, à Moulin-sous-Touvent, entre Compiègne et Soissons.

    Monticule de terre d'environ 2,5 m de haut, ce "champignon" se trouvait sur une ligne de front entre Allemands et Français, dont des zouaves, alors soldats coloniaux exclusivement européens. Une guerre de tranchées y eut lieu en 1914, puis une guerre des mines sévit entre janvier 1915 et juin 1916 dans le secteur.

    Le 2e régiment zouaves s'y était "dépensé héroïquement sans ménager ses sacrifices", écrivait en 1951 l'amicale des anciens combattants, dans leur "historique du 2e régiment des zouaves".

    Selon les panneaux installés près du jardin de mémoire, inauguré à quelques mètres de la butte en 2013, trois sapeurs ont été ensevelis en décembre 1915 et en 1942, six Français furent fusillés à quelques centaines de mètres.

    "Haut lieu symbolique des deux conflits mondiaux", elle est désormais au cœur d'une bataille judiciaire. Inscrite à l'inventaire des monuments historiques depuis 2002 en tant que "lieu de mémoire des combats des zouaves dans ce secteur du front", elle pourrait perdre sa protection, attaquée par un entrepreneur local qui emploie 150 salariés.

    Spécialisée dans le traitement de déchets, l'entreprise Gurdebeke a fini par obtenir au début des années 2010 l'autorisation d'exploiter une décharge à 500 m en contrebas, malgré l'opposition des associations écologistes. Le site de stockage d'ordures ménagères arrivant bientôt à sa capacité maximale de 700.000 tonnes, l'entreprise veut l'agrandir pour n'arriver plus qu'à 250 m du tertre. Le préfet des Hauts-de-France s'y oppose systématiquement.

    - Boyau des Spahis -

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    "Le classement a été obtenu par des mensonges, pour empêcher la création de la décharge (...) il n'y a jamais que trois sapeurs (enterrés) et non 300 hommes", soutient l'avocat de la société Gurdebeke, David Deharbe, pourfendant la "légende" qu'entretiendraient les défenseurs du site.

    Il s'appuie notamment sur les recherches de l'Institut national de recherches archéologiques préventives: le rapport de 2006 atteste de la présence d'impacts d'obus et de tranchées, aux noms évocateurs comme le boyau des Spahis, mais ne relève "aucune trace d'ossement en dehors d'un fémur de bœuf". Reste que selon l'Inrap, les remises en état dans les années 1970 pour la mise en culture des parcelles pourrait avoir eu un impact.

    "Les enjeux industriels sont énormes. Il y a des millions d'euros en jeu", rappelle Cyrille Cieslak, auteur d'un rare ouvrage sur le sujet. "Si la butte est déclassée, c'est fini", estime-t-il, s'étonnant que l'entreprise, propriétaire foncière de la butte, ait pu planter une haie tout autour censée masquer la décharge. L'entreprise assure, elle, s'engager à protéger l'intégrité de la butte.

    Crées à la conquête de l'Algérie en 1830, initialement composés de Kabyles avant d'être remplacés par des Français d'Algérie, les régiments de zouaves ont entre autres combattu en Crimée (1856-1856), pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, jusqu’à leur dissolution en 1962.

    "Qu'il y ait des zouaves enterrés ou pas, ça ne change rien pour nous", souligne Jean-Louis Lemmet, président de l'Union nationale des zouaves, qui y organise une cérémonie chaque année fin mars. "C'est un mémorial national. C'est tout ce qui nous reste des zouaves".

    "Vous imaginez un lieu mémoriel, entouré d'une usine de traitement de déchets ? On veut continuer à honorer nos anciens sur un site propre. On est dans la mémoire, un endroit où l'on va se recueillir", ajoute-t-il.

    Mais le pourront-ils encore longtemps ? La justice, saisie par la déchetterie, a ordonné début janvier au préfet de région de réexaminer le classement dans les six mois à cause d'un vice de procédure, souligne la préfecture. La Direction régionale des affaires culturelles, chargée de la protection du site, a refusé de répondre à l'AFP.

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

     

    SOURCE : https://information.tv5monde.com/info/grande-guerre-un-symbole-des-zouaves-menace-par-une-decharge-342095

     

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    Grande Guerre: un symbole des zouaves menacé par une décharge

    En hommage aux Spahis et à tous les soldats d’Afrique qui ont participé à la première et seconde guerre mondiale voici « Le Chant des Africains », car les vrais Africains ce sont eux et non tous ces nostalgiques extrémistes de l’Algérie française qui, à chaque commémoration le 5 décembre font jouer cette magnifique chanson. Vous n’êtes que des nostalgiques du colonialisme, en voilà deux qui est entrain de chanter, le corps bombé de médailles de pacotille, cela s’est passé à Béziers lors de l’inauguration de la rue  Hélie Denoix de Saint-Marc, un putschiste qui a voulu renverser la République française, ce nom a remplacé le nom de la rue du 19-Mars-1962 en 2015 grâce à l’extrémiste Ménard le sinistre maire de Béziers. 

     

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    Jonction entre intellectuels et grévistes

    Jonction entre intellectuels et grévistes 

    Une première rencontre « Carton Rouge », de jonction entre intellectuels et grévistes, aura lieu 

    Samedi 1er février à 13 h

    Salle Hénaff, 29 Bd du Temple, 75 011 Paris 

    L'APPEL DES INTELLECTUELS

    Nous prenions pour un coup de com’ le titre du livre-programme du candidat Macron, Révolution. Nous avions tort. Élu président, Emmanuel Macron développe avec son gouvernement une révolution libérale autoritaire sans précédent depuis Margaret Thatcher. Avec violence contre quiconque proteste.  

    Jamais depuis longtemps, autant de manifestants n’ont été arrêtés, souvent « préventivement », c’est-à-dire sans délit. Jamais depuis longtemps, les forces de l’ordre n’ont à ce point, et par doctrine délibérée, matraqué, gazé, éborgné, mutilé – les journalistes sont également visés.  

    Le sociologue Norbert Elias, restituant le lent processus de « civilisation » européen, en rappelait quelques dimensions : « pacification des conflits », régulations publiques, interdépendances entre les personnes, notamment.  

    Sous ce rapport, en toute rigueur, le gouvernement d’Emmanuel Macron décivilise. Après la loi Travail au détriment du public et du privé, après la réforme des APL, après celle de l’assurance-chômage, après la loi « transformation de la fonction publique », la réforme des retraites par points s’inscrit à son tour dans ce mouvement plus vaste de révolution conservatrice. Lequel dépacifie, et produit une démolition inédite du système social français  

    La « révolution » d’Emmanuel Macron abat les régulations publiques. Boîte de Pandore, elle libère les intérêts de la finance et des employeurs privés, ces rentabilités de courte vue qui méprisent la planète, les femmes, les hommes. Pendant que sont privatisées les entreprises publiques.  

    La « révolution » d’Emmanuel Macron décivilise : en place des interdépendances et des solidarités d’hier, elle produit partout du « chacun seul ».  

    La réforme Blanquer du bac rend les élèves « chacun seul » face à des orientations où joue d’abord le capital culturel hérité (ou pas). La loi Pénicaud rend les salariés du privé « chacun seul » face aux patrons, libres désormais de licencier aisément. Les concurrences s’avivent plus encore et les avenirs s’insécurisent. Ce qui empêche qu’entre salariés se forge de l’intérêt commun, un « nous ».  

    Chacun seuls, les usagers des services publics, affrontés aux pénuries de personnels et de financements, à la ruine organisée des diverses fonctions publiques (et même l’hôpital).  

    Chacun seuls aussi les étudiants de milieux populaires, aux bourses non revalorisées, qui enchaînent les jobs précaires pour financer (mal) leurs études. Chacun seuls, les chômeurs qui vite basculent au RSA s’ils refusent de travailler n’importe où, à n’importe quel prix - quand il y a une proposition de travail. Chacun seul, c’est le projet, pour les salariés face à leurs retraites. Chacune seule aussi, les générations, appauvries et ainsi incapables de s’entre-aider.  

    Aujourd’hui il nous revient à toutes et tous de sauvegarder la civilisation sociale issue des luttes du passé et du Conseil National de la Résistance. Les grévistes, premiers remparts contre cette « révolution », ouvrent un moment décisif. C’est pourquoi les soutenir via les caisses de grève est indispensable, et ce tout au long du mouvement. Mais, nous devons nous aussi nous engager.  

    Chacune et chacun, doit entendre l’appel des grévistes de la première heure à venir les rejoindre ou les relayer – et pas seulement les jours de manifestation.  

    Chacune, chacun, doit pouvoir dire non au « chacun seul » universalisé, qui risque de devenir un « sauve-qui-peut général », et dont la générale pourrait surgir du Rassemblement national  

    Comme en 2005, à propos du Traité de Constitution Européenne, nous voulons également organiser sur le territoire un mouvement de rencontres et d’entre-aides pour dire « non au chacun seul ». Comme les étudiants québécois qui, en 2012, ont empêché la privatisation de leur système universitaire, nous appelons chacune et chacun à épingler sur un vêtement ou sur un sac un carré de feutre rouge, et à tendre de la sorte un « carton rouge au chacun seul ».  

    Nous espérons que certains samedis puissent converger celles et ceux qui sont dans la grève avec celles et ceux qui n’y sont pas, mais qui refusent, pour eux et les jeunes générations, la destruction de nos protections et de nos droits longuement conquis. Comme les Gilets Jaunes et les mobilisations écologistes, nous invitons au refus durable.  

    Cette révolution conservatrice ne pourra être arrêtée que si ensemble, chacun devenu « nous », nous prenons notre part. 

    « Carton Rouge »

     Les 488 premier.es signataires « Carton rouge »

    Philippe Abecassis (économiste, Paris 13) • Marc Abelès (ethnologue, EHESS) • Gilbert Achcar (politiste, Université de Londres) •  Claire-Akiko Brisset (histoire culturelle du Japon, université de Genève) • Bruno Ambroise (philosophe, CNRS) • Nicole Abravenel (historienne, université de Picardie) • Catherine Achin (politiste, université Paris Dauphine) • Éric Agrikoliansky (politiste, université Paris Dauphine) •  Thomas Alam (politiste, université de Lille) • Pierre Alayrac (sociologue, EHESS) • Annabelle Allouch (sociologue, université de Picardie) • Jean-Loup Amselle (anthropologue, EHESS) • Boris Attencourt (sociologue, Paris 1) • Valérie Aucouturier (philosophe, université Saint-Louis, Bruxelles) • Marie Auffray-Seguette (sociologue, université de Nantes) • Jean-Yves Authier (sociologue, université Lyon 2) • Virginie Avezou-Boutry (sociolinguiste, Paris Nanterre) • Geneviève Azam (économiste, université Toulouse Jean Jaurès) • Daniel Bachet (sociologue, université d’Evry-Paris Saclay) • Myriam Bachir (politiste, université de Picardie) • Isabelle Backouche (historienne, EHESS) • Ludivine Balland (sociologue, université de Nantes) • Martin Baloge (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Lorenzo Barrault-Stella (sociologue, CNRS) • Christine Bard (historienne, université d’Angers) • Lilas Bass (sociologue, EHESS) • Gérard Baudin (sociologue, LAVUE) • Julien Beaugé (politiste, Université de Picardie) •  Nicole Benyounes (médecin) • Julien Beaugé (politiste, université de Picardie) • Aline Bérardi (professeure de sciences économiques et sociales) • Laure Bereni (sociologue, CNRS) • Eric Berr (économiste, université de Bordeaux) • Alain Bertho (anthropologue, directeur de la Maison des sciences de l’homme Paris Nord) • Hugo Bertillot (sociologue, CSO) • Anne Bessette (sociologue, université de Cergy Pontoise) • Olivier Beuvelet (arts et medias, Paris 3 Sorbonne Nouvelle) • Jacques Bidet (philosophe, université Paris Nanterre) • Alain Bihr (sociologue, université de Franche Comté) • Stéphane Bikialo (linguiste, université de Poitiers) • Pascal Binet (professeur de sciences économiques et sociales) • Hervé Bismuth (littérature française, université de Bourgogne) • Marianne Blanchard (sociologue, université Toulouse Le Mirail) • Philippe Blanchet (sociolinguiste, Rennes 2) • Cécile Blatrix (politiste, AgroParisTech) • Nicole Blondeau (sciences de l’éducation, Paris 8) • Béatrice Bloch (professeure de lettres, université de Poitiers) • Claire Bloquet (politiste, Paris 1) • Romuald Bodin (sociologue, université de Nantes) • Laurent Bonelli (politiste, Paris Nanterre) • Alain Bonhomme (Inspecteur général des Affaires Culturelles) • Christophe Bonneuil (historien, CNRS) • Stéphane Bonnevault (professeur de sciences économiques et sociales) • Stéphane Bonnéry (sciences de l'éducation, Paris 8) • Véronique Bontemps (anthropologue, EHESS) • Sylvain Bordiec (sociologue, université de Bordeaux) • Simon Borja (politiste, ISEG Strasbourg) • Martine Boudet (professeure de Lettres modernes) •  Paul Bouffartigue (sociologue, CNRS) • Samuel Bouron (sociologue, université Paris Dauphine) • Cécile Bourdais (psychologue, Paris 8) • Philippe Boursier (professeur de sciences économiques et sociales) • Samuel Boussion (sciences de l'éducation, Paris 8) • Michel Bozon (sociologue, INED) • Raphaelle Branche (historienne, Paris Nanterre) • Hugo Bréant (politiste, université de Rouen) • Hélène Bretin (sociologue, Paris 13) • Eric Brun (sociologue, CNRS) • Ivan Bruneau (politiste, université Lyon 2) • Patrick Bruneteaux (sociologue Paris 1) • Isabelle Bruno (politiste, université de Lille) • Nicolas Bué (politiste, université d’Artois) • Pascal Buresi (historien, CNRS-EHESS) • Noëlle Burgi-Golub (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Judith Butler (philosophe, université de Berkeley, Californie) • Marylène Cahouet (professeure de lettres) • Claude Calame (historien, EHESS) • Marie-Claire Calmus (écrivaine) • Claude Canis (professeur des écoles) • Coline Cardi (sociologue, Paris 8) • Liliana Cano (économiste, Paris 13) • Michel Casevitz (helleniste, Paris Nanterre) • Nicolas Castel (sociologue, université de Lorraine) • Jean-Noël Castorio (historien, université du Havre) • David Cayla (économiste, université d’Angers) • Melaine Cervera (sociologue, université de Lorraine) • Manuel Cervera-Marzal (sociologue, EHESS) • Maxime Cervulle (sciences de la communication, Paris 8) • Nada Chaar (politiste, Paris 8) • Patrick Chamoiseau (écrivain) • Bernard Charlot (sciences de l’éducation, Paris 8) • Elisabeth Chamorand (études anglophones, université de Grenoble) • Gilles Chantraine (sociologue, CNRS) • Jean-Michel Chahsiche (politiste, CESSP) •  Vincent Charbonnier (sciences de l'éducation, université de Nantes) • Christophe Charle (historien, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Léo Charles (économiste, Rennes 2) • Isabelle Charpentier (sociologue université de Picardie) • Heidi Charvin (psychologue, université de Rouen) • Francis Chateauraynaud (sociologue, EHESS) • Marie-Pierre Chopin (anthropologue, université de Bordeaux) • Sylvie Chaperon (historienne, université de Toulouse Jean Jaurès) • Sébastien Chauvin (sociologue, université de Lausanne) • Hubert Chayelet (haut fonctionnaire) • Stéphanie Chevrier (éditrice) • Hervé Christofol (sciences de l’ingénieur, université d’Angers) • Karine Clément (sociologue, Cresppa GTM) • Isabelle Clair (sociologue, CNRS) • Hadrien Clouet (sociologue, CSO) • Yves Cohen (historien, EHESS) • Gabriel Colletis (économiste, université Toulouse 1) • Annie Collovald (politiste, université Paris Nanterre) • Sonia Combe (historienne, Musée d’histoire contemporaine) • Jean-Baptiste Comby (sociologue, université Paris 2) • Pierre Concialdi (économiste, IRES) • Bernard Convert (sociologue, CNRS) • Natacha Coquery (historienne, Lyon 2) • Mathieu Corp (professeur d’espagnol) • Christel Coton (sociologue, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • René Coucke (psychanalyste) •  Annie Couëdel (sciences de l'éducation, Paris 8) • Bruno Cousin (sociologue, Sciences Po Paris) • Isabelle Coutant (sociologue, ENS) • Nathalie Coutinet (économiste, université Paris 13) • Thomas Coutrot (économiste, DARES) • Isabelle Cridlig (photographe, plasticienne) • Alexis Cukier (philosophe, université de Poitiers) • François Cusset (historien, Paris Nanterre) • Wassila Dakhlia (professeure de sciences économiques et sociales) • Fanny Darbus (sociologue, université de Nantes) • Corinne Davault (sociologue, Paris 8) • Clara Da Silva (professeure de philosophie) • Hervé Defalvard (économiste, Paris Est) • Christian Delacroix (historien, Paris Est) • Pauline Delage (sociologue, CNRS) • Frédéric Delarue (historien, USVQ) • Emmanuel De Lescure (sociologue, université Paris Descartes) • Mathias Delori (sociologue, CNRS) • Christine Delphy (sociologue, CNRS) • Christian De Montlibert (sociologue, université de Strasbourg) • François Denord (sociologue, CNRS) • Pascal Depoorter (sociologue, université de Picardie) • Monique de Saint Martin (sociologue, EHESS) •  Fabien Desage (politiste, université de Lille) • Jean-Luc Deshayes (sociologue, université de Tours) • Claire Desmitt (sciences de l’éducation, université de Lille) • Christine Detrez (sociologue, ENS Lyon) • Sophie Devineau (sociologue, université de Rouen) • Josepha Dirringer (juriste, université Rennes 1) • Etienne Douat (sociologue, université de Poitiers) • Anne-Cécile Douillet (politiste, université de Lille) • Jean-Paul Domin (économiste, université de Reims) • Elsa Dorlin (philosophe, Paris 8) • Guy Dreux (professeur de sciences économiques et sociales) • Jean-Claude Driant (urbaniste, Ecole d’urbanisme de Paris) • Frédéric Dubern (professeur de sciences économiques et sociales) • Vincent Dubois (sociologue, université de Strasbourg) • Jean-Numa Ducange (historien, université de Rouen) • Valentin Duchemin (sciences de l’éducation, Paris 8) • François-Xavier Dudouet (sociologue, Paris Dauphine) • Julien Dufour (sociologue, université de Lorraine) • Marie-Anne Dujarier (sociologue, université Paris Denis Diderot) • Delphine Dulong (politiste, Paris 1) • Lucie Dupré (anthropologue, INRA) • Cédric Durand (économiste, Paris 13) • Denis Durand (économiste, codirecteur de la revue Économie et politique) • Géraldine Duriez (psychologue de l’Education Nationale) • Eric Dussart (professeur des écoles) • Mireille Eberhard (Sociologue, université Denis Diderot) • Laurence Ellena (sociologue, université de Poitiers) • Mustapha El Miri (sociologue, université Aix Marseille) • Fabien Eloire (sociologue, université de Lille) • Annie Ernaux (écrivain) • Nathalie Ethuin (politiste, université de Lille) • Jean-Pierre Faguer, (sociologue CNRS) • Didier Fassin (anthropologue, Collège de France) • Eric Fassin (sociologue, université Paris 8) • Jean-Michel Faure (sociologue, université de Nantes) • Hervé Fayat (professeur de sciences économiques et sociales) • Michèle Ferrand (sociologue, CNRS) • Nathalie Ferré (professeure de droit, Paris 13) • Estelle Ferrarese (philosophe université de Picardie) • Pierre Fiala (sciences du langage, université Paris Est Créteil) • Agnès Fine (anthropologue, EHESS) • Jacques Fijalkow (psycholinguiste, université Toulouse Le Mirail) • Marianne Fischman (professeure de sciences économiques et sociales) • David Flacher (économiste, Paris 13) • Sébastien Fleuriel (sociologue, université de Nantes) • Fabrice Flipo (philosophe, université Paris Diderot) • Raoul Flintat (haut fonctionnaire) • Jac Fol (architecte, Paris Malaquais Architecture) • Agnès Fortier (sociologue, Inra) • Grégory Frackowiac (professeur d’histoire et géographie) • Lydéric France (géosciences, université de Lorraine) • Anne Fretel (économiste, université de Lille) • Nathalie Frigul (sociologue, université de Picardie) • Bernard Friot (économiste, Paris 13) • Leila Frouillou (sociologue, université Paris 8) • Jean Gadrey (économiste, université de Lille) • Fanny Gallot (historienne, université Paris Est Créteil) • Claire Ganne (sciences de l'éducation, Paris Nanterre) • Afriano Garcia (sociologue, EHESS) • Sandrine Garcia (sociologue, université de Bourgogne) • Nadia Garnoussi (sociologue, université de Lille) • Isabelle Garo (professeure de philosophie) • Marie Garrau (philosophe, université Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Pascal Garreau (professeur de sciences économiques et sociales) • Christophe Gaubert (sociologue, université de Limoges) • Franck Gaudichaud (politiste, université Toulouse Jean Jaurès) • Arlette Gautier (sociologue, université de Bretagne occidentale) • Daniel Gaxie (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Patrick Geffard (sciences de l’éducation, université Paris 8) • Maud Gelly (médecin et sociologue, AP-HP) • Didier Gélot (ex secrétaire général de l’Observatoire national de la pauvreté) • Frédérick Genevée (responsable de musée) • Susan George (écrivain) • Julie Gervais (politiste, Paris 1 Pantheon Sorbonne) • Pascale Gillot (philosophe, université de 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(économiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Juliette Lancel (historienne, EHESS) • Dany Lang (économiste, Paris 13) • Christian Lazzeri (philosophe, Paris Ouest) • Sandra Laugier (philosophe, Paris 1 Panthéon Sorbonne) • Christian Laval (sociologue, Paris Ouest) • Léa Laval, (sciences de l'éducation) • Christian Lavault (professeur d’informatique, université Paris 13) • Fanny Layani (professeure d’histoire-géographie) • Frédéric Lebaron (sociologue, ENS Cachan) • Frédérique Leblanc (sociologue, Paris Ouest) • Francis Lebon (sociologue, université Paris Descartes) • Marie-Hélène Lechien (sociologue, université de Limoges) • Michèle Leclerc-Olive (sociologue, CNRS) • Catherine Leclercq (sociologue, université de Poitiers) • Olivier Lecour Grandmaison (historien, université Evry Val d’Essonne) • Rémi Lefebvre (politiste, université de Lille) • Clément Lefèvre (professeur de SVT) • Brice Le Gall (sociologue, CESSP) • Philippe Légé (économiste, Université de Picardie) • Patrick Lehingue (politiste, université de Picardie) • Claire Lemercier (historienne, CNRS) • Claire Lemêtre (sciences de l’éducation, Paris 8) • Sébastien Lemerle (sociologue, Paris Nanterre) • Patrick Le Moal (inspecteur du travail) • Benjamin Lemoine (sociologue, CNRS) • Emeric Lendjel (économiste, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) • Olivier Le Noé (sociologue, Paris-Nanterre) • Jean Lesne (microbiologiste, Ecole des Hautes Etudes de Santé Publique) • Thérèse Levené (sciences de l'éducation, université de Lille) • Loïc Le Pape (politiste, Paris 1 Panthéon-Sorbonne) • Benoit Leroux (sociologue, université de Poitiers) • Anne Le Roy (économiste CREG-UGA) • Sandrine Lévêque (politiste, Lyon 2) • Olivier Long (arts plastiques, Paris 1) • Frédéric Lordon (sociologue, CNRS) • Michaël Löwy (sociologue, CNRS) • Corinne Luxembourg (géographe, ENSA Paris-La Villette) • Christophe Magis (sciences de la communication, Paris 8) • Yannick Mahrane (historien, EHESS) • Alain Maillard (sciences de l'éducation, université de Picardie) • Jocelyn Maixent (lettres modernes, Paris 8) • Jean Malifaud (syndicaliste enseignant) • Patrice Maniglier (philosophe, Paris Nanterre) • Igor Martinache (sociologue, université Paris Descartes) • Gus Massiah (économiste, AITEC) • Jean-Christophe Marcel (sociologue, université de Bourgogne) • Philippe Marlière (politiste, University College London) • Jean-Pierre Martin (psychiatre) • Catherine Marry (sociologue, CNRS) • Philippe Mary (sociologue, université Paris 1) • Olivier Masclet (sociologue, université Paris Descartes) • Maurin Masselin (professeur de sciences économiques et sociales) • Frédérique Matonti (politiste, Paris 1 Panthéon Sorbonne Sylvie Matton (écrivaine et cinéaste) • Sophie Mattiasson (haut fonctionnaire) • Gérard Mauger (sociologue, CNRS) • Philippe Mazereau (sciences de l’éducation, université de Caen) • Francis McCollum Feeley (historien université Grenoble-Alpes) • Dominique Meda (sociologue, Paris Dauphine) • Dominique Memmi (sociologue, CNRS) • Denis Merklen (sociologue, université Sorbonne Nouvelle) • Bernard Mezzadri (Lettres Modernes, université d’Avignon) • Olivier Michel (professeur d’Informatique, université Paris Est Créteil) • Christophe Mileschi (études italiennes, Paris Nanterre) • Catherine Mills (économiste, Paris 1) • Julie Minoc (sociologue, UVSQ) • Julian Mischi (sociologue, INRA) • Lamia Missaoui (sociologue, UVSQ) • Lucile Mons (psychanalyste) • Sabine Montagne (sociologue, Paris Dauphine) • Matthieu Montalban (économiste, université de Bordeaux) • Ricardo Montserrat (romancier) • Gérard Mordillat (écrivain) • Hervé Moreau (professeur de sciences économiques et sociales) • Arnaud Muyssen (médecin addictologue, CHU de Lille) • Mustapha Nadi (électronique biomédicale, université de Lorraine) • Philippe Nabonnand (directeur des archives Henri-Poincaré) • Corinne Nativel (géographe, université Paris Est) • Delphine Naudier (sociologue, CNRS) • Marc Neveu (infographie, modélisation géométrique, université de Bourgogne) • Olivier Neveux (professeur d’études théâtrales, Lyon 2) • Gérard Noiriel (historien, EHESS) • François Nowakowski (urbaniste, architecte, ENSA Lyon) • Helène Oehmichen (sociologue, CESSP) • Bertrand Ogilvie (philosophe, psychanalyste, Paris 8) • Marc Ollivier (économiste, CNRS) • Jeanine Olmi (politiste, université de Lorraine) • Julien O’Miel (politiste, université de Lille) • Sophie Orange (sociologue, université de Nantes) • Thierry Pagnier (sociolinguiste, UPEC) • Ugo Palheta (sociologue, université de Lille) • Elise Palomares (anthropologue, université de Rouen) • Alain Parrau (enseignant lettres modernes, Paris 7) • Paul Pasquali (sociologue, CNRS) • Claude Paraponaris (économiste, université Aix Marseille) • Sylvain Pattieu (historien, Paris 8) • Willy Pelletier (sociologue, université de Picardie) • Jérôme Pélisse, (sociologue, Institut d'Etudes Politiques de Paris) • Claude Pennetier (historien, CNRS, Dictionnaire Maitron) • Etienne Pénissat (sociologue, CNRS) • Corinne Perraudin (économiste, Paris 1) • Frédéric Perdreau (sciences de gestion, université de Saint-Etienne) • Irène Pereira (philosophe, Iresmo) • Ana Perrin-Heredia (sociologue, CNRS) • Jean-Marie Pernot (politiste, IRES) • Roland Pfefferkorn (sociologue, université de Strasbourg) • Nicole Phelouzat (sociologue EHESS) • Michel Pialoux (sociologue, CNRS) • Michel Pinçon-Charlot (sociologue, CNRS) • Monique Pinçon-Charlot (sociologue, CNRS) • Aurélie Pinto (sociologue, Université Paris 3 - Sorbonne Nouvelle) • Louis Pinto (sociologue, CNRS) • Vanessa Pinto (sociologue, université de Reims) • Dominique Plihon (économiste, Paris 13) • Clyde Plumauzille (historienne, CNRS) • Gaël Plumecocq (économiste, INRA) • Christopher Pollmann (professeur de droit public, université de Lorraine) • Emmanuelle Posse (professeure de philosophie) • Marie-Pierre Pouly (sociologue, université de Limoges) • Edmond Préteceille (sociologue, Science Po) • Stéfanie Prezioso (historienne, université de Lausanne) • Laurence Proteau (sociologue, université de Picardie) • Jocelyne Porcher (sociologue, INRA) • Bernard Pudal (politiste, Paris Nanterre) • Romain Pudal (sociologue, CNRS) • Emmanuelle Puissant (économiste, université Grenoble Alpes) •  Gilbert Quélennec (musicien) • Olivier Quéré (politiste, université de Strasbourg) • Yves Quintal (directeur d'école) • Cécile Rabot (sociologue, Paris Nanterre, CNRS) • Olivier Raluy (conseiller principal d’éducation) • Thierry Ramadier (psychologue, CNRS) • Frédéric Rasera (sociologue, université Lyon 2) • Gilles Raveaud (professeur de sciences économiques et sociales) • Patrick Rayou (sciences de l'éducation, Paris 8) • Nicolas Renahy (sociologue, INRA) • Juliette Rennes (sociologue, EHESS) • Jacques Rigaudiat (conseiller honoraire Cour des Comptes) • Antoine Rivière (historien, Paris 8) • Bruno Robbes (sciences de l’éducation, Université de Cergy Pontoise) • Jean-Yves Rochex (psychologue, Paris 8) • Maricel Rodriguez Blanco (sociologue, Paris 8) • Nicolas Roinsard (sociologue, université Clermont Auvergne) • Frédérique Rolet (professeur de lettres classiques) • Jean-Loup Rougery (professeur de sciences économiques et sociales) • Violaine Roussel (sociologue, Paris 8) • Régis Roussillon (professeur de sciences économiques et sociales) • Hélène Roux (sociologue, Paris 1) • Guillaume Sacriste (politiste, Paris 1) • Arnaud Saint-Martin (sociologue, CNRS) • Valérie Sala Pala (politiste, université de Saint-Etienne) • Grégory Salle (sociologue, CNRS) • Catherine Samary (économiste, Paris Dauphine) • Gisèle Sapiro (sociologue, CNRS) • Manuel Schotté (sociologue, université de Lille) • Jean-Paul Scot (historien, professeur CPGE honoraire) • Julie Sedel (sociologue, université de Strasbourg) • Sébastien Ségas (politiste, Rennes 2) • Pinar Selek (politiste, université Nice Sophia Antipolis) • Yasmine Siblot (sociologue, Paris 8) • Rachel Silvera (économiste, Paris Nanterre) • Johanna Siméant-Germanos (politiste, ENS) • Patrick Simon (démographe, INED) • Maud Simonet (sociologue, Paris Nanterre) • Jérémy Sinigaglia (sociologue, université de Strasbourg) • Rémi Sinthon (sociologue, université de Strasbourg) • Arnault Skornicki (politiste, Paris Nanterre) • Séverine Sofio (sociologue, CNRS) • Julien Solle (professeur en sciences physiques) • Eric Soriano (sociologue, université de Montpellier) • Valentin Soubise (professeur de sciences économiques et sociales) • Philippe Tancelin (philosophe, Paris 8) • Jacques Testart (biologiste) • Annie Thébaud-Mony (sociologue, INSERM) • Julien Théry (historien, Lyon 2) • Martin Thibault (sociologue, université de Limoges) • Nathalie Thiery (sciences de l'éducation, Paris Nanterre) • Laurent Thines (neurochirurgien, CHU de Besançon) • Marc Tomczak (sciences appliquées, université de Lorraine) • Jean-Louis Tornatore (anthropologue, université de Bourgogne) • Michel Tort (psychanalyste) • Axel Trani (haut-fonctionnaire) • Josette Trat (sociologue, Paris 8) • Benoît Trépied (anthropologue, CNRS) • Maryse Tripier (sociologue, université Paris Diderot) • Georges Ubbiali (sociologue, université de Bourgogne) • Eric Valentin (philosophe, université de Picardie) • Patrick Vassort (sociologue, université de Caen) • Damien Vandembroucq (physicien CNRS) • Béatrice Vautherin (angliciste, Paris III Sorbonne Nouvelle) • Bernard Vernier (anthropologue, EHESS) • Nicolas Vieillescazes (éditeur, Éditions Amsterdam) • Sébastien Vignon (sociologue, université de Picardie) • Jean Vigreux (historien, directeur de la MSH de Dijon) • Jérôme Villion (professeur de sciences économiques et sociale) • Sylvie Vilter (économiste, université de Versailles Saint-Quentin) • Olivier Vinay (syndicaliste enseignant) • Fanny Vincent (sociologue, CNAM) • Claire Vivès (sociologue, CNAM) • Christophe Voilliot (politiste, Paris Nanterre) • Arthur Vuattoux (sociologue, Paris 13) • Anne Catherine Wagner (sociologue, Paris 1) • Anita Weber (Inspectrice générale des affaires culturelles) • Louis Weber (éditeur, éditions Le Croquant) • Pierre-Edouard Weill (sociologue, université de Bretagne Occidentale) • Laurent Willemez (sociologue, UVSQ) • Serge Wolikow (historien, université de Bourgogne) • Tassadit Yacine (anthropologue, EHESS) • Michelle Zancarini-Fournel (historienne, Lyon 1) • Philippe Zarka (astrophysicien, Observatoire de Paris-CNRS) • Jean-Pierre Zirotti (sociologue, université Nice Sophia Antipolis)

    SOURCE : http://canempechepasnicolas.over-blog.com/2020/01/jonction-entre-intellectuels-et-grevistes.html 

     

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     « Les jours heureux » Documentaire  de Gilles Perret sur le Conseil National de la Résistance de la Seconde guerre mondiale

     « Les jours heureux » Documentaire

    de Gilles Perret sur le Conseil National

    de la Résistance de la Seconde guerre

    mondiale

     « Les jours heureux » Documentaire  de Gilles Perret sur le Conseil National de la Résistance de la Seconde guerre mondiale

    Quand l'utopie des Résistants devint réalité... Entre mai 1943 et mars 1944, sur le territoire français encore occupé, seize hommes appartenant à tous les partis politiques, tous les syndicats et tous les mouvements de résistance vont changer durablement le visage de la France. Ils vont rédiger le programme du Conseil National de la Résistance intitulé magnifiquement : «Les jours heureux». Ce programme est encore au cœur du système social français puisqu’il a donné naissance à la sécurité sociale, aux retraites par répartition, aux comités d’entreprises, etc.

     

     

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    Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! »

     

    Chers amis de mon blog, de ma page Facebook et d’ailleurs, je confirme que j’ai été piraté. Je n’ai donc plus accès à Facebook et à ma messagerie. Pendant 7 jours je dois attendre un courrier postal d’Orange.fr qui m’enverra un numéro me permettant de changer mon mot de passe. Orange.fr m’a signalé qu’ils voyaient de plus en plus de piratages. Je me demande si ces nombreux piratages n’ont pas un lien avec l’article ci-dessous. Si c’est le cas on aura désormais tout vu avec ce gouvernement.

    Michel Dandelot

    Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! »

    Macron et ses soutiens : « les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! »

    Au dictionnaire des idées reçues de l’époque, surtout ne pas oublier de liquider l’espace de débat public des réseaux sociaux dans un tourbillon de lieux communs aussi banals que manipulateurs et liberticides.

    Emmanuel Macron, dans ses vœux à la presse du lundi 15 janvier, s’est ainsi livré à un curieux exercice, quelque part entre l’esquive, le lancer de couteaux raté et la danse du ventre.

    Le Président dont on connaît les relations difficiles avec la presse, -laquelle a pourtant largement contribué à sa prise de pouvoir, qui le lui a bien mal rendu par la suite-, a été pris à parti en préambule de cette rencontre, poliment mais fermement, par Olivier Bost, journaliste à RTL et président de la presse présidentielle, qui a énuméré quelques exemples des menaces dont la liberté de la presse fait l’objet de la part du pouvoir :  convocations de journalistes par la DGSI qui travaillaient notamment sur l’utilisation d’armes françaises au Yemen, loi sur le secret des affaires qui fait peser un risque juridique majeur sur la profession au regard notamment de la protection du secret des sources, difficultés rencontrées par la presse pour faire correctement son travail lors des nombreuses manifestations qui émaillent ce quinquennat en raison des réactions parfois violentes et répressives des forces de l’ordre –journalistes professionnels titulaires de leur carte de presse embarqués au commissariat, privés de leurs protections, privés de leur matériel de travail dans le suivi des manifestations, etc. Cette liste n’est pas exhaustive, loin s’en faut, et il conviendrait notamment d’y ajouter la mise en place d’un « Conseil de déontologie journalistique et de médiation » (CDJM) en décembre 2019, sous l’impulsion directe et selon les souhaits du gouvernement, ce qui laisse aisément augurer de son réel niveau d’indépendance et qui le fait davantage ressembler, pour l’heure, à une sorte de Conseil de l’Ordre des journalistes : du contrôle des « bonnes pratiques » à celui de la « bonne pensée » courtisane, il n’y a guère qu’un tout petit pas et la France n’est pas le pays du Watergate.

    Face à cette situation inconfortable, Emmanuel Macron a procédé selon sa méthode favorite et éprouvée : diviser pour s’en sortir et donc, en la circonstance, dire à cette profession ce qu’elle avait envie d’entendre, puisque les discours macroniens sont une succession de propos circonstanciels, entrant souvent en contradiction les uns avec les autres et ayant pour but de donner momentanément à telle ou telle « communauté » ce qu’elle souhaite, sur le moment, recevoir comme parole.

    Pour qu’un groupe identitaire se ressoude (ici celui de la corporation médiatique), il lui faut toujours, on le sait, une victime expiatoire, un bouc émissaire qui lui permettra, comme le faisait remarquer René Girard dans ses réflexions sur le Mensonge romantique et vérité romanesque, d’y fonder sa propre narration, son propre récit. La victime expiatoire ici était toute trouvée : c’est vous, c’est moi, c’est votre voisin, c’est le peuple tout entier qui trouve à s’exprimer sur les réseaux sociaux et qui le fait, horresco referens, dans une certaine liberté pas encore tout à fait tombée sous la férule du contrôle étatique lequel ne ménage toutefois pas sa peine.

    Les réseaux sociaux, voilà l’ennemi ! Voilà l’ennemi constamment désigné désormais à la fois par de nombreux journalistes ou chroniqueurs mais aussi intellectuels établis qui ne supportent visiblement pas d’être dépossédés de leur pouvoir de prescription et de perdre ainsi leur position de monopole exclusif dans la fabrique de l’opinion, et c’est également l’ennemi maintes fois désigné du pouvoir qui a, sur ce sujet, depuis longtemps sonné le tocsin par une ribambelle de déclarations et de mesures profondément liberticides au regard de la liberté d’expression, mais aussi au regard de la réelle liberté d’information.

    Car, il faut croire que les chantres de la disruption et de l’uberisation prônent ces méthodes dans tous les domaines de la société et du travail à l’exception de ceux qui visent leurs prés carrés… : ubérisez-vous, braves gens, mais pas dans mon domaine !

    Au cours de la triste semaine de commémoration des attentats de Charlie, une presse relativement unanime, impuissante qu’elle a été à faire réellement face à la régression incontestable de la liberté d’expression, s’en est pris de manière outrancière aux réseaux sociaux accusés de tous les maux.

    Or, s’il est exact que ceux-ci sont un des lieux d’action possibles pour les activistes militants de tout poil qui n’aiment rien tant que le harcèlement et la censure, ils sont loin d’en être le lieu d’action unique ni même le principal. Rappelons ainsi à toutes fins utiles que le lieu privilégié d’action néfaste des Social Justice Warriors est avant tout le terrain du harcèlement judiciaire et, que l’on sache, la justice n’a pas été visée par un semblable discours en délégitimation.

    L’ennemi, la cause est entendue, ce sont donc les réseaux sociaux, c’est-à-dire cette agora du XXIème siècle permettant à l’opinion publique de s’exprimer (encore un peu) librement, d’échanger des informations, de débattre. Et, précisément, Emmanuel Macron a fustigé la société du « commentaire permanent ». Mais, qu’est-ce que le « commentaire permanent » sinon la liberté de conscience et d’expression exprimées librement en démocratie. Quelle est l’idée ? Faire taire les commentaires ? Cela porte un nom et ce nom n’est pas la démocratie.

    Car, sur les réseaux sociaux, qui ne sont ni bons ni mauvais en soi –ce dont n’importe quel médiologue, même vieillissant, devrait se souvenir– se joue en réalité une question profonde qui a tout à voir avec la question du pouvoir.

    Certes, au dictionnaire des idées reçues sur le sujet, surtout ne pas oublier de parler de « lynchages ». Et c’est vrai, qu’il y en a, des lynchages, -toute personne intervenant dans le débat public avec un minimum de convictions ou d’originalité est bien payée pour le savoir-, c’est vrai qu’il y a, parfois, du harcèlement, comme il y a du harcèlement partout. Ces faits tombent sous le coup de la loi pénale et il appartient à chacun, selon son souhait et sa capacité à encaisser les mauvais coups, à porter les faits répréhensibles en justice, exactement comme dans l’espace public matériel.

    On parle, on bruisse, on s’offusque de « tribunaux médiatiques », de « fausses informations », de « chasses aux sorcières ». On fait la chasse à la chasse aux sorcières, on prend la pose dans une méta-chasse aux sorcières afin de se distinguer autant que faire se peut du vulgaire, comme si on n’avait d’ailleurs rien d’autre à faire lorsque le pays est au bord de la rupture sociale et politique. On prend des airs théâtraux et on aime à se faire peur. Pourtant, au-delà des outrances qui sont le propre de tous les espaces de débat public libres et démocratiques, les réseaux sociaux sont avant tout un lieu de débat et de circulation d’information comme les peuples (libres) n’en ont jamais disposé dans le passé. Et c’est bien cela qui dérange. Qui dérange à la fois ceux qui jusqu’alors en possédaient le monopole professionnel, institutionnel, académique, et ceux qui ont toujours souhaité contrôler la circulation de l’information (le pouvoir politique). Il s’agit là, une nouvelle fois, d’un petit partage du pouvoir au sein d’une caste qui n’entend pas se laisser déposséder de ses leviers d’action dans la fabrique de l’opinion et l’on retrouve ici une nouvelle variante de la scission désormais avérée en maints domaines entre le bloc élitaire et le bloc populaire, avec, du reste, à la clef, la question concrète d’un éventuel basculement politique qui est le véritable enjeu de tout cette mise en scène théâtrale et inquisitoriale.

    Les journalistes ont des pratiques d’investigation (normalement…) qui apportent à leurs contenus une légitimité professionnelle. On n’imagine pas qu’ils puissent être menacés par la libre expression de l’opinion publique populaire, si ? On ne voit pas, en réalité, en quoi ces pratiques seraient concurrentielles sauf à les considérer sous l’angle d’une volonté de pouvoir et de mainmise. Il semblerait bien au contraire que ces différents biais d’approche du réel soient autant de richesses complémentaires auxquelles le journalisme apporte une valeur ajoutée, sauf si l’enjeu n’est pas le réel mais le pouvoir, ce qu’à Dieu ne plaise…

    Pareillement, le pouvoir politique macronien n’a de cesse de vouloir contingenter la liberté permise par les Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication, dans une constante obsession liberticide, et pour cause puisqu’il s’agit de contrôler les moyens d’une éventuelle réélection. La loi anti pseudo-fake news instaurant une sorte de magistère de la Vérité officielle, dans l’urgence par le juge des référés en période électorale, constitue à ce titre un absolu scandale antidémocratique. La loi Avia, tout pareillement, retenue par les parlementaires dans sa pire version liberticide, sanctionnant des contenus a priori et dans l’urgence (24 heures) selon des critères d’appréciation idéologique mais qui se frottera bien vite aux exigences d’un discours politiquement compatible avec les vues du pouvoir en place, fait, quant à elle, peser les pires menaces sur ce formidable espace de liberté que sont devenus les réseaux sociaux.

    On a beaucoup parlé de désinformation, de fake news, de faux journalistes. Pourtant, nous n’y voyons que la peur, la peur petite-bourgeoise d’une oligarchie médiatico-politique qui s’est vue dépassée par l’expression du terrain, le peuple ayant, pendant toute la séquence de répression du mouvement des gilets jaunes, commencé par faire le travail réel d’information à la place de ceux dont c’était le métier, puisque ceux-ci étaient si frileux à le faire. Sans les images de terrain, toutes ces vidéos prises sur le vif par les citoyens, tous ces témoignages de victimes, comment un journaliste aussi irréprochable et professionnel que David Dufresne aurait-il pu nourrir son magistral travail de documentation sur les violences policières qui n’ont cessé de croître avec la gestion macronienne des conflits sociaux et politiques ? On a bien là la preuve que le journalisme et les réseaux sociaux peuvent travailler main dans la main en vue de l’élaboration de la vérité, parce que ce lieu est avant toute chose une agora et qu’en démocratie, c’est l’agora le plus important, et non les petits cénacles de l’entre-soi. Les médias mainstream ne commencent à timidement reprendre enfin la question de la répression policière inouïe qui s’est déchaînée contre le peuple français que plus d’un an après que des dizaines et des dizaines de manifestants ont été blessés, mutilés, éborgnés, arrêtés, condamnés, et ils le font seulement maintenant parce qu’ils n’ont plus le choix, mis devant le fait accompli, sauf à perdre définitivement toute crédibilité.

    Sans les réseaux sociaux, la dénonciation de cette répression de masse et ces méthodes d’un autre temps n’aurait tout simplement jamais été possible. Et c’est bien, dans le fond, l’opposition sociale et politique (de tous bords) qui est en réalité dans le viseur de toutes ces mesures antidémocratiques et cet irrépressible désir de censure.

    Sans les réseaux sociaux, par exemple, la révélation de la manipulation mensongère de la fausse attaque de la Salpêtrière n’aurait jamais non plus été possible. Sans les réseaux sociaux, Steve aurait disparu dans le silence de la nuit et dans l’oubli. Sans les réseaux sociaux, de nombreuses attaques islamistes au couteau seraient à peine évoquées. Sans les réseaux sociaux, on ne saurait rien des dégradations quotidiennes d’églises et autres lieux de culte.

    A propos de fake news, d’ailleurs, le pouvoir n’est pas en reste puisqu’on apprenait que la fine équipe de conseillers macronistes entourant le Président, en la personne par exemple de l’autoproclamé progressiste Ismaël Emélien, n’avait pas hésité à produire de fausses informations Twitter (comptes anonymes et faux montages) dans le cadre de l’affaire Benalla : la propagande, c’est tout un art, et une tradition.

    Enfin, Emmanuel Macron a évoqué hier, sans vergogne, une sorte « d’ordre moral » qui s’instaurerait sur les réseaux sociaux et qu’il n’approuverait pas. Pourtant, qui sont les principaux pourvoyeurs d’ordre moral, à coups de lois liberticides imbibées de politiquement correct, sinon les détenteurs post-socialistes du pouvoir actuel ? Qui a essayé, dans la loi Avia, de recaser discrètement mais sûrement le délit de blasphème à travers le concept fumeux d’islamophobie ? Qui passe son temps à moraliser sur la méchante haine au sein d’un espace de débat public réduit à n’être plus qu’une grotesque cage aux phobes ? Qui traque la parole déviante, la pensée dissidente ? Qui sonne le tocsin contre la vilaine opinion populiste, ou souverainiste ? Qui, par exemple, a qualifié de « fake news » récemment des propos d’opposants politiques à la loi sur les retraites au simple motif qu’il n’y a pas de simulateur (et pour cause, puisque le gouvernement se refuse à fournir cet outil) et que, par conséquent, toute information ou opinion sur ce sujet serait déclarée officiellement nulle et non avenue, « fausse », par le Ministère de la Vérité ?

    Les réseaux sociaux, que le pouvoir politique ou le quatrième pouvoir le veuillent ou non, font désormais partie des lieux de liberté d’expression privilégiée des peuples du monde entier. Le pli est pris et lorsqu’on a goûté à une liberté, on ne retourne pas en arrière, sauf de manière autoritaire et toujours limitée dans le temps. Le combat liberticide pour y contrevenir est un combat à la fois propagandiste et d’arrière-garde. Et il serait tout à l’honneur des médias traditionnels de ne pas y apporter leur benoîte collaboration, sauf à vouloir perdre définitivement tout crédit.

    On peut raisonnablement penser, en revanche, que sous l’action liberticide constante de cet exécutif à l’encontre de ces nouveaux moyens d’échanges et d’expression libre, de nombreux citoyens ne recourent, pour être à l’abri de toute censure dans les mois qui viennent et à l’approche de l’élection présidentielle où tous les moyens seront bons pour contrôler l’opinion, à ce qui se pratiquait autrefois du temps de Rousseau et Voltaire : le repli de l’hébergement des sites indépendants d’expression et d’information libre vers des pays comme la Suisse où la censure ne pourra pas s’abattre.

    Anne-Sophie Chazaud 

     

    SOURCE : https://www.vududroit.com/2020/01/macron-et-ses-soutiens-les-reseaux-sociaux-voila-lennemi/ 

     

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  • Si la loi sur la réforme des retraites est votée Macron et son gouvernement auront passé en force sans l’accord de la majorité du Peuple et de la majorité des syndicats… Macron va le payer très cher à l’élection présidentielle de 2022…

    Démocratie sociale

    et «autoritarisme libéral» de l'Etat

    Démocratie sociale et «autoritarisme libéral» de l'Etat

    « Syndicat majoritaire », « négociation », « accord »… Beaucoup de mots utilisés pour opposer les « bons » raisonnables aux « syndicats radicalisés» imposant un « enfer ». Vocabulaire bien impropre quand on demande au salariat et à sa représentation de mettre en application des règles décidées unilatéralement par l'Etat.

     

     

    Faire prendre des vessies pour des lanternes 

     

    La CFDT « syndicat majoritaire », « négociation » ouverte, volonté d'aboutir à un «accord»… Beaucoup de mots sont utilisés pour montrer que les « bons » respectent la « démocratie sociale », tandis que les « extrémistes » imposent à la population un « enfer ». Ce vocabulaire est en réalité bien impropre à la réalité.

    Les cotisations retraite, ce sont les salariés qui les payent, sur leur salaire qu’il soit direct (le « brut » qui apparaît sur la fiche de paie) ou indirect (indûment nommé « charge patronale »). Tout comme la démocratie parlementaire a trouvé son fondement dans la volonté que – via ses représentants – le peuple décide de l’impôt et du budget, le peuple travailleur devait avoir plus qu’un mot à dire sur le montant, l’utilisation de la part de sa rémunération affectée à la retraite. La représentation collective des salariés passe, institutionnellement, par la voie de leur représentation syndicale mesurée tous les quatre ans à partir des élections des représentants du personnel. Les derniers résultats en date sont ceux de fin 2017 pour le secteur privé, et de 2018 pour la fonction publique.

     

    Bloc minoritaire et bloc majoritaire

     

    Or, si on s’appuie sur les résultats tant dans le secteur privé que dans le secteur public, l’on constate que les syndicats opposés à la réforme des retraites représentent 60% des suffrages exprimés, les soutiens à la retraite à points étant – avec 40% des voix – minoritaires.

    Dans chacun des deux secteurs l’on est dans le même équilibre à quelques points près. Le total nous donne presque 3 millions de voix exprimées pour les listes CFDT, CFTC, UNSA d’un côté, 4 450 000 de voix pour les listes CGC, CGT, FA, FO, FSU, SOLIDAIRES.

    https://travail-emploi.gouv.fr/IMG/pdf/communique-de-presse-nouvelle-mesure-de-l_audience-syndicale.pdf 

    https://www.fonction-publique.gouv.fr/files/files/statistiques/stats-rapides/resultats_electionsFP_20_dec_2018.pdf 

    Nous avons ainsi, si on applique les termes du droit du travail, en élargissant la notion à la fonction publique, un bloc de syndicats minoritaire pesant plus de 30%, et un bloc de syndicats majoritaire à plus de 50%.

    Quant au patronat, il est plutôt discret - habitude de la discrétion des affaires - il lui suffit de sussurer aux oreilles d'un gouvernement qui s'en fait le porte-parole.

     

    Autonomie du sociale et subordination à l'Etat

     

    On évoque beaucoup la « négociation » pour aboutir à un « accord », un accord (ou contrat, convention) engage les parties avec des obligations réciproques. Les concertations ne sont pas une négociation, puisque le gouvernement, s’il recueille des avis, n’est aucunement lié aux « accords » ou désaccords. Le projet de loi, puis la loi, sont des actes unilatéraux de l’Etat qui échappent aux « partenaires sociaux ». Nous ne sommes pas dans le cadre des négociations d’entreprise où les accords, pour être valides, doivent être majoritaires (c'est-à-dire avoir été signés par les syndicats qui, seuls ou ensemble, ont obtenu 50% des voix ou plus), ou au moins été ratifiés par la majorité des salariés. Nous ne sommes pas non plus dans l’accord de branche ou interprofessionnel où l’opposition des syndicats majoritaires invalide tout accord signé par des syndicats minoritaires.

    La réforme des retraites confirme bien cette étatisation libérale qui atteint non seulement le contenu (expropriation du peu qui restait de la gestion libre de la Sécurité sociale, de l’assurance chômage, des retraites, ) mais aussi la procédure d’élaboration des normes applicables aux mondes du travail où l’on demande au salariat et à sa représentation de mettre en application des règles décidées unilatéralement par un pouvoir politique de plus en plus autoritaire. Faut-il se soumettre ? Se demettre ? Ou plutôt s’insoumettre.

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    Deux confirmations de mon dernier article

    Deux confirmations de mon dernier article  : LREM aux municipales " la technique  du coucou "

    LREM aux municipales : la technique

    du coucou

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    Le coucou est un oiseau opportuniste qui réussit à faire alimenter et élever sa progéniture par d’autres espèces. Pour ce faire, la femelle coucou pond son œuf dans un nid d’une autre espèce qui le couve bêtement avec ses œufs. Une fois le coucou sorti de sa coquille, son premier boulot consistera à virer par-dessus bord les œufs de l’espèce accueillante afin de supprimer la concurrence. Ensuite, les parents « accueillants » vont se fatiguer à nourrir le petit coucou qui a de gros besoins.

    Pour vivre heureux, vivons cachés 

    C’est en quelque sorte la stratégie déployée par La République en Marche pour les prochaines municipales. Les consignes transmises aux futurs candidats pour cette élection, sont claires : éviter autant que faire se peut, de se réclamer du parti présidentiel et, si possible, c’est-à-dire si une liste « chimiquement pure » de ce type ne peut pas être constituée, proposer des « alliances » avec d’autres listes, y compris des sortantes.

    On dirait le slogan « ni de gauche, ni de droite » des dernières Présidentielles….

    C’est dire si les prochaines municipales ne seront ni le lieu des débats d’idées, ni celui de la clarté politique, mais plutôt le lieu de la confusion totale, ce qui, n’en doutons pas, aura des conséquences sur la cohésion des équipes et des projets.

    Déjà, de nombreux sortants, de gauche ou de droite évitent de se revendiquer d’une famille politique et font référence à des slogans très consensuels censés appâter l’électeur déboussolé afin de garder, si possible, leurs parts de marché dans le grand bazar politique et déploient le tapis rouge à des candidats En Marche.

    LREM, quasiment absent des assemblées locales, cherche donc à faire son nid dans des écosystèmes politiques faibles pour mieux pouvoir ensuite les détruire.

    Il est sympa, le coucou ! On l’entend chanter quand on se balade en campagne, mais on le voit rarement…

    Alors, pourquoi se cacher, quand on revendique

     haut et fort son projet réformiste ? 

    Peut-être parce qu’après deux ans au pouvoir, le capital sympathie qui s’érode fortement surtout parmi les gogos de gauche qui ont cru aux promesses sociales. La sympathie est encore en devenir pour les électeurs de droite (LR) avec la réforme des retraites (peut mieux faire !).

    Le noyau dur de LREM se situe désormais au centre, sorte de marigot politique d’où sortent, lorsqu’ils ne sont pas plombés par les affaires, les bons ministres consensuels pour faire passer avec un ersatz de social, les réformes néolibérales qui plaisent tant au Medef.

    Pourquoi se cacher lorsqu’on revendique haut et fort la réforme du code du travail, qui nous vaut l’explosion des CDD, un recours aux Prud’hommes très cadré et des indemnités plafonnées même en cas de licenciements abusifs ?

    Pourquoi avancer masqué lorsqu’on prépare (avec l’appui de syndicats « réformistes ») une réforme des retraites universelle qui ne l’est déjà plus, tant le nombre de dérogations accordées fait planer de doutes ?

    Pourquoi ne pas revendiquer la détérioration de l’hôpital public dont se délectent les cliniques privées ?

     Pourquoi ne pas revendiquer les bienfaits supposés du ruissellement suite à la suppression de l’ISF, de la baisse des cotisations sociales des entreprises et de la pérennisation, sans nuances, du CICE qui devaient créer tant d’emplois et qui confortent surtout les dividendes ?

    Pourquoi les mesures (certainement de justice sociale) concernant les allocations familiales ont-elles été différées après les municipales ?

    Oui, pourquoi cette politique, considérée comme la meilleure au monde, (ça dépend pour qui) ne servirait-elle pas de guide aux futurs coucous LREM pour les prochaines municipales ? Pourquoi hésitent-ils tant à porter fièrement leurs couleurs et à revendiquer leur politique devant tout le monde ?

    Sans doute parce que ces crétins d’électeurs, à qui on ne la fait pas deux fois de suite, seraient incapables de comprendre les bienfaits du néolibéralisme et de la mondialisation que cette politique sous-tend …

    Cela nous promet donc beaucoup de listes qui se présenteront comme « apolitiques » aux prochaines municipales avec des coucous qui s’empresseront à la première occasion de virer les vieux politicards locaux envoûtés par le chant des oiseaux pour prendre leur place.

    Il faudra donc décoder et poser les bonnes questions aux candidats lors des réunions préélectorales.

    Faites preuve de curiosité 

    Ils sont nouveaux en politique, mais ils apprennent vite. L’entrisme, cher aux organisations d’extrême gauche et aux frères musulmans n’a pas de secret pour eux. Ce n’est qu’après des campagnes électorales très consensuelles qui permettent d’accéder au pouvoir que l’on constate les dégâts en lisant les clauses en petit caractère au dos de la profession de foi…

    La question doit donc être posée sans détour : y a-t-il des candidats macronistes sur votre liste ? Et vous verrez sans doute apparaître une gêne sur le visage de votre interlocuteur qui bredouillera quelques arguments minables sur le pluralisme, les bonnes volontés, les compétences, l’apolitisme, etc…

    C’est ensuite le programme qu’il faudra interroger. Il y a peu de chances pour que les choses soient claires sur la profession de foi. Les questions pourront alors porter sur la mise en œuvre (ou la conservation) de politique sociale en direction de la jeunesse, des personnes âgées ou des personnes en difficultés par rapport à l’emploi, d’une part, la politique d’investissement d’autre part (le « beau » ou l’utile) ainsi que les positions prises par la liste en matière de développement durable (sans oublier la question de l’agriculture intensive), des services publics de proximité et de la politique en faveur des entreprises et de la mobilité….

    Pourquoi se méfier des coucous en politique ? 

    Ce qui est à l’œuvre relève de la tromperie. Avant, on croyait voter pour des idées et un programme clairement annoncé et au final, on était souvent déçu.

    Ce qu’on nous propose aujourd’hui, c’est le flou entretenu sur les idées, sachant que le programme libéral, lui sera bien déployé si on se laisse endormir comme en 2017.

    Un autre élément doit nous faire réfléchir : la circulaire publiée par la Ministre de l’Intérieur concernant les élections municipales, qui limite l’attribution par les Préfets des nuances politiques aux candidats des communes de plus de 9000 habitants (97 % des communes françaises exclues, tout de même…), ce qui entretiendra le flou sur la présence ou non de candidats appartenant à LREM par exemple, en dessous de ce seuil.

    Cela permettra de limiter les effets d’une défaite mais aussi de revendiquer a postériori une grande victoire étant entendu que les nuances politiques concoctées par Castaner dans sa circulaire incluent LREM dans le Centre (au moins c’est désormais clair) et qu’une nouvelle famille baptisée LDVC (divers centre) apparaît. Elle regroupe des listes d’union ayant reçu l’investiture de plusieurs partis dont En Marche et Modem ou soutenues par ces mouvements (ainsi que par l’UDI).

    Tout cela devrait permettre de réaliser de bien belles statistiques…

    Quand vous entendrez les coucous chanter, il sera trop tard !

    Deux confirmations de mon dernier article  : LREM aux municipales " la technique  du coucou "

     

    Les nuances politiques ne seront plus attribuées dans les communes de moins de 9.000 habitants, a décidé Castaner dans une circulaire qui a provoqué l'ire de l’opposition, indique Le Figaro. Celle-ci a dénoncé une «manipulation grossière» visant à «dissimuler l’absence totale d’ancrage total de LREM et leur défaite prochaine aux municipales».

    À trois mois des élections municipales, le ministre de l’Intérieur a pris une décision qui a suscité une vague d’indignation au sein de la droite comme de la gauche. Elle consiste en l’annulation de l’attribution de leur couleur politique aux candidats des communes dont la population compte moins de 9.000 habitants.

    Adressée aux préfets et hauts commissaires, la circulaire -dont une partie a été rendue publique par le Figaro- indique:

    «Vous attribuerez une nuance politique lors de l’enregistrement des candidatures, à chaque liste candidate ainsi qu’à chaque candidat de chaque liste, seulement dans les communes de 9000 habitants et plus, ainsi que dans les communes chefs-lieux d’arrondissement, quelle que soit leur population».

    Cette mesure avait été évoquée en octobre dernier dans l’Hémicycle, lorsque Christophe Castaner avait énoncé que «l'appartenance politique [de petites communes, nldr] aux grands courants politiques que nous connaissons n'est pas indispensable». 

     

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  • MUNICIPALES : UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE DES LREM ***  LA MORT DE LA DEMOCRATIE

    MUNICIPALES : UNE GIGANTESQUE ESCROQUERIE DES LREM

    LA MORT DE LA DéMOCRATIE

    Compte tenu du manque total de popularité des candidats LREM, la technique est d'avancer masqué et de travailler à deux niveaux :

    - Très peu de listes se proclamant LREM mais des listes « apolitiques » ou des « mariages » plus ou moins contre-nature de façon à avoir le maximum d'élus en sachant très bien qu'un certain nombre de maires feront des listes panachées avec des candidats LREM pour bénéficier d'électeurs et de moyens supplémentaires, souvent des candidats « Les Républicains » dernier terrain de chasse des macroniens.

    - Comme par hasard la dernière de Castaner : dans toutes les communes de moins de 9000 habitants plus de publications de l'appartenance à un parti… On va donc ne voir fleurir que des listes apolitiques masquant la présence de candidats LREM…

    - Peu de citoyens connaissent l'existence et le fonctionnement des conseils de développement : cf : wikipédia : Constitués de citoyens bénévoles, de « représentants des milieux économiques, sociaux, culturels, éducatifs, scientifiques, environnementaux et associatifs », les conseils de développement ont pour but de faire émerger une parole collective, sur des questions d'intérêt commun et ainsi contribuer à enrichir la décision ...

    Or ces conseils ont été totalement phagocytés par des soutiens aux candidats LREM permettant de faire émerger, subitement, des candidats « sans étiquette » pour les législatives… Comment créer un parti politique se disant opposés aux anciens partis plus ou moins discrédités : tout simplement ne pas faire élire des candidats mais des citoyens issus de la société civile…

    En fait les dirigeants LREM savent qu'ils ne font pas, actuellement, le poids pour créer un raz-de-marée électoral, donc le but avoir un maximum d'élus « sans étiquette » (si peut-être celle de liste APOLITIQUES)…

    Mais vous vous demandez POURQUOI cette loi, POURQUOI truquer les votes en ne se déclarant pas son étiquette politique (car LREM est bien un parti politique !)…

    TOUT SIMPLEMENT POUR AVOIR UN MAXIMUM D'ELUS PERMETTANT D'AVOIR UN MAXIMUM DE GRANDS ELECTEURS, CES ELUS QUI ELISENT LES SENATEURS… ET AVOIR LE POUVOIR ABSOLU A L’ASSEMBLEE NATIONALE ET AU SENAT…

    Je vous laisse envisager ce que peut donner un pouvoir absolu entre les mains d'une minorité (24-25%) aux ordres d'un pseudo Jupiter…

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/jeym1/blog/130120/municipales-une-gigantesque-escroquerie-des-lrem?utm_source=facebook&utm_medium=social&utm_campaign=Sharing&xtor=CS3-66&fbclid=IwAR0PCjIwEz2Fgt4P6DgrOjC88TtjDrhdEdrpMlgqovSBAV9FIog5nJPZIpU

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  • un documentaire et un film récents

    En rapport

     avec la guerre d’algérie

    L'Affaire de ma vie : des femmes

     dans la guerre d'Algérie

     un documentaire et un film récents En rapport  avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes  dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

    À presque 90 ans, Nelly Forget, amie et collaboratrice de Germaine Tillion, ethnologue et grande résistante enterrée au Panthéon, retourne en Algérie où très jeune elle a travaillé dans le Service des Centres Sociaux créé en 1955 par Germaine Tillion pour tenter d’éradiquer la misère alors très importante en Algérie.
    Au cours de ce voyage, en mai 2018, nous avons suivi Nelly qui retrouve les lieux où elle a vécu et travaillé, mais surtout qui retrouvait, après des années voire des décennies de séparation, plusieurs de ses amies de l’époque. Ces femmes, qu’elles soient françaises ou algériennes, payèrent le prix fort de leur engagement pendant ces années de guerre, pour plus de justice et de liberté.
    Ce voyage fait resurgir chez elles les souvenirs quelquefois joyeux mais souvent douloureux liés à la guerre. On passe de l’amitié et la fraternité dans un travail passionnant, ou dans la résistance, au souvenir des épreuves, de la peur, de l’emprisonnement, de la torture, et de l’exil…
    En dehors de leur amitié, quelque chose les rapproche cependant : toutes ces femmes croisèrent un jour la route de Germaine Tillion, et grâce à elles, tout au long du film, on ne quitte jamais la figure héroïque de la Grande Dame, décédée il y a maintenant 10 ans…
     

    Samira Houari et François Gauducheau. Documentaristes

    «Germaine Tillion au firmament de la lutte contre l’injustice»

    L’Affaire de ma vie : des femmes dans la guerre d’Algérie est un documentaire très attachant réalisé en hommage à la forte personnalité de Germaine Tillion. Des femmes y inscrivent leur trajectoire dans la création des centres sociaux et disent comment l’armée coloniale a tenté d’en gêner l’activité, avant que l’OAS y commette un ignoble assassinat qui coûta la vie à Mouloud Feraoun et ses amis inspecteurs le 15 mars 1962. Entretien. 

     – Pour un film de ce type, je suppose qu’on doit faire des choix au montage. Quelles scènes avez-vous supprimées à regret ? 

    Lors de notre séjour à Alger, nous avons rencontré plusieurs femmes témoins ou impliquées dans l’Indépendance de l’Algérie. Parmi elles, Zohra Drif, militante FLN, poseuse d’une bombe au Milk Bar, ainsi qu’en France, l’une des victimes de cet attentat, Danielle Michel-Chiche, alors enfant, qui a perdu sa grand-mère et y a laissé ce jour-là une jambe. Nous avions, d’un côté, le témoignage de cette jeune militante, devenue sénatrice à l’Indépendance, et celui de sa victime qui lui a dédicacé un livre : Lettre à Zohra D., avec une question cruciale et actuelle : la fin justifie-t-elle les moyens ? 

    Une question soulevée par Albert Camus dont l’une et l’autre ont apporté des réponses personnelles. Cependant, faute de ressources, nous n’avons pas pu réaliser ce grand film autour de la figure de Germaine Tillion et ses actions dans la guerre d’Algérie. De même, il nous a fallu supprimer l’évocation de sa rencontre avec Yacef Saâdi, alors chef FLN de la Zone autonome d’Alger, rue Caton dans La Casbah. 

    – Les séquences émotions sont nombreuses. Pouvez-vous nous dire celles qui vous ont le plus touchés ? 

    Nous avons eu beaucoup de chance de rencontrer ces femmes qui nous ont accueillis avec bienveillance et confiance. Elles se sont livrées sans fausse pudeur, parfois pour la première fois, devant une caméra. 

    Il est souvent dit que l’Histoire est d’abord racontée par les hommes, rarement par les femmes. Louisette Ighilahriz a eu ce courage de raconter, malgré les tabous, les violences de la torture subies par la 10e Division des parachutistes français. Parler de viol, c’est un acte de résilience et de bravoure nécessaire pour elle mais également pour toutes celles qui se taisent encore. 

    Le sacrifice de la militante Annie Steiner est bouleversant, elle refuse de quitter l’Algérie après l’Indépendance laissant son époux et ses enfants rentrer en métropole, parce qu’elle croit à l’avenir de son pays, l’Algérie. Nelly Forget qui travaillait dans les centres sociaux témoigne des tortures dont elle a été victime à la prison de Sésini par l’armée française.  

    – La luminosité de Germaine Tillion est très présente. Qu’est-ce que l’histoire retiendra de cette dame entrée au Panthéon ? 

    Germaine Tillion a été panthéonisée en 2015 pour ses actes de résistance contre le nazisme. De manière générale, la grande dame du XXe siècle brille au firmament par ses actions de lutte contre l’injustice en Algérie. Sa lutte contre la peine de mort et les exécutions capitales, son amour pour l’Algérie et le peuple algérien, comme elle aimait le dire, sont sans conteste des marqueurs. 

    Le destin de la femme dans le bassin méditerranéen et la nécessité de l’éducation de tous est aussi un engagement fort. D’abord dans l’Aurès où elle étudiait, en 1935, la tribu chaouïa des Ouled Abderrahmane : quel avenir pour les femmes, sans ressource, sans éducation, sans métier ? L’écrivaine algérienne, Assia Djebar, lui a rendu hommage lors de son discours d’intronisation à l’Académie française, citant son ouvrage Le Harem et les cousins qu’elle considère comme «un ‘‘livre-phare’’, œuvre de lucidité plus que de polémique». 

    – Le film se déroule autour de Nelly Forget, mais ne pensez-vous pas que chaque femme qu’elle croise mériterait un documentaire ? 

    Nelly Forget, amie et collaboratrice durant 50 ans de Germaine Tillion, a été pour nous un fil conducteur pour tenter de comprendre cette ethnologue singulière. C’est sur ses pas que nous avons aussi toutes ces femmes exceptionnelles. L’affaire de ma vie est un documentaire sur toutes ces femmes qui, à un moment donné, ont rencontré Germaine Tillion. Nelly comme Louisette, Annie, Fatima et Torkia éclairent cette page historique. 

    Il nous semble évident que chacune d’entre elles et toutes celles, silencieuses, méritent que l’on s’attache à les mettre en lumière, elles sont essentielles pour comprendre le combat des femmes dans l’indépendance de leur pays, leur abnégation, leur sacrifice, leur volonté aussi de s’émanciper et de se réaliser à l’image de ce pays outragé.  

    – Une question plus spécialement destinée à Samira Houari : qu’est-ce qui vous a amenée à vous intéresser à Germaine Tillion et à avoir l’idée de ce pèlerinage avec Nelly Forget à Alger ? 

    Il s’agit avant tout de la rencontre de deux réalisateurs et de regards croisés, singuliers. Ce film n’existerait pas sans la richesse de cette complémentarité et cette curiosité. Le documentaire Les images oubliées de Germaine Tillion réalisé par François était instructif mais des zones de questionnements surgissaient, des interrogations critiques liées à mon métier de journaliste et incontestablement à celles de mes origines algériennes. 

    Germaine Tillion avait-elle imaginé que les Algériens pouvaient un jour prendre en main leur destin ? Les centres sociaux créés en Algérie n’avaient-ils pas pour objectif caché de maintenir le colonialisme ? Quel avait été son rapport avec Jacques Soustelle alors qu’elle militait contre la torture et les exécutions capitales ? 

    Dans cette aventure, je ne pouvais me soustraire au legs transmis par mes parents d’origine algérienne. Mon grand-père et mon oncle ont vécu les atroces tortures de la gégène (tortures à l’électricité) durant la colonisation française. Par pudeur, mon père a gardé le silence sur cette page de son enfance. Je captais parfois quelques confessions lors des réunions de famille, un trop plein d’amertume difficile à oublier. 

    Souvenirs de résistance au féminin 

    A presque 90 ans, Nelly Forget, amie et collaboratrice de Germaine Tillion, ethnologue et grande résistante enterrée au Panthéon, retourne en Algérie où, très jeune, elle a travaillé dans le Service des Centres sociaux, créé en 1955 par Jacques Soustelle qui demande à Germaine Tillion d’y œuvrer. Au cours de ce voyage, en mai 2018, les deux réalisateurs ont suivi Nelly qui retrouve les lieux où elle a vécu et travaillé. 

    Elle y rencontre après des décennies de séparation plusieurs de ses amies de l’époque. Ces femmes, qu’elles soient françaises ou algériennes, payèrent le prix fort de leur engagement pendant ces années de guerre, pour plus de justice et de liberté. 

    Ce voyage fait resurgir chez elles les souvenirs quelquefois joyeux mais souvent douloureux liés à la guerre. On passe de l’amitié et la fraternité dans un travail passionnant, ou dans la résistance, au souvenir des épreuves, de la peur, de l’emprisonnement, de la torture, et de l’exil… 

    En dehors de leur amitié, quelque chose les rapproche cependant : toutes ces femmes croisèrent un jour la route de Germaine Tillion, et grâce à elles, tout au long du film, on ne quitte jamais la figure tutélaire…

    W. Mebarek 

    SOURCE : https://www.elwatan.com/pages-hebdo/france-actu/germaine-tillion-au-firmament-de-la-lutte-contre-linjustice-14-01-2020 

     

     un documentaire et un film récents En rapport  avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes  dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

    "QU’UN SANG IMPUR"

    Synopsis : Alors qu’il n’est plus que l’ombre du guerrier qu’il était en Indochine, le colonel Paul Andreas Breitner se voit contraint de traverser une Algérie en guerre, à la recherche de son ancien officier supérieur : le colonel Simon Delignières, porté disparu dans les Aurès Nemencha, une véritable poudrière aux mains des rebelles.

    QU’UN SANG IMPUR est une œuvre d’une puissance certaine qui, sans tabou, montre les exactions de l’armée française pendant la guerre d’Algérie sans pour autant occulter celles du FLN. Au cours d’une longue quête s’inscrivant dans les pas de Joseph Conrad et du Coppola d’Apocalypse Now, l’horreur de la guerre et l’aveuglante vanité des chefs militaires et politiques surgissent violemment.

    A la différence du cinéma américain qui ose affronter ses fantômes, le cinéma français a beaucoup de mal à regarder son Histoire dans les yeux et, en particulier, ses échecs (Waterloo, l’affaire Dreyfus, les guerres d’Indochine et d’Algérie..).

    QU’UN SANG IMPUR s’impose donc comme un projet aussi précieux que lucide et brise de nombreux tabous autour de l’attitude des forces de « rétablissement de l’ordre ». Le film suscite déjà l’attention de nombreux médias.

    C’est aussi la première fois qu’un réalisateur d’origine algérienne approche, en France, un film traitant de ce sujet.

     un documentaire et un film récents En rapport  avec la guerre d’algérie "L'Affaire de ma vie : des femmes  dans la guerre d'Algérie" *** "QU’UN SANG IMPUR"

    Abdel Raouf Dafri : « La guerre d’Algérie cristallise un mode de pensée binaire »

    Son premier film en tant que réalisateur est sorti le 22 janvier dernier. « Qu'un sang impur » d'Abdel Raouf Dafri filme la guerre d'Algérie avec une caméra à travers laquelle personne ne gagne. L'occasion de discuter longuement avec lui sur sa vision de cette histoire, de son parcours et de son cinéma.

    BB : Vous vous souvenez de la première fois ou vous vous êtes dit que vous vouliez faire un film sur la guerre d’Algérie ?   

    Il y a très très longtemps. Il n’y a pas eu de « buisson ardent », en plus moi je suis 100% athée. Par contre, je suis venu dans le ciné car je voulais faire un film sur la guerre d’Algérie et pulvériser les idées préconçues. Il faut parler du massacre de Melouza par exemple, ou des hommes, des femmes et des enfants ont été tués par le FLN car le village soutenait le MNA (mouvement indépendantiste rival du FLN, ndlr).

    Je voulais casser le cliché selon lequel le FLN était le chevalier blanc de la même manière qu’il faut casser celui selon lequel la France a tout de même fait des trucs bien là-bas. Moi, les gaulois de souche qui glorifient la colonisation, je les remets à leur place et les descendants d’immigrés qui glorifient l’Algérie, je leur dis d’aller y vivre. La guerre d’Algérie cristallise un mode de pensée binaire.

    On arrive en 1830 là-bas car il y a une vieille dette non réglée par la France sur le blé. L’Algérie est un grenier à blé à l’époque. Alors on débarque en 1830, on massacre et on vide les caisses du dey d’Alger. On ramène tout en France et on se retrouve avec la terre d’Algérie sans savoir ce qu’on va en faire. D’abord on y envoie tous les mecs qui se font arrêter suite à la suppression des ateliers nationaux en 1848. Pour beaucoup c’est un choc thermique et pas mal vont mourir du choléra et d’autres maladies. Puis arrive le Second Empire, il y a une expansion industrielle et le capitalisme va devenir colonialiste. Sauf que pour exalter le colonialisme, on ne peut pas parler du business alors on va dire que l’on va venir les éclairer, partager, alors qu’on ne vient que pour faire du business. Sartre a tout compris à ce sujet.

    Je ne demande pas à la France de s’excuser mais de parler de cette période

    BB : Ça veut dire qu’il n’y avait pas d’aspect racial ? 

    Concernant l’aspect racial, c’est simple, seuls les chrétiens étaient considérés comme français, c’est clair, il fallait être né catholique. Et tout ce qui n’est pas français, est considéré comme une sous-race. Ensuite, là où est la prédominance politique est la prédominance économique donc celle des produits.

    On donne ensuite au colon, l’idiot utile, la possibilité de s’installer en lui donnant les terres appartenant aux algériens. Et on a embauché ceux à qui on les avait volées pour qu’ils travaillent dessus. Alors oui, ils faisaient de l’argent mais les colons qui n’avaient pas de réseau crevaient de faim. Après, on ne peut pas nier aussi que la colonisation française a maintenu les indigènes à un niveau très bas.

    Encore une fois, cassons les clichés. Je ne demande pas à la France de s’excuser mais de parler de cette période, d’éduquer. C’est ce que je m’attelle à demander avec mon film.

    Alors oui, j’ai eu des difficultés à monter les films, il faut saluer mon producteur, Marc Missonnier, qui a mis la main à la poche. Il est dans le rouge avec mon film. Il faut que le film marche pour des gens se disent que des films sur l’Algérie marchent, c’est ce que j’espère. Que les films sur la guerre d’Algérie deviennent un genre. Ceux qui ont refusé le film disaient que c’était trop clivant, trop violent. Y’a même un producteur qui a refusé en disant qu’il avait peur que les exploitants refusent car c’est un film qui va attirer les Arabes. On en est là.

    Alors j’ai eu 4 millions d’euros de budget, c’est peu pour un film de guerre mais en terme de talents, j’ai eu 50 millions d’euros.

    Les Français comme les Algériens ne peuvent pas dire ‘On a été géniaux’

    BB : Vous dites que l’armée française a fait son travail de la manière la plus sale, vous vous êtes fixé des limites concernant les scènes de violence ? 

    On ne demande pas ça à Martin Scorsese. Ma seule limite, c’est de ne pas tomber dans la pornographie. J’ai des problèmes avec le sexe et la nudité à l’écran. Je voulais qu’on puisse regarder mon film en famille, avec les mères et ma mère en particulier. Je n’avais pas moyen de gérer la chose. Il faudrait parler des viols mais je ne voulais pas évacuer ça en une scène ou une anecdote. Et puis le cinéma, c’est pour divertir.

    BB : Vous ne voulez pas éduquer aussi avec ce film ? 

    J’ai un point de vue sur la guerre d’Algérie, je l’ai transmis à travers mon film. Les Français comme les Algériens ne peuvent pas dire « On a été géniaux », c’est ce que j’ai voulu montrer. J’ai grandi avec les films et les films qui divertissent et qui font réfléchir sont ceux que je préfère. Moi je ne fais de film pour les hmars (les ânes en arabe, ndlr) qui n’ont pas envie de réfléchir.

    BB : Ça vous a réconcilié avec quelque chose de faire ce film ? 

    Je n’ai jamais eu aucune revanche à prendre sur quoi que ce soit. Je suis un mec heureux et j’ai toujours été un mec heureux. J’ai été ou le vent me porte, j’ai été ouvrier puis animateur radio, ça faisait rire ma mère qui me disait « On te paye pour parler à la radio ? Il y a vraiment des gens qui ont de l’argent à perdre ». J’ai même été DJ dans des boîtes où on refusait les Arabes. Ce film, c’est juste pour dire la vérité car quand on aime son pays, on lui doit la vérité.

    BB : C’est vous qui n’avez pas voulu de tête d’affiche pour ce film ? 

    En France, ils aiment bien les têtes d’affiche. Moi, ce casting, je le trouve bien comme il est. Après, au début, on m’a dit « Il faut que tu prennes des gens connus ». J’ai dit « OK, on va envoyer à tel acteur ». Je rencontre l’acteur et il me dit que mon film est violent mais comme je n’attends pas après lui, je lui réponds que c’est un film de guerre. J’avais l’impression de jouer aux échecs, je joue tout en sachant qu’il va dire non. Un mois passe et il me rappelle, il me dit « Je suis très embarrassé mais quand ton film sortira il y aura une polémique et je ne l’assumerai pas ». A ce moment-là, moi, je me suis senti libéré.

    Ouvrez des livres, parlez de ce dont vous avez envie de parler, faites-le sans envie de revanche

    BB : Vous teniez à le réaliser ce film ? 

    Non, pas du tout. Moi, j’ai pas besoin d’aller tourner, rencontrer des gens, sélectionner. Je suis dans ma grotte, je suis un ours, j’aime bien me lever à midi, écrire, regarder des films et me coucher. Du coup, je suis devenu réalisateur comme quand on va à l’usine. Je me suis dit il va falloir devenir réalisateur, donc ferme-là et va travailler. J’ai mis ma casquette, je savais ce que je voulais. Maintenant je me rends compte que ça m’a permis d’apprendre des choses sur l’écriture.

    BB : Vous portez quel regard sur les initiatives visant à diversifier les plumes dans le cinéma ? 

    Moi, à l’époque, je me suis dit « Quel est le média qui me permet de raconter des choses ? ». Je ne sentais pas la fibre littéraire donc je me suis dit qu j’allais écrire des scénarios. Les formations, c’est bien mais il faut s’affranchir de ça. T’as un cerveau, un carnet, un stylo et ton âme et tu as tous les films à disposition. Ouvrez des livres, parlez de ce dont vous avez envie de parler, faites-le sans envie de revanche et ne basculez dans le sentimentalisme sur une histoire.

    Ce que je dis aux jeunes qui ont une origine et un statut social de la galère, c’est que si vous voulez réussir dans le cinéma, il faut raconter une histoire de dingue. Il faut garder en tête que tout le système a été fabriqué pour que n’en jouisse qu’une seule catégorie. Et dans le cinéma français, il n’y a que des bourgeois. 

     
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    Je m’interroge…

    Je m’interroge… 

    En cette période d’Épiphanie, la couronne vient se poser sur le pivot en dépit des récriminations des chirurgiens dentistes qui n’apprécient guère le travail de ces chers orthodontistes. Il convient en la matière de chercher les racines du mal afin d’arracher au plus vite les dents cariées. C’est ce que nous devrions faire dans ce gouvernement dont l’émail dentaire cache des dents de requins peu amènes à régler la crise actuelle. Une petite anesthésie vient d’être injectée par un Édouard au sommet de son art de la compromission illusoire : le provisoire est lâché pour satisfaire ces interlocuteurs qui n’attendaient que ça pour se déchausser, la première concession venue.

    Je m’égare sans doute. Ce pivot provisoire n’est peut être qu’un joueur de basket suppléant qui désire s’installer dans la raquette quelques secondes de plus afin de mettre la main au panier et reprendre le collier fort de ce temps qui vient d’être accepté par l’arbitre en chef. Les points marqués durant un arrêt du jeu, y compris par un remplaçant, seront retirés de la table de marque, ils ne sont qu’illusions ou miettes pour amuser la galerie. Le provisoire se pare des habits du définitif mais hélas compte toujours pour du beurre.

    Le pivot qui se fait provisoire joue-t-il encore son rôle de constituer l’axe du mal ? La question mérite analyse plus fine. S’il est destiné à atténuer les zones de frottement, il n’en demeure pas moins qu’il est le bienvenu pour mettre de l’huile dans les rouages afin de remettre la maudite mécanique en branle. Que quelques désaxés se laissent prendre par ce tour de passe passe ne change en rien à les engrenages de cette illusion. Le dernier métro sonne l’heure de la fin de la récréation.

    Le provisoire contrairement à ce que l’expression populaire laisse supposer n’est jamais destiné à durer quand il provient des hautes sphères. C’est une simple pirouette, une argutie de plus, une acrobatie réalisée autour d’un pivot qui ne sera amovible que le temps de calmer les ardeurs. Puis, la fin du mouvement, le retour à l’équilibre permettra tranquillement de le remettre sans que rien n’y paraisse. Comme chacun l’a appris à ses dépens, les promesses n’engagent que ceux qui ont la faiblesse de leur accorder du crédit. Le débit vient plus tard, à l’improviste et en catimini.

    Provisoirement donc, nous devons admettre la disparition du pivot. Quand reviendra-t-il ? Sous quelle forme ? Le pivot masqué en somme sera notre prochaine attente. Faire en sorte que cette annonce ne soit effectivement que provisoire, c’est installer un écran de fumée pour dissimuler à nos yeux, le moment où il reviendra au premier plan sous une forme ou une autre. Pour une fois, il n’y a nulle hypocrisie de la part d’un gouvernement qui annonce clairement un renoncement provisoire.

    À moins que tout cela ne soit qu’un changement de lettre pour, une fois encore, nous leurrer. La stratégie stupéfiante d’un pouvoir qui passe du pivot au pavot, endort les colères avec une bonne dose d’anesthésie. Chacun sait que le pavot est un formidable somnifère, provoque un engourdissement provisoire de la vigilance et calme les colères. L’opium pour le peuple jaune à injecter à grande dose par des médias compatissants. Nul ne vient souligner la valeur de ce PROVISOIRE qui ne peut en aucune manière être pris pour argent comptant.

    Je laisse provisoirement ce billet en suspens. Il aura forcément une suite quand les syndicats réformistes auront signé la paix des braves. Leur retrait était conditionné à cette promesse, qu’importe si elle s’accompagne d’un adjectif qui en souligne la dimension éphémère. Les traîtres n’attendaient que ça et peuvent ainsi définitivement avaler une couleuvre de plus.

    La protection sociale sera bientôt lettre morte dans cette nation qui a fait de l’héritage du Conseil National de la Résistance, une belle parenthèse, un âge doré provisoire par essence. Le temps est revenu où la loi du plus fort s’impose à tout. L’injustice et l’iniquité sont en marche pour bien plus longtemps encore. Méfiez-vous, vous obérez l’avenir de vos petits-enfants qui en prendront pour bien plus de soixante-quatre ans, croyez-moi.

    Définitivement leur.

     

    Je m’interroge…

     

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  •  

    Concernant la politique française (la réforme des retraites et tout le reste) ou la politique étrangère (l’opération Barkhane) Macron ment… Si les 4500 soldats français étaient rapatriés puisque les peuples du Sahel ne veulent plus d’eux, les sommes vertigineuses dépensées pour alimenter cette troupe indésirable permettraient de payer (sans difficultés) pour toujours les retraites !!!

    Concernant la politique française (la réforme des retraites et tout le reste) ou la politique étrangère (l’opération Barkhane) Macron ment…

    Emmanuel Macron annonce l'envoi de 220 militaires français supplémentaires au Sahel

     Au total, 220 militaires français vont venir grossir les rangs au Sahel où se trouvent déjà 4.500 hommes.

    Les troupes françaises se renforcent au Sahel. Le président français Emmanuel Macron a annoncé lundi l'envoi de 220 soldats supplémentaires pour renforcer la force militaire française Barkhane. Lancée en 2014, l'opération militaire vise à combattre les jihadistes dans la région.

    Le Royaume-Uni, l'Estonie et le Danemark participent à l'opération Barkhane aux côtés de la France. 

    "J'ai décidé d'engager des capacités de combats supplémentaires, 220 militaires viendront renforcer les troupes de Barkhane" (qui compte déjà 4.500 hommes), a déclaré le président français à l'issue d'un sommet avec les présidents des pays du G5 Sahel à Pau (Pyrénées-Atlantiques).

    Cela Macron ne risque pas de nous le dire :

    Mali : les masses attaquent l’impérialisme français

    Concernant la politique française (la réforme des retraites et tout le reste) ou la politique étrangère (l’opération Barkhane) Macron ment…

    Au Mali, l’armée française se rend complice de massacres dans le Nord et le Centre du pays, qui tuent chaque semaine de nombreuses personnes innocentes. Koulongo, Guiré, Ogossagou… ces massacres arrivent avec la responsabilité directe de l’armée française, stationnée partout dans le contexte de l’opération impérialiste Barkhane.

    L’Etat français exploite et pille l’Afrique, il est un des plus grands ennemis des peuples africains. Au Mali, les impérialistes agitent leur pantin Ibrahim Boubacar Keïta, le président, et son armée réactionnaire. Sous la “pacification” française, les bandes armées mercenaires et les massacres se sont décuplés, avec la complicité de l’armée d’occupation. Depuis 2013, en 7 ans, la France n’a fait que renforcer son emprise sur le pays et grappiller du terrain dans l’exploitation de l’Afrique.

    Les maliens se soulèvent et disent qu’ils en ont assez : à Bamako, on brûle des drapeaux français contre l’impérialisme et on compare Macron à Hitler. Les maliens se soulèvent contre leurs oppresseurs : les impérialistes français et les bourgeois maliens qui leur lèchent les bottes. Le journal Le Monde rapporte cette parole d’un malien opposé à l’intervention française : « Ce n’est pas contre le peuple français que nous sommes en colère, mais contre la politique de son Etat ». Ce qu’il faut, c’est l’union des peuples et du prolétariat international contre leur ennemi commun... l’impérialisme français et son Etat criminel et colonial, pour mettre fin à toutes les opérations militaires, et écraser l’impérialisme dans le monde entier. 

     

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  • En première ligne

    Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    Le président français reçoit lundi à Pau ses homologues du Sahel. But : prendre le leadership d’une coalition européo-sahélienne de lutte contre le terrorisme.

     

    En première ligne  Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    Des militaires français de l’opération Barkhane

    © Sipa Press

    Déplorant le manque de clarté du cadre d’intervention et d’accompagnement politique de la guerre au Sahel, Emmanuel Macron réunit, le 13 janvier au Château de Pau, les chefs d’État du Mali, Burkina Faso, Niger, Mauritanie et Tchad pour un sommet à l’issue duquel la France renforcera son leadership dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans cette région.

    En première ligne  Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    Prisonnier d’un lobby militaire qui ne lui offre pas vraiment d’autre choix, Emmanuel Macron s’apprête à prendre la tête d’une grande coalition européo-sahelienne de lutte contre le terrorisme au Sahel. Ce nouveau schéma devrait être validé par les présidents ouest-africains avec la bénédiction de l’Onu, de l’Union européenne et de l’Union africaine, dont les chefs sont aussi attendus au Sommet de Pau. Il y a un mois, le chef de l’Etat menaçait pourtant de retirer ses troupes au Sahel en réponse à la montée du sentiment anti-francais, reprochant à certains alliés de ne pas assumer politiquement cette présence.

    En première ligne  Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    « Le Sahel est un laboratoire grandeur nature pour nos armées, explique un ancien disciple de Jacques Foccart, l’ex Monsieur Afrique de Charles de Gaulle. Depuis des années, elles n’avaient pas eu de champ d’action aussi large. Profitant de la faiblesse de l’Etat malien pendant la transition en 2012, François Hollande et Jean-Yves Le Drian ont brandi le spectre d’une prise de Bamako par les groupes armés du Nord pour combler le vide sécuritaire  ».

    En première ligne  Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    Réticent à poursuivre l’aventure pendant la campagne électorale, le chef de l’Etat s’est laissé convaincre par l’armée, ce qui prouve l’influence des généraux sur tous les présidents de la Ve République. «  Le traumatisme de la démission avec fracas - du jamais vu depuis la fin de la guerre d’Algérie - du général Pierre de Villers est encore présent, ajoute l’ancien disciple. Le chef de l’Etat ne peut prendre l’armée à rebrousse poil, même s’il est désabusé par le délitement de la situation sécuritaire, particulièrement au Burkina et au Mali où les dirigeants sont accusés de laxisme ».

    En première ligne  Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    Un engagement coûteux. Depuis longtemps, les Opérations extérieures (Opex) sont devenues la vitrine - mais fort onéreuse - des engagements de l’armée française. Elles sont même un élément clé des recruteurs pour convaincre les nouveaux engagés. Soldats comme mécanos, cuistots ou transmetteurs veulent y participer pour toucher les juteuses primes. «  Ça fait bouillir la marmite, explique un historien des armées. On finit même par oublier la raison pour laquelle nous sommes sur le terrain.  ».

    Le chef d’État-major des armées, le général Lecointre, justifie aussi cet engagement pour le rodage des équipements et l’entraînement de la troupe. Mais les résultats sont décevants. Le dispositif Barkhane (4 500 hommes) a pris le relais à l’été 2014 de l’opération Serval, qui avait repoussé les djihadistes au nord Mali. Objectif : stabiliser le Sahel.

    Six ans plus tard, le front terroriste s’est répandu au Centre du Mali, au Burkina et au Niger. Il menace le nord de la Côte d’Ivoire et du Bénin, même si le ministère des Armées se targue régulièrement d’éliminer des djihadistes. Ces annonces martiales rappellent le temps des dominations coloniales où l’on donnait le bilan des HLL (hors la loi, ex-soldats de l’ALN, l’armée de libération nationale) tués en Algérie.

    Sur le terrain, la coopération avec les alliés burkinabé et malien n’a pas atteint les effets escomptés. Du Quai d’Orsay, à l’hôtel de Brienne, siège du ministère des Armées, en passant par l’Elysée, on dénonce la faillite de partenaires incapables d’enrayer la menace terroriste. «  Jusqu’à présent, on misait sur nos partenaires sahéliens pour diluer les microsituations insurrectionnelles, indique un diplomate français. Mais, ils s’en montrent incapables et cohabitent même avec ces insurrections  »

    En première ligne  Emmanuel Macron, commandant en chef de la guerre au Sahel

    Pour sortir du bourbier, Emmanuel Macron fait le choix de davantage de leadership en mettant aussi ses alliés devant leurs responsabilités. Il s’appuie sur son plus fidèle partenaire, le président nigérien Mahamadou Issoufou, qui appelle depuis des mois à la mise sur pied d’une grande coalition internationale pour combattre le terrorisme au Sahel. Paris n’est pas à l’aise avec le terme, qui rappelle les coalitions sous leadership américain en Afghanistan et en Irak, et a proposé de la nommer «  coalition Barkhane  ».

    Un nom difficile à porter pour nos partenaires. Au sommet de Pau, les chefs d’Etat devraient choisir finalement entre «  coalition Sahel de lutte contre le terrorisme  » ou «  coalition pour la lutte contre le terrorisme dans le Sahel  ».

    Ces derniers jours, l’Elysée leur a proposé la mise en place d’un commandement unifié des opérations et d’un état-major conjoint du dispositif Barkhane et du G5 Sahel, qui pourrait être basé à N’Djamena, quartier général de la force Barkhane. C’est aussi de là que devrait être piloté le nouveau dispositif Takouba, composé des forces spéciales européennes et destiné à la formation et l’appui logistique des unités d’élite sahéliennes.

    «  C’est un habillage pour prendre le commandement des opérations au Sahel, ce qui atteste de l’échec de la force du G5 Sahel, confie un expert des questions militaires. In fine, la France se comporte comme les Américains, même si elle ne veut pas l’avouer  ».

    «  France dégage  ». Les alliés sahéliens vont-ils accepter ce nouveau schéma ? Les dirigeants du Niger et du Tchad l’appellent de leurs vœux. Ceux du Mali et du Burkina, toujours prompts à agiter la fibre nationaliste, pourraient être un peu plus réticents. Emmanuel Macron demandera aussi à ses partenaires une plus grande implication dans les combats. La priorité sera donnée à la lutte contre l’Etat islamique au Grand Sahara (EIGS) et Ansarul islam dans la région des trois frontières (Mali, Burkina, Niger). L’armée tchadienne devrait mobiliser davantage de soldats dans cette région. La Mauritanie restera concentrée sur le fuseau ouest, à la frontière mauritano-malienne.

    «  Enclenchée au sommet du G8 à Biarritz, toute cette séquence a été montée à la va-vite en novembre pour répondre à l’émoi des 13 soldats français de l’opération Barkhane décédés dans une collision d’hélicoptère au Mali, confie le diplomate. Elle apparaît comme un aveu de faiblesse du chef de l’Etat par rapport à un establishment militaire réclamant toujours plus de moyens. »

    Au sein de l’armée, les tiraillements sont fréquents entre le général Lecointre, adepte du recours aux troupes conventionnelles, et le général Saint-Quentin, en charge des opérations et fervent partisan de l’emploi des forces spéciales, plus adaptées au combat antiterroriste. Sans véritable stratégie, l’Elysée arbitre plus en tenant de ménager les différents intérêts corporatistes de l’armée.

    A Pau, Emmanuel Macron endossera son costume de grand chef de la coalition militaire sahélienne. Mais il aura du mal d’échapper aux critiques sur les visées impérialistes de son pays alors que les Maliens ont encore brandi, vendredi, lors d’un défilé à Bamako, des pancartes avec la mention «  France dégage  ».

    SOURCE : https://www.lopinion.fr/edition/international/emmanuel-macron-commandant-en-chef-guerre-sahel-208201 

     

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    Zemmour veut que la police  «tire à balles réelles» sur les manifestants

     

    Zemmour veut que la police

    «tire à balles réelles» sur les manifestants

    Comme toutes les racailles de son acabit

    C’est surtout une recherche

    «  d’une guerre civile »

    Pour cette apologie de la violence

    Zemmour mériterait un autre procès…

    Sur CNews, lors de son émission quotidienne, Eric Zemmour, polémiste déjà condamné pour islamophobie,  à deux reprises et repasse en jugement le 22 janvier prochain dans 9 jours conseille à la police d’appliquer la loi du talion contre les attaques qu’elle subit en banlieue et qu’elle “tire à balles réelles contre les contrevenants.

    Prenant la défense de la police française, il l’a appelé à se défendre contre ceux qui ne la respectent pas et qui la provoquent.

    Zemmour et sa vision du maintien

     de l’ordre

    Ce mercredi 8 janvier, Zemmour face à Charles Consigny, ils sont revenus sur la notion, mise en exergue actuellement, du maintien de l’ordre et les accusations de « répression » dont elle fait les frais.

    Pour l’équilibriste de la pensée profane, il ne fait aucun doute que ce genre d’accusations n’a pas lieu d’être en France. Il prend comme exemple pour soutenir sa thèse les « admirables démocraties » que sont les États-Unis ou la Grande-Bretagne.

    Dans le monde, la police française est loin d’être la plus violente… Des voyous qui font la loi dans les enclaves soi-disant françaises.

    Le déclic de 2005

    Pour lui, depuis les émeutes de 2005 il y a eu un changement de climat en banlieue. … La peur a changé de camp. Je vous signale qu’à l’époque, on a tiré sur la police. Moi je pense que quand les gens tirent sur la police, il faut répondre.

    Zemmour continue sa diarrhée verbale et promeut la loi du talion :

    Quand il y a des gens qui tirent à balles réelles, il faut tirer à balles réelles.

    Zemmour affirme que les forces de l’ordre ont fait preuve « d’honneur » en ne tirant pas sur les émeutiers,

    Moi j’estime que ce n’est pas l’honneur de la police française d’être débordée par des caïds et des voyous qui font la loi dans les enclaves soi-disant françaises et qui sont devenues des enclaves étrangères.

     

     

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    Monsieur le Président : retirez votre infâme projet

     

     

    Monsieur le Président,

    Aujourd’hui, je ne peux, physiquement manifester à Paris (avec l’âge, je souffre actuellement d’arthrose au genou et ne peux donc défiler), j’y serai par la pensée.

    En effet, je ne peux que me souvenir des combats de mon père, des miens...
    Mon père ce poilu gazé, blessé lors de première Guerre mondiale, contribua, à sa manière, à la résistance lors de la seconde Guerre mondiale. La mise en œuvre du programme du CNR (Conseil national de la Résistance) fut un soulagement pour notre famille, pauvre, avec, en particulier, la possibilité de se soigner enfin dans de bonnes conditions.

    Tout jeune gamin, à peine 7 ans, j’ai commencé mon activité de militant en portant des paniers de ravitaillement aux maquisards cachés dans les bois de Sologne. Cette résistance, c’était un formidable espoir collectif, d’une formidable amélioration sociale. Puis en 1968, venant d’entrer dans le monde du travail, j’ai participé à ce formidable mouvement qui apporta de nouveaux avantages sociaux pour les travailleurs, puis j’ai conservé une activité militante.

    L’expérience démontre que ce sont bien souvent par les mouvements, sociaux, les grèves... que ces acquits ont été obtenus, rarement (jamais devrais-je dire) le patronat, la finance ne les ont accepté spontanément. Je ne veux pas que demain, mes enfants, petits-enfants, (mes futurs arrière-petits-enfants) héritent d’un avenir, pour leurs vieux jours, pire que le mien. Le progrès technique doit permettre de mieux vivre, plus longtemps, de pouvoir profiter d’une retraite de qualité (plus longue), pas d’enrichir des nantis qui confondent milliers et millions quand ils comptent en euros, quand beaucoup de retraités, aujourd’hui, eux, comptent en dizaine d’euros.

    Dans cette 5ème république (depuis un plus de 60 ans, pourtant fort contestable sur de nombreux aspects), jamais on n’avait eu autant de ministres mis en cause : une douzaine ont été obligés de démissionner pour une mise en examen (déjà prononcée ou probablement bientôt prononcée). La moitié des ministres ne savent même pas déclarer leurs impôts et ont été « redressés ». C’est à se demander si, sous votre gouvernance, pour devenir ministre il ne faut pas justifier de sa compétence à mettre en cause l’éthique républicaine, à être capable de « jouer » avec la légalité. Autre record : jusqu’à maintenant, aucun ministre de l’intérieur ne pouvait revendiquer, en 2 ans, 3 morts du fait des violences policières. Les Français étaient habitués à ce que les policiers soient en fonction pour les protéger.

    La grève, largement suivie depuis plus d’un mois, un record absolu (que vous pourrez revendiquer) depuis des décennies, très majoritairement soutenue par l’opinion française (environ 3 français sur 4 selon les sondages), ne dure, malgré le pourrissement que vous espériez avec la période des fêtes de fin d’année, que par votre mépris et votre décision de refuser de tenir compte de la volonté populaire attachée à ces acquits sociaux si durement acquits. Les difficultés rencontrées par nos concitoyens, ce ne sont pas les grévistes qui en sont responsables, mais votre pouvoir qui refuse de retirer ce projet ignoble. Des travailleurs de plus de 50 ans qui perdent leur emploi ont peu de chance de retrouver du travail, ils vont rester au chômage. Il vaut mieux payer un retraité qu’un chômeur. L’exemple, dans plusieurs pays qui ont transformé leur système de retraite selon le mode que vous tentez d’imposer, démontre la nocivité d’un tel système.

    Les médias évoquent des négociations (on sent la même démarche de votre part que pour l’action des « Gilets Jaunes »), mais on constate, au contraire, une volonté de votre part, de tenter de faire croire que vous écoutez les aspirations populaires mais cela ressemble plus à de l’autisme quant à la façon dont vous les entendez. D’ailleurs si vous aviez eu une réelle volonté de négociations, vous n’auriez pas laissé passer cette période des fêtes dans l’inactivité, vous auriez organisé de réelles réunions de travail, sans délais, et pas seulement pour palabrer sur une virgule ou un mot qui ne changent rien face à votre projet global.

    Au second tour de la présidentielle j’ai voté pour vous, ou du moins contre l’extrême droite, mais je me demande aujourd’hui si je n’ai pas eu tort.
    Il est plus que temps que vous mettiez enfin fin à cette grève en retirant votre infâme projet. Ne soyez pas responsable du risque de dérives avec cet enlisement de ce conflit que vous entretenez.

    Veuillez accepter, Monsieur le Président, mes plus respectueuses salutations.

    Henri POUILLOT 

     

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    Mai, le joli mois de mai maintenant

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    Mai, le joli mai en barque sur la colère des peuples. L’éternel esprit de mai a soufflé sur les frimas de décembre et fait éclore en janvier les fleurs de la révolte. Des fleurs de contre-feu.

    Les bouleversements climatiques détruisent nos forêts. Le vaste incendie, allumé par les pyromanes du libéralisme autoritaire, dévore les animaux et les humains d’une même langue avide. Il leur faut de l’argent, de l’argent, encore de l’argent pour nourrir leur insatiable dieu dévorateur : le saint profit financier. Politique de la terre brûlée sur laquelle plus rien ne repoussera. Derrière le sourire affable de l’homme du monde en veston cintré : la trogne hallucinée du fanatique prêt au pire pour faire plier le réel à ses délires sectaires. En guise de gouvernement, une bande de malfaiteurs et de scélérates associé.es pour tout vendre aux intérêts privés, jusqu’aux vioques et aux petits enfants. Pour tout dialogue, des monologues mensongers faits d’éléments de langage énoncés sans effort de conviction, le psittacisme maladif de godillots en marche vers l’abîme. Et des gaz asphyxiants, des coups de matraque, des tirs de LBD, des grenades qui mutilent : les cognes ont-ils jamais si bien porté leur nom ?

    Alors, comme il fait chaud, très chaud, les populations qui ne se laissent pas cramer sans révolte, font la grève et descendent dans les rues.

    Depuis plus d’un mois, c’est la grève malgré la dureté des conséquences sur les salaires et la conscience professionnelle qui tiraille et blesse. La grève quel qu’en soit le coût, et pas seulement pour les retraites mais pour la survie générale. Nos vies ne sont pas des produits financiers sur lesquels ces messieurs-dames peuvent tranquillement spéculer. Le monde se passera fort bien de la finance qui l’étouffe et de celles ou ceux qui la représentent, mais jamais des femmes et des hommes qui créent, produisent, enseignent, inventent, aident, soignent.

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    Les populations diverses manifestent ensemble, malgré les intimidations musclées de la police qui encage les cortèges par de multiples rangées de robots caparaçonnés, casqués, prêts à dégainer le tonfa et la lacrymo puisque le pouvoir les a achetés pour ça. Sur les pavés, ambiance de colère mais de fête : dynamisme collectif, solidarité dans la lutte. Aux fenêtres des immeubles, on applaudit, on épingle des messages de soutien. Sur les échafaudages, les travailleurs s’arrêtent le temps que passe le long ruban bruyant, c’est-à-dire pendant des heures. D’en bas on appelle chacun et chacune à rejoindre les manifestants.

    « Comme ça, tu reviendras plus », a lancé un flic à une femme après l’avoir tabassée. Elle reviendra, ou bien ça sera sa sœur, sa fille, sa cousine, sa collègue, sa copine. On revient, pour elle, pour nous. Parce qu’on sait que la peur a changé de camp, qu’elle tord aujourd’hui les boyaux du préfet comme du président. Parce qu’on entend les pales des hélicos tourner au-dessus de l’Élysée et des ministères.

    Parce que le monde il est à qui ? À nous, à nous, à nous.

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/juliette-keating/blog/110120/mai-maintenant?utm_source=20200111&utm_medium=email&utm_campaign=QUOTIDIENNE&utm_content=&utm_term=&xtor=EREC-83-[QUOTIDIENNE]-20200111&M_BT=25840487733 

    Et puis il y a des fleurs jaunes…

     les fleurs éternelles des traîtres…

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

     

    Mai, le joli mois de mai maintenant... Et puis il y a des fleurs jaunes… les fleurs éternelles des traîtres...

     

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    Restons fidèles aux grandes idées humanistes

    du Conseil National de la Résistance !

    L'implosion du système ?

     

    La grande bataille sociale déclenchée par la volonté de la bourgeoisie d'imposer un nouveau régime de retraites universel par points, apparemment plus juste puisqu'il met tout le monde sur le même plan mais en réalité inique et scandaleux car il va faire baisser les pensions ou obliger les salariés à opter pour un régime à capitalisation, ne sera gagnée que si le front syndical reste uni...

    ... Or l'une des grandes centrales syndicales, la CFDT, risque d'avaliser le projet de réforme si le gouvernement décide de retirer l'âge pivot de 64 ans qui marque la frontière entre le bonus et le malus qui serait attribuée pour le calcul de la retraite.

    Laurent Berger est donc comme le Grouchy de Napoléon à Waterloo, il porte la lourde responsabilité de l'issue du conflit... 

    Mais il faut bien se douter que le pouvoir exécutif peut faire des promesses, retirer les 64 ans, et détourner le texte de la loi pour les réintroduire par un artifice de procédure dans quelques années. Et puis, de toutes façons, il n'a que faire de la désespérance des opposants ; elle l'arrange même puisqu'elle "bétonne le sentiment d'impuissance" des syndicats...

    Un sentiment d'impuissance qui devrait induire le recours à la violence, à l'instar des Gilets jaunes lors de leurs premières manifestations !

    "Il y a des siècles que la vague de nos révoltes se brise sur les rochers de l'oppression, écrit Raoul Vaneigem, qu'elle s'effiloche en jets d'écume rageurs pour refluer et retomber dans l'apathie quotidienne où sa violence aveugle s'égare dans les remous aberrants d'une guerre de tous contre tous.

    L'effet désastreux de ce ressac d'insurrections, souvent plus fantasmatiques qu'inspirées par une projet révolutionnaire innovant, c'est que le désespoir est devenu un redoutable instrument d'oppression entre les mains du pouvoir économique, social et politique dont les progrès techniques servent avant tout à falsifier, à engorger, à étouffer les pulsions de vie sans lesquelles il n'est pas de progrès humain - le seul qui vaille, à vrai dire."

    Restons fidèles aux grandes idées humanistes du Conseil National de la Résistance !

    Halte au diktat de la technocratie macronienne ! 

    Halte à l’Etoile du Berger la honte d’un syndicalisme qui veut nous faire avaler une retraite scandaleuse par capitalisation.

    L’Etoile du Berger va trahir le mouvement, comme l’avait fait Nicole Notat en 1995 et François Chérèque, en 2003… Oui l’Etoile du Berger va trahir et nous n’allons pas tarder à avoir la confirmation… peut-être dès ce soir. 

    L'implosion du système ?

    Mets toi à genoux Berger nous on restera debout jusqu’au bout !!!