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    Benjamin Stora : « Le président Bouteflika n’est plus maître du jeu »

    Benjamin Stora : « Le président Bouteflika n’est plus maître du jeu »

    L'historien français Benjamin Stora. D. R.

     

    Très sollicité par les médias français pour sa connaissance profonde de la question algérienne, Benjamin Stora est revenu sur les riches événements politiques que vit l’Algérie depuis le 22 février dernier.

    Interrogé par les journalistes de France Info sur la «menace de dislocation» qui pourrait peser sur l’Algérie, l’historien français natif de Constantine a affirmé que l’Algérie «est un immense pays, un pays continent grand comme cinq fois la France, une mosaïque de pays additionnés, comme disait déjà Pierre Bourdieu en 1960». «Mais, a-t-il dit, ce qui me frappe dans les manifestations et les fêtes qu’on voit, c’est que tout converge pour faire sens sur la nation».

    Pour l’auteur du Dictionnaire biographique des militants nationalistes algériens, «ce n’est pas du tout vers une dislocation régionaliste, vers l’affirmation d’une autonomie particulière», que se dirigent les manifestations en Algérie. «C’est ça qui est étonnant dans le mouvement qui existe, c’est-à-dire qu’on a une réappropriation d’une sorte de roman national confisqué, l’indépendance confisquée, pour reprendre le titre du livre célèbre de Ferhat Abbas qui était le premier président du GPRA en 1958», a souligné Benjamin Stora.

    A la question «le peuple dans son ensemble peut-il faire bouger le pouvoir vu qu’il n’y a pas de leader qui se détache ?», l’historien a répondu que «le pouvoir a déjà bougé» et que le président Bouteflika «n’est plus maître du jeu». «Le centre de gravité du pouvoir s’est complètement détaché», a-t-il soutenu, estimant, par contre, que l’armée «n’est pas dépossédée». «On observe à la loupe la moindre déclaration de Gaïd-Salah», a précisé Benjamin Stora qui s’est référé aux dernières sorties du chef d’état-major de l’ANP qui, a-t-il affirmé, «essaye de faire corps avec le peuple en mouvement». «Cela veut dire qu’il n’y a pas pour l’instant d’homme fort qui peut émerger, parce que dans le processus de type révolutionnaire, le premier qui sort la tête se fait dégager», a fait remarquer l’historien qui pense que «beaucoup d’hommes politiques hésitent, attendent leur heure», pour cette raison justement.

    Pour Benjamin Stora, enfin, «il existe beaucoup d’hommes y compris qui sont à l’intérieur du système et qui sont prêts à moderniser et à passer à une autre forme d’organisation de la société».

    K. B. 

    SOURCE : https://www.algeriepatriotique.com/2019/03/21/benjamin-stora-le-president-bouteflika-nest-plus-maitre-du-jeu/ 

     

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    Soutien à Bouteflika : la France s’explique

    une nouvelle fois

    Jean-Yves Le Drian, ministre Français des Affaires étrangères

     

    Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a une nouvelle fois évoqué la situation en cours en Algérie, et ce, devant la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française ce mercredi 20 mars 2019.

    « Sur la situation en Algérie, je voudrais dire les choses de manière très claire, parce qu’au cours des derniers jours, notre position a donné lieu à des détournements, des incompréhensions, des raccourcis. C’est sans doute attendu compte tenu des relations profondes et complexes que nous avons avec ce pays, mais l’importance de notre relation avec ce pays, d’une part, et de nos liens de toute nature avec ce pays, d’autre part, exige de clarifier les choses et donc je les clarifie si besoin en était », a-t-il déclaré.

    « D’abord, l’Algérie est un pays souverain et je vous rappelle que nous avons marqué hier le 57eme anniversaire des accords d’Evian. C’est un pays souverain, donc la France n’a pas à s’immiscer dans les affaires intérieures de l’Algérie, elle n’a pas à le faire et elle ne cherche pas à le faire. C’est au peuple algérien et à lui seul qu’il revient de décider souverainement de son avenir et il a montré cette posture au cours des dernières semaines, il a montré qu’il était déterminé à faire entendre sa voix », a-t-il ajouté.

    « On assiste depuis plusieurs semaines à un mouvement de fond que nous suivons avec beaucoup d’attention avec aussi un peu d’admiration, parce que le déroulement de ces manifestations se fait avec un civisme, une dignité qui ne peuvent être que salués. Cette liberté et cette dignité doivent être respectées, mais la solution appartient aux Algériens, il ne revient pas à la France de se prononcer sur les choix qui devront être faits. C’est aux seuls Algériens d’en décider par le dialogue démocratique », a expliqué le ministre français des Affaires étrangères.

    « Le souhait de la France c’est qu’une forme de transition puisse s’engager rapidement pour répondre aux aspirations profondes qui continuent de s’exprimer. Et pour accompagner cette dynamique, nous parlons aux autorités algériennes mais nous écoutons aussi la société civile dans son expression forte. L’Algérie doit maintenant tracer son avenir, il prendra la forme qu’auront choisi les Algériens. Pour notre part, nous resterons aux côtés de l’Algérie et des Algériens dans le respect, l’amitié et la fidélité », a-t-il conclut.

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/la-une/soutien-bouteflika-france-explications-le-drian/ 

     

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    C’est peut-être le début de la fin ?

    En Algérie, Bouteflika lâché

     par son entourage

     

    Abdelaziz Bouteflika, le 11 mars. Photo Canal Algerie. AFP

     

    Gradés de l'armée, FLN, partis alliés : tous prennent leur distance vis-à-vis du Président. Malgré le renfort de figures historiques algériennes, les mobilisations ne s'essoufflent pas et le chef d'Etat se retrouve isolé.

    Le navire Bouteflika prend l’eau de toutes parts. Les lâchages se multiplient, incluant les soutiens traditionnels les plus solides de la présidence algérienne. Dernier en date mercredi, le Front de libération nationale (FLN), le parti d’Abdelaziz Bouteflika, a affirmé soutenir le mouvement actuel de contestation et le «changement» qu’il réclame. Tout en prônant le «dialogue» initié par le chef de l’Etat pour sortir l’Algérie de la crise, Mouad Bouchareb, le patron du FLN, a souligné par ailleurs que le gouvernement «n’était pas entre les mains du parti», tentant de dissocier le régime de sa formation, ancien parti unique et au pouvoir depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962.

    Le mouvement s’est accéléré ces derniers jours, surtout depuis le signal donné par le chef de l’armée lundi. Après avoir exprimé sa «confiance absolue en la sagesse du peuple», le général Ahmed Gaïd Salah a salué les «nobles objectifs» des manifestants. «A la lumière de cette conscience de la grandeur et de l’éminence de la patrie, de sa sécurité et de sa stabilité, je tiens à réitérer aujourd’hui mon engagement devant Allah, devant le peuple et devant l’histoire, pour que l’Armée nationale populaire demeure, conformément à ses missions, le rempart du peuple et de la nation dans toutes les conditions et les circonstances», a déclaré le général, qui est également vice-ministre de la Défense. Des propos qui ont clairement été reçus comme une prise de distance vis-à-vis de la présidence Bouteflika.

    Outre le FLN, des défections sont enregistrées parmi les autres partis politiques, dits de «l’allégeance», qui ont soutenu la candidature du président handicapé à un cinquième mandat.

    Un message présidentiel bientôt diffusé

    Le Rassemblement national démocratique (RND), influente formation de la coalition gouvernementale et jusqu’ici soutien fidèle de Bouteflika, a dénoncé mercredi la décision du président de rester au pouvoir. Son chef, Seddik Chihab a qualifié la dernière candidature d'«énorme erreur». Le RND rejoint ainsi le camp des politiques, syndicalistes et hommes d’affaires qui ont décidé ces derniers jours de ne plus soutenir le chef de l’Etat.

    Face à ces abandons, le pouvoir a tenté d’en appeler à ses soutiens internationaux. Le récemment nommé vice-Premier ministre Ramtane Lamamra s’est rendu à Rome, puis à Moscou et Berlin. Il a réaffirmé que le président Bouteflika ne cédera le pouvoir qu’après l’élection d’un nouveau président suite à la conférence nationale de consensus et l’élaboration d’une nouvelle constitution. Parmi les dernières cartouches également tirées par le régime, l’appel à certaines figures historiques algériennes respectées internationalement. Lakhdar Brahimi, 85 ans, ancien ministre des Affaires étrangères et ancien haut représentant de l’ONU, est venu à Alger mettre en garde ses concitoyens contre un dérapage à l’irakienne. Tout en niant vouloir ainsi «faire peur» aux contestataires, «il faut avoir conscience des dangers qui existent : parler de l’Irak ou de la Syrie, ce n’est pas essayer de dire à la population ne bougez plus. […] On leur dit : avancez les yeux ouverts», a-t-il ajouté.

    Malgré l’opacité qui entoure le cercle du pouvoir en Algérie, les signaux de détresse sont détectés par les Algériens. Selon le site d’information Algériepart, s’appuyant sur des «sources sûres» au palais présidentiel, «un message présidentiel devra être diffusé jeudi 21 mars, à savoir à la veille du vendredi 22 mars qui promet d’être une autre journée de grande mobilisation populaire». Dans cette lettre, Abdelaziz Bouteflika pourrait annoncer «son départ au lendemain du 28 avril prochain, date à laquelle son mandat présidentiel arrive à terme», avance Algériepart.

    Hala Kodmani  

    SOURCE : https://www.liberation.fr/planete/2019/03/20/en-algerie-bouteflika-lache-par-son-entourage_1716356?fbclid=IwAR1e7r4smMhpQbTVKHibl2amUEwn4NC6DMsGaNoUCAHFRshW3t9e6AgWT2A 

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    Carhaix (Bretagne) : inauguration

     de la statue  du général de Bollardière

     

    Carhaix (Bretagne) : inauguration de la statue  du général de Bollardière

    Armelle Bothorel, fille du général de Bollardière, devant la statue représentant son père. / © Muriel le Morvan

     

    Jacque Pâris de Bollardière est une icône de la non-violence en France. Un des premiers compagnons du général de Gaulle à Londres, il se distinguera notamment par son opposition à l'utilisation de la torture en Algérie par la suite. La ville de Carhaix vient d'inaugurer une statue en son honneur.

    Une nouvelle statue vient compléter le Panthéon des plus populaires des Bretons. Elle a été réalisée par le sculpteur Emmanuel Sellier. La municipalité de Carhaix-Plouger a lancé cette initiative en 2014 pour développer un circuit "lié à l'art et au patrimoine de la commune." afin de redynamiser son centre-ville.

     

    Un militaire pas comme les autres

    Honneur est donc rendu au général Jacques Pâris de Bollardière. Breton de naissance, en 1907 à Châteaubriant, sa région lui rend hommage à Carhaix.
    Fils de militaire, il reprend le flambeau familial et sort de Saint-Cyr au début des années 1930 et commence sa carrière dans les armées coloniales.
    Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il participe à la Campagne de France. Après l'armistice il rejoint très vite le général de Gaulle. Embarqué à l'été 1940 sur un chalutier à Paimpol, il rallie Londres, ce qui lui vaut une condamnation à mort par le régime de Vichy.
    Durant le conflit, il se distingue dans les rangs des Forces Françaises Libres et ressort en étant l'un des militaire français les plus décorés.

    Ensuite il participe aux guerres coloniales d'Indochine et d'Algérie. C'est durant ces deux conflits que sa part humaniste prend le dessus. Il se prend de sympathie pour le peuple vietnamien notamment. 
     

    Icône de la non-violence

    En Algérie, Jacques de Bollardière est le seul officier supérieur alors en fonction à avoir condamné ouvertement l'usage de la torture pour soutirer des renseignements. Il a écrit : "je pense avec un respect infini à ceux de mes frères, arabes ou français, qui sont morts comme le Christ, aux mains de leurs semblables, flagellés, torturés, défigurés par le mépris des hommes."
    Le putsch des généraux en 1961 le fait quitter définitivement l'armée.
    Dans la vie civile, il devient une figure de la non-violence en France. Il a notamment participé au mouvement de défense du Larzac à la fin des années 1970.
    Ce qui lui vaut le respect de l'Association des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture (ACAT). Créée en 1974 après la guerre du Vietnam, elle milite aussi pour l'abolition de la peine de mort. Présent pour l'inauguration de la statue, Gérard Chevalier est membre du comité directeur de l'ONG. Il l'avoue : "nous n'avons pas l'habitude de rendre hommage à un militaire, mais quel homme exceptionnel !"

    La statue du général de Bollardière rejoint donc celles des Sœurs Goadec, Bernard Hinault, Jean Robic, Louison Bobet, Lucien Petit-Breton et Anatole Le Braz. Toutes des personnalités bretonnes de renom.

    Armelle Bothorel la fille du général de Bollardière se confie sur le parcours de son père, et l'émotion de voir érigée une statue en son honneur à Carhaix.

     

     

    Gérard Chevalier, président de l'ACAT, rend hommage au général de Bollardière

     

    SOURCE : https://france3-regions.francetvinfo.fr/bretagne/finistere/carhaix-inauguration-statue-du-general-bollardiere-1641466.html 


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    Lettre ouverte au président Macron

    par  Hamid Zanaz / Ecrivain Algérien

    Lettre ouverte au président Macron  par  Hamid Zanaz / Ecrivain Algérien

     

    Monsieur le jeune Président Français, pourquoi voulez-vous que l’Algérie soit gouvernée par un vieux président ?

    Le peuple français, composé d’une population de plus en plus vieille, a choisi en votre personne un président jeune et en bonne santé, pour trouver des solutions à ses vrais problèmes. Il ne vous a pas élu pour soutenir un président vieux et malade en conflit avec son jeune peuple qui ne veut plus vivre sous sa dictature déguisée en démocratie.

    Comment le président d’un pays démocratique comme la France, n’ose ni voir, ni respecter, des millions d’Algériens qui manifestent depuis quatre semaines contre un régime archaïque, d’un autre temps, qui les maltraite depuis deux décennies ?

    Dans le but de tromper le peuple Algérien et de garantir la prolongation de son quatrième mandat sans passer par les urnes, votre ami Bouteflika reporte l’élection présidentielle en foulant aux pieds la constitution algérienne et en rêvant d’organiser, lui, l’agonisant, une « conférence nationale » censée réformer le pays et préparer l’avenir d’une jeunesse qui ne veut plus entendre parler de lui.  

    Vous avez salué quelques heures plus tard cette violation de la constitution algérienne et la morale politique ! Pire encore, vous avez appelé indécemment à une transition d’une durée raisonnable !

    Est-il raisonnable et digne, monsieur le président de la République, de considérer « raisonnable » ce que les Algériens, dans leur grande majorité, voient comme une agression contre leur République, leur constitution et leur dignité ?

    Ce qui est « raisonnable » pour vous, Monsieur le Président, n’est pas raisonnable pour cette jeunesse cultivée, fière, pacifique et drôle. Cette même jeunesse déterminée à construire un État de droit en Algérie. 

    Monsieur le Président de la République Française, vous avez choisi votre camp, vous êtes désormais contre le droit du peuple algérien de choisir son indépendance et sa liberté. Les millions d’algériennes et d’algériens qui ont manifesté contre votre ami Boutef, le 15 mars, dans la joie et la bonne humeur, n’ont de leçons à recevoir de personne. Leur révolution est en marche et aucune puissance ne pourra l’arrêter. 

    Monsieur le Président, vous feriez bien de vous occuper de vos oignons jaunes au lieu d’essayer de maintenir au pouvoir un système qui a appauvri un pays riche.

    Monsieur le Président, vous devriez satisfaire les revendications des électeurs Français dans un « délai raisonnable » !

    Salutations 

    Hamid Zanaz / Ecrivain Algérien

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/monsieur-macron-la-revolution-du-213569 

     

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    Aujourd’hui 2 événements

    Article du quotidien algérien tsa

    Concernant les propos d'emmanuel macron

    Et la sortie du film «  résistantes »

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos de Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Emmanuel Macron explique

     sa prudence sur la crise en Algérie

    Par: Yacine Babouche 19 Mars 2019

    Le président français Emmanuel Macron a fait part, lundi soir, de la difficulté d’évoquer la crise politique que vit l’Algérie depuis un mois, affirmant que tout commentaire sur  la situation « est perçu comme une immixtion ».

    Macron répondait à l’intervention de l’historien Benjamin Stora dans le cadre du « Grand débat des idées » organisé par France Culture, qui estimait que la France « ne peut pas être absente du mouvement » que vit l’Algérie, considérant que ce mouvement « est en train d’avoir des répercussions pas simplement dans l’espace méditerranéen mais à l’échelle du monde arabe aujourd’hui ».

    « Je partage ce qu’a dit Benjamin Stora avec les contraintes qui sont les miennes. Je suis intellectuellement d’accord et politiquement placé dans une situation qui est différente », a indiqué le président français. « Quelque commentaire que ce soit est perçu comme une immixtion. C’est la grande difficulté », a affirmé Emmanuel Macron.

    « Je pense que si j’en venais, en tout cas de là où je suis, d’où je parle, à choisir mes interlocuteurs dans l’opposition ou dans la rue, d’abord je commettrai une erreur fondamentale vis-à-vis d’eux, c’est-à-dire que je les condamnerai au discrédit immédiat », a estimé le président Macron. « Et je pense qu’on ouvrirait un débat qu’on connait par cœur dans la relation franco-algérienne qui est le débat de l’immixtion dans la politique etc. », a-t-il ajouté.

    « Donc je me suis tenu très à distance à ce sujet. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas des échanges en particulier avec ceux qui dirigent l’Algérie pour essayer de comprendre, d’accompagner et de faire passer des messages d’une transition, mais je ne peux pas aller beaucoup plus loin sur ce sujet », a déclaré Macron.

    « Il faut accepter sur ce sujet, compte tenu de notre histoire commune, d’avoir une forme d’art du contournement, en tout cas de politique indirecte, extrêmement respectueuse de la souveraineté et du contexte », a conclu le président français.

    SOURCE : https://www.tsa-algerie.com/video-emmanuel-macron-explique-sa-prudence-sur-la-crise-en-algerie/ 

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Salut à toutes et tous, 

    Si vous suivez nos éditions depuis longtemps, vous avez peut-être contribué au "dialogue en images" avec nos camarades algériens de l'autre côté de la rive. Aujourd'hui, on ne peut s'empêcher de penser que les mouvements d'insurrection en France et en Algérie s'observent et peut-être même s'inspirent mutuellement... Le moins qu'on puisse dire c'est que les scènes de fraternisation entre manifestants et policiers ont été franchement plus francs à Alger qu'à Paris, la répression policière en Algérie ne semble pas avoir atteint celle déployée par les hordes du désordre à bout de force mal inspirées par le skieur de la Mongie et le fêtard de la place Beauvau (dont les grands médias ont souvent oublié, par "pudeur",  de signaler les frasques de gros dragueur bourré à la vodka en boîte de nuit le soir de l'acte XVII). Mais la colère d'un peuple en marche face à des dirigeants méprisants et roublards, ça se ressemble de chaque côté de la Méditerranée. Quelques images de l'histoire de l'Algérie pour continuer le dialogue entamé, il y a bien longtemps,  par le cinéaste René Vautier. 

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

    Les Films des Deux rives sortent au cinéma un film qui contribue à un éclairage historique de l'actualité en Algérie... 

    Résumé : Regard croisé de trois femmes engagées au côté du FLN sur la colonisation et la guerre d’indépendance algérienne. Elles connaîtront la clandestinité, la prison, la torture, l’hôpital psychiatrique. C’est au crépuscule de leur vie qu’elles choisissent de témoigner, après des décennies de silence. Avec clarté et pudeur, elles racontent l’Algérie coloniale, la ségrégation, le racisme, l’antisémitisme, la prison, la torture, les solidarités, la liberté et aussi la nature qui ressource, les paysages qui apaisent, la musique et la poésie qui permettent l’échappée... On entre dans l’Histoire et la singularité de leur histoire. Autant que document historique, ce qu’il est de manière rigoureuse, ce film donne à toucher l’humanité dans son foisonnement, la vie dans sa beauté et sa violence.

    Aujourd’hui 2 événements :  Article du quotidien algérien TSA concernant les propos d'Emmanuel Macron...  Et la sortie du film «  résistantes »

      PREMIERE À L'ESPACE SAINT-MICHEL A PARIS 

    MERCREDI 20 MARS, 20H15 

    En présence de la réalisatrice Fatima Sissani et de la psychanalyste Alice Cherki 

    Et retrouvez la suite de la programmation et des débats ici filmsdesdeuxrives.com et sur Facebook.

     

     

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    57e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie

    - Cérémonie parisienne du Père-Lachaise -

    Communiqué de Jean-François Gavoury 

    Ce 19 mars 2019 en début de matinée, au cimetière parisien du Père-Lachaise, le préfet de région d’Île-de-France était représenté à la cérémonie commémorative du cessez-le-feu en Algérie par M. François Ravier, préfet, secrétaire général de la préfecture. 

    En ce qui le concerne, le préfet de police l’était par M. Matthieu Garrigue-Guyonnaud, directeur adjoint du cabinet. 

    Au moment du fleurissement de la stèle dédiée aux victimes civiles et militaires de l’OAS, j’ai pris l’initiative d’une entorse - de nature circonstancielle - au rituel en prenant très brièvement la parole avant le dépôt de gerbe de l’ANPROMEVO. 

    J’ai rappelé que le terrorisme de l’OAS (à Alger) avait été un terrorisme de rue, dirigé par des Français contre d’autres Français, et contre lequel la police républicaine avait lutté sous l’autorité d’un préfet de police républicain. 

    J’ai souligné que, si le préfet de police Michel Delpuech avait été présent ce matin, je lui aurais proposé de bien vouloir, à titre exceptionnel, m'accompagner dans ce geste. 

    À l’issue de la cérémonie, le représentant de la préfecture de police m'a précisé qu'il se ferait l'écho de ce message. 

     

    Jean-François Gavoury

     

    57e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie - Cérémonie parisienne du Père-Lachaise -  Communiqué de Jean-François Gavoury

    Pour les amis qui ne connaissent pas

    Jean-François Gavoury

    prenez connaissance de cet article

    57e anniversaire du cessez-le-feu en Algérie - Cérémonie parisienne du Père-Lachaise -  Communiqué de Jean-François Gavoury

    Il y a cinquante-huit ans : c’était hier, ce sera encore le 31 mai 2019

    Le 31 mai 2019 invitera à réfléchir sur la liberté, la justice, la fraternité : des valeurs que le terrorisme ignore et que la politique et l’Histoire s’emploient parfois à réviser. 

    Il y a cinquante-huit ans, des légionnaires déserteurs, aidés de jeunes Algérois, assassinaient le contrôleur général de la sûreté nationale Roger Gavoury, commissaire central du Grand Alger, chargé de la répression des menées activistes. 

     

    Il y a cinquante-cinq ans : c’était hier, c’est encore aujourd’hui

    Roger Gavoury 

     

    Il y a bientôt cinquante-huit ans, le 31 mai 1961 le commissaire d’Alger était le premier fonctionnaire victime de l’organisation. Un événement marqueur.

    À quoi servent les commémorations ? À l’heure où, un peu partout en France, l’activisme des nostalgiques de l’Algérie française – et plus largement de la colonisation – retrouve du souffle, les cinquante-huit ans de l’assassinat de Roger Gavoury prendront un relief particulier dans la construction de l’histoire collective. Le 31 mai 1961, le commissaire central d’Alger était le premier fonctionnaire tué par l’OAS. Roger Gavoury est assassiné à coups de poignard dans son studio, alors qu’il dirigeait l’enquête sur les attentats au plastic et sur les complices civils du « quarteron » de généraux à l’origine du putsch d’avril 1961.

    Dès le 3 juin, la police judiciaire avertit : « Le crime a été commis en raison de l’attitude ferme manifestée par ce fonctionnaire, pour maintenir l’ordre à Alger et réprimer les troubles provoqués par les organisations subversives activistes. On peut donc estimer que cet homicide est le fait d’une bande armée en relation avec les insurgés d’avril 1961. » Le lendemain, l’OAS distribue un tract dans les boîtes aux lettres afin de justifier son meurtre : le commissaire Gavoury a été « jugé » pour « crime de haute trahison » et « complicité avec le régime ». Ancien commissaire des renseignements généraux en Algérie, Roger Le Doussal considère que Roger Gavoury avait permis d’éviter que la répression des « émeutes musulmanes (…) par des militaires ne tourne au carnage ».

    De son côté, l’historienne Anne-Marie Duranton-Crabol, spécialiste de l’extrême droite, note que cet assassinat constitue un « événement marqueur » dans l’histoire naissante de l’OAS ; « le meurtre servait d’avertissement pour tous ceux qui tenteraient de contrer le mouvement clandestin ». Traduits devant un tribunal militaire, ses assassins ont été condamnés à mort et trois d’entre eux ont été exécutés. Jean-François Gavoury, son fils, s’oppose depuis de longues années en justice à l’Adimad, association de combat pour l’Algérie française, à l’origine de l’érection de la stèle de Marignane qui honore notamment les assassins du commissaire.

    Comme Olivier Dard l’écrit dans Voyage au cœur de l'OAS (Éd. Perrin, 2005), avec cet acte, l’OAS assume, dès les origines, le choix consistant à "incarner le désordre en s’en prenant directement et physiquement aux symboles et aux institutions de l’État". 

    Dans sa préface du livre de Jean-Philippe Ould Aoudia intitulé La bataille de Marignane. 6 juillet 2005. La République, aujourd’hui, face à l’OAS (Éd. Tirésias, 2006), l’ancien ministre Pierre Joxe fustige «  la félonie de quelques officiers trahissant leur mission pour organiser l’assassinat d’innocents » et dénonce «  le terrorisme qui frappa des femmes et des enfants au nom de l’organisation armée secrète ». Et d’ajouter « Quelles que soient à présent les conséquences juridiques des lois d’amnistie, ces crimes-là sont aussi ineffaçables que l’honneur des serviteurs de l’État dont ils ont provoqué la mort et auxquels il est juste de rendre hommage. » 

    Oui, il est juste de célébrer publiquement le souvenir des victimes du terrorisme de l’OAS, comme l’ont fait et continueront à le faire les élus de la seule France qui vaille : de ceux de la République et non de ceux d’une autre France, qui en piétinent les fondements en collaborant avec des faussaires de la mémoire et des réviseurs d’Histoire sans prendre nécessairement conscience qu’ils favorisent ainsi la résurgence intérieure et extérieure des fascismes.

     

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    Une affiche qui ulcère les anciens combattants ? Pas moi, je l'approuve... Merci M. le Maire !!!

    Michel Dandelot

     

    Stains : l’affiche qui ulcère

     les anciens combattants

    Une affiche qui ulcère les anciens combattants ? Pas moi, je l'approuve... Merci M. le Maire !!!  Michel Dandelot

    L’affiche du 57e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie déplaît aux anciens combattants de Stains. DR

     

    La municipalité PC a choisi une affiche entremêlant les drapeaux français et algérien. Ce qui a déclenché la colère des anciens combattants.

    La hache de guerre n’est pas enterrée entre la mairie PC de Stains et les anciens combattants. Ce mardi, pour la commémoration du 19 mars 1962, la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) sera présente lors de la cérémonie à 18 heures devant le monument aux morts.

    Mais le président du bureau local, Maurice-Ange Lesné, exprimera sa désapprobation : « Il s’agit d’une journée nationale, au même titre que le 8 mai et le 11 novembre. Le maire a adjoint le drapeau algérien sur l’affiche. C’est malvenu. Le maire veut détourner la journée nationale du souvenir au profit d’une journée franco-algérienne. »

    « Nous nous battons pour la paix et la solidarité »

    La municipalité a choisi une affiche entremêlant les drapeaux français et algérien. Ce qui a déclenché la colère des anciens combattants. Julien Mugerin, conseiller municipal LR, enfonce le clou : « Cette journée commémore la mémoire des soldats et des civils français tués pendant la guerre d’Algérie. »

    Azzédine Taïbi, maire PC de Stains, leur répond : « Cette affiche est un hommage à tous les civils et les militaires des deux côtés. Nous avons besoin de montrer à travers cette commémoration que nous nous battons pour la paix et la solidarité. C’est mon combat. » 

    SOURCE : http://www.leparisien.fr/seine-saint-denis-93/stains-l-affiche-qui-ulcere-les-anciens-combattants-18-03-2019-8034657.php 

     

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    19 MARS 1962 - 19 MARS 2019

    Cette Algérie qui fascine toujours

     

    Vive l'Algérie libre !

     

    C'est dans un contexte politique très particulier que l'Algérie célèbre aujourd'hui, le 57ème anniversaire de l'événement historique qu'est le jour de la Victoire, coïncidant avec le 19 mars de chaque année.

    «Oui, je me rappelle de cette journée comme si c'était hier. Tous les Algériens sont sortis dans les rues crier leur joie, s'embrassaient et s'enlaçaient. 'Vive l'Indépendance! Vive l'Algérie libre'', retentissaient partout. L'émotion nous a englouti, on avait un sentiment de joie profonde indicible pour nous les opprimés. On était dans une ambiance euphorique indescriptible», se souvient Aâmi Saïd, qui, dit-il, retrouve étrangement les mêmes ferveurs et le même esprit de joie chez les manifestants d'aujourd'hui dans les rues d'Alger. «C'est terrible comme l'Histoire se répète», s'émerveille ce septuagénaire.

    C'est dans un contexte politique très particulier que l'Algérie célèbre aujourd'hui, le 57ème anniversaire de l'événement historique qu'est le jour de la Victoire, coïncidant avec le 19 mars 1962. Des manifestations imposantes, joyeuses et pleines d'imagination marquent l'Algérie entière depuis le 22 février dernier. De véritables moments de communion entre toutes les catégories de la population algérienne, qui émerveillent le monde et qui n'ont d'équivalent de par leur ferveur que celles observée par nos aînés durant l'indépendance du pays en 1962.

    Le destin étant un grand metteur en scène, ces manifestations qui annoncent l'avènement d'une Deuxième République coïncident avec le 19 Mars, date de la naissance de la Première République. Une date qui porte la signature indélébile du grand maquisard Krim Belkacem, qui avait signé les accords d'Evian ayant donné naissance à l'Etat algérien.

    Pour ceux qui ont vécu les affres de la guerre d'Algérie, le 19 Mars signifie avant tout la fin des hostilités entre le colonisateur français et le FLN/ALN, le recouvrement officiel d'une indépendance chèrement payée en sang, en douleur et en larmes. Le 19 Mars 1962 rappelle aussi, les actes barbares et les tueries sans discernement de la sinistre organisation OAS.

    Pour les nouvelles générations d'Algériens, la date du 19 Mars 1962 inspire surtout la victoire de la diplomatie algérienne. Mais avant de parvenir aux accords, un long et laborieux processus de négociation avait précédé cette victoire. A ce titre, on ne peut ignorer certains événements qui ont l'effet de catalyseurs, accélérateurs de l'histoire. Il s'agit notamment des manifestations du 17 octobre 1961 menées au coeur de Paris par la Fédération de France du FLN. Les Algériens ont affronté héroïquement les hordes colonialistes assoiffées de sang. En rangs serrés, ils étaient près de 80.000 à défiler dans les rues et les places de Paris. Les colonialistes ont sauvagement fusillé les patriotes algériens. Ces nouveaux martyrs tombés sous les balles ennemies, ont versé leur sang pour que triomphe la Révolution algérienne et que vive libre le fier peuple algérien.

    Ainsi, le 24 octobre 1961 Benyoucef Ben Khedda, président du GPRA affirmait qu' «aux yeux du monde entier, ces tragiques évènements du 17 Octobre 1961 à Paris montrent une fois de plus le génocide perpétré par le colonialisme français contre le peuple algérien». Le retentissement a été tel que la France coloniale était contrainte de s'asseoir autour d'une table.

    Les 28 et 29 octobre 1961, des contacts secrets ont été engagés à Bâle en Suisse entre les représentants du Gouvernement français et ceux du GPRA qui se sont poursuivis fin novembre de la même année, après la grève de la faim de 20 jours observée par les 15 000 détenus algériens en France, du 2 au 22 novembre 1961, considérée comme une seconde pression sur le Gouvernement français. S'en est suivie une motion votée par l'Assemblée générale le 15 Novembre 1961. Les événements s'accélèrent et les contacts se multiplient jusqu'aux accords secrètement négociés aux Rousses, près de la frontière suisse et aboutir enfin aux accords signés le 18 mars 1962 à l'hôtel du Parc, à Évian-les-Bains (en Haute-Savoie, France) et se traduisent dans l'immédiat par un cessez-le-feu applicable sur tout le territoire algérien dès le lendemain 19 mars à midi. Cinquante-sept ans plus tard, les Algériens manifestent avec la même ferveur, mais pacifiquement pour que naisse la Deuxième République. Pour ceux qui ont la vie longue, il arrive que l'Histoire repasse les plats.

    Par  

    SOURCE : http://www.lexpressiondz.com/actualite/312167-cette-algerie-qui-fascine-toujours.html 

     


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    Les soldats du refus

    19 mars 1962 : "Le cessez-le-feu n'est pas la paix" Cette phrase je l’ai lue souvent, elle est exacte d’ailleurs mais il faut dénoncer les vrais responsables :

    Les soldats du refus

    Le 20 Mars à Alger, premier jour après la proclamation du cessez-le-feu en Algérie

    Faire l’inventaire de tous les crimes commis par l’OAS relève de l’impossible quant on sait que tout le pays est concerné : le chiffre le plus vraisemblable est de 2700 victimes.

    Le 19 mars 1962 entrait en vigueur le cessez-le-feu entre l’Algérie et la France, mettant fin ainsi à plus de  sept ans et demi d’une guerre qui ne voulait pas dire son nom et trois mois plus tard , à cent trente deux ans de colonisation. Ce fut le premier rayon de lumière à percer la longue nuit coloniale, promesse d’une aube nouvelle tant espérée.

    Mais une frange irréductible d’ultras issus de la minorité européenne vont mener  des actions criminelles et de sabotage pour tenter d’empêcher l’avènement d’une Algérie indépendante définitivement détachée de la France. Ils créent la funeste OAS (Organisation Armée Secrète) le 11 février 1961.

    L’OAS était un ramassis hétéroclite d’individus  de tous bords : gros colons, militaires, étudiants et petites gens attachées à leurs privilèges et qui n’acceptent pas l’évolution inéluctable de la situation en Algérie. Ils vont tout faire pour empêcher  le processus menant à l’indépendance. Le but de l’OAS est de maintenir l’Algérie française, c’est-à-dire le statut de citoyens pour la minorité française et le statut d’indigène pour la majorité musulmane.  

    Tous les moyens sont mis en œuvre par cette organisation terroriste : assassinats collectifs ou ciblés, sabotages économiques, plastiquages : bref, une véritable politique de terreur est installée dans les derniers mois en Algérie. Des personnalisés françaises favorables aux Algériens et à une négociation avec le FLN sont visées.  Mais c’est surtout la population algérienne qui est l’objet d’affreuses représailles. Malgré cela, la foi des Algériens dans l’indépendance prochaine et en un avenir meilleur ne fût à aucun moment ébranlée. 

     

    Les soldats du refus

     

    " mon 19 mars 2019 !!! "

    Sans défilé militaire

    sans décoration

    Les soldats du refus

    ici en 2018 une délégation algérienne   aurait  dû  être   invitée

    et le drapeau algérien aurait dû être mis à la place du drapeau américain qui n'avait pas sa place à côté de cette stèle *** les valeurs des anciens combattants français ne sont pas les miennes !!!

    Les soldats du refus

    D'abord un souvenir : c'était aux rousses en 2018 lors d'une inauguration au yéti où se sont déroulées les négociations des Accords d'évian... mais les anciens combattants "rancuniers à vie" ont mit le drapeau américain à la place du drapeau de l'algérie, je n'ai pas oublié... eh bien moi je mets aujourd'hui le drapeau de l'algérie parce que les algériens ont toujours été et sont mes amis...

     

    Les soldats du refus

    "en ce 19 mars 2019 j'ai une pensée pour les 25000 à 30000 victimes françaises (suivant les sources) pour la plupart envoyées faire la sale guerre d'algérie contre leur volonté... mais, aussi, pour les 300000 à 1 million 500000 victimes algériennes (suivant les sources) qui sont mortes pour l'indépendance de leur pays... ces victimes étaient elles du côté de la juste cause... EN FINIR AVEC LE COLONIALISME CRIMINEL QUI A DURé 132 ans...

    Michel dandelot

    Les soldats du refus

    Le 19 mars 2019 c’est aussi cela : 

    Les soldats du refus

     

    Ils sont si fiers de leurs décorations…

     

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière est mort le 11 novembre 2017

    Il y a quelques temps j’ai envoyé un commentaire concernant un article de Jacques Cros dont voici le lien :

    http://cessenon.centerblog.net/6572999-torture-et-executions-au-nom-de-la-france?fbclid=IwAR09BwhAIOdF2CT5H87X0VibHFLcO230J3W2mMyt0LOibzTYXX3Bi2UkA_A

     

    « Merci pour ton analyse. Merci de m'avoir cité. La FNACA j'étais adhérent jusqu'au jour où j'ai compris que j'avais des divergences importantes avec la presque unanimité de ses membres, si fiers de leurs décorations, croyant avoir défendu la France comme ceux de la seconde guerre mondiale alors qu'ils étaient là-bas pour défendre le colonialisme. Je me souviens d'une vidéo où l'on voit un jeune appelé entrain de monter dans le train qui l'emmenait en Algérie via Marseille, à côté de lui, son père qui, lui, avait bien participé à la seconde guerre mondiale et lui dit cette dernière phrase "Je te demande seulement de ne pas faire le boche ».

     

    Alors j’ai retrouvé celui qui a parlé de ne pas ressembler aux boches…

    Michel Dandelot

     

     

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie

    Noël Favrelière est mort il y aura 2 ans

    le 11 novembre 2017

    En son hommage souvenons-nous...

    "Mon père m’a emmené, au moment où j’étais rappelé, au train, il m’embrasse en montant sur le marchepied et me dit : ne deviens pas un Boche".

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière est mort le 11 novembre 2017

    Il a été condamné à mort deux fois pour avoir refusé de se battre à 22 ans et s’être enfui avec un prisonnier algérien : Noël Favrelière est décédé le 11 novembre 2017 à 83 ans.

    Profondément marqué par l’Occupation allemande pendant la Seconde Guerre mondiale, il effectue son service militaire en Algérie avant le soulèvement de la Toussaint 1954, date du début de la guerre d’Algérie.

    Choqué par le sort réservé aux musulmans, il écrira dans son livre «Le Désert de l’Aube» (Editions de Minuit) réédité en 2000: «Si j’étais Algérien, je serai fellagha».

    Rappelé en 1956, il retourne en Algérie, où il est témoin d’exactions. Dans «Le Désert de l’Aube», il raconte ainsi son refus de laisser un prisonnier du FLN emmené dans une «corvée de bois» (exécution) et sa fuite avec lui dans le désert.

    Noël Favrelière se cache alors pendant dix mois et rejoint l’Armée de libération nationale (ALN), la branche militaire du FLN. Condamné deux fois à mort, il revient en France en 1966 à la suite d’un non-lieu, puis travaille comme attaché culturel du ministère des Affaires étrangères à l’étranger.

    En 2000, lorsque les généraux Massu et Aussaresses reconnaissent le recours à la torture pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière signe avec onze autres «grands témoins» un appel, dans L’Humanité, à la condamnation de cette pratique pendant le conflit.

    Noël Favrelière fait partie des «Justes d’Algérie» qui ont soutenu les Algériens durant la guerre.

     

    SOURCE : http://www.ledauphine.com/france-monde/2017/12/19/deserteur-francais-pendant-la-guerre-d-algerie-noel-favreliere-est-mort 

    C’était le 28 décembre 2011 que je mettais en ligne cet article sur mon blog :

    Noël Favrelière, officier parachutiste et déserteur. Il n’a pas eu d’autre choix que de fuir les troupes françaises.  

    Noël Favrelière : Je ne comprenais pas que seulement quelques années après s’être libéré des Allemands, après s’être battu, comme l’ont fait mon père et mes oncles par exemple contre les Allemands, on envoie des jeunes couillons de mon espèce se battre contre les gens qui voulaient la même chose, libérer leur pays et obtenir une indépendance. Je trouvais cela absolument injuste. 

    Et j’étais persuadé que de toute façon l’indépendance était inéluctable. Il y avait la Tunisie, il y avait le Maroc, déjà libres, l’Afrique noire qui remuait ses chaînes, il ne faisait aucun doute que cela ne pouvait finir que comme ça, et le plus vite cela aurait été le meilleur, cela aurait économisé tant de vies. 

    Pourquoi le Maroc ? Pourquoi la Tunisie ? Oh, si, je le comprenais très bien pourquoi : d’une part il y avait le pétrole, il y avait aussi les riches propriétaires d’Algérie qui avaient tout intérêt à garder les Algériens comme des demi citoyens, au mieux. Vous voyez un petit peu l’intérêt qu’ils avaient à garder l’Algérie telle qu’elle était. 

    Mon père m’a emmené, au moment où j’étais rappelé, au train, il m’embrasse en montant sur le marchepied et me dit : ne deviens pas un Boche. Lui, il disait ça parce qu’ancien prisonnier évadé puis ensuite Résistant. Puis, le train a bougé, mon père s’est mis à courir et est remonté sur le marchepied et m’a dit : excuse-moi fils, je n’aurais pas dû te dire ça, je sais que tu ne le seras jamais. Il pensait absolument comme moi. 

    J’étais absolument contre cette guerre. C’était pour six mois disait-on, puis avec les congés, etc. cela aurait été cinq mois, seulement cinq mois ou alors je refusais et je me retrouvais en taule. Alors pour cinq mois, surtout qu’à l’époque il n’était encore pas question d’une guerre, c’était une opération de police, c’est ça : ça ne durera pas longtemps et ce n’est pas méchant, mais dès mon arrivée là-bas, les bavures, comme la mort d’une petite fille, comme brûler une forêt, on allait de bavures en bavures, de plus en plus graves et comme si c’était normal. 

    On allait devenir des Boches si on s’était laissé faire. Il fallait réagir. Justement, avec les copains, on en discutait, on était tous d’accord et quand moi je proposais de faire une action disons plus collective, je me suis retrouvé tout seul. 

    Ce qui fait que plus tard, quand j’ai retrouvé un de mes amis à Paris, un peu par hasard, dans une galerie d’art, on a parlé des autres et je lui ai dit : je serais bien heureux, bien content de les revoir, de les rencontrer. Il m’a dit : mais eux, ils ne veulent pas te voir, ils ont hontes d’eux-mêmes parce qu’ils pensaient comme toi mais ils n’ont rien fait. Je ne voyais qu’une chose à faire, c’était de déserter en même temps je sentais ça comme un énorme « Merde » que je criais à l’armée et à cette France colonialiste.  

    Torture

    Noël Favrelière : le déserteur sans haine

    Déserteur français pendant la guerre d’Algérie, Noël Favrelière est mort le 11 novembre 2017

    Le 3 novembre 2000, (re)paraît, aux éditions de Minuit, le Désert de l'aube, le récit autobiographique rédigé par Noël Favrelière, rappelé en 1956 dans un régiment parachutiste et qui, un jour, déserta... Publié pour la première fois en 1960, l'ouvrage fut aussitôt saisi et sa diffusion interdite. Dédié " à la mémoire " de son " camarade Kakou (Abd El Kader Benazouz) et à tous ceux qui, comme lui, sont morts pour que d'autres vivent libres et en paix ", le Désert de l'aube est une plongée dans l'horreur de la guerre et dans ses aléas - ceux qui conduisirent l'auteur à libérer un jeune militant du FLN blessé pour le soustraire à une exécution sommaire, à " déserter " avec lui pour l'aider dans son évasion, puis, à l'issue d'une fuite d'une semaine dans le désert, à rejoindre l'Armée de libération nationale où il passa dix mois avant de rejoindre Tunis, puis les Etats-Unis. Deux fois condamné à mort par contumace, Noël Favrelière ne put regagner la France qu'en 1966. En 1983, il entra à la direction des Affaires culturelles du ministère des Affaires étrangères, fut directeur de l'institut Nodier à Ljubljana, puis du centre culturel français d'Amman jusqu'en 1995. "T'ai-je souri en retour?", écrit Favrelière à propos d'un jeune soldat français sur lequel il pointe son arme de " déserteur " : " Je ne le sais plus. Mais je t'ai laissé repartir pour rejoindre ceux qui, comme toi, avaient mission de m'abattre... et tu ne leur as rien dit. "

      

     


    Les soldats du refus

     

    Les soldats du refus

    L'anticolonialisme n'est pas

    une affaire d'anciens

    combattants 

          Certes, l'éloge qu'on voit ressurgir aujourd'hui de la colonisation se rapporte à l'histoire.
        Au terme d'une vie consacrée à la lutte contre la colonisation, je ne peux pas dire le contraire.
        Venu en Afrique comme professeur au lycée de Dakar en 1946, mon intention était de poursuivre le combat mené quatre années durant dans la résistance pour la Libération de la France, en combattant pour la Libération de l'Afrique du régime colonial. Cette position m'a valu une carrière chaotique, deux thèses commencées et abandonnées en raisons "d'accidents de parcours", et une troisième, soutenue l'année de mon départ à la retraite.  Rien de comparable à ce qu'ont subi d'autres anticolonialistes contemporains, la prison, la torture et parfois la mort.
        L'anticolonialisme est le fait , certes, de ceux qui ont combattu pour lui. Mais c'est toujours un combat d'actualité.  Pas seulement face aux apologistes de la colonisation qui ressurgissent aujourd'hui, tenants d'une nouvelle forme de révisionnisme. Tous les gouvernements depuis les "indépendances", ont poursuivi, sous des formes nouvelles -celles du néo-colonialisme-, la politique coloniale de leurs devanciers. Ils ont soutenu et soutiennent, quand ils ne les ont pas imposés, les régimes les plus barbares et les plus corrompus, qui ont, à leurs yeux une vertu : ils défendent les intérêts du capitalisme français et international (mondialisation oblige !).
        Je renvoie pour information aux ouvrages du regretté François-Xavier Verschaeve, dénonciateur inlassable de la "Françafrique".
        Le combat anticolonialiste reste un combat contemporain.

    Jean Suret  

    Les soldats du refus


    "Des soldats du refus à la guerre d'Algérie"

    De 1954 à 1962 l'opposition à l'intervention militaire en Algérie n'a pas cessé de progresser.

    Nombreux furent les jeunes appelés qui s'efforcèrent de se soustraire à une participation à ces combats.

    ·       Certains multiplièrent les démarches pour obtenir un sursis d'incorporation,

    ·       D'autres cherchèrent des appuis pour effectuer leur service militaire en France métropolitaine ou en Allemagne.

    ·       D'autres ne répondirent pas à l' « Appel sous les drapeaux ». Il y eut environ 10 000 insoumis. Pour ceux-là, il fallait disparaître, se faire oublier et souvent se réfugier à l'étranger.

    ·  Les archives militaires comptent 886 déserteurs (soldats qui quittent illégalement leur unité). Parfois au cours d'actions héroïques comme celle de Noël Favrelière qui déserta en Algérie et emmena avec lui un prisonnier menacé d'exécution sommaire. D'autres encore comme Bernard Sigg ou Claude Vinci... Mais pour eux aussi, il fallait ensuite disparaître, se cacher.

    ·       Plusieurs centaines d' « objecteurs de conscience » furent aussi emprisonnés comme les Témoins de Jéhovah qui refusaient jusqu'au port de l'uniforme et d'autres militants chrétiens révoltés par les tortures et les exactions de l'armée.

    Pour les communistes, dont le parti fut le seul en tant que parti, dès 1954, à dénoncer la répression en Algérie, et militer pour les droits légitimes du peuple algérien, l'action collective était prioritaire, déterminante. Leur engagement fut constant dans les mouvements de protestation, contestations, manifestations de toute nature qui se succédèrent durant toute la guerre.

    Les communistes algériens étaient dans la lutte armée en Algérie.

    En France, les communistes français menaient le combat idéologique pour montrer l'absurdité, l'injustice de cette guerre car il était évident que l'on ne pourrait y mettre fin sans obtenir l'appui de l'opinion publique française.

    Pour ce faire, il fallait éviter à tout prix l'interdiction du PCF, de son journal et de tous ses moyens d'expression. Car la menace était réelle : en 1956 Michel Debré demandait que l'on mette le PC hors la loi.

    Durant cette période la presse communiste fut censurée, poursuivie, saisie à de nombreuses reprises. L'Humanité fut l'objet de 150 poursuites et de lourdes condamnations. Elle fut saisie 27 fois. C'est dire que toutes les actions du PCF ne pouvaient être publiques comme par exemple l'édition de bulletins, journaux, édités et distribués aux soldats dans la clandestinité.

    L'action privilégiait l'organisation de manifestations collectives comme avec les rappelés (plus de 200 manifestations d'avril à juillet 56).

    En juillet 1956, le soldat Alban Liechti jeune communiste, adresse une lettre ouverte au président de la république dans laquelle, il motive son refus de combattre le peuple algérien. Arrêté, emprisonné, il est condamné à deux ans de prison par le tribunal militaire d'Alger. Il s'agit là d'une initiative personnelle, car les communistes privilégient toujours l'action collective.

    Le courant d'opposition à la guerre à marqué des points en France. Les gouvernements successifs, en difficulté sur les plans intérieur et international sont fragilisés et dans ces conditions, en septembre 57, le mouvement de la jeunesse communiste décide d'encourager de jeunes soldats à imiter Alban Liechti. Bien sur, cette initiative ne peut être publique mais le comité central du PCF en est informé par Henri Martin. L'initiative est impulsée par la publication en première page de l'Humanité de la lettre de Léandre Letoquart, fils d'un député communiste du Pas-de-Calais et de la protestation contre son arrestation et son transfert en Algérie.

    Il avait été précédé en juillet par Claude Despretz et suivi de Fernand Marin, Jean Clavel, Francis Renda puis en janvier 58 de Jean Vendart, Serge Magnien, Raphaël Grégoire et de plus de 40 soldats*.

    Bien sur, à chaque fois, il ne peut s'agir que d'initiatives individuelles, il faut éviter à tout prix l'implication du PCF au risque de conduire à son interdiction. La répression est sévère. Les premières inculpations visent une entreprise de démoralisation de l'armée en vue de poursuivre le PCF mais les preuves manquent et cet argument sera abandonné. Les soldats seront le plus souvent condamnés à deux ans de prison par les tribunaux militaires pour refus d'obéissance. La protestation contre ces condamnations fut importante et donna lieu à des manifestations de soutien dans les localités, les entreprises d'où étaient originaires les soldats et aussi nationalement (voire même internationalement).

    Elles furent aussi l'occasion pour de nouvelles personnes de s'engager contre la guerre à partir d'une démarche de solidarité avec les condamnés. D'ailleurs le pouvoir s'en inquiéta. Aussi fit-il tout son possible pour éviter les envois vers les tribunaux militaires en intensifiant les pressions, la répression avec l'affectation vers de régiments réputés disciplinaires parfois même, encourageant la désertion. Et puis, en utilisant les « sections spéciales » comme le pénitencier d'Albertville en Savoie ou le bagne militaire de Timfouchi dans le sud algérien où l'on était « affecté » par décision ministérielle sans aucune décision de justice. Et pourtant, les conditions de détention étaient des plus difficiles et la survie aléatoire.

    Après le coup de force d'Alger de mai 58, le retour au pouvoir du général de Gaulle, l'espoir d'une paix rapide en Algérie s'éloigna et l'initiative de la JC de septembre 57 pour donner un dernier coup de pouce au mouvement de protestation contre la guerre, bien qu'ayant contribué à son développement n'avait pas réussi à prendre toute l'ampleur nécessaire. C'est dans ce contexte que le secrétaire du PCF, Maurice Thorez, lors d'une conférence fédérale le 31 mai 59, indiqua que le rôle des communistes à l'armée, pour lutter contre la guerre ne consistait pas à se laisser isoler mais de rester au milieu de leurs camarades pour effectuer le travail de conviction nécessaire à faire avancer les leurs idées. La justesse de cette attitude reçut d'ailleurs confirmation deux années plus tard lors du putsch des généraux qui échoua en grande partie grâce à l'opposition des militaires du contingent.

    Les jeunes communistes qui refusèrent de combattre en Algérie cumulèrent plus d'une centaine d'années de prison, de multiples brimades et mauvais traitements dont certains ne se sont pas remis et nous ont quitté prématurément. Tous les soldats condamnés à la prison par les tribunaux militaires durent en plus effectuer la totalité de leur service militaire. C'est ainsi qu'Alban Liechti condamné deux fois à deux ans de prison, mobilisé en mars 56, ne retrouva la vie civile et la liberté qu'en mars 62.

    Pour tous, à ce jour, pas de reconnaissance officielle, aucune indemnisation alors que les généraux putschistes et autres assassins de l'OAS sont maintenant promus, décorés et largement indemnisés (reconstitution de carrière) pour le manque à gagner durant leur clandestinité.

    Alban LIECHTI, Jean CLAVEL, Raphaël GREGOIRE et Jean VENDART.

    Les soldats du refus

    Les soldats du refus reçus et fêtés par la direction du Parti Communiste au siège du Comité Central le 31 mars 1962. On reconnait Maurice Thorez, Waldeck Rochet, Jacques Duclos, Etienne Fajon, Raymond Guyot, Paul Laurent.

    * Plusieurs témoignages ont étés publiés, d'autres sont en cours.

    SOURCE : http://www.acca.free.fr/ 

     

     

    Les soldats du refus

     

     

    Les soldats du refus

     

    Les soldats du refus

    Le témoignage de Jacques CROS

    Paul Hairault, un ancien d’Algérie qui habite à Aiffres dans les Deux-Sèvres, m’a envoyé un document qu’il a retrouvé dans ses archives en faisant du rangement. Il s’agit on le voit, de soldats qui avaient refusé de prendre les armes contre le peuple algérien qui se battait pour son indépendance. 

    Je ne connais de cette galerie de portraits qu’Alban Liechti que j’ai eu l’occasion de rencontrer lors des obsèques d’un camarade de Cazouls qui était adhérent de l’association ACCA (Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui). J’ai connu Francis Renda de Sète lors d’une école fédérale du PCF en 1962 mais il ne figure pas sur le document.

    Pour ceux qui ont eu le courage de s’engager dans la voie du refus, les conséquences ont été très lourdes. Il y a eu le plus souvent condamnation à la prison par la justice militaire suivie par l’obligation de faire son service militaire. 

    Il n’y avait pas de mesures d’organisation structurée pour assurer ce mode d’action. Personnellement je n’ai jamais envisagé de m’engager dans un tel refus. Mon état d’esprit était orienté vers la moins mauvaise façon de subir ce à quoi nous ne pouvions échapper. 

    J’ai donc accepté, n’ayant pas d’autre possibilité, une situation pénible, m’efforçant lorsque les circonstances me l’ont permis d’agir contre ce que je vivais. Cela a été le cas à diverses reprises, notamment lors du putsch des généraux en avril 1961 et à l’occasion du 19 mars 1962 qui a été la  journée de cette guerre où j’ai entendu le plus de fusillades. Eh non le cessez-le-feu n’a pas été serein dans le secteur où je me trouvais ! 

    Le document fait état de l’action du Secours ¨Populaire pour venir en aide à ces soldats du refus. Oui cette organisation a contribué, à la mesure de ses possibilités, à atténuer le sort peu enviable qui leur était réservé. 

    S’ils n’avaient aucune chance d’entraîner la masse des appelés dans l’insoumission ils ont eu le mérite de rendre compte d’un courant d’opinion contre cette guerre. Un courant qui est allé grandissant et qui a abouti à la fin du colonialisme et à l’indépendance de l’Algérie. Hommage soit rendu à ces courageux précurseurs ! 

    Jacques CROS 

    SOURCE : http://cessenon.centerblog.net/6572889-les-soldats-du-refus?fbclid=IwAR2Xiq44I860Nj0hXlqIqO1wkIwPld2STp1UkmyN4nVKqhOgviXlno-H5W0 

     

    Les soldats du refus

    Les soldats du refus : Ils bénéficièrent d’une amnistie, mais, contrairement aux condamnés de l’OAS auteurs de 2700 victimes françaises et algériennes, ils ne seront pas réhabilités… 

     

    gilbert_avril.jpg

     

    Le 19 mars 1962 est une date charnière dans l'Histoire de l'Algérie. Tous les ans elle est commémorée. Mais pour des considérations diverses elle est différemment appréciée. Pourtant, c'est la fin d'une guerre et pas seulement. Elle est la fin du colonialisme qui a opprimé beaucoup de peuples. C'était le début d'une nouveau monde.
    Le 19 mars est une occasion pour honorer la mémoire de ceux qui ont combattu pour les idéaux de liberté et d'indépendance. Parmi ceux-là il y a beaucoup de méconnus et d'anonymes dont "les soldats du refus" qui ont refusé de combattre les Algériens dans leur lutte pour l'indépendance de leur pays.
     

    Gilbert avril, un grand humaniste, connait l'amour que je porte à l'Algérie et mon intéressement à la guerre d'Algérie, surtout telle qu'elle s'est déroulée ici en France. De multiples fois il m'a parlé de la guerre fratricide entre le FLN et le MNA à Lille, à Roubaix, à Valenciennes et dans toute la région.
    Ce jour du mois d'avril, il tenait à me faire découvrir un autre aspect de la guerre d'Algérie méconnu tant en France qu'en Algérie. Il s'agit des soldats du refus. Ces soldats qui ont bravé les lois militaires françaises et refusé de prendre les armes contre les Algériens.
    Nous sommes donc allés voir Monsieur Voltaire Develay, à Raismes au sud du département du Nord. Gilbert l'avait averti. J'ai rencontré ce jour là un brave homme qui se porte comme un charme. Il vit dans une belle petite maison avec sa femme. Il était tout heureux de nous voir. Surtout Gilbert, l'une des rares personnes à l'avoir soutenu dans un combat qui n'était pas du tout évident à l'époque. Refuser de porter les armes était dans les années cinquante assimilé à de la haute trahison. Tout de suite Monsieur Develay m'explique que son refus de porter les armes contre les Algériens était tout-à-fait naturel. Il ne comprenait pas pourquoi les combattre, eux qui quelques mois plus tôt, étaient à ses côtés, dans les combats politiques et syndicaux, pour la justice et l'égalité.
    Quand son incorporation avait sonné, il n'avait pas refusé de porter l'uniforme et de s'enrôler comme appelé. Il a rejoint son unité à Téléghma et sur place il a refusé de prendre les armes pour guerroyer contre les maquisards du FLN. Ses misères ont alors commencées. De prison en prison, d'une unité à une autre, rien ne lui fit changer d'avis. Il est resté fidèle à ses convictions et principes. On le traitait de tout et on le méprisait. Ce n'était pas facile. Ni pour lui, ni pour sa famille dans le Nord de la France. Mais les humanistes, ceux qui ont cru en le bien-fondé de son combat étaient là. Une chaine de solidarité s'est organisée avec à sa tête, bien sûr, Gilbert Avril dans le Nord et beaucoup d'autres à travers la France, surtout à Paris où un autre homme s'était fait remarquer par la solidarité qu'il a apporté aux "soldats du refus". Lui, c'est Julien Lauprêtre, le Président du Secours populaire français.  

    Voltaire Develay a refusé de combattre les Algériens dans leur lutte pour l'indépendance : Témoignage. 

     

    Gilbert Avril que l’on voit dans la vidéo est décédé le 22 janvier 2014, à l’âge de 91 ans : toute une vie tournée vers les autres.


     

     Les soldats du refus

     

     

    Gilbert Avril est décédé le 22 janvier 2014. Enfant des corons, né à Vieux-Condé dans le Nord, le 24 décembre 1922, il a consacré la quasi-totalité de son existence à lutter contre l’injustice, consacrant son temps à la solidarité envers les plus humbles. Adolescent, il assiste aux manifestations sociales et politiques de l’entre-deux-guerres, s’y forgeant des convictions et une sensibilité qui l’animeront toute sa vie. En 1943, réfractaire au STO (Service du travail obligatoire), il rejoint la Résistance dans le Valenciennois.
    Instituteur en 1946, il termine sa carrière en 1978 comme principal adjoint de collège. Dès la Libération, il milite dans les mouvements de jeunesse, de promotion de la culture populaire et de la pratique du sport. Le 8 mai 1945, il entre au Secours populaire, né de la fusion de l’Association nationale des victimes du nazisme et du Secours populaire de France. Il est aussitôt chargé du comité d’Hellemmes dans le Nord, puis en 1947 il intègre le comité départemental, devenant l’année suivante secrétaire général de la fédération du Nord. Il s’attache alors à faire prospérer les grandes campagnes du SPF : acquittement des résistants condamnés, aide aux victimes de la répression à Madagascar ou aux mineurs en grève, etc. Son humanisme et son ouverture d’esprit élargissent l’influence de l’association en direction d’autres acteurs sociaux. La fédération du Nord, stimulée par son énergie communicative devient pionnière en matière de solidarité avec les accidentés du travail et les handicapés, de promotion des journées à la mer pour les enfants privés de vacances ou d’aide au développement durable. Dégagé de ses fonctions à la tête de la fédération du Nord, Gilbert Avril assure la liaison avec les autres ONG dans les instances européennes et participe à des missions en Afrique, Amérique du Sud, au Cambodge... Décoré de la légion d’honneur en 1996, Gilbert Avril laisse le souvenir d’un homme bon dont la figure marquera l’action du Secours populaire. 

    SOURCE : https://www.secourspopulaire.fr/gilbert-avril-toute-une-vie-tournee-vers-les-autres#.WUoctFFpzX4

    Les soldats du refus

    Pour terminer en beauté cet article voici

    en chanson le fils d’Alban LieCHTi :

     Vincent LieCHTi !!! 

     

     

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    MEURTHE-ET-MOSELLE

    Nancy : une manifestation d'Algériens perturbée

    par des militants identitaires

     

    Un rassemblement d'Algériens protestant contre Bouteflika, dimanche dans le centre de Nancy, a été brièvement perturbé par trois militants d'extrême droite qui ont déployé une banderole hostile aux manifestants. Ces derniers ont été interpellés.

    300 personnes se sont rassemblées place Stanislas à Nancy (Meurthe-et-Moselle), dimanche, pour soutenir le peuple algérien et réclamer le départ du président Bouteflika et de nouvelles élections libres.

    L'Est Républicain rapporte que le rassemblement a été légèrement perturbé par trois militants d'extrême droite qui ont rapidement été interpellés par les forces de l'ordre sous les applaudissements des manifestants.

    Regardez les fascistes sur le toit

     

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    France-Algérie: La Francophonie inversée ?

     

    France-Algérie: La Francophonie inversée ?

     

    Si la Francophonie, ce sont tout d’abord des femmes et des hommes qui partagent une langue commune, le français, pour reprendre la définition exacte, ce sont aussi paraît-il, des valeurs communes, telles que la solidarité, la diversité culturelle et la démocratie.

    Pour la solidarité et la diversité culturelle peut-être, mais pour la démocratie, ce n’est pas gagné. Et les non démocrates ne sont pas forcément ceux que l’on croit, mais ce n’est pas le sujet du jour. Les 300 millions de locuteurs répartis sur les cinq continents sont issus de 88 pays différents membres de l’Organisation internationale de la Francophonie. La légitimité de certains États à faire partie de l’OIF est parfois discutable mais pourquoi pas ?
    Il y a pourtant au sud de la Méditerranée, un pays d’irréductibles qui refusent de faire partie de l’empire… ah pardon, de la grande famille de la francophonie de qui d’ailleurs les invitations à y entrer ne furent pas toujours très claires.
    Pourtant, l’Algérie - vous l’aviez déjà deviné - est un grand pays francophone. 60% des Algériens sont francophones "réels", ce qui place le pays en deuxième position dans le monde, après la France évidemment, suivie de très loin par le Québec, lequel occupe la troisième place. Comment comprendre ce paradoxe ? On conçoit bien que les racines de cette division sont historiques, culturelles, politiques, sociales et identitaires. Et que certains ont eu intérêt à entretenir ces discordes sur fond d’ambitions diverses et variées. Mais là non plus ce n’est pas le sujet du jour.
    Non, ce dont je voudrais vous entretenir aujourd’hui, chers lectrices et lecteurs, ce sont les leçons que nous pourrions tirer des marcheurs algériens. Ceux-ci pendant plusieurs semaines ont battu le pavé pour protester contre la nouvelle candidature de leur actuel président. Ce dernier et sa clique ont fait semblant d’entendre la voix du peuple mais celui-ci n’est pas dupe et la solution proposée par le clan Bouteflika n’arrête pas les marcheurs. Ces mêmes marcheurs qui manifestent sans violences, sans heurts et sans dégâts. Voilà une belle leçon de valeurs donnée aux Français qui eux aussi manifestent depuis des semaines et qui comme les Algériens n’ont pour l’heure eu comme réponse à leurs revendications que des ersatz de solutions.
    Chaque vendredi, entre 4 à 5 millions d’Algériens de tous âges, beaucoup de femmes, hommes, enfants, manifestent pratiquement sans violence. Puisque la francophonie, c’est aussi un partage des valeurs, ce serait bien que les Algériens partagent avec les Français les leurs. Un poète journaliste, Lazhari Labter, a même été jusqu’à publier "Les 18 Commandements du marcheur pacifiste et civilisé". Citons en quelques-uns: "Pacifiquement et tranquillement je marcherai, A aucune provocation je ne répondrai, les Baltaguias (nom donné aux casseurs payés par le pouvoir pour créer des violences) j’isolerai et à la police je les remettrai. Pas une pierre je ne jetterai, après la marche, les rues et les places je nettoierai". Il y a là clairement des leçons à tirer!
    L’honnêteté des revendications des uns et des autres n’est pas discutable, seul le procédé est à revoir. Car manifestement, la violence des Français qui défilent tous les samedis les coupent d’une partie de la population alors que le pacifisme des Algériens crée un consensus général face au pouvoir.
    Alors, il serait peut-être temps de prendre des leçons des pays que les Français n’ont pas l’habitude de regarder comme modèles. Mais puisque nous avons en partage les mêmes valeurs, il serait temps d’inviter les Algériens à faire partie de la grande famille de la Francophonie afin de profiter de leurs enseignements. Des Algériens qui fiers de leur valeurs ne pourraient faire autrement que d’accepter cette invitation. Et ce n’est pas autrement que Lazhari Labter conclut son poème... en français: "au monde qui m’observe, une leçon je donnerai et un exemple je serai, Car je sais que la Liberté au bout du chemin m’attendra et dans ses bras ouverts elle m’accueillera".
     

    France-Algérie: La Francophonie inversée ?

     

     

     

    Cécile Vrain

    SOURCE : https://www.podcastjournal.net/France-Algerie-La-Francophonie-inversee_a26312.html

     

     

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    Algérie : Bouteflika aurait l’intention

     de démissionner

    Algérie : Bouteflika aurait l’intention de démissionner

    Abdelaziz Bouteflika, Président de la République algérienne

     

    « Le président Bouteflika aurait l’intention de quitter ses fonctions, le 29 avril, et de désigner le président du Sénat Abdelkader Bensalah comme chef de l’État provisoirement ».  Cette information aurait fuité de la Présidence qui préparerait le communiqué officiel et qui s’apprêterait à faire cette annonce la semaine prochaine.

    La quatrième marche consécutive du peuple a mis fin aux manœuvres du gouvernement. « Tous les espoirs et les calculs du régime qui espérait gagner encore du temps ont été réduits en cendres ». Selon une source à la Présidence, « Bouteflika aurait l’intention de se retirer du gouvernement, le président du conseil de la Nation, Abdelkader Bensalah, le remplacera en cette période transitoire ».

    Le prochain chef de l’État aura pour mission de désigner un gouvernement d’union nationale ou un gouvernement neutre, dont la seule mission sera de gérer les affaires courantes jusqu’à l’élection d’un nouveau président de la République. Le futur président aura aussi une autre mission : celle d’ouvrir immédiatement le dialogue avec l’opposition afin de calmer la rue.

    Selon une source proche à Abdelkader Bensalah, contactée par Observ’Algérie, « une telle décision vient après un dialogue et des négociations […] et le président du Sénat n’aurait encore rencontré personne ». Notre interlocuteur nous a également précisé que « le Rassemblement national et démocratique (RND) a vulgairement été écarté de la scène politique et [que] ce n’est pas ainsi qu’il va regagner la confiance du peuple ». Si le gouvernement tenait à respecter la volonté du peuple, la période de transition devrait être menée conjointement avec tous les acteurs de la scène politique.

    Le Président Abdelaziz Bouteflika aurait actuellement deux cartes en main pour éviter la prolongation : celle de maintenir les élections à temps et ouvrir le dialogue avec les opposants, et celle de se retirer à la fin de son mandat sans prolongations. Si Bouteflika opte pour la seconde solution, le scrutin devra alors être organisé par les partis politiques. Toutes les formations politiques auront la charge de préparer les élections présidentielles et de mettre en place un agenda précis concernant les réformes à mener.

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/exclusif-bouteflika-intention-demissionner/?push_notifications

     

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  • Merci de signer l'Appel des deux Rives

    organisé par le quotidien la Marseillaise.fr

    pour la paix, le progrès, la liberté

     et la démocratie en Algérie

    AFP 

    Depuis ce mardi 13 mars 2019, La Marseillaise propose à tous ceux qui en partagent l'esprit, de signer l'appel des deux Rives pour la paix, le progrès, la liberté et la démocratie en Algérie. Journal de progrès, anticolonialiste, dont les rotatives ont imprimé Alger républicain au plus dur de la guerre, se devait de réunir aujourd'hui, les intellectuels, les artistes, les universitaires des deux rives qui souhaitent tous une rupture nette avec le système en place et un avenir serein au peuple algérien, à sa jeunesse si courageuse.

    L’appel

    Nous, universitaires, écrivains, artistes, de divers horizons mais tous attachés à l'Algérie et attentifs à son destin, appelons à une transition démocratique et pacifique pour que l'Algérie entre de plain-pied dans le XXIe siècle.
    Le retrait de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika ne doit pas déboucher sur le prolongement du système en place sous une autre forme.
    La mobilisation populaire démontre la force, les ressources, la responsabilité et l'exigence profonde de changement du peuple algérien et de sa jeunesse.
     


    http://m.lamarseillaise.fr/…/75430-signez-l-appel-des-deux-…

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    Mouvement citoyen en Algérie :

     Macron et la France pris pour cible

    Mouvement citoyen en Algérie : Macron et la France pris pour cible

    Manifestants algériens brandissant une pancarte hostile à Emmanuel Macron. Vue le 15 mars 2019 à Alger.

    La France et son président Emmanuel Macron sont ciblés par les manifestants en Algérie, qui crient des slogans hostiles à leur égard, accusant le Président français d’ingérence et répondant aux rumeurs concernant « le gaz que l’Algérie offre gratuitement à la France ». 

    En effet, les déclarations du Président français ont été mal perçues par le peuple algérien, qui les considère comme un soutien de Paris à Bouteflika et une incursion déplacée dans les affaires algériennes.

    Pour rappel, Macron avait salué la décision de Bouteflika de reporter le scrutin présidentiel, une déclaration officielle interprétée en Algérie comme une énième ruse du pouvoir.

    « Macron, occupe-toi de tes Gilets jaunes ! »

    En effet, le message des manifestants au chef de l’Élysée est clair. Hier encore, plusieurs pancartes et slogans ont montré l’hostilité des manifestants à la France et à son président. « Macron dégage ! », pouvait-on entendre, ainsi que : « Macron, occupe-toi de tes Gilets jaunes, ça te suffit ! », «Macron t’es libre de choisir une vieille femme, mais laisse nous choisir un jeune président !», «France, game over !», « Serviteurs de la France, c’est terminé !».

    Gaz algérien offert à la France : info ou intox ?

    Lors des manifestations de ce vendredi 15 mars, une pancarte écrite en arabe relate une discussion fictive avec le Président français. Elle a attiré l’attention de plusieurs internautes et médias.

    Mouvement citoyen en Algérie : Macron et la France pris pour cible

    « Allo, Macron ; — Oui, qui est avec moi ? ; — c’est le peuple algérien, écoute, prépare le bois, cette année, il n’y aura pas de gaz… », peut-on lire dessus.

    Cette discussion fictive fait allusion à une rumeur largement relayée et commentée sur les réseaux sociaux, selon laquelle la France d’Emmanuel Macron aurait « assuré le régime algérien de son soutien à toute épreuve face à la poussée populaire » en contrepartie d’une « livraison gratuite de gaz ».

    Aucune source ne confirme cette rumeur. Il s’agirait très probablement d’intox, car la France importe son gaz dans le cadre des accords commerciaux entre Sonatrach et la compagnie Engie (anciennement GDF Suez).

    En revanche, il est important de noter que la France a sans aucun doute perdu du crédit aux yeux du peuple algérien qui marche pour sa liberté. En effet, l’idée que l’ancienne puissance coloniale est aujourd’hui « l’alliée » du pouvoir algérien est largement répandue parmi les manifestants.

    SOURCE : https://www.observalgerie.com/actualite-algerie/mouvement-populaire-algerie-macron-france-pris-pour-cible/?push_notifications

     

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