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    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS qui, pour le moment semblent oubliées.

    2700 victimes par l'organisation terroriste, voici quelques exemples qui figurent sur mon blog :

     

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

     

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

    Le maire d'Evian

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

    La petite Delphine Renard victime collatérale d'une tentative d'assassinat qui visait André Malraux. Delphine est devenue aveugle.

     

    Voir mon précédent article :

     

    http://www.micheldandelot1.com/le-6-octobre-2021-le-gouvernement-d-emmanuel-macron-va-t-il-rendre-hom-a210165382?fbclid=IwAR0O21xqBFdgzVWiPhoSIJRaty-2-_sKr7ln7dLz4W9Sd3QwD_2Y7Q-hw8U

     

    Après avoir pris différentes initiatives (sur Maurice Audin ou l’assassinat de l’avocat Ali Boumendjel…), Emmanuel Macron entend encore participer à deux journées mémorielles d’ici la fin du quinquennat : la répression par la police française d’une manifestation d’Algériens à Paris le 17 octobre 1961, et la signature des accords d’Evian le 18 mars 1962 qui ont consacré la défaite française en Algérie.

    Michel Dandelot

     

    Mémoires

    300 millions : le généreux cadeau d’Emmanuel Macron aux harkis à sept mois de la présidentielle

    Le Président annoncera ce lundi, à 10 h 30, la création d’un fonds de 300 millions d’euros et d’une loi portant « reconnaissance de la Nation des préjudices subis par les personnes rapatriées d’Algérie »

    C’est donc ce matin à 10 h 30 qu’Emmanuel Macron va recevoir les harkis… Mais toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement et je pense aux victimes de l’OAS

    Harkis s'entraînant au camp de Collo

    Ce lundi matin, Emmanuel Macron rendra hommage aux harkis et à leurs descendants, cinq jours avant la journée nationale à la communauté et aux supplétifs qui ont combattu aux côtés de l’armée française durant la guerre d’Algérie. Selon nos informations, le président de la République franchira une nouvelle étape dans la reconnaissance de leur cause à travers un projet de loi et un fonds de réparation qui devrait être doté de 300 millions d’euros.

    « Emmanuel Macron veut frapper très fort, confie un proche du dossier. La séquence de lundi est préparée depuis des mois en toute discrétion par les conseillers élyséens, de Bruno Roger-Petit, conseiller mémoire, à Cécile Renault, chargée du projet mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie à l’Elysée. » Le facteur déclencheur est la remise du rapport Stora sur la mémoire de la colonisation et de la guerre d’Algérie, en janvier dernier.

    A l’époque, les responsables de l’association Ajir pour les Harkis, dirigée par Mohand Hamoumou, longtemps maire de la ville de Volvic (2008 à 2020), déplorent le manque de clarté sur les représailles subies par la communauté restée en Algérie à l’indépendance. « L’attente principale des Harkis est absente du rapport : une loi de reconnaissance et réparation, maintes fois promise voire proposée mais jamais votée », déplore surtout un communiqué d’Ajir, demandant au chef de l’Etat de faire voter cette loi avant la fin de son mandat.

    Quatre défenseurs de la cause harki – Mohand Hamoumou, Claire-Tassadit Houd, militante associative, Dalila Kerchouche, journaliste, et Serge Carel, harki torturé récemment décoré par Macron – ont été reçus le 10 mai à l’Elysée. Emmanuel Macron leur assure alors qu’il n’était pas question que le rapport Stora serve de prétexte à les mettre sous « la moquette de la mémoire française ».

    « Le chef de l’Etat a été très touché par ce qu’il a entendu ce jour-là sur ce drame, notamment le parcours de Dalila Kerchouche, née en 1973 derrière les barbelés du camp de Bias dans le Sud-Ouest, poursuit le proche du dossier. Il a donc voulu que la France tourne la page alors la grande majorité des Français considèrent que cette communauté a été victime d’une profonde injustice de la République. »

    « Traitement singulier ». Le destin des harkis s’est joué à partir de mars 1962 dans la foulée des accords d’Evian sur l’indépendance algérienne. Robert Boulin, alors secrétaire d’Etat aux rapatriés, lance une opération d’évacuation avant que d’autres ministres en charge du dossier (Pierre Messmer, Louis Joxe, Roger Frey) fassent machine arrière à l’été, y voyant un danger terroriste. Trois mois plus tard, le Premier ministre, Georges Pompidou, relance les rapatriements sans que leur accueil soit préparé.

    La communauté est alors installée dans des camps de fortune, dans des hameaux de forestage, parfois dans des foyers. Les conditions sont indignes (manque d’eau et d’électricité), les rapatriés sont privés de leurs droits fondamentaux d’aller et venir, d’envoyer leurs enfants à l’école. « Parmi tous ceux qui reviennent en France, appelés et pieds noirs, ils sont les seuls à avoir subi ce traitement singulier », commente une source élyséenne.

    Considérant qu’il y a un consensus bipartisan sur cette injustice, Emmanuel Macron devrait annoncer lundi un projet de loi, consulté par l’Opinion, portant « reconnaissance de la Nation et réparation des préjudices subis par les personnes rapatriées d’Algérie anciennement de statut civil de droit local et par leurs familles du fait des conditions de leur accueil sur le territoire français ».

    L’Etat instaurera aussi un fonds d’indemnisation de quelque 300 millions d’euros, soit huit fois plus que le fond prévu initialement

    Cette loi, si elle est adoptée, déterminera les conditions de la mise en œuvre du droit à la réparation. Une commission spéciale sera instituée auprès de l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre. Son rôle sera de statuer sur les demandes et le montant de l’offre de réparation, après instruction par les services de l’Office. L’Etat instaurera aussi un fonds d’indemnisation de quelque 300 millions d’euros, soit huit fois plus que le fond prévu initialement.

    « Il est temps pour la République française de sortir d’une ambiguïté mémorielle qui a oscillé depuis soixante ans entre non-dits et, parfois même, perçu par les Harkis et par d’autres qui sont sensibles à leur cause comme un déni », justifie la source élyséenne.

    Clientèle électorale. Cette séquence mémorielle permettra au chef de l’Etat de parler à ces « oubliés » qui ont fait le choix historique de l’Algérie française, à leurs descendants mais aussi aux pieds noirs et aux militaires français engagés durant la guerre contre les combattants de l’indépendance.

    « La grande majorité de nos compatriotes pensent que le lâchage des harkis, même si certaines personnalités se sont battues dans l’administration pour leurs droits, est une tâche noire dans l’histoire de France, ajoute la source proche du dossier. C’est un enjeu politique important à sept mois d’une présidentielle alors que personne imagine que le président Macron ne sera pas candidat. »

    L’Elysée a décidé de couper l’herbe sous les pieds de la droite et de l’extrême droite, toujours prêtes à défendre la cause d’une communauté estimée, en comptant les descendants, à près de 900 000 compatriotes.

    Le 4 juillet dernier, une trentaine de députés Les Républicains (LR), emmenés par Julien Aubert (Vaucluse), ont signé une lettre, publiée par le Journal du dimanche, pour réclamer le versement d’une indemnisation spéciale pour les harkis, auxiliaires algériens des forces coloniales françaises durant la guerre d’indépendance (1954-1962), et leurs ayants droit.

    Les régions comme PACA, le Languedoc-Roussillon ou le Nord-Pas-de-Calais, constituent d’un réservoir de vote

    Les signataires de cette pétition ont rappelé qu’une « partie des harkis (entre 50 000 et 70 000 harkis) ont été impitoyablement massacrés parce qu’ils avaient choisi la France » après le cessez-le-feu signé avec le gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). C’est aussi une clientèle électorale que cherche à séduire l’extrême droite depuis longtemps. Jean-Marie Le Pen, puis sa fille, Marine, ont dragué la communauté. Les régions comme PACA, le Languedoc-Roussillon ou le Nord-Pas-de-Calais, constituent d’un réservoir de vote. Les enfants et les petits enfants de harkis, les deuxième et troisième générations, sont à conquérir.

    Le président Macron, à travers l’exercice de réconciliation des mémoires, compte bien toucher toutes les franges de l’électorat national. Il s’est déjà attiré la sympathie des milieux de gauche, de certains historiens et des autorités algériennes en reconnaissant la responsabilité de l’Etat dans la mort du jeune mathématicien, Maurice Audin. L’exercice n’est pas toujours facile, ses détracteurs l’attendant au tournant.

    « Lorsque l’on ouvre ces dossiers, on touche toutes les blessures mémorielles, avec d’un côté les harkis, les pieds noirs, les anciens du contingent militaire et, de l’autre, les Flnistes (partisans du Front de libération national en Algérie) et leurs soutiens étrangers », conclut une source ministérielle.

    SOURCE : https://www.lopinion.fr/edition/international/300-millions-genereux-cadeau-d-emmanuel-macron-aux-harkis-a-sept-mois-254330 

     

     

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    France – Algérie : Emmanuel Macron s’apprête

    à relancer le « dossier des harkis »

    France – Algérie : Emmanuel Macron s’apprête à relancer le « dossier les harkis »

    Huit mois après avoir dénoncé le rapport de l’historien Benjamin Stora sur « la guerre d’Algérie » ; les harkis et leurs familles n’ont cessé de faire pression sur le gouvernement français qui se dirige aujourd’hui vers la réouverture de leur dossier.

    En effet, le président français Emmanuel Macron s’apprête à franchir « un nouveau pas » dans la «reconnaissance de manquement qui a été fait aux harkis» par la France, selon la présidence française, le chantier de la réparation des harkis sera lancé dès vendredi prochain.

    La démarche d’Emmanuel Macron intervient à quelques jours de la « journée d’hommage aux harkis instaurée en 2001 » célébrée chaque année en France. De ce fait, vendredi prochain, le président français accueillera les porteurs de cette mémoire et s’adressera aux harkis.

    Emmanuel Macron va décorer un représentant harki blessé au combat

    Lors de cette journée, Emmanuel Macron devrait, selon la même source, décorer un représentant harki blessé au combat, il s’agit d’un officier français qui a organisé le rapatriement de plusieurs centaines de harkis depuis l’Algérie. Une fille de harki va également être décorée pour avoir «milité pour l’égalité les chances».

    Recrutés comme auxiliaires de l’armée française pendant la guerre d’Algérie, avec l’indépendance, ce sont près de 200.000 hommes à fuir le pays pour s’installer en France.

    Les femmes et filles de harkis rejettent

     le rapport stora

    Un collectif regroupant les femmes et les filles de harkis a réagi concernant le rapport de l’historien français Benjamin Stora sur « les questions mémorielles portant sur le colonisation et la guerre d’Algérie », jugeant que les harkis on été évoqués « d’une façon tendancieuse accompagnée d’omissions significatives ».

    Le rapport de l’historien français Benjamin Stora sur « les questions mémorielles portant sur la colonisation et le guerre d’Algérie », remis le 20 janvier passé au président Emmanuel Macron, continue de susciter beaucoup de critiques en Algérie comme en France.

    Dans une tribune publiée dans le journal français le Figaro, un collectif regroupant une cinquantaine de femmes et de filles de harkis a réagi à propos de ce rapport, qui, dans l’une de ses recommandations, a évoqué la question des harkis. « Nous ne pouvons nous taire après avoir lu le rapport de l’historien Benjamin Stora », ont dénoncé les signataires de cette tribune.

    Pour ce collectif, le rapport Stora « obéit à des considérations politiques et non historiques, au préjudice de la vérité sur les harkis ». Tout en affirmant que certains points de rapport méritent d’être salués, le collectif des femmes et des filles de harkis a estimé que les « harkis ont été réduits à la portion congrue », et ont été évoqués « d’une façon tendancieuse accompagnée d’omissions significatives ».

    Ces femmes, qui se disent « scandalisées » par ce rapport, ont mentionné, à titre d’exemple, un passage de rapport de Benjamin Stora où il a évoqué les « représailles cruelles contre les harkis en Algérie à la fin de la guerre », et ont jugé que l’emploi du terme « représailles » n’est pas neutre.

    En effet, pour elles, l’utilisation de ce terme « valide la thèse avancée par le pouvoir algérien et les historiens qui lui son inféodés », rajoutant que « si les harkis on été massacrés, c’est parce qu’eux-mêmes s’étaient livrés à des exactions ».

    Les femmes et filles de harkis s’opposent à l’entrée au Panthéon de Gisèle Halimi pour avoir soutenu le FLN.

    Le même collectif s’est attardé sur une autre recommandation émise par Benjamin Stora dans son rapport, relative à « l’entrée au panthéon de l’avocate Gisèle Halimi, grande figure féminine d’opposition à la guerre d’Algérie ». En effet, dans leur tribune, les femmes et filles de harkis se sont opposées à cette préconisation sous prétexte que Gisèle Halimi s’était mobilisée « en faveur des militants indépendantistes algériens ».

    « Nous nous élevons de manière unanime, forte et déterminée, contre la proposition émise par (l’historien) Benjamin Stora de l’entrée au Panthéon de Gisèle Halimi », ont-elles écrit.

    Il convient de rappeler que Gisèle Halimi a été l’une des principales avocates des militants du Front de Libération Nationale (FLN) durant le guerre de libération nationale, elle n’avait pas hésité à dénoncer l’usage de la torture par les militaires et policiers français en Algérie et s’était mobilisée auprès des femmes et des jeunes filles détenues. La regrettée avocate s’est éteinte le 28 juillet 2020.

    SOURCE : https://www.algerie360.com/france-algerie-macron-sapprete-a-relancer-le-dossier-des-harkis/ 

     

    Officiellement, l’initiative s’inscrit uniquement dans le cadre de la politique mémorielle d’Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat. Dans les faits, difficile de ne pas y voir une tentative de resserrer les liens avec une catégorie de population stratégique, dans l’optique de l’élection présidentielle de 2022.  Car ce n'est pas cet acte qui va rapprocher l'Algérie de la France si l'on considère qu'en Algérie les harkis sont considérés comme des traîtres.

     

     

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    Le 6 octobre 2021 le Gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il rendre hommage aux victimes de l’OAS comme il l’a fait le 26 mars 2021 pour les descendants et nostalgiques de cette organisation terroriste ?

    Après la guerre d'Algérie : amnisties/amnésie 

    A partir de la fin de la guerre d'Algérie, les autorités françaises ont promulgué toute une succession d'amnisties et de grâces.

    Ce furent d'abord les décrets promulgués lors des accords d'Évian (les 20 mars et 14 avril 1962) qui effaçaient à la fois les "infractions commises avant le 20 mars 1962 en vue de participer ou d'apporter une aide directe ou indirecte à l'insurrection algérienne", et celles "commises dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre dirigées contre l'insurrection algérienne". Puis vinrent quatre lois successives. La première, du 17 décembre 1964, concernait les "événements" d'Algérie et fut suivie, le 21 décembre, d'une grâce présidentielle pour 173 anciens membres de l'OAS. Celle du 17 juin 1966 amnistiait les "infractions contre la sûreté de l'État ou commises en relation avec les événements d'Algérie". Vint ensuite, en pleine crise de Mai 68 et liée directement à elle, la grâce du 7 juin 68 concernant, cette fois, tous les membres de l'OAS qui étaient encore détenus ; elle fut suivie de la loi du 24 juillet effaçant toutes les infractions liées aux "événements" y compris celles "commises par des militaires servant en Algérie pendant la période". Cette loi, malgré le dépôt d'un amendement socialiste allant dans ce sens, ne stipulait pas encore la réintégration des intéressés dans leurs fonctions civiles ou militaires ni dans leurs droits à porter leurs décorations.

    Ce fut chose faite après l'arrivée de la gauche au pouvoir. Déjà, en 1965, l'extrême droite proche de l'OAS avait été appelée à se rallier à la candidature de François Mitterrand ; l'année suivante, un projet de loi déposé par Guy Mollet, Gaston Deferre et le même François Mitterrand avait proposé le rétablissement des condamnés de l'OAS dans leurs grades et leurs fonctions ; et, en 1972, le programme commun de la gauche ne comportait aucune référence ou allusion aux suites de la guerre d'Algérie ni à la lutte pour la décolonisation. Avant les élections présidentielles de 1981, des négociations menées par des proches du candidat François Mitterrand aboutirent à l'appel du général Salan à voter Mitterrand et, entre les deux tours, à celui de l'organisation de rapatriés le RECOURS à " sanctionner " Valéry Giscard d'Estaing. C'est donc bien dans la ligne de cette politique que fut votée le 3 décembre 1982 la dernière des lois d'amnistie réintégrant dans l'armée les officiers généraux putschistes et permettant même les "révisions de carrière" nécessaires à la perception de l'intégralité de leurs retraites. Cela, au nom de l'argument formulé par François Mitterrand : "Il appartient à la nation de pardonner."

    " La levée des sanctions à l'égard de responsables d'atrocités commises pendant la guerre d'Algérie interdit de vider l'abcès, puisqu'il y a effacement des repères qui distinguent entre ce qui est crime et ce qui ne l'est pas. Les simples exécutants ne seront jamais déchargés d'une partie de leur culpabilité, ou de leur honte. Les responsables, jamais identifiés. Les Français ne feront donc jamais ce que les Américains ont fait pour le Vietnam : juger leurs criminels de guerre. Et, bien vite, cette loi de 1982 qui avait pour justification le pardon commencera, d'abord, par réveiller l'ardeur des nostalgiques de l'OAS. Les leaders d'une extrême droite à 0,8 % des voix, au moment de l'élection présidentielle de 1981, « réintègrent » la vie politique." 

    Benjamin Stora - La gangrène et l'oubli - édition la Découverte - 1998
     

    * En effet l’extrême droite à 0,8 % des voix en 1981 arrive maintenant régulièrement au second tour de l’élection présidentielle avec plus de 20% des voix grâce aux lois d’amnestie.

     

    * En effet on a vu fleurir des stèles en hommage aux terroristes et criminels de l’OAS… En voici deux exemples : 


    Le 6 octobre 2021 le Gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il rendre hommage aux victimes de l’OAS comme il l’a fait le 26 mars 2021 pour les descendants de cette organisation terroriste

    Le 6 octobre 2021 le Gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il rendre hommage aux victimes de l’OAS comme il l’a fait le 26 mars 2021 pour les descendants de cette organisation terroriste

    La stèle de la honte 

    "En finir avec la stèle OAS 

    de Perpignan" 

    Le 6 octobre 2021 le Gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il rendre hommage aux victimes de l’OAS comme il l’a fait le 26 mars 2021 pour les descendants de cette organisation terroriste

    Le 6 octobre 2021 le Gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il rendre hommage aux victimes de l’OAS comme il l’a fait le 26 mars 2021 pour les descendants de cette organisation terroriste

    Béziers : Ménard s'incline devant une stèle glorifiant l'OAS 

     

    Le 6 octobre 2021 le Gouvernement d’Emmanuel Macron va-t-il rendre hommage aux victimes de l’OAS comme il l’a fait le 26 mars 2021 pour les descendants de cette organisation terroriste

    Un article mis en ligne le jeudi 10 février 2011 

    1961-1962. En hommage à toutes les victimes de l’OAS en Algérie et en France

    Les victimes de l’OAS auront leur stèle au Père-Lachaise

    Le Conseil de Paris a décidé à la faveur d’un vote unanime la pose d’une stèle en hommage aux victimes de l’OAS au cimetière du Père Lachaise à Paris (20e).

    Symboliquement, le vote des élus a eu lieu le jour anniversaire de la manifestation du 8 février 1962, à Paris, pour dénoncer les agissements de l’OAS et la guerre d’Algérie.
    Le 8 février, le préfet de l’époque, Maurice Papon, avait donné l’ordre de réprimer la manifestation et 9 manifestants, tous membres de la CGT dont huit communistes, avaient trouvé la mort en tentant de se réfugier dans la station de métro Charonne.

    Le texte sera le suivant : « 1961-1962. En hommage à toutes les victimes de l’OAS en Algérie et en France. Civils, militaires, magistrats, fonctionnaires, élus, défenseurs des institutions et des valeurs de la République ».

    Intervention de Madame Catherine Vieu-Charier, Adjointe au Maire de Paris, chargée de la mémoire et du monde combattant. 

    Apposition d’une stèle en hommage

    aux victime de l’OAS

    dans le cimetière du Père Lachaise 

    Je voudrais d’abord remercier les collègues qui, de droite ou de gauche, sont restés dans l’hémicycle. Et puis je voudrais aussi saluer les enfants des victimes de l’OAS qui ont patienté cet après-midi pour voir cette délibération passer en Conseil de Paris. 

    La décision de la municipalité et du Maire d’apposer une stèle en hommage aux victimes de l’OAS est un événement : c’est le premier monument en France qui va rendre hommage aux victimes de l’OAS.

    Nulle part un tel monument n’existe, même pas à Évian, où pourtant le maire, Camille Blanc, fut assassiné par l’OAS le 31 mars 1961.

    Et, comme l’indique la délibération, il a fallu attendre 1999 pour qu’une loi reconnaisse enfin la guerre d’Algérie et le 19 mars.

    Il est temps aujourd’hui de travailler à entendre et à confronter les mémoires : les soldats du contingent, les harkis, les rapatriés, les Algériens luttant pour leur indépendance et toutes les victimes de cette guerre.

    La Ville de Paris a déjà commencé un travail avec le Mémorial au Père Lachaise en hommage aux 747 parisiens morts pour la France en Afrique du Nord, avec la plaque du pont Saint Michel en souvenir des victimes du 17 octobre 1961, avec le monument en mémoire des harkis et des victimes civiles dans le jardin de la Butte du chapeau rouge, avec la place Maurice Audin, la place du 8 février 1962 au métro Charonne et la place du 19 mars 1962, date officielle du cessez-le-feu.

    Il est important aujourd’hui de rendre hommage aux 2.200 victimes de l’OAS, qu’elles soient civiles ou militaires. Et il nous appartient de les sortir de l’oubli, de rappeler qu’elles ont été assassinées parce qu’elles avaient fait le choix de la loyauté, du respect des institutions républicaines, alors qu’elles étaient menacées par un terrorisme de grande ampleur, que ce soit en Algérie ou en métropole.

    L’OAS visait des militaires, des fonctionnaires, des civils, des politiques, parce qu’ils respectaient les choix du gouvernement légitime.

    Nous n’oublions pas que, lors de cette période dramatique pour la France et l’Algérie, un attentat a eu lieu contre le général de Gaulle, Président de la République, ce qui représente pour moi un double outrage, parce que le général de Gaulle était un grand Résistant et qu’il représentait les plus hautes fonctions de la République puisqu’il était Président de la République.

    Je ne citerai pas de nom, car comment choisir entre les victimes ? Mais l’idée de cet hommage a été portée par une association, l’ANPROMEVO, à l’origine, il faut bien le dire, de la demande - et je rappelle aussi qu’elle a été reçue pour la première fois en 2007 par Odette Christienne, ma collègue -, dont le président est Jean-François Gavoury, fils du commissaire Gavoury, chargé de la lutte contre l’OAS, assassiné à Alger le 31 mai 1961, et le secrétaire le Docteur Jean-Philippe Ould Aoudia, fils de Salah Ould Aoudia, assassiné par l’OAS lors du massacre des Centres sociaux le 15 mars 1962 : ils sont présents dans la tribune, et je tiens à les saluer particulièrement, avec émotion et avec amitié.

    Je rappelle aussi, parce que c’est une image qui était très forte - certains s’en souviennent -, l’image de cette petite fille, Delphine Renard, frappée au visage, qui est restée aveugle après l’attentat qui visait André Malraux.

    Je voudrais répéter que les fils et filles de victimes de l’OAS poursuivent inlassablement leur combat pour la vérité, pour la justice, la dignité et pour que cessent, au cœur de la République, ces hommages rendus aux assassins de leurs pères, et l’apposition de cette stèle est un apport à leur juste cause.

    Le Conseil de Paris va s’honorer, dans les secondes qui viennent, en votant cette délibération, je l’espère, à l’unanimité.

    Je vous remercie.

    Catherine Vieu-Charier 

    C’est ainsi que le 6 octobre 2011 la stèle en hommage aux victimes de l’OAS était inaugurée.

    Mais ce que demande maintenant ces victimes c’est que le 6 octobre 2021 un représentant de l’Etat soit présent pour leur rendre un hommage officiel… Car toutes les mémoires doivent être reconnues officiellement.

     

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    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    Nul doute que Zemmour eût préféré s'appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Eric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s'abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou.

    Mais avant de rappeler cette histoire de prénoms que n'aime pas le cancre de l'Histoire j'ai le plaisir d'apprendre qu'il vient d'être une nouvelle fois condamné...

    « Olive », le billet de Maurice Ulrich

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    Si Picasso s’était appelé Paul au lieu de Pablo, la peinture française aurait sans doute été grandie. Il aurait peint les batailles de Poitiers ou de Roncevaux plutôt que Guernica. Si Zinédine Zidane s’était appelé Marcel ou Robert, on ne sait combien de buts il aurait marqués, en plus d’un score tout juste honorable. Modigliani aurait dû s’appeler Amédée, ce qui sonne tout de même mieux qu’Amedeo, si ce n’est pour nos oreilles, au moins pour celles, très sensibles, d’Éric Zemmour. Il veut des prénoms français. Pas de Kevin ni de Jordan, c’est une chose, mais surtout pas de Mohammed, de Farida, de Samir, de Leila, d’Aïcha… La question est à ce point importante qu’elle est débattue pendant des heures sur nos chaînes d’info. OK. Mais, et les noms alors ? Zemmour, ça ne sonne pas vraiment comme Dupont ou Durand, voire Ducon. Normal, c’est un nom berbère. Il veut dire Olivier. Alors nous, ça ne nous gêne pas qu’Éric s’appelle Zemmour, mais ce serait quand même mieux pour lui s’il s’appelait Éric Olivier, Olive pour les intimes. 

    https://pcfromainville.blogspot.com/2021/09/olive-le-billet-de-maurice-ulrich.html?spref=fb&fbclid=IwAR1aHBw3bYzUk_vvjXKqqKXgO5PoDoxABNSzIY27OEjGazaeigfNWGk-rfI 

     

    Allez paye Zemmour pendant ce temps

     on se marre bien

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    L’islamophobe Eric Zemmour condamné

    par la Cour de Cassation

    La Cour de Cassation a rejeté ce mardi le pourvoi en cassation d’Eric Zemmour et confirmé sa condamnation “pour appel au rejet et à la discrimination des musulmans en tant que tels”, l’obligeant à dédommager une nouvelle fois l’association CAPJPO-EuroPalestine qui a porté plainte contre ses propos islamophobes lors de l’émission “C à vous”, diffusée sur la chaîne de télévision France 5, le 6 septembre 2016.

    La Cour de Cassation, a confirmé le jugement du Tribunal de 1ère instance et de la Cour d’Appel de Paris, qui avaient condamné Eric Zemmour pour “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.”

    La Cour de Cassation a estimé que l’argument de la liberté d’expression mis en avant par Eric Zemmour ne pouvait être retenu face à ses propos :

    « Nous vivons depuis trente ans une invasion, une colonisation, qui entraîne une conflagration », « Dans d’innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées, c’est également l’islam, c’est également du djihad, c’est également la lutte pour islamiser un territoire qui n’est pas, qui est normalement une terre non islamisée, une terre de mécréant. C’est la même chose, c’est de l’occupation de territoire”. “Je pense qu’il faut leur donner le choix entre l’islam et la France » 

    Déjà condamné à verser 3 000 euros d’amende et à dédommager l’association CAPJPO-EuroPalestine des frais de justice qu’elle avait engagés, l’islamophobe récidiviste, qui n’en est pas à sa première condamnation, devra la dédommager à nouveau.

    Honte aux médias qui continuent à lui tendre des micros pour déverser sa haine et son appel au rejet des musulmans ! 

    CAPJPO-EuroPalestine 

     

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    Eric Zemmour le 6 juillet 2015 à Bruxelles | Emmanuel Dunand / AFP

     

    Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l'histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C'était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l'attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle.

    Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s'appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Eric. Il est vrai que d'aller dans la vie en portant le nom d'Isaac Zemmour peut s'avérer être, dans certains cas, une véritable source d'emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l'agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l'huile d'olive. Rajoutez-y un prénom aux consonances un tantinet hébraïques et vous êtes bon pour finir commercial auprès d'un fabricant de harissa. Ou doublure de Roger Hanin dans un film d'Alexandre Arcady.

    Nul doute que Zemmour eût préféré s'appeler Dupont ou Martin. Eric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l'Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin. Seulement voilà, Zemmour s'appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l'être –chacun dans son style– et cet héritage, s'il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu'on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d'Auvergne. Cliquez sur ce lien pour entendre les insultes de Zemmour :

    https://youtu.be/wIBB231JK3o 

    Qu'un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c'eût déjà été de trop mais qu'un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c'est non seulement risible, grotesque et absurde mais c'est en plus une sorte de crachat que Zemmour s'adresse à lui-même.

    Que croit-il donc ce petit éditorialiste –je l'ai croisé un jour, il m'arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix– qui s'en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu'à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l'Hexagone, de s'époumoner à chanter l'inaltérable gloire du coq français, de louer, la voix tremblante, la beauté inoubliable du Ballon d'Alsace ainsi que le goût de la cuisine picarde, de dénoncer l'immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d'apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ?

    Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d'oublier d'où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d'un pays où, quoi qu'il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu'il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c'est que ce juif-là est soi fou, soit sot. Soit les deux à la fois.

    Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d'un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l'arbitraire de l'exil, la mise au rebut et l'enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l'enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d'Hapsatou: «Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien... C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France.»

    D'ordinaire, rien n'excuse une pareille infamie mais quand elle émane d'un juif, elle se teinte d'une telle irréalité qu'on ne sait plus si on doit en rire ou en pleurer. Tu n'as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout «frankaoui» que tu auras essayé d'apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ?

    Tu penses vraiment qu'à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu'il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l'histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d'une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais.

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire.

    Et le dernier des Juifs.

    SOURCE : https://www.slate.fr/story/167492/zemmour-hapsatou-sy-cancre-histoire?utm_source=Ownpage&_ope=eyJndWlkIjoiZGJiNGZiODY1YzRhMTRkMDBjYjkyNTkyYzg1MjcxYjQifQ==

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

     

    Zut un noir se fout de ta gueule OLIVE 

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

     

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

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      Guerre d’Algérie – Proposition d’hommage  présidentiel aux victimes de l’OAS  le 6 octobre 2021 à Paris par l’ANPROMEVO

    Guerre d’Algérie – Proposition d’hommage

    présidentiel aux victimes de l’OAS

    le 6 octobre 2021 à Paris

    par l’ANPROMEVO

    De EGAL 15 septembre 2021 Actualité de la guerre d'Algérie 

     

    À l’attention personnelle de Madame Cécile Renault, Directrice de projet
    Chargée du suivi des questions mémorielles sur la colonisation et la guerre d’Algérie
    Direction des ressources et de la modernisation
    Présidence de la République Palais de l’Élysée
    55, rue du Faubourg-Saint-Honoré 75008 Paris
     

    Madame la directrice,

    À la veille du 59e anniversaire de l’attentat dit « du Petit Clamart », qui prit pour cible le Président de la République et Madame de Gaulle, le conseil d’administration de l’Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS a décidé d’entreprendre une démarche auprès du chef de l’État tendant à ce qu’il honore de sa présence la cérémonie prévue le mercredi 6 octobre au cimetière parisien du Père Lachaise.

    Depuis 2011, le 6 octobre s’est imposé comme la Journée (associative) de recueillement et du souvenir de l’ensemble des victimes militaires et civiles de l’OAS en Algérie et en France : élus, magistrats, défenseurs des institutions et des valeurs de la République auxquels la Ville de Paris a tenu à être la première collectivité à dédier une stèle commémorative.

    Sortir des ténèbres de l’oubli et de la négation cette catégorie si spécifique de victimes de la guerre d’Algérie pour les faire enfin accéder à la lumière de la vérité, tel a été le sens de l’acte posé par Monsieur Bertrand Delanoë à l’occasion du dévoilement de ce monument situé à proximité immédiate du Mémorial des Parisiens morts pour la France en AFN et non loin de la sépulture des morts de « Charonne ».

    Le geste attendu du Président de la République, s’il est accompli, sera salué de part et d’autre de la Méditerranée. Il sera par ailleurs apprécié comme la possible préfiguration d’hommages visant les malheureuses victimes de la répression des manifestations parisiennes des 17 octobre 1961 et 8 février 1962.

    Benjamin Stora, avec qui j’entretiens les relations les plus amicales, voit dans le courrier que j’ai posté hier à l’intention de Monsieur Emmanuel Macron (cf. pièce jointe) une « belle et nécessaire initiative ».

    Le but du présent courriel est d’obtenir votre bienveillante entremise à défaut de laquelle la correspondance en question aurait peu de chances de parvenir à la connaissance de son destinataire.

    Je me tiens à votre disposition pour compléter en tant que de besoin votre information sur l’association et sur le projet qu’elle porte en l’occurrence.

    Veuillez agréer, Madame la directrice, avec mes remerciements anticipés, l’expression de ma parfaite considération.

    Jean-François Gavoury
    Pupille de la Nation
    Orphelin de guerre
    Président de l’ANPROMEVO
    Officier de l’Ordre national du Mérite
    Médaille d’honneur de la police nationale
     

    Ajout : courrier de Serge Drouot, président d’EGAL

      Guerre d’Algérie – Proposition d’hommage  présidentiel aux victimes de l’OAS  le 6 octobre 2021 à Paris par l’ANPROMEVO

     

      Guerre d’Algérie – Proposition d’hommage  présidentiel aux victimes de l’OAS  le 6 octobre 2021 à Paris par l’ANPROMEVO

     

      Guerre d’Algérie – Proposition d’hommage  présidentiel aux victimes de l’OAS  le 6 octobre 2021 à Paris par l’ANPROMEVO

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    Il a été l'un des protagonistes des procès Barbie

    et Touvier... Maître Ugo Iannucci l'ancien Bâtonnier

    de Lyon, est mort

    Il a été l'un des protagonistes des procès Barbie et Touvier... Maître Ugo Iannucci l'ancien Bâtonnier de Lyon, est mort

    L'avocat Ugo Iannucci est décédé. Enfant du bidonville de Gerland dans les années 40, fils d'un maçon italien, il était devenu l'un des avocats lyonnais les plus connus. Il a notamment participé au procès de Klaus Barbie en 1987 avant de devenir Bâtonnier de Lyon.

    Ugo Iannucci vient de s'éteindre à l'âge de 88 ans. L'ancien Bâtonnier de Lyon a eu un parcours exceptionnel. 

    Barbie, Touvier ... deux procès historiques

    En défenseur de la justice, de la liberté et des droits de l'Homme, Ugo Iannucci a participé à deux procès majeurs de criminels contre l'Humanité. Il a été l'un des protagonistes du procès de Klaus Barbie, surnommé "le boucher de Lyon" en 1987. Me Iannucci a été l'un des avocats des parties civiles. 

    Me Iannucci s'est également illustré dans le procès Touvier. Avec son confrère Me Nordmann, il est à l'origine de la première plainte fondée sur la notion juridique de crime contre l’humanité pour poursuivre le chef de la milice lyonnaise. La plainte n’a abouti qu’en 1994 et lors du procès, l'avocat lyonnais a représenté les parties civiles.

    Un parcours hors du commun

    Il est né en 1933 dans un bidonville de Lyon. Fils d'un maçon italien engagé dans la Résistance et le communisme, a passé sa petite enfance dans les baraques du quartier ouvrier de Gerland dans les années 40. Ugo Iannucci a embrassé la carrière d'avocat à son retour de la guerre d'Algérie, où il s'opposa à l'usage de la torture par l'armée française. "Défendre les déshérités, les sans voix, le Pauvre", c'est ce qui l'a poussé vers cette profession. Il est devenu l'un des plus grands avocats lyonnais.

    L'avocat a été nommé bâtonnier du barreau de Lyon en 1989. En 2001, Ugo Iannucci a accepté d'être titulaire de la Chaire lyonnaise des droits de l'homme, créée en 1990 à l'initiative de la Ville de Lyon. En 2009, il avait reçu la Médaille de la Ville. Son parcours est relaté dans un ouvrage intitulé
    "Des barraques au barreau. Itinéraire d'un fils d'antifasciste italien". 

    "Le noir de notre robe est ce soir celui du deuil" 

    Ce mardi 14 septembre, le maire de Lyon lui a rendu hommage. Ugo Iannucci a eu une vie "marquée par une exigence de Justice, ainsi que par des engagements d’une humanité exemplaire", comme l'indique Grégory Doucet sur les réseaux sociaux. "J’adresse mes condoléances à sa famille, à ses proches et à ses amis".

    Portrait de Me Ugo Iannucci, ancien bâtonnier de Lyon. Lui aussi a fait la guerre d’Algérie vous pourrez l’entendre en cliquant sur le lien ci-dessous. La vidéo se trouve à la fin de l'article :

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/auvergne-rhone-alpes/rhone/lyon/il-a-ete-l-un-des-protagonistes-des-proces-barbie-et-touvier-me-ugo-iannucci-l-ancien-batonnier-de-lyon-est-mort-2250400.html?fbclid=IwAR1oXgpI4VoY5plKn8Uhl0z89yox2IePn3BufPr2GlYH7JSKilR2_MHoNv8 

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    Zemmour honte de la France

    Zemmour honte de la France

    Mais CNews et Eric Zemmour

    c'est fini !!!

     

    Loi ! Tout est affaire de regard et d’écoute. Ceux à qui il reste des yeux pour voir et des oreilles pour entendre se passent très bien de caméras de surveillance et d’instances de moralité. Spectacle bestial, quand un homme danse sur le fumier, tandis que sa pensée en roue libre tend des crocs de boucher.

    Ainsi, l’ignoble Éric Zemmour revendique sa posture d’authentique factieux d’extrême droite, pour qui les postures fascistes deviennent première nature.

    Vous connaissez la formule : délinquant et multirécidiviste. Les qualificatifs qu’il emploie dans presque tous ses discours s’appliquent désormais à lui-même. Déjà condamné en 2019 à 3 000 euros d’amende pour des propos anti-musulmans, le spécialiste de la France brune écopait, le 25 septembre dernier, de 10 000 euros d’amende pour injure et provocation à la haine raciale. En cause, les paroles tenues lors de son discours fleuve sur l’immigration et les musulmans, en septembre 2019, au cours d’une convention de la droite – qui avait tout de l’extrême droite. Sa dernière diatribe sur les mineurs étrangers, « tous voleurs, assassins et violeurs », déclenche – dieu merci – condamnations morales et plaintes à tout va. Et pour cause. Dans l’affaire présente, comme dans beaucoup d’autres, il n’est pas question de « liberté d’expression », comme l’explique Fifille-là-voilà en soutenant son parangon, mais de propos racistes qui tombent sous le coup de la loi…

    CNews ! C’est que notre expert en haine ordinaire a depuis trouvé une place de choix sur la chaîne de Vincent Bolloré, CNews, où tous les soirs il a table ouverte comme « chroniqueur ». Dans l’émission Face à l’info, présentée par l’icône de la mollesse Christine Kelly, l’odieux Zemmour détaille l’intégralité de ses obsessions ultradroitières et xénophobes sans que quiconque ne s’y oppose vraiment.

    Plus grave, il se trouve que l’émission durant laquelle il insulta les mineurs étrangers – et bafoua la République – n’était pas en direct, ce qui signifie que la responsabilité de CNews dans cette diffusion in extenso apparaît évidente, dans la mesure où la direction aurait très bien pu couper les passages les plus odieux.

    Depuis, la Société des rédacteurs de CNews a heureusement publié un communiqué pour se désolidariser non pas du polémiste, mais des propos du polémiste. Faute de réaction de la part des dirigeants de la chaîne et du Figaro (où Zemmour poursuit sa collaboration), le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « provocation à la haine raciale » et pour « injures à caractère raciste ».

    Sans parler de la cascade de plaintes qui émanent des départements, tuteurs légaux de ces mineurs non accompagnés qui dépendent de l’aide sociale à l’enfance : Loire-Atlantique, Gers, Haute-Garonne, Landes, Pyrénées-Orientales, Gironde, Métropole de Lyon, etc. Sans nul doute, l’homme sera de nouveau condamné. Beaucoup pensent qu’il s’agira d’une sorte de coup de grâce et que nous ne verrons plus le sinistre personnage à l’antenne. En est-on sûr pour autant ?

    Drumont Le bloc-noteur l’a déjà écrit ici même : n’est-il pas étonnant que quelques bonnes âmes, réveillées sans doute d’un sommeil profond ou guéries d’une surdité coupable, trouvent aujourd’hui inadmissible ce qui l’était déjà, et depuis si longtemps ? Comme si la « France des idées », peuplée de naïfs et de candides, découvrait seulement en octobre 2020 les agissements et les mots de ce Drumont contemporain. On croit rêver. Car l’histrion Zemmour reste cohérent et décline à souhait, sans varier, toutes les grandes thèses identitaires qu’il ressasse dans ses livres – il suffit de les avoir lus pour le savoir. Souvenons-nous qu’il tenta de réhabiliter Vichy et le rôle de Pétain. Et n’oublions pas qu’il osa déclarer, lors de cette fameuse convention de la droite : « Le nazisme est parfois un peu raide et intolérant, mais de là à le comparer avec l’islam… » Raide et intolérant… la honte de la France.

    À cette même réunion, Paul-­Marie Coûteaux, essayiste et ancien haut fonctionnaire, avait dit pour sa part : « Le nazisme est la modernité totale. » Une idée, en passant. Si d’aventure CNews conservait l’individu fascisant nommé Zemmour, le CSA ne pourrait-il pas suspendre ?

    SOURCE : humanite.fr. Le bloc-notes de Jean-Emmanuel Ducoin. Haine(s)

    Zemmour honte de la France


     

    Zemmour honte de la France

     

    Présidentielle : CNews met fin

    aux chroniques du possible

    candidat Eric Zemmour

    Zemmour honte de la France

    Le polémiste Eric Zemmour, le 22 avril 2021 à Paris. (JOEL SAGET / AFP)

    La chaîne d'information a pris cette décision après que le CSA lui a demandé de décompter son temps de parole.

    CNews et Eric Zemmour, c'est fini. La chaîne du groupe Canal+ a annoncé, lundi 13 septembre, l'arrêt des chroniques du polémiste, possible candidat à la présidentielle, qui intervenait chaque soir dans l'émission "Face à l'info". Quelques jours plus tôt, le Conseil supérieur de l'audiovisuel avait demandé aux chaînes de télévision de décompter son temps de parole, estimant que l'ancien journaliste était devenu "un acteur du débat politique national".

    Dans un communiqué, la chaîne a regretté cette décision du CSA "qui prive des millions de téléspectateurs des interventions du chroniqueur" et ce "bien qu'Eric Zemmour ne se soit pas déclaré candidat à l'élection présidentielle qui aura lieu dans 7 mois". "J'en suis fort triste", a également réagi Eric Zemmour sur... CNews

    Depuis le printemps, le polémiste d'extrême droite a multiplié les signes – réunions publiques, collectes de parrainage, déclarations ambiguës – laissant entendre qu'il se présenterait à l'élection présidentielle de 2022. Un projet qu'il n'a pas officialisé pour le moment.

    SOURCE : https://www.francetvinfo.fr/politique/eric-zemmour/presidentielle-cnews-met-fin-aux-chroniques-du-possible-candidat-eric-zemmour-apres-la-decision-du-csa-de-decompter-son-temps-de-parole_4769613.html 

     

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    "Zemmour, il est très malin, donc

    dangereux" : Pierre Perret ouvre

    les vannes

    Pierre Perret, prince des mots qui font sourire, roi des ritournelles eroticoquines, des mélodies qui célèbrent les zizis protéiformes et les jolies colonies de vacances ? Oui, mais pas que. L’ami Pierrot a toujours prêté sa plume à des chansons engagées.

    "Zemmour, il est très malin, donc dangereux" : Pierre Perret ouvre les vannes

    Avec Pierre Perret, le vers est toujours à moitié plein. Photo Thomas Pontois / DR

    De "Lily", l’un des plus poignants manifestes contre le racisme, à "Humour liberté" sur les attentats contre Charlie Hebdo, en passant par "La Petite Kurde" ou "Les Emigrés", il n’a jamais eu la langue dans sa poche.

    Alors qu’il s’apprête à faire ses "Adieux provisoires" après soixante ans de succès , il décrypte l’actualité.

    En humaniste d’abord. En poète ensuite, parfois désappointé par un monde sans rime ni raison. Avec lui, heureusement, le vers est toujours à moitié plein.

    En 1977, "Lily" racontait le racisme ordinaire vécu par les immigrés. Pensez-vous que les choses se sont améliorées aujourd’hui ?

    J’espère toujours que les gens vont évoluer, même si je sais que certains sont irrécupérables. Ce qui me frappe, c’est quand des personnes talentueuses, cultivées, se laissent aller à ces sentiments abominables – comme Céline pendant la guerre. Elles n’ont même pas l’excuse de la bêtise…

    "La Bête est revenue" ciblait, implicitement, le Front national de Jean-Marie Le Pen. Sa fille vous paraît plus fréquentable aujourd'hui ?

    Il suffit de regarder les gens qu’elle fréquente : le facho italien, l’autre cinglé de Bolsonaro… Elle ne peut pas tromper l’ennemi ! Ce sont toujours les mêmes idées nauséabondes. Lorsque "La Bête" est sortie, en 1999, j’ai reçu des lettres de menaces adressées à "Mohammed Perret".

    Quel regard portez-vous sur Éric Zemmour ?

    Lui, il est très malin, très "ficelle". Donc très dangereux. À propos de "Lily", il avait déclaré que c’était une honte pour la France, que toute cette histoire était pure invention. [Il rit] Mais bien sûr qu’elle est imaginaire, mon couillon ! C’est une chanson ! Seulement, la réalité qu’elle raconte, des milliers d’immigrés l’ont vécue.

    Comment est née "La Femme grillagée" ?

    Il y a quelques années, je me suis retrouvé au restaurant à trois mètres d’une femme couverte des pieds jusqu’à la tête. Elle avait un mal fou à glisser sa fourchette jusqu’à ses lèvres. Son mari était en short, tongs et tee-shirt. Lui, mangeait de bon appétit ! C’était un spectacle pitoyable. Tout ça s’est mélangé avec l’actualité que je suis toujours avec attention. Et voilà, ça a donné ce texte…

    Vingt ans après, les talibans sont de retour en Afghanistan. Trouvez-vous que la réaction de l'Occident est à la hauteur ?

    Ce qui me frappe, c’est le silence des femmes qui luttent – avec raison – pour leurs droits en France et qui, là, ne réagissent pas. Alors que c’est encore la femme qui va en prendre plein les moustaches !

    "La Petite Kurde" est l'un de vos plus beaux textes. Il suffit de changer la nationalité de la victime pour que cette peinture des enfants meurtris par la guerre soit intemporelle…

    Cette chanson est l’une de celles qui sont au fond de mon cœur. Des Kurdes m’ont écrit pour me dire que, chez eux, on l’apprend en classe. Ils m’ont aussi annoncé qu’une école au Kurdistan allait bientôt porter mon nom. [Ému] Ce sera la 35e, je crois…

    Cette reconnaissance-là semble beaucoup vous toucher ?

    Ah oui ! Énormément ! Comme savoir que Lily est enseignée aux mioches depuis quarante ans. Il y a deux semaines, une maison des femmes a été inaugurée à Brest. C’est un hébergement pour celles qui n’ont rien. On a fait voter les pensionnaires pour lui donner un nom ; elles ont choisi mézigue.

    Dans "Les Confinis", enregistrée l’an dernier, vous dites que nos dirigeants qui nous confinent et nous déconfinent "nous prennent, in fine, pour des cons finis". C’est toujours votre avis ?

    Ah oui alors ! ça m’a énervé, vraiment ! Entre les médecins sur les plateaux télé, le croque-mort qui venait tous les soirs faire le compte des cadavres, les guignols du gouvernement incapables d’accorder leurs violons… Et par-dessus tout, cette façon de parler aux gens comme à des demeurés. Jean Castex, c’est le sapeur Camember ! 

    Écrire une chanson drôle sur un sujet aussi sérieux, c'est votre façon de résister à la morosité de l'époque ?

    C’est une manière de poser des jalons. Je n’ai pas la théière qui fume, mais je crois que je sais bien capter l’air du temps.

    C'est le même réflexe qui vous a conduit à enregistrer "Humour liberté" après les attentats contre Charlie Hebdo ?

    Celle-ci est venue spontanément. En général, j’essaie de ne pas céder à la spontanéité. Mon premier jet est souvent trop corrosif. Alors, je reprends, je patine, j’enchaîne version après version pour m’approcher d’une vérité sans outrance.

    En 2018, vous avez soutenu les gilets jaunes. Qu’est-ce qui vous a touché dans ce mouvement ?

    C’est la réalité des pauvres gens. Ce sont les mêmes qui fréquentaient le café de mes parents. À partir du 12 du mois, il fallait leur faire crédit, parce qu’ils n’avaient plus un rond. En soixante-dix ans, j’ai l’impression qu’on n’a pas avancé d’un pouce.

    Vous avez écrit "Mon P'tit loup" sur un gamin violé. Puis, quarante ans plus tard, "Pédophile" sur les curés qui ont abusé des enfants. Rien ne change donc jamais ?

    Sur ce plan-là, non. ça fait du bien de mettre des mots sur ces horreurs, et d’entendre les gens rire un peu jaune dans la salle. Les cathos me sont tombés dessus ! Comme s’il était plus grave de dénoncer ces crimes que de les commettre.

    Vous regrettez qu’une chanson comme "Femmes battues" ne passe jamais à la radio?

    Oui, mais je ne suis pas étonné. Avant, mes chansons étaient censurées. Maintenant, c’est plus vicieux : on n’interdit rien, mais on les met aux oubliettes.

    Une chanson peut-elle changer le monde ?

    Elle peut aider certaines personnes à évoluer. Moi, j’ai été influencé par "Le Déserteur" de Boris Vian ou "Je Chante" de Trenet, bien plus sombre qu’on ne le croirait à la première écoute.

    Vous ne citez pas Brassens, dont vous avez été proche ?

    J’aime beaucoup certaines de ses chansons... mais pas toutes. "Les Deux oncles", par exemple, m’a agacée. On ne peut pas renvoyer dos à dos collabos et résistants ! Pareil pour "Mourir pour des idées" : ceux qui donnent leur vie pour une noble cause méritent plus de respect.

    Pour vous, "Le bonheur, c’est toujours pour demain ?"

    Oui. Je suis un optimiste à tout crin. [Il éclate de rire] Vaut mieux, non, avec tout ce qui nous tombe sur le paletot !

    SOURCE : https://www.nicematin.com/culture/zemmour-il-est-tres-malin-donc-dangereux-pierre-perret-ouvre-les-vannes-713399

    "Zemmour, il est très malin, donc dangereux" : Pierre Perret ouvre les vannes

    "Zemmour, il est très malin, donc dangereux" : Pierre Perret ouvre les vannes

    « J’ai regardé l'émission de FR3 "La boite à secret" où j'ai vu Pierre Perret les larmes aux yeux en écoutant sa merveilleuse chanson anti  raciste « Lily » tellement d’actualité… »

    Michel Dandelot

    "Zemmour, il est très malin, donc dangereux" : Pierre Perret ouvre les vannes


    Pierre Perret révèle avoir été menacé

    à cause d'une célèbre chanson

    de son répertoire

    Invité de "La Boîte à secrets" sur France 3, Pierre Perret a raconté comment la chanson "Lily", devenu un hymne à la tolérance, lui avait posé des problèmes dans les années 70.

    Son public peut toujours compter sur lui. Malgré 87 ans au compteur et des dizaines d'albums, Pierre Perret enchaîne toujours les concerts et les émissions télé. Jeudi, l’auteur-compositeur-interprète était justement dans La boîte à secrets sur France 3, où il est revenu sur l'un de ses plus grands succès : Lily, une chanson inspirée par un voyage à New York en 1972 et un meeting d'Angela Davis, icône de la lutte contre le racisme.

    Un classique qui a pourtant posé "beaucoup, beaucoup de" problèmes à Pierre Perret. "Des menaces, le boycott des radios au départ... Personne ne voulait la passer parce que ce n'était pas très comestible, se souvient-il face à Faustine Bollaert. Quand on me demandait une télé, je disais "oui mais si je chante Lily". Alors on me disait "oh non !". Bah je ne venais pas", confie le chanteur engagé.

    La chanson de Pierre Perret a fini par être acceptée

    Fidèle à ses principes, l'époux de Rebecca n'a malgré tout jamais lâché. "Comme je chantais beaucoup à cette époque-là, je faisais 150/200 concerts tous les ans, je chantais Lily et à chaque fois, la salle était debout, c'était incroyable. Donc à la fin, à un moment ils se sont dit "merde, cette chanson il faut qu'on la prenne en compte". Et aujourd'hui depuis 30 ans, elle est dans les livres d'école et les enfants l'apprennent par cœur", s'est-il félicité.

    "Lily" : Pierre Perret très ému

    par Olivia Ruiz et  Féfé - La boite à secrets

     

     

     

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    Bertrand Badie, Professeur émérite des Universités

     à Sciences-Po Paris

    “Les interventions militaires ont toutes abouti à un échec patent”

    Bertrand Badie, Professeur émérite des Universités   à Sciences-Po Paris  “Les interventions militaires ont toutes abouti à un échec patent”

    © D.R

    Le retrait des troupes américaines d’Afghanistan, qui coïncide avec le 20e anniversaire des attentats contre les deux tours du World Trade Center, signe la fin de l’hégémonie américaine, estime le spécialiste français des relations internationales, Bertrand Badie. “Ce n’est pas seulement la fin de l’hégémonie américaine, c’est la fin de l’hégémonie tout court, au profit d’un éclatement du monde et de la montée des puissances régionales”, analyse Bertrand Badie. 

    Liberté : Dans quelle mesure les attentats du 11 septembre 2001 ont changé le monde ? 

    Bertrand Badie : Je ne suis pas sûr que cet événement ait réellement “changé le monde” : il a surtout créé un choc psychologique intense, tant les images étaient spectaculaires ! Il a instillé l’idée nouvelle et forte que les États-Unis n’étaient pas invincibles, mais l’idée s’était déjà installée en 1975 après la chute de Saïgon… Sur le plan des politiques étrangères, on a beaucoup parlé alors de “guerre contre le terrorisme”, on a multiplié les interventions (Afghanistan, Irak…), mais, en fin de compte, les principes majeurs des politiques étrangères, notamment celles des puissances, n’ont pas été modifiés.

    La guerre mondiale menée durant vingt ans a-t-elle pu venir à bout du terrorisme ?  

    Je n’emploierai pas le terme “guerre mondiale” ! Il y a eu, en effet, une multiplication des interventions sans que l’on puisse parler d’un conflit de forte intensité auquel les opinions auraient pu s’identifier. Ces interventions ont toutes abouti à un échec patent, démontrant que la puissance au sens classique du terme n’avait pas de prise sur ces formes nouvelles de violence internationale. Deux erreurs majeures ont été commises à ce propos. D’une part, le “terrorisme” (terme déjà imprécis) n’est pas un ennemi : ce n’est ni un peuple, ni un État, ni même un acteur, c’est un mode opératoire. D’autre part, on a pris ce “terrorisme” comme une entreprise stratégique menée par des forces hostiles (appelées confusément et sans précautions “djihadisme”, ou “islamisme”, voire “islam”…) contre l’Occident. Du coup, on a ignoré le substrat social qu’il y a derrière le terrorisme, les crises sociales sévères, l’absence d’État constitué qui lui ont permis de s’épanouir et on a pensé que l’usage de la force pouvait tout résoudre : on a vu que tel n’était pas le cas !

    Les Américains ont quitté l’Afghanistan. Est-ce un échec de la logique d’intervention militaire ?   

    Oui, c’est la preuve que la puissance classique est devenue impuissante face aux formes nouvelles de conflictualité : les Soviétiques l’ont aussi éprouvé en Afghanistan en leur temps, la France dans le Sahel, comme la coalition occidentale en Libye !

    Ce retrait signifie-t-il la fin du leadership américain ?  

    Incontestablement, le concept d’hégémonie a volé en éclats : il faisait sens lorsque le monde était conditionné par les rapports de force entre les puissants, mais il ne fait plus sens aujourd’hui, du fait des formes nouvelles de conflictualité et du fait des conditions nouvelles issues de la mondialisation. Ce n’est pas seulement la fin de l’hégémonie américaine, c’est la fin de l’hégémonie tout court, au profit d’un éclatement du monde et de la montée des “puissances régionales”…

    SOURCE : https://www.liberte-algerie.com/actualite/les-interventions-militaires-ont-toutes-abouti-a-un-echec-patent-364746?fbclid=IwAR31h2jr92LGhRUShvTUx_pJhmpJHHTkAUPolNqZwzuUNkhuX1TvzJlAt4s#.YT3MZ0QAl4Y.facebook 

    Bertrand Badie, Professeur émérite des Universités   à Sciences-Po Paris  “Les interventions militaires ont toutes abouti à un échec patent”

    11 septembre : le moment où nos sociétés ont

    sombré

    Elles ne sont plus très nombreuses, les personnes qui ont connu la guerre. La guerre, la vraie, celle de 1914-1918, celle de 1939-1945, celle de Corée, d’Indochine, du Vietnam, d’Algérie ou d’ailleurs. Celle qui dévore, brûle, détruit, ravage. Celle où des gens tuent des gens parce qu’ils en ont à la fois le droit et le devoir. Celle où la mort est partout. 

    Cette guerre, nous ne la voyons plus que dans les jeux-vidéo, les images d’archive et des fictions cinématographiques. Parfois aussi dans quelques images lointaines provenant de pays exotiques. La guerre, c’est sale, très sale. Et la saleté n’a plus de place dans notre monde aseptisé de marques, de paraître, de superficialité et de conventions. Elle n’a plus sa place dans notre représentation positive du monde. La guerre ce n’est pas quelque chose que notre société peut comprendre. 

    Nous voulons croire qu’elle a disparu, qu’elle n’est plus qu’un souvenir du passé qui ne survit que dans la saleté des gens sales ou dans sa version romanesque, aseptisée et virtuelle. Mais quand les soldats d’une cause que personne n’a envie d’essayer de comprendre sont venus le 11 septembre 2001 faire exploser les deux plus hautes tours de la plus grande ville du plus grand pays du monde, le miroir s’est brisé. 

    Le lendemain du 11 septembre, les dirigeants américains ne sachant pas comment réagir, n’arrivant pas à prendre la dimension de l’événement et ne voyant pas comment y répondre, ont alors essayé de décrire la sidération qui les avait envahis avec le seul mot qui leur venait à l’esprit : la guerre. 

    Le 11 septembre 2001, le monde occidental est entré en guerre, en guerre contre le terrorisme. Certains diront que ce sont les terroristes qui ont déclenché la guerre. Mais non, les terroristes ont déclenché les hostilités, les puissances occidentales, confiantes dans leur toute-puissance, y ont répondu par la guerre. 

    DE LA GUERRE CONTRE LE TERRORISME 

     À LA GUERRE CONTRE TOUT 

    Depuis ce jour, la guerre a tout envahi. Le rêve d’un monde sans guerre s’est soudainement transformé dans le cauchemar d’un monde où la guerre serait partout : guerre contre les inégalités, guerre contre la maltraitance animale, guerre contre le racisme et l’antisémitisme, guerre contre les violences faites aux femmes, guerre contre la pandémie, guerre contre le réchauffement climatique, guerre contre les injustices sociales… 

    Le monde est entré en guerre, et il n’est pas près d’en sortir : on ne peut ni perdre ni gagner des guerres qui n’en sont pas. En vingt ans, le mot guerre a envahi chaque discours politique et s’est invité à chaque journal télévisé. Et avec lui, il a fait entrer la peur. 

    Cette question revient systématiquement dans chaque reportage, dans chaque micro-trottoir : « avez-vous peur ? ». Comme s’il fallait avoir peur. Comme si la peur était normale. Normale en temps de guerre. Un citoyen a peur ? Un politicien lance une nouvelle guerre. Les terroristes n’ont pas déclenché la guerre, ils ont déclenché la peur. Et cette peur a plongé l’Occident dans un monde en guerre où la peur est partout et où la guerre est censée répondre à chaque nouvelle peur, alors qu’elle ne fait que l’accroître. 

    L’ÉTAT DE GUERRE POST-11 SEPTEMBRE 

    Avec la guerre vient son cortège de décisions brutales et radicales. On ne sait pas du tout si elles vont être utiles, efficaces, applicables, sensées, mais il faut les appliquer. Sans étudier vraiment la question… juste « parce qu’il faut faire quelque chose ». Le 11 septembre, la chanson Chop Suey du groupe américano-arménien System Of A Down était en tête des hits aux USA. La chanson abordait la vacuité de la vie moderne, tout en apparence, en faux-semblants et en course poursuite et qui nous entrainait dans le nihilisme d’un « suicide conventionnel ». Le mot était de trop. La chanson a été interdite à la radio. 

    La guerre se joue d’abord dans les mots et depuis le 11 septembre, la liberté d’expression a été progressivement supprimée et remplacée par la police de la pensée, condamnant à l’exil et à la clandestinité ceux qui ne suivraient pas ses exigences. 

    Le 26 février 2020, l’équipe de foot de Lyon rencontrait celle de Turin en Ligue des Champions. Chaque jour des milliers de véhicules, des dizaines de milliers de personnes traversent les Alpes. Il est loin le temps où la montagne était infranchissable. Mais l’événement était de trop. Les rassemblements, les déplacements, les interactions sociales ont été interdits, les gestes règlementés. En temps de guerre, on construit des murs, des tranchées, des tours et des mâchicoulis. 

    LA GUERRE DES UNS CONTRE LES AUTRES 

    Mais en temps de guerre, il faut aussi des victoires. Il faut des ennemis vaincus dont on pourra fièrement exhiber la tête et célébrer la défaite. Faute de les affronter dans un champ de bataille, on les a désignés. Tous ceux qui sont contre ces guerres justes sont forcément des traitres à la patrie. 

    Alors on ressort les costumes des ennemis d’antan et les monstres imaginaires. Vous remettez en question la justesse des décisions, vous questionnez leur efficacité, vous appelez à d’autres solutions, vous osez comparer les atteintes au droit, dénoncer les coups de sabre donnés dans les libertés ? 

    Vous êtes Darth Vader, vous êtes envahi par le côté obscur de la force. Vous êtes Adolf Hitler, Néron et le comte Dracula. Vous êtes dans le camp du mal. A minima, on vous accusera de complot. Couramment, on vous traitera d’assassin, de criminel. Vulgairement, on vous trouvera tout une liste de sobriquets pour vous décrédibiliser et vous avilir. 

    On vous attrape, on vous épinglera et on vous raillera. Tout comme on exhibait les criminels au pilori. Tout comme on crucifiait les ennemis vaincus. Tout comme on faisait des rangées de têtes coupées posées sur des piques. 

    Faute de victoires contre des ennemis introuvables, on a multiplié les batailles des uns contre les autres. Parce qu’en temps de guerre, il faut qu’il y ait deux camps. Il faut qu’il ait des ennemis que l’on puisse voir, haïr, insulter, railler, moquer, détester… 

    Avant le 11 septembre, les étudiants américains partaient abuser de la fête à Cancún et étaient tout fiers de passer à la télé dans MTV Spring Break. Aujourd’hui, transformés en soldats de la justice sociale, ils sont prêts à vous mordre au moindre indice de désaccord. 

    QUELS RÉSULTATS 

     POUR LE POST-11 SEPTEMBRE ? 

    Cette guerre, on ne la gagnera jamais car ce n’en est pas une. Pas plus que l’on ne gagnera les autres guerres qui ont fleuri depuis que la mobilisation générale est devenue la solution à tout. 

    La guerre contre le terrorisme et toutes les autres guerres contre des ennemis que l’on ne peut pas voir sont le reflet de l’incapacité totale des États à assurer leur mandat. Elles ne sont que la conséquence de la violation de leur seule et unique justification : celle de détenir le monopole légal de la violence. 

    Les instigateurs des attentats du 11 septembre auraient dû être localisés, interpellés ou éliminés dans la semaine, dans le mois qui a suivi l’événement ! Il a fallu 10 ans pour trouver Ben Laden. 

    On a préféré envahir des pays, déplacer des populations, détruire des infrastructures, créer des milliers de victimes collatérales… des milliers d’enfants, de femmes, de vieillards et de combattants qui sont instantanément devenus des martyrs dans la bouche des agitateurs. 

    On a préféré la guerre à la justice. Le 11 septembre a clairement marqué un profond changement dans nos sociétés. L’effondrement des tours a été le révélateur de l’effondrement de l’État, de l’effondrement des États occidentaux qui, dans les années d’euphorie de la fin du XXe siècle, ont totalement perdu de vue leur raison d’être, pour se transformer en immenses méduses administratives et politiciennes, impotentes, pleurnicheuses et prêtes à tout pour essayer de cacher leurs innombrables incompétences. 

    Le 11 septembre a créé un précédent. Depuis lors, n’importe quel apprenti politicien se croit en droit d’appeler à l’état d’urgence et de s’attribuer les pleins pouvoirs au moindre prétexte. 

    Dommage que la machine à remonter le temps n’existe pas. Cela aurait été intéressant de demander à Gengis Khan, à Attila ou à Jules César ce qu’ils pensaient de lever des armées et d’entamer une campagne pour mener une guerre contre la peur ou contre la chaleur en été. 

    Par Olivier Maurice.    11 SEPTEMBRE 2021 

    SOURCE : https://www.contrepoints.org/2021/09/11/405298-11-septembre-le-moment-ou-nos-societes-ont-sombre 

     

     

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    Un ami algérien m’apprend le décès de Yacef Saâdi ce 10 septembre 2021 à l’âge de 93 ans

    Un ami algérien m’apprend le décès de Yacef Saâdi ce 10 septembre 2021 à l’âge de 93 ans

    « Bonjour Michel, je vous informe que Yacef Saâdi, ancien combattant du FLN et chef de la zone autonome d'Alger lors de la bataille d'Alger en 1957, pendant la guerre d'Algérie, est décédé ce jour, le 10 septembre 2021 à l'âge de 93 ans. Il était également écrivain, cinéaste, sénateur au Conseil de la nation. Paix à son âme. Si vous voulez préparer un article sur son parcours. Cordialement »

    Sadek Ourti 

    « En présentant mes respectueuses condoléances à la famille et aux amis de Yacef Saâdi je vous commente l’un des nombreux récits de ce grand combattant pour une Algérie indépendante, c’est sa rencontre avec Germaine Tillion ».

    Michel Dandelot

    Rencontre avec Germaine Tillion 

    Quand Yacef Saâdi apprend que l'ancienne résistante Germaine Tillion, déportée à Ravensbrück, ethnologue, ancien membre du cabinet de Jacques Soustelle, vient d'arriver à Alger dans le cadre d'une commission d'enquête internationale sur le régime concentrationnaire, il décide de la rencontrer. L'idée paraît invraisemblable. Pourtant Germaine Tillion et Yacef Saâdi se verront deux fois, le 1er juillet et le 9 août 1957, au plus fort de la bataille d'Alger. Avec un luxe inouï de précautions, l'ancienne résistante sera conduite secrètement à la Casbah rue Caton, le repaire de Saâdi, où il se cache, bardé de mitraillettes et de grenades, derrière une cloison de carrelage.

    Germaine Tillion n'ignore rien des souffrances dont il est le responsable. Mais rien non plus des exactions de l'armée française. Dans la cour de la prison Barberousse, les exécutions des militants FLN s'enchaînent. Elle veut arrêter ça. Et Saâdi a confiance en elle. Il lui fait la plus surprenante des propositions :

    « Je m'engage à mettre fin au terrorisme contre les civils si la France accepte d'arrêter les exécutions capitales. »

    Porteuse de ce message, Germaine Tillion alerte les plus hautes autorités de l'État. On lui fait croire un temps qu'elle a été entendue. Saâdi continue de faire éclater des bombes, mais pendant quelques mois ne tue plus de civils. La presse s'interroge sur les raisons de cette « étrange accalmie ». Saâdi tiendrait-il parole ? Germaine Tillion en est convaincue. Mais de retour à Alger elle apprend que l'on continue à guillotiner. Au moins aura-t-elle tenté l'impossible.

    Quand Saâdi est arrêté le 24 septembre 1957, elle se battra pour le sortir des mains des parachutistes. Elle témoignera en sa faveur lors d'un de ses trois procès — où il sera par trois fois condamné à mort —, puis interviendra pour obtenir qu'il soit gracié. Une étrange amitié est née entre eux, qui n'a jamais cessé depuis. « Mademoiselle Germaine a tout fait pour moi, et je la respecte infiniment », dit Saâdi.

    En avril 2008, il était à son chevet une semaine avant sa mort, il était également présent à Paris lors de sa panthéonisation le 27 mai 2015.

    En 1966, Saâdi produit le film de Gillo Pontecorvo, La bataille d'Alger, dans lequel il joue son propre rôle. Ce film fut longtemps interdit en France, où il n'est sorti en salles qu'en 2004.

    SOURCE : https://fr.wikipedia.org/wiki/Yacef_Sa%C3%A2di 

     

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    Afghanistan : une guerre pour rien !

    Afghanistan : une guerre pour rien !

    Une guerre pour rien ! L'expression est terrible, monstrueuse si on y réfléchit un instant. Et pourtant, après la débâcle occidentale en Afghanistan, ce sont les mots qui sont revenus le plus souvent, dans les médias occidentaux et dans la bouche des dirigeants occidentaux eux-mêmes. .
    20 ans donc de guerre «pour rien». Des torrents de sang, de larmes, de souffrances, de destruction «pour rien». Des centaines de milliers de morts et de blessés afghans pour rien. Et aussi des dizaines de milliers de morts et de blessés américains, anglais, français, allemands, danois, norvégiens etc… bref de tout l'occident représenté dans ce carnage, «pour rien».
    Avec une franchise désarmante, le président Joe Biden explique que l'Afghanistan est «le cimetière des empires», qu'il fallait arrêter la guerre après la mort de Ben Laden, mais il ne dit pas pourquoi elle a continué vingt ans. Il explique cependant, discours nouveau, que la continuation de la guerre aurait fait encore plus de victimes, encore pour rien. Il dit que ces guerres ce sont des soldats américains morts, mais aussi blessés, d'anciens combattants qui sont handicapés à vie physiquement et moralement, qui se droguent qui se suicident. Il rappelle la mort de son fils après son retour d'Irak. Il dit qu'il ne faut plus de guerres de ce genre où on veut imposer un tout autre système à un peuple. Le prix Nobel de la paix pour Jo Biden ! On se demande si on a bien entendu. Des paroles inédites chez un président américain.



    Un désastre aussi moral


     Seul, en Occident, le président Macron, dans la pure tradition des croisés, parle de «guerre juste». Il a même l'idée de prolonger la présence française à l'aéroport de Kaboul. Rodomontades. Les soldats français quitteront l'aéroport avant même la date butoir du 31 août. Quelques jours après, le président Macron récidivera et demandera une «zone protégée» à Kaboul. Le porte-parole des Talibans lui répondra sobrement «L'Afghanistan est un pays indépendant. Que diriez-vous si nous vous demandions une zone protégée à Paris ?».
    Les dirigeants occidentaux ont donc entrainé leurs peuples dans une guerre «pour rien» pendant vingt ans. Des hommes et des femmes de chacun de ces pays sont donc morts «pour rien» et on le dit sans état d'âme ! A-t-on conscience de l'énormité de la chose, du cynisme de ce constat. Et ensuite ? On tourne tout simplement la page pour d'autres guerres ?
    Une «guerre pour rien», pas de sanctions, pas de jugements, pas de Tribunal pénal international, pour ceux qui ont déclenché cette guerre et d'autres du même genre. Même pas des excuses au monde, à l'ONU, enfin n'importe quoi, bref au moins quelque chose de moral. Le désastre occidental est aussi moral.
    Mais ce qui est peut-être le plus monstrueux dans cette expression d'une «guerre pour rien», c'est l'état d'esprit qu'elle révèle. D'évidence, par définition, elle ignore les Afghans. Elle ne les prend pas en compte : leurs morts, leurs souffrances, on n'en parle pas, pas une seule seconde, sur aucun plateau de TV mainstream . Et pour cause, car de ceux-là, on ne peut dire qu'ils sont morts pour rien. Quel que soit l'habit idéologique par lequel a pu s'exprimer et se conforter leur patriotisme, Il reste le fait qu'ils sont morts pour libérer leur pays de l'occupation étrangère.
    On a alors la liste de toutes ces guerres «pour rien», les anciennes comme les récentes : Vietnam, Algérie, Afrique du Sud, Irak, Libye, Liban, Palestine, etc. etc. une liste jamais close. 

    Pire que tout cela



    Pire que tout cela, le projet a été, dès le départ de transformer la guerre en Afghanistan en guerre civile. Deux mille milliards de dollars ont été dépensés pour cela, pour créer une armée afghane proaméricaine. Ironie du sort, cette armement a été récupéré sans coup férir par les Talibans qui deviennent du même coup une armée dotée des armements les plus modernes qui soient.  



    La mission civilisatrice de l'Occident ?

    Les occidentaux tentent de «vendre» tout cela à leur opinion par une construction compliquée où ils expliquent que leurs efforts pour exporter la démocratie et les valeurs occidentales se heurtent hélas à des régimes corrompus. En dehors de ce vieil argument colonial de la mission civilisatrice de l'Occident qui ne mérite même plus d'être débattu, cette référence récurrente à la corruption des dirigeants des pays non occidentaux sous tutelle est surprenante par son absence totale de cohérence. Comment s'attendre au contraire ? Quel patriote afghan, quel homme honnête donc, accepterait de collaborer avec des armées étrangères qui font la guerre dans son pays. Il ne reste donc plus que les autres et ceci explique cela.
    Il y a aussi l'argument du terrorisme qui est martelé à l'opinion. Après le désastre militaire, la campagne s'oriente désormais vers « l'aggravation de la menace terroriste» du fait de la victoire des Talibans. 20 ans de guerre n'auront pas suffi à montrer que l'Afghanistan menait une guerre nationale, comme pour les précédentes contre l'Angleterre puis l'URSS. Ben Laden et El Qaida ont été les raisons avancées au départ. Y avait-il un seul Afghan dans les avions qui ont attaqué les tours le 11 septembre ? Finalement Ben Laden sera tué au Pakistan. On découvrira, si c'est lui, un vieillard malade, isolé et inoffensif qu'on s'empressa d'enterrer... dans la mer. Les Américains ont-ils pour autant quitté l'Afghanistan ? Puis ce fut l'Irak. Y avait-il, là aussi, un seul irakien dans les avions du 11 septembre ? Peu importe, ce fut alors le mensonge des armes de destruction massive. Le résultat, 500 000 morts irakiens, qu'on ne cite évidemment jamais, et un pays détruit. Le mensonge est même reconnu, mais sans plus. On passe ensuite à autre chose. Qui jugera les bourreaux puisqu'ils sont en même temps les juges. ? Tout le Machrek entrainé dans les horreurs de guerres civiles sans fin. Puis la Libye. Et maintenant le Maghreb ?
    L'Occident fonctionne comme une machine à produire du terrorisme. Y avait-il Daesh en Irak avant la guerre américaine ? Durant tous ces jours ci, sur les plateaux de télévision français, je n'ai vu qu'une personne, une seule, rappeler ces évidences. Le 3 septembre, il est sur la chaine d'information LCI. À une question sur l'échec de l'Occident en Afghanistan à «diffuser la démocratie et ses valeurs», il fait remarquer que vouloir imposer à un peuple une culture, et des valeurs par les armes s'appelle tout simplement le colonialisme. Il fait remarquer qu'il n'y avait pas d'Afghans dans les avions du 11 septembre mais des Saoudiens sans que l'Arabie saoudite ne soit inquiétée, pour bien montrer que tout cela n'est que prétextes.
    La propagande concerne aussi ceux qui ont collaboré avec les armées occidentales. Il faut les sauver, clame-t-on, des «terribles talibans». On retrouve, par ce biais, le thème de l'humanitaire, arme préférée de la panoplie médiatique mainstream, que ce soit pour «les bombardements humanitaires», censés être applaudis par les populations qui les «reçoivent sur leur tête», ou le sauvetage des populations en otage. C'est toujours la même histoire: Harkis d'Algérie, boatpeople du Vietnam,... Question : comment appelle-t-on dans tout pays quelqu'un qui collabore avec des armées étrangères ? L'occupation est doublement criminelle, directement par les massacres, et indirectement par les trahisons qu'elle suscite et encourage, et qui vont laisser des traces profondes.



    Les migrants



    Les pays européens, si sourcilleux d'habitude sur la question de l'émigration, ouvrent soudain les bras aux migrants afghans. La foule de ceux-là suppliante, grouillante et désordonnée à l'aéroport sert à masquer la débâcle et tenter de la transformer en exploit humanitaire. Dans les avions cargos, les gens entassés par milliers, hommes, femmes , enfants, rappelle les migrants européens des siècles précédents entassés dans les cales des bateaux vers l'Amérique. On parle du «plus grand pont aérien de l'histoire». Les images sont dramatisées à outrance. On laisse croire que l'Europe et les États-Unis vont accueillir généreusement une masse énorme d'hommes et de femmes réfugiés afghans. Mais dans les informations données, il y a des omissions, par exemple les chiffres réels qui montrent qu'il y a bien plus de migrants afghans dans les pays voisins, Pakistan, Iran, Turquie etc… et ce depuis longtemps et pour des raisons essentiellement économiques. Il est d'ailleurs évident pour tous, que parmi cette foule de l'aéroport, il y a vraisemblablement de tout, certes les collaborateurs des puissances étrangères qui ceux-là fuient mais aussi ceux qui veulent profiter de l'occasion. L'occasion est si belle, et ce n'est pas demain que les causes des migrations économiques vont disparaitre, en Afghanistan comme ailleurs. Mais la dramatisation, la campagne menée a un but évident, celui de dédouaner à posteriori la guerre occidentale en Afghanistan, et son échec, par le spectacle de ces populations qui «fuient la dictature Taliban».
    La fin de la guerre en Afghanistan aura probablement des conséquences géopolitiques majeures. Elle a cette particularité qu'elle apparait comme une défaite militaire et morale de l'Occident tout entier coalisé contre un seul peuple. Du côté Afghan, c'est une guerre de libération nationale et d'indépendance, quoi qu'on fasse en Occident pour l'enfermer dans une signification étroitement religieuse…



    20 ans après


    La fin de la guerre en Afghanistan coïncide avec le 20eme anniversaire des attentats du 11 septembre 2001. Qui aurait pensé alors que ces attentats horribles allaient être instrumentalisés par les États-Unis et leurs alliés pour déclencher des guerres interminables, pour déstabiliser des États, des nations, des régions toutes entières, pour encore plus de souffrances, de sang et de larmes à une échelle démesurée, au nom de la lutte contre le terrorisme. Les paroles du Président Joe Biden, que nous avons citées au début de ce texte, peuvent-elles inaugurer une nouvelle approche de ces «guerres pour rien» ? On ne pouvait mieux parler, telle qu'il l'a fait, de leurs conséquences destructrices sur l'homme et de leur inutilité tragique. Moment d'humanisme ou orientation durable ? L'avenir le dira. Étrangement pourtant, ces paroles ne semblent pas avoir soulevé beaucoup d'écho en Occident où elles ont même été passées sous silence. Mais à contrario, des voix se sont vite élevées pour dire que l'Occident ne devait pas renoncer « à ses valeurs» du fait de la défaite en Afghanistan, mais qu'il fallait désormais «changer de tactique». La principale leçon à tirer de l'Afghanistan, disent-ils est ...qu'il ne faut plus intervenir militairement directement au sol, mais appuyer les luttes pour «les droits de l'homme» et que la période sera désormais à la défense des minorités sociales ou nationales. En France, les spécialistes du «droit d'ingérence humanitaire» comme Bernard Henry Lévy, commencent déjà à évoquer la Kabylie ? Quelle prétention et quelle arrogance. Mais attention, là... La Kabylie n'est pas une minorité nationale, c'est le cœur battant de l'Algérie. La France coloniale est bien placée pour le savoir depuis un certain premier novembre 54.

    Quand donc l'Occident laissera-t- il les peuples en paix.

    SOURCE : http://www.lequotidien-oran.com/?news=5305142 

     

     

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