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    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    Nul doute que Zemmour eût préféré s'appeler Dupont ou Martin. Mais voilà il se nomme Eric Zemmour et quand on porte un tel nom, on s'abstient de donner des leçons de francité à une invitée prénommée Hapsatou.

    Mais avant de rappeler cette histoire de prénoms que n'aime pas le cancre de l'Histoire j'ai le plaisir d'apprendre qu'il vient d'être une nouvelle fois condamné...

    Allez paye Zemmour pendant ce temps

     on se marre bien

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    L’islamophobe Eric Zemmour condamné

    par la Cour de Cassation

    La Cour de Cassation a rejeté ce mardi le pourvoi en cassation d’Eric Zemmour et confirmé sa condamnation “pour appel au rejet et à la discrimination des musulmans en tant que tels”, l’obligeant à dédommager une nouvelle fois l’association CAPJPO-EuroPalestine qui a porté plainte contre ses propos islamophobes lors de l’émission “C à vous”, diffusée sur la chaîne de télévision France 5, le 6 septembre 2016.

    La Cour de Cassation, a confirmé le jugement du Tribunal de 1ère instance et de la Cour d’Appel de Paris, qui avaient condamné Eric Zemmour pour “provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée.”

    La Cour de Cassation a estimé que l’argument de la liberté d’expression mis en avant par Eric Zemmour ne pouvait être retenu face à ses propos :

    « Nous vivons depuis trente ans une invasion, une colonisation, qui entraîne une conflagration », « Dans d’innombrables banlieues françaises où de nombreuses jeunes filles sont voilées, c’est également l’islam, c’est également du djihad, c’est également la lutte pour islamiser un territoire qui n’est pas, qui est normalement une terre non islamisée, une terre de mécréant. C’est la même chose, c’est de l’occupation de territoire”. “Je pense qu’il faut leur donner le choix entre l’islam et la France » 

    Déjà condamné à verser 3 000 euros d’amende et à dédommager l’association CAPJPO-EuroPalestine des frais de justice qu’elle avait engagés, l’islamophobe récidiviste, qui n’en est pas à sa première condamnation, devra la dédommager à nouveau.

    Honte aux médias qui continuent à lui tendre des micros pour déverser sa haine et son appel au rejet des musulmans ! 

    CAPJPO-EuroPalestine 

     

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire

    Eric Zemmour le 6 juillet 2015 à Bruxelles | Emmanuel Dunand / AFP

     

    Avec ma tête de juif errant et mon nom à faire rougir une carpe farcie, en toute logique, mes parents auraient dû me prénommer Schlomo, Mordechai ou Jacob. Par crainte que l'histoire ne bégaye, ils ont préféré nous affubler, mon frère et moi, de prénoms assez passe-partout pour ne point éveiller les toujours possibles soupçons. C'était là une attitude assez commune chez les familles juives européennes qui toutes portaient en elle les traumatismes de la déportation. On ne tenait pas à attirer l'attention et, en cas de malheur, avec ces prénoms neutres au possible, on pourrait peut-être échapper à la prochaine rafle.

    Peut-être que les parents de Zemmour en firent de même : au lieu que leur dernier-né ne s'appelle Samuel ou Nathan, ils le prénommèrent Eric. Il est vrai que d'aller dans la vie en portant le nom d'Isaac Zemmour peut s'avérer être, dans certains cas, une véritable source d'emmerdements. Déjà que le seul vocable de Zemmour porte en lui des sonorités qui sentent bon le couscous à l'agneau, les cigarettes au miel ou les sandwichs au thon baignés à l'huile d'olive. Rajoutez-y un prénom aux consonances un tantinet hébraïques et vous êtes bon pour finir commercial auprès d'un fabricant de harissa. Ou doublure de Roger Hanin dans un film d'Alexandre Arcady.

    Nul doute que Zemmour eût préféré s'appeler Dupont ou Martin. Eric Martin. Qui sait si à cette heure-ci, avec un patronyme pareil, il ne serait pas déjà rédacteur en chef au Figaro Magazine. Ou président de l'Assemblée nationale. Ou encore, chef de rayon chez Leroy Merlin. Seulement voilà, Zemmour s'appelle Zemmour, Zemmour est aussi juif que Sagalovitsch peut l'être –chacun dans son style– et cet héritage, s'il ne protège pas, hélas, de la connerie, impose qu'on ne puisse pas venir fanfaronner à la télé pour vilipender une invitée qui aurait le malheur de se trimballer avec un prénom qui ne sente pas bon les volcans d'Auvergne.

    Qu'un Français bon teint eût tenu de telles paroles, c'eût déjà été de trop mais qu'un schnorrer comme Zemmour qui doit être autant gaulois que Rika Zaraï et Popeck réunis, en vienne ainsi à donner des leçons de francité, c'est non seulement risible, grotesque et absurde mais c'est en plus une sorte de crachat que Zemmour s'adresse à lui-même.

    Que croit-il donc ce petit éditorialiste –je l'ai croisé un jour, il m'arrive à peine à la taille, moi qui dépasse à peine le mètre-soixante-dix– qui s'en va déposer chaque jour de la semaine, ici et là, sa petite chronique pleine de fiel et de ressentiment ? Qu'à force de rouler des pelles à toutes les Mariannes de l'Hexagone, de s'époumoner à chanter l'inaltérable gloire du coq français, de louer, la voix tremblante, la beauté inoubliable du Ballon d'Alsace ainsi que le goût de la cuisine picarde, de dénoncer l'immigrant, voleur de richesses, sous toutes ses formes, d'apparaître comme le parfait zélote de l’identité française en péril, il va finir par faire oublier cette tâche originelle dont son nom est le parfait étendard ?

    Quand un juif commence à se comporter de la sorte, quand il entend inscrire ses pas dans la communauté nationale au point d'oublier d'où il vient, quand il passe son temps à célébrer à outrance les charmes d'un pays où, quoi qu'il fasse, il sera toujours considéré comme un étranger, lorsqu'il en rajoute des tonnes afin de mieux convaincre le Gaulois de souche de sa parfaite allégeance à la nation française, c'est que ce juif-là est soi fou, soit sot. Soit les deux à la fois.

    Être raciste et juif est une aberration métaphysique. Quand on porte dans son nom, quand on charrie dans son sang, dans sa chair même, les magnificences et les blessures d'un peuple qui aura connu, tout au long de son histoire, les pogroms et les bûchers, le sang des déportations et l'arbitraire de l'exil, la mise au rebut et l'enfermement au sein de ghettos insalubres, la constante stigmatisation et la vindicte de nations égarées dans l'enfer du nationalisme, on ne vient pas à la télévision dire à une invitée qui porte le joli prénom d'Hapsatou: «Votre mère a eu tort de vous appeler ainsi. Elle aurait dû prendre un prénom du calendrier et vous appeler Corinne par exemple, ça vous irait très bien... C’est votre prénom qui est une insulte à la France. La France n’est pas une terre vierge. C’est une terre avec une histoire, avec un passé. Et les prénoms incarnent l’histoire de la France.»

    D'ordinaire, rien n'excuse une pareille infamie mais quand elle émane d'un juif, elle se teinte d'une telle irréalité qu'on ne sait plus si on doit en rire ou en pleurer. Tu n'as donc toujours pas compris mon petit Zemmour que le jour où tes idées viendraient à devenir celles de la majorité ambiante, le jour où tes glorieux camarades prendront le pouvoir, le jour où tes amis du Rassemblement National et autres groupuscules identitaires plastronneront à la tête de l’État et rêveront à une France enfin blanche et catholique, tout Zemmour que tu as été, tout servile que tu te seras montré, tout «frankaoui» que tu auras essayé d'apparaître, tu seras le premier à dégager et à monter dans un convoi pour Drancy, Pithiviers, Struhof, toutes ces aimables destinations où, naguère, des sbires versés dans la même fureur nationaliste que la tienne envoyèrent à la douzaine de pauvres petits juifs comme toi ?

    Tu penses vraiment qu'à force de te vautrer dans ces fanges du nationalisme le plus fielleux qu'il soit, à rêver de Clovis, de Charlemagne et de Mireille Mathieu, à effeuiller avec amour et ferveur les pages de l'histoire de France, ton nom, tes origines, ton appartenance religieuse finiront pas disparaître au profit d'une identité franco-française qui malgré tout tes efforts, tes courbettes, tes révérences, ne sera jamais la tienne ? Jamais.

    Zemmour, tu es un cancre de l'Histoire.

    Et le dernier des Juifs.

    SOURCE : https://www.slate.fr/story/167492/zemmour-hapsatou-sy-cancre-histoire?utm_source=Ownpage&_ope=eyJndWlkIjoiZGJiNGZiODY1YzRhMTRkMDBjYjkyNTkyYzg1MjcxYjQifQ== 

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  • Le 17 septembre 1981 suppression de la peine de mort... mais il y a 42 ans, la France exécutait  le dernier condamné à mort

    Le 17 septembre 1981 Robert Badinter tournait brillamment la page de la Justice en faisant abolir la peine de mort

    Il y a 42 ans, la France exécutait

     le dernier condamné à mort

    Le 10 septembre 1977, la France procédait à ce qui allait être la dernière exécution à mort de son histoire. Mais la peine de mort n'a pas été abolie à ce moment-là.

     

    Il y a 40 ans, la France exécutait  le dernier condamné à mort

    Il s'agit là d'une mesure forte, emblématique du double mandat de l'ex-président de la République française, François Mitterrand. Pourtant, la dernière fois où fut prononcée la peine de mort à l'encontre d'un homme ne fut pas sous sa présidence. H. Djandoubi fut condamné à mort en 1974 pour le meurtre d'une femme. Durant trois ans, il végète en prison, aux Baumettes, à Marseille. La veille, le 9 septembre 1977, ses avocats s'étaient vu refuser la demande de grâce par le Procureur de la République de Marseille. Le 10, il se présente face au bourreau. Décapité au moyen d'une guillotine, il fut le dernier homme au monde à être tué de la sorte. Et en France (comme en Europe de l'Ouest), l'ultime à subir cette peine capitale. Sachez toutefois que d'autres peines de mort furent prononcées à l'égard de plusieurs criminels, mais aucun ne fut à nouveau tué. La plupart virent leurs sentences réduites en cassation, ou bénéficièrent de la grâce présidentielle.

     

    Une promesse de François Mitterrand 

    Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, l’exécution du militant communiste Fernand Iveton pendant la guerre d'Algérie, serait, entre autres, à l’origine de l’engagement de François Mitterrand  pour l’abolition la peine de mort.

    En 1981, quelques semaines après l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République française, la peine de mort est officiellement abolie. Il s'agit là, unanimement, d'un progrès humaniste sans précédent dans l'histoire de France. La majorité de gauche à l'Assemblée ainsi que 37 députés de droite ou de centre-droit (dont Jacques Chirac) valident la proposition du président. Cela clôt un vieux débat qui opposait, dès la Révolution, les partisans de la fin de la peine capitale (comme Victor Hugo) et ses détracteurs, nombreux. Aujourd'hui, en Hongrie ou en Turquie, les chefs d'Etats extrémistes semblent souhaiter une réintroduction de la peine de mort. Cependant, la non-pratique de celle-ci constitue un préalable indispensable pour accéder à l'Union Européenne. En France aussi, de récents sondages montraient que le peuple n'était pas hostile à un retour de cette sentence irrévocable. Jacques Chirac a entériné définitivement le débat en inscrivant l'abolition de la peine de mort dans la Constitution française. 

    Algérie : Fernand Iveton retrouve sa rue 

    après une grande mobilisation 

    Il y a 40 ans, la France exécutait  le dernier condamné à mort

    La rue Fernand Iveton © DR/Capture d'écran Facebook 

     

    En débaptisant la rue Fernand Iveton, la municipalité d’Oran ne s’attendait pas à une forte mobilisation des réseaux sociaux et des élus de gauche. L’ancien militant indépendantiste du Parti communiste algérien (PCA), guillotiné en 1957, a été réhabilité.  

    La plaque a retrouvé sa place sur le mur de la ruelle. Il a fallu des pétitions, une mobilisation des internautes et la montée au créneau des élus de gauche. En débaptisant deux rues, la mairie d’Oran ne s’attendait pas à un tollé médiatique. Ce sont les habitants de la rue Fernand Iveton qui avaient donné «l’alerte». Ils ont refusé le changement de nom. «Ils veulent guillotiner la mémoire de notre peuple», s’indigne un représentant du parti Mouvement démocratique et social.   
    L’initiative des autorités locales irrite les médias qui exigent la réhabilitation de Fernand Iveton. «La bêtise se conjugue à la honte, mais ceux qui ont commis le véritable sacrilège qui consiste à enlever à un chahid (martyr, NDLR) le nom de «sa» rue sont-ils conscients de ce que signifie cet acte? Apparemment, non. De plus, ils se sont lourdement trompés en pensant que l’indignité avait gagné tout le monde dans notre pays», ne décolère pas Algérie patriotique. 

    Il y a 40 ans, la France exécutait  le dernier condamné à mort

    Ouvrier, communiste et militant de l'Algérie indépendante, Fernand Iveton fut le seul Européen condamné à mort pour «terrorisme» pendant la guerre d’Algérie. Il a été guillotiné le 11 février 1957, après le refus du président René Coty, du président du Conseil Guy Mollet et de… François Mitterrand, alors Garde des Sceaux, de le grâcier. Selon l’ancien ministre des Affaires étrangères Roland Dumas, l’exécution du militant communiste serait, entre autres, à l’origine de l’engagement de François Mitterrand  pour l’abolition la peine de mort. 

    Au lendemain de l’indépendance de l’Algérie, les autorités avaient débaptisé certaines rues (comme les deux grandes artères de la capitale, Michelet et d’Isly) en leur donnant des noms de héros nationaux, figures de la guerre (Larbi Ben M’hidi, Didouche Mourad...) et internationaux (Che Guevara, Kennedy...). L’une des plus grandes places d’Alger porte le nom d’un autre militant communiste, Maurice Audin, arrêté le 11 juin 1957 par l’armée française et longtemps porté disparu avant que le général Aussaresses ne reconnaisse avoir donné l’ordre.
    Sur le plan littéraire, De nos frères blessés, de Joseph Andras (Actes Sud), livre consacré à Fernand Iveton, a reçu cette année le prix Goncourt du premier roman, un prix refusé par l’auteur. 

    SOURCE : http://geopolis.francetvinfo.fr/algerie-fernand-iveton-retrouve-sa-rue-apres-une-grande-mobilisation-118495 

     

    Il y a 62 ans, le 11 février 1957, Fernand Iveton

    était guillotiné 

    Fernand Iveton est né à Alger le 12 juin 1926, et meurt guillotiné pour la cause algérienne,  le 11 février 1957 . Il vécut dans un quartier populaire d’Alger, le Clos Salembier (aujourd’hui El Madania), et suivit l’exemple de son père, en devenant employé de l’usine à gaz d’El-Hamma au Ruisseau. En 1943, il adhère à la section de la redoute des jeunesses communistes et milite aux côtés d’Henri Maillot et Ahmed Akkache. 

    Il intègre par la suite l’Union de la Jeunesse Démocratique Algérienne qui rassemblera dans ses rangs des jeunes communistes et nationalistes et d’autres patriotes. Iveton militera également au sein des syndicats d’Algérie affiliés à la CGT de France (Confédération Générale du Travail) puis à l’UGSA (Union Générale des Syndicats Algériens) organisation syndicale algérienne qui demeurera affiliée à la CGT. Il sera désigné par les travailleurs de l’usine à gaz d’El Hamma comme délégué syndical. 

    Iveton considérait la cause algérienne comme la sienne, et en juin 1955 il s’intègre dans les groupes armés des Combattants de la Libération au côté de Abdelkader Guerroudj, Félix Collosi, Mohamed Hachelaf, Yahia Briki, Georges Accampora et d’autres camarades communistes. Après avoir participé à plusieurs actions (sabotages de wagons sur le port, incendie des Bouchonneries Internationales) il sera chargé de placer une bombe à l’usine à gaz d’El Hamma. Elle est déposée le 14 novembre 1956 et  tout prouve qu’il a pris toutes ses précautions pour que la bombe ne cause que des dommages matériels. Il sera dit  à ce propos, que le militant : « Iveton ne voulait pas d’une explosion-meurtre. Il voulait une explosion témoignage. » 

    Arrêté le 14 novembre 1956, avant même que la bombe ne soit installée, il fut d’abord torturé pendant trois jours par des policiers : décharges électriques sur le corps, supplice de l’eau…  Le 25 novembre 1956,  il passe  devant le tribunal militaire d’Alger, soit 11 jours seulement après son arrestation, « en application de la procédure expéditive permise par « les pouvoirs spéciaux », accordés par les députés français au gouvernement de Guy Mollet ». Le procès se passe « Dans une atmosphère de pogrom » tel que le précise l’ouvrage écrit sous la direction d’H. Alleg . Il est condamné à mort au cours d’un sombre procès « dans un prétoire où montaient des cris de haine et de mort ». 

    Robert Badinter à la tribune de l'Assemblée nationale pour l'abolition de la peine de mort


     

     

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    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Cliquez sur ce lien pour écouter la position de l’avocat des causes perdues Dupont-Moretti :

    Mettez le son ! Merci d'arrêter la vidéo après le sujet concerné

    https://www.facebook.com/LPJofficiel/videos/1479079032135290/

     

    La corrida n’est ni un spectacle, ni un sport,

    c’est une barbarie

     

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Non Ménard, non Dupont-Moretti, la corrida n’est ni un spectacle ni un sport. C’est une barbarie, une atrocité indigne de peuples civilisés, une tradition qui rappelle les jeux du cirque romains et qui devrait être interdite.

     

    La souffrance n’a rien d’un spectacle !

     

    Car dans ce duel inégal, le taureau perd toujours. Pas besoin d’un empereur romain pour lever ou baisser le pouce, puisque la règle veut que l’issue du combat soit la mise à mort systématique pour le malheureux taureau.

    « Il faut savoir que 60 matadors ont perdu la vie dans les arènes, ainsi que 417 autres membres de la « cuadrilla » », nous disent les pro-corridas Franchement, compte tenu du massacre de taureaux chaque année, on ne peut pas dire que le risque de se faire encorner soit très élevé.

    C’est au contraire un combat déloyal puisque chaque année la tauromachie tue 40 000 taureaux en Europe et 250 000 dans le monde. Auxquels il faut ajouter 200 chevaux éventrés.

     

    Comme c’est beau !! Comme c’est noble ! Comme c’est courageux ! nous disent Dupont-Moretti, Ménard (ce dernier organisant même des messes... Les croyants disent "Dieu reconnaîtra les siens"... Je ne suis pas sûr que Ménard sera reconnu... et bien d’autres.

     

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    La corrida fait de la souffrance d’une bête, un spectacle, un sport, où le matador est auréolé, ovationné pour son courage, tel un noble chevalier dans un tournoi du Moyen-Âge, ou bien un duelliste ayant relevé le gant pour laver un affront.  

    C’est oublier que dans un tournoi de chevaliers, le combat est loyal et que dans un duel, les chances sont égales. C’est le sens de l’honneur qui régit avant tout ces affrontements. Le risque est égal des deux côtés.

     

    Mais où est l’honneur dans une corrida ? Où est la noblesse d’un combat loyal ?

     

    Nous pouvons assister en Espagne à six mises à mort le même jour, avec une foule en délire.

    Nous sommes consternés de voir cette multitude se réjouir de voir souffrir un pauvre animal condamné d’avance.

    Car ce qui se passe dans l’arène n’a rien de glorieux. 

    Des picadors montés sur leurs chevaux caparaçonnés munis d’œillères, affaiblissent le taureau en lui plantant leurs piques de 2,60 m dans le dos et le cou, afin d’endommager les ligaments du cou, pour que le taureau ne puisse plus relever la tête.

    Ensuite, c’est la noria des péons  qui plantent leurs banderilles dans le col du taureau.

    Ce n’est que lorsque la pauvre bête est affaiblie par ses multiples blessures, le cou à moitié paralysé, que le « courageux » matador en habit de lumière entre en scène.

    Il fait quelques passes de cape avec un animal épuisé et presque mourant, encouragé par les « olé » d’une foule en extase qui attend la mise à mort.

    Le matador achève l’animal avec son épée. Si l’estocade est ratée et mutile un peu plus le taureau, augmentant ses souffrances, c’est un puntillero qui vient l’achever d’un coup de poignard planté dans le cervelet.

    Et tout cela s’appelle « l’art de toréer » !! Un volet de notre culture !!

    Une cruauté sans nom, une torture inouïe de l’animal, élevée hypocritement au rang des sports les plus nobles, telle est le véritable visage de la tauromachie. Une honte pour la civilisation occidentale, une barbarie qui nous déshonore.

    Mais l’espoir demeure. D’après un sondage IFOP/Alliance Anticorrida, 73 % des Français veulent l’interdiction de la corrida.

     

     L'homme et le taureau

    Un peu de douceur dans ce monde

     de brutes…

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Christophe Thomas étant enfant, après avoir vu un tapis mural représentant une corrida, décide de sauver un taureau de corrida. Allez faire un tour sur le site de Fadjen, vous en apprendrez encore plus sur son histoire et sur la façon dont vous pouvez les aider.


    CLIQUEZ SUR CE LIEN :

    Pour soutenir Fadjen 

    En effet la très grande majorité des Français sont contre les corridas contrairement à l’animal raciste (islamophobe) appelé Ménard qui est si fier de sa corrida de Béziers… Il organise même des messes dans ses arênes…

    Béziers : le défilé de la vierge

     

    et une messe en ouverture de la Feria

     

    La honte Ménard !!!

     

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Enfin, alors que Râ déclinait, en musique et dans des vapeurs d’encens, le défilé de la vierge a pu débuter, entraînant dans son sillage hommes, femmes d’église, élus et fidèles.
     

    La procession a ainsi débuté devant l’entrée principale de l’ancien hôpital Perreal. Le cortège s’est ensuite dirigé vers les arènes, où a eu lieu la messe en hommage de la vierge. (Il paraît qu'il en reste moins dans les églises des vierges)...

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Et on comptait plusieurs milliers de personnes dans les gradins venus assister à l’office, fervents catholiques mais aussi des festaïres, venus en curieux. Et qui n’ont souvent pas attendu la fin de la messe pour quitter les lieux.

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Alors mes soeurs je ne savais pas que VOTRE dieu était pour la souffrance et l'agonie

    des pauvres taureaux ?


    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    Vous voyez je laisse une ouverture dans le cadre pour qu'ils puissent s'échapper et quitter ce lieu mortuaire et de tortures... Vous me faites vomir... Ainsi soit-il !!!

     

    L'homme et le taureau : Un peu de douceur dans ce monde de brutes…

    ·        A

    ·                 

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  • L'OAS rincé par la République

     

    L'OAS rincée par la République : En particulier pour les anciens de l'OAS qui ont (presque) tout obtenu de la République… Ne nous étonnons pas si des stèles honorant des criminels et terroristes de l’OAS sont toujours en place à Béziers et Perpignan puisque la République n’a jamais rien fait pour les interdire… 

     

    Le 5 juillet est un jour de commémoration mais surtout un "jour de fête" pour les nostalgiques de l’Algérie française. En particulier pour les anciens de l’OAS qui ont (presque) tout obtenu de la République.
    Quatre ans après la loi du 23 février 2005, qui avait osé promulgué "le rôle positif de la colonisation", on aurait pu croire que c’en était fini des réminiscences. Malgré le retrait de l’alinéa polémique de l’article 4 par Chirac en 2006, on s’aperçoit qu’un arsenal législatif est finalement passé quasi incognito. Zoom sur l’article 13 où “Peuvent demander le bénéfice d’une indemnisation forfaitaire les personnes de nationalité française (..) en relation directe avec les événements d’Algérie pendant la période du 31 octobre 1954 au 3 juillet 1962, de condamnations ou de sanctions amnistiées, de mesures administratives d’expulsion, d’internement ou d’assignation à résidence, ayant de ce fait dû cesser leur activité professionnelle”. En clair, cette loi bénéficie aux anciens de l’OAS qui ont dû cesser de travailler pour s’être opposé aux forces régulières !! De Gaulle en mangerait sa casquette.
    Une association et un homme ont particulièrement oeuvré. Philippe de Massey, français de métropole, ancien engagé volontaire dans les parachutistes en Algérie. Il a, pour le compte de l’ADIMAD - Une association créée par le général Salan et défendant les anciens de l’OAS- battu le pavé pendant quatorze ans pour obtenir des allocations substancielles.
     

     

    Dans cette vidéo nous pourrons revoir le regretté François Nadiras qui est mort ça fera 2 ans le 27 octobre 2017... François nous ne t'oublions pas.

     

     

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    Dis-moi, c’était mieux avant ?

     

    Un exemple du bon vieux temps : cela n’existe plus

    Les veillées où l’on effeuillait le maïs

    Dis-moi, c’était mieux avant ?

    C’était le bon vieux temps des veillées d'autrefois, le but : enlever les feuilles des épis de maïs à la main, tout en racontant quelques histoires ou en chantant les chansons du bon vieux temps en buvant un petit verre du « gros rouge qui tache ». Puis le travail achevé, rien de tel que des châtaignes, grillées sur place, à déguster.

     

    Un exemple aujourd’hui

    Dis-moi, c’était mieux avant ?

    Seul devant son ordinateur

    Dis-moi, c’était mieux avant ?

    Dis-moi, c’était mieux avant ?

    Certains, tels Alain Delon ou Michel Sardou haïssent la période actuelle, d'autres ne s'y trouvent pas bien et ont la nostalgie de l'époque de leur jeunesse, c'est le cas de nombreux écrivains ou philosophes que l'on taxe de réactionnaires refusant tout progrès.

    Alors bien sûr la réponse serait facile, on regrette tous nos 20 ans, l'époque à laquelle on était jeunes, on était beaux et on sentait bon le sable chaud.

    De Gaulle disait la vieillesse est un long naufrage, alors c'est vrai c'était mieux quand on naviguait toutes voiles dehors, bravant les intempéries.

    Mais doit-on se contenter de cette réponse et ne pas essayer de comparer les époques avec un peu plus d'objectivité ?

    Il y a un constat qui doit nous interroger, notre peuple est aujourd'hui un des plus pessimistes dans le monde.

    Le pessimisme français se nourrit surtout d’un puissant sentiment de nostalgie d’une époque que l'on dit glorieuse et prospère.

    J'ai essayé de trouver des réponses qui ne soient pas que le fruit de la nostalgie d'un passé fantasmé.

    Qu'est-ce qui était mieux avant ? 

    -Les rapports entre générations.

    Le respect d'abord, le respect envers les parents, la police, les professeurs, les institutions.

    Le soir après dîner, comme on n’avait pas la télé, les parents et grands parents sortaient des chaises devant les portes et se réunissaient entre voisins. Ils racontaient leurs histoires, leur vie, leurs projets, leur vision du monde.

    Nous très jeunes, on s'asseyait sur les trottoirs près d'eux et on les écoutait, on apprenait, on s'enrichissait de leurs expériences.

    C'était une époque où les vieux étaient considérés comme des guides, des sages, leur expérience était pour nous un enrichissement et leur propos n'étaient pas perçus comme des radotages de vieux cons, mais comme des enseignements précieux pour notre avenir.

    -Les loisirs,

    On vivait dans la rue, en bandes de copains, en groupes, on inventait des jeux, on partageait de longs moments dans la journée, on construisait les jouets qu'on ne pouvait s'acheter, les cerfs volants, les téléphones avec des boites de cirage, on jouait aux billes, au tour de France, que l'on dessinait au sol à la craie et dont on parcourait les étapes en faisant des pichenettes sur des capsules de bouteille et à d'autres jeux traditionnels, cache cache, colin maillard, etc.

    -Le vivre ensemble

    La vie de quartiers était agréable, aucun problème avec une immigration qui s'assimilait par l'école, le travail, l'envie de partager un présent et de construire un avenir commun.

    -Puis à l'adolescence,

    Cette fureur de vivre, cette confiance en l'avenir, cette certitude que le monde nous appartenait et qu'on pouvait le changer, l'améliorer, par le biais de discussions entre adolescents qui duraient de longues soirées.

    On avait une totale confiance en notre avenir, il n'y avait pas de chômage, dans les années 60 et 70, le plein emploi était roi. Le monde du travail nous attendait avec ses multiples choix. Pas besoin de psychologues, l'ami ou le parent jouait ce rôle à la perfection.

    Nous étions aussi à l'époque épargnés par le sida, la drogue et les violences au quotidien, ce qu'on nomme l'ensauvagement de la société.

    Alors à quelques encablures du port comment comment voit-on notre société actuelle ? Forcément on fait des comparaisons.

    Est-ce mieux maintenant ? Sur certains plans c'est certain.

    Ce qui est mieux aujourd’hui. 

    - On vit plus vieux.

    Les progrès merveilleux de la médecine, et surtout de la chirurgie sont passés par là, l'espérance de vie qui était de 65 ans en 1950 est passée à 80 ans en moyenne en 2019

    -La technologie.

    Elle a rendu la vie pus facile dans de nombreux les domaines, l'automatisation ayant remplacé le travail à la chaîne, la domotique dans les maisons s'étant chargée de rendre les tâches ménagères beaucoup plus faciles.

    -L'égalité hommes-femmes qui a progressé de façon importante.

    -L'explosion informatique, qui bien utilisée permet une connexion avec le monde entier et l'accès à des connaissances rapide et complète remplaçant les recherches longues, difficiles et incomplètes d’antan.

    Je laisse au lecteur le soin de compléter cet inventaire à la Prévert.

    La réponse de ceux qui comme moi ont vécu ces deux époque si différentes est dommage  ! 

    Dommage de n'avoir pas su préserver les valeurs, les repères, les garde fous des générations précédentes, et de ne pas avoir su y ajouter les progrès. L’époque actuelle aurait pu être un âge d'or, d'une qualité supérieure à celui des 30 glorieuses.

    Dommage d'avoir fait l'erreur de croire que le progrès technique est automatiquement synonyme de progrès social. Que la consommation est le bien essentiel, qu'avoir peut remplacer être.

    Entre les nouvelles technologies et leur utilisation, On a raté une marche, le mode d'emploi.

    Comme disait Rabelais :

    « Science sans conscience n'est que ruine de l'âme. »

    Le progrès ne libère pas, si on devient esclave des nouvelles technologies ou si l'on joue les apprentis sorciers.

    Le danger à court terme est que l'intelligence artificielle supplante celle des hommes.

    Où est le progrès pour l'homme ?

    Quand on voit que les dérives sociétales qu'on appelle avancées conduisent à l'explosion de la cellule familiale, PMA GPA, menant à ce récent exploit signe de la folie des temps, on a rendu mère une vieille dame de 74 ans. Le progrès n'a de justification que s'il est au service de l'homme s'il contribue à son mieux être.

    Quand on voit que le mondialisme, c'est-à-dire un appétit de gain inextinguible conduit à la mort de la nation, de l'identité de la culture et nous enferme dans le chacun pour soi.

    Quand on constate que l'ouverture de toutes les frontières conduit au multiculturalisme et à un communautarisme exacerbé où le vivre ensemble devient problématique,

    Que le progrès est considéré comme irréprochable et incontestable.

    Quand on fait fi des dangers que représentent le développement incontrôlé de certaines technologies.

    Le développement de l’I.A., s'il ne s'accompagne pas d'étique et de limitations à son développement, est un danger vital à cour terme.

    L'intelligence artificielle peut supplanter l'homme.

    On est en droit de se dire, en observant notre société actuelle, que nous avons raté le coche, et qu'il faut changer notre vision future du monde.

    Autrefois les parents savaient que leurs enfants feraient de meilleures études qu'eux, qu'ils auraient une meilleure position sociale, qu'ils gagneraient mieux leur vie. Aujourd'hui, ils sont pratiquement assurés du contraire, et leurs enfants eux aussi sont dans le doute et la crainte.

    Alors je ne hais pas cette époque, mais je me dis que j'ai eu la chance de vivre une partie de mon existence au cours de cette période passée, et tant pis si on me qualifie de passéiste ou vieux ronchon.

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/actualites/societe/article/dis-moi-c-etait-mieux-avant-217842 

     

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    Monsieur le président, que s’est-il passé

    exactement le 17 octobre 1961 à Paris

     et en banlieue ?

    Monsieur le président, que s’est-il passé  exactement le 17 octobre 1961 à Paris   et en banlieue ?

     

    Nous publions ici une déclaration d’Olivier Le Cour Grandmaison, faite au lendemain de la reconnaissance par le président de la République de l’assassinat de Maurice Audin. A l’approche de la commémoration du 17 octobre 1961, l’universitaire rappelle l’ampleur du travail de reconnaissance qu’il reste à accomplir. Le geste de Macron n’est qu’un premier pas. Faisons en sorte qu’il soit suivi de beaucoup d’autres… 

    Si la déclaration d’Emmanuel Macron, au sujet de l’arrestation, de la torture et de la disparition de Maurice Audin, est un immense pas pour la famille, et pour toutes celles et tous ceux qui, depuis cet événement, se sont mobilisés pour que le crime perpétré ce jour-là soit enfin reconnu par les plus hautes autorités de l’État, beaucoup d’autres devront être effectués pour que l’ensemble des crimes coloniaux soient qualifiés comme ils devraient l’être.

    Sur ce point, le président de la République et ses conseillers demeurent très en-deçà de ce qui aurait dû être déclaré. En effet, si E. Macron avait estimé, lors d’un déplacement à Alger en tant que candidat à l’élection présidentielle, que la “colonisation avait été un crime contre l’humanité”, il s’est bien gardé de réitérer ses propos à cette occasion alors que les faits visés ressortissent bien à ce type de qualification.

    Rappelons donc au chef de l’État, l’article 212-1 du Code pénal français : sont considérés comme des crimes contre l’humanité , “la déportation (…) ou la pratique massive et systématique d’exécutions sommaires, d’enlèvements de personnes suivis de leur disparition, la torture ou d’actes inhumains inspirés par des motifs politiques (…) organisés en vertu d’un plan concerté à l’encontre d’une population civile.”

    Pour ménager les militaires, la droite et l’extrême-droite, et sans doute aussi, une partie de son électorat, peut-être aussi pour éviter des procédures judiciaires, cette qualification n’a donc pas été employée alors qu’elle est parfaitement adéquate aux pratiques de l’armée française pendant la guerre d’Algérie et aux crimes commis antérieurement à partir du 8 mai 1945 à Sétif, Guelma et Kherrata, puis en Indochine, à Madagascar en 1947 et le 17 octobre 1961 à Paris. De ce point de vue, la déclaration du chef de l’État ne saurait satisfaire celles et ceux qui exigent, parfois depuis des décennies, que ces massacres soient reconnus par les plus hautes autorités de l’État.

    Relativement à l’ouverture des archives, les propos d’E. Macron sont susceptibles d’interprétations diverses et l’avenir nous dira ce qu’il en est. En effet, il est écrit qu’une “dérogation générale (…) ouvrira à libre consultation tous les fonds d’archives de l’État qui concernent ce sujet.” Soit cela porte uniquement sur l’affaire Audin, et c’est alors singulièrement restrictif, soit cela concerne l’ensemble de la guerre d’Algérie, et la mesure est autrement plus importante. Reste que cet accès demeure le fait du prince.

    Qu’en est-il des archives relatives aux événements précités auxquels il faut ajouter le massacres de Thiaroye du 1er décembre 1944 et la guerre trop longtemps oubliée conduite au Cameroun entre 1955 et 1971 ? Rappelons qu’en ce domaine, et comparativement à d’autres pays comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, la législation française sur l’accès aux archives est une des plus restrictives et que beaucoup, par le passé, se sont vus refuser l’accès à certaines archives. Je pense en particulier au regretté Jean-Luc Einaudi sur les massacres du 17 octobre 1961.

    Dans moins d’un mois maintenant, le collectif pour la reconnaissance de ces derniers massacres se réunira, comme tous les ans, sur le Pont Saint-Michel pour exiger la reconnaissance de ce crime comme crime d’État et l’ouverture de toutes les archives. Le président de la République laisse croire qu’il est disposé à solder les comptes du passé criminel de la France en Algérie ; qu’il le prouve en faisant enfin une déclaration précise et circonstanciée sur ce qui s’est déroulé à Paris et en banlieue parisienne où les arrestations arbitraires, la torture et les disparitions forcées ont également été employées par des policiers et des harkis agissant sous les ordres du préfet de police de l’époque, Maurice Papon.
     
    Olivier Le Cour Grandmaison, universitaire, dernier ouvrage paru “L’Empire des hygiénistes. Vivre aux colonies”, Fayard, 2014.


    Code pénal - Article 212-1 

    Constitue également un crime contre l’humanité et est puni de la réclusion criminelle à perpétuité l’un des actes ci-après commis en exécution d’un plan concerté à l’encontre d’un groupe de population civile dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique 

    1° L’atteinte volontaire à la vie ;

    2° L’extermination ;

    3° La réduction en esclavage ;

    4° La déportation ou le transfert forcé de population ;

    5° L’emprisonnement ou toute autre forme de privation grave de liberté physique en violation des dispositions fondamentales du droit international ;

    6° La torture ;

    7° Le viol, la prostitution forcée, la grossesse forcée, la stérilisation forcée ou toute autre forme de violence sexuelle de gravité comparable ;

    8° La persécution de tout groupe ou de toute collectivité identifiable pour des motifs d’ordre politique, racial, national, ethnique, culturel, religieux ou sexiste ou en fonction d’autres critères universellement reconnus comme inadmissibles en droit international ;

    9° La disparition forcée ;

    10° Les actes de ségrégation commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime ;

    11° Les autres actes inhumains de caractère analogue causant intentionnellement de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique ou psychique.

    SOURCE : https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006070719&idArticle=LEGIARTI000027811403 

     

    Monsieur le président, que s’est-il passé  exactement le 17 octobre 1961 à Paris   et en banlieue ?

     

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    Alors que les riches deviennent

     de plus en plus riches…

    Cela c’est aussi la France

    de la honte, deux exemples

    différents parmi des milliers

    d’autres…

    Pauvreté : en France, le retour

     en force des bidonvilles

    Selon un rapport du Secours catholique, les enfants pauvres sont de plus en plus nombreux en France, et seraient même majoritaires dans les centres d'accueil. 9 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté, et 16000 personnes logent encore dans des bidonvilles.

     

    La petite route ne porte pas de nom et n'est pas répertoriée sur les cartes de région parisienne. Pourtant, il y a du monde ici : des caravanes et des familles qui vivent cachées entre la voie de chemin de fer et les pylônes d'une vaste chaufferie. Ce sont les membres d'une association qui nous conduisent France 2 dans ce bidonville, qui abrite "entre 15 et 20 familles environ, soit une cinquantaine de personnes", indique Sarah Berthelot, de l'association "Acina".

    Presque tous sont issus de la communauté rom. Ils ont fui la pauvreté et les discriminations dont ils se disent victimes en Roumanie. Une fois en France, ils ont bâti ces campements de fortune, le temps de trouver un emploi, pensaient-ils. Mais pour cette famille rencontrée par France 2, cela fait déjà trois ans qu'elle vit dans des conditions insalubres. Comme beaucoup, la famille survit en revendant de la ferraille et des déchets. Elle gagne moins de 500 euros par mois. Une vie enfermée dans la précarité. Certains sont même nés dans ces bidonvilles.

    Démolir les bidonvilles ou favoriser l'insertion sociale de ses occupants ?

    Une génération bidonville en France, ce n'est pas une nouveauté. Dans les années 1960, déjà, Espagnols, Portugais et Algériens ont connu ce sort. Ils étaient 45 000 jusqu'à ce que les constructions de HLM leur permettent de trouver un toit. Mais depuis 25 ans, les bidonvilles se sont reformés, avec principalement des migrants des pays de l'Est. Au pied des immeubles, dans le 18e arrondissement de Paris, 350 personnes vivent dans un bidonville sans eau courante, au milieu des déchets et des rats, sous les yeux stupéfaits des passants.

    Selon les associations, l'État n'investit pas assez dans les centres d'hébergement d'urgence. Bien souvent, la seule réponse des autorités est la destruction des bidonvilles.

    En France, plus de la moitié des jeunes vivant en bidonvilles sont déscolarisés

    Plus de la moitié des jeunes âgés entre 12 et 18 ans vivant dans des bidonvilles en France ne sont pas scolarisés. Un chiffre alarmant révélé par l'étude du Collectif pour le Droit des Enfants Roms à l’Éducation (CDERE). Le rapport permet de mieux appréhender l'accès et les réalités de la scolarité des adolescents en grande précarité.

    « Mon fils de 18 ans n’est pas scolarisé. Avant il était à l’école à Massy Palaiseau, puis il a été au collège à Massy. Après que le camp a été cassé, on est parti. Quand on était à Villeneuve-le-Roi, il n’y avait plus d’école. Le maire ne voulait pas inscrire les enfants. (…) Il avait 16 ans. Puis il m’a dit « Maman, ça me dégoûte, chaque fois que je me fais des amis, que les profs sont contents de moi, on doit partir et je dois encore changer d’école, je ne veux plus y retourner. » il s’est arrêté l’année dernière ». Ce témoignage est celui de Denamarca, mère de 5 enfants. Il illustre toutes les difficultés auxquelles sont confrontées les familles qui vivent dans des bidonvilles : la précarité, les expulsions à répétition, le contexte familial et parfois le refus du maire de scolariser les enfants Roms (le cas de Saint-Ouen est un exemple récent).

    96 % des 16-18 ans sont déscolarisés

    Le Collectif pour le Droit des Enfants Roms à l’Éducation (CDERE) est à l’origine de cette étude sur la scolarisation des adolescents en bidonvilles et en squats, une population particulièrement vulnérable, stigmatisée et sujette à de très nombreuses discriminations. Objectif : démontrer les obstacles dans l’accès à la scolarité. Le résultat principal de cette enquête met en avant l’absence de scolarisation pour plus de la moitié des jeunes âgés entre 12 et 18 ans. Un taux de scolarisation largement supérieur à celui de l’ensemble national qui n’est que de 7%, selon le CDERE citant une étude de la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) de 2013. Le phénomène touche particulièrement les 16-18 ans, le taux de déscolarisation atteignant 96% dans cette tranche d’âge. Leur situation familiale et leur désir d’entrer dans la vie active plutôt que de continuer à aller à l’école sont les principaux facteurs d’abandon.

    Pour obtenir ces chiffres, le CDERE a mené une étude auprès de 161 jeunes vivant dans 34 bidonvilles et squats de novembre 2015 à juillet 2016. Des jeunes contraints de vivre dans une extrême précarité, majoritairement originaires de Roumanie et de Bulgarie, qui se reconnaissent souvent comme Roms ou désignés comme tels. Leur expérience commune est l’exclusion du système scolaire, la stigmatisation et la précarité socio-économique.

    Des jeunes invisibles

    « S. est arrivé en France à l’âge de 5 ans, en 1994 avec ses parents. Il a vécu près de 20 ans dans des bidonvilles en Île-de-France et n’a jamais été scolarisé ». La situation de ce jeune garçon est loin d’être un cas isolé. Le CDERE dénombre 13 jeunes sur 161 qui ne sont jamais allés à l’école de leur vie, que ce soit dans leur pays d’origine ou en France. Ce sont majoritairement des garçons, âgés entre 16 et 18 ans, en France depuis 2 ans en moyenne, qui n’ont jamais été scolarisés alors même qu’ils devraient bénéficier de dispositifs spécifiques.

    Le rapport du CDERE démontre que l’invisibilité de ces jeunes est révélatrice d’un système discriminatoire qui les exclut et amplifie la stigmatisation dont ils sont l’objet. Pour les jeunes filles, le rapport évoque l’enjeu de la scolarisation qui favorise un retardement de l’âge du mariage. Les mariages précoces contribue à leur exclusion et de celle de leurs familles.

    Ces jeunes ont tous connu une rupture dans leur cursus scolaire, due à la migration, à des refus administratifs ou à des expulsions de leurs lieux de vie en France. Cela met en question la continuité et l’effectivité de l’accueil à l’école pour ces jeunes. Exclus du système scolaire, ces jeunes le sont aussi de la formation et de l’emploi.

    Une scolarisation décalée

    Pour ceux qui parviennent à être scolarisés (75 jeunes interrogés sur 161, soit 47%), le Collectif parle d’une « scolarisation décalée ». 41 jeunes scolarisés sont en classe UPE2A (55%), ce qui signifie qu’ils reçoivent un enseignement linguistique spécifique. L’enquête note un décalage entre le niveau scolaire attendu selon l’âge et leur niveau de scolarisation effectif. L’étude étant réalisée chez les jeunes ayant 12 ans et plus, tous devraient avoir au minimum le niveau de la 5ème, or 31% sont en dessous. Le décalage s’accroît ainsi avec l’âge : 13% sont en 4ème quand 20% y seraient attendus compte-tenu de leur âge ; puis 7% sont actuellement en 3ème quand 30% y seraient attendus.

    Ces jeunes se trouvent ainsi dans des classes où ils sont les plus âgés, ce qui peut être un facteur d’accentuation des discriminations ou de rejet. Ce phénomène de « décalage » est d’ailleurs noté pour tous les enfants allophones, en particulier pour ceux et celles inscrites au collège : près des deux tiers des collégiens allophones sont en décalage par rapport à leur classe d’âge, la majorité d’un an (67%) puis de deux (26%) ou trois ans (7%).

    Le droit à l’éducation bafoué

    « Le droit à l’éducation est un droit fondamental en France et une obligation pour tous les enfants de 6 à 16 ans. Ce droit s’arrête là où commence le bidonville », dénonce le Collectif pour le Droit des Enfants Roms à l’Éducation. Et de rappeler l’Article 13 du Préambule de la Constitution de 1946 : « La Nation garantit l’égal accès de l’enfant et de l’adulte à l’instruction, à la formation professionnelle et à la culture. L’organisation de l’enseignement public gratuit et laïque à tous les degrés est un devoir de l’État ». Ou encore la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) et la loi française à travers la Constitution et le Code de l’Éducation qui énoncent clairement le droit à l’éducation et à ’instruction pour tous les enfants sans distinction de sexe, d’origine ou de nationalité. La situation actuelle des jeunes vivant en bidonvilles et en squats est en totale contradiction avec ces principes.

    En janvier 2016, le Comité des droits de l’enfant des Nations Unies, inquiet, émettait un série de recommandations sévères vis-à-vis de la France. Il engageait le pays à « respecter ses obligations internationales en ce qui concerne les expulsions forcées et l’encourage dans ses efforts visant à intégrer les enfants roms et leur famille ». Le Comité soulignait déjà que certains groupes d’enfants, dont les enfants et adolescents vivant en bidonvilles, « ont du mal à entrer, à rester et à revenir dans le système éducatif... », et recommandait à la France « de garantir à tous les enfants le droit à l’éducation sans discrimination ». Force est de constater que l’on est encore très loin du compte.

     

    A Bagnolet, une décharge sauvage

     sous le nez des habitants

    Une décharge sauvage alimentée par les services municipaux : voici le sujet brûlant qui entache la ville de Bagnolet et la réputation de sa mairie. Mais au-delà du simple scandale, ce désastre écologique et sanitaire fait écho à un mal-être social qui mérite qu’on lui donne de la voix.

    En descendant du bus 122 à l’arrêt Charles-Delescluze de Bagnolet, il suffit de marcher deux minutes pour se retrouver face à un paysage aussi affligeant que surréaliste. A quelques mètres des tours HLM de la cité de la Noue, un terrain vague sert de décharge sauvage à des tonnes de détritus. A côté de l’arrêt de bus se trouvent deux femmes en pleine discussion. Cherchant le chemin de la décharge (oui, ça prend 2 minutes d’y aller mais il faut savoir où aller), on profite d’un blanc dans leur conversation pour le leur demander. « Vous êtes journaliste ? », demande immédiatement Françoise avec un grand sourire. On comprend de suite que cette citadine de 58 ans est ravie de pouvoir parler de cette décharge avec quelqu’un qui souhaite l’écouter. Epaulée par sa voisine Huguette, 80 ans, elle affirme que cette décharge a vu le jour il y a plus de dix ans.

    Voyant que l’ampleur du problème nous laisse sans voix, elle nous rassure à sa façon : « Et avant c’était pire ! On ne voyait presque pas le ciel ! » Cette précarité est presque ineffable, pourtant rien n’a changé depuis plus d’une décennie – et ce n’est pas faute d’avoir essayé. En effet, les riverain.e.s n’ont pas été les seul.e.s à dénoncer la situation : alors qu’un énième départ de feu avait sollicité l’intervention de la police et des pompiers, ces derniers ont expliqué à Huguette qu’ils avaient fait des rapports à la mairie, en vain.

    L’origine de ces départs de feu est d’ailleurs intéressante car c’est la toxicité des sols qui la déclenche, le « cœur du feu », comme le dit poétiquement Huguette, se situe en vérité à 10 ou 15 mètres de profondeur sous le sol. « Cette décharge, c’est un peu comme un magma », plaisante Françoise. Cette comparaison imagée illustre à la fois l’origine des départs de feu et la catastrophe écologique, sanitaire et sociale qu’est cette décharge aux yeux des habitants de la cité.

    Un mal symptomatique d’un problème plus préoccupant

    « C’est un quartier où il n’y a rien » : Françoise ne mâche pas ses mots et elle a ses raisons. Avec Huguette, elles s’accordent à dire que cette cité située à la frontière entre Bagnolet et Montreuil est laissée à l’abandon. Entre les bus qui ne circulent plus et les galeries marchandes délabrées, les habitants ne savent plus à quel saint se vouer. La décharge à ciel ouvert n’est qu’un problème parmi tant d’autres, dont il faut évidemment s’occuper, mais qui n’est qu’un symptôme : ce quartier s’apparente à un patient très malade que personne ne voudrait soigner.

    Pourtant, ce mal-être, les habitants l’ont vocalisé à maintes reprises. Il y a régulièrement des réunions de quartiers – auxquelles Françoise et Huguette avaient l’habitude de participer – mais elles n’ont aucune répercussion positive. Les habitants ont l’impression que personne ne les écoute jamais, alors, comme les deux riveraines, bon nombre de Bagnoletais ne veulent plus faire d’efforts.

    Selon Françoise, cette situation met en difficulté les plus jeunes avant tout. « Il faudrait des éducateurs, mais on les voit où ? On ne les voit pas » nous dit-elle d’une voix affligée. Alors, comme elle nous l’explique en indiquant l’entrée de la décharge, les jeunes squattent et « font les kékés ». Il nous suffit d’un regard entendu pour comprendre qu’elle évoque de manière euphémique les trafics de drogue qui ont lieu sur le terrain.

    Vous savez je la vois comment moi ?

     En palace

    Françoise n’a pas menti. A l’entrée de la décharge se trouvent une poignée de jeunes assis qui remarquent très rapidement que nous nous dirigeons vers eux. Lorsqu’on les aborde, ils se montrent d’abord assez méfiants. A l’arrivée d’un client, des regards gênés s’échangent : doivent-ils faire leurs transactions devant nous ou pas ? Comprenant que nous ne sommes là ni pour faire affaire, ni pour les réprimander, ils finissent par se détendre. « Oh, on est posés au calme avec une petite journaliste là ! », annonce même l’un d’entre eux à ses amis faisant leur entrée. L’atmosphère désormais détendue, on évoque alors l’état actuel de la décharge. L’habitude les a rendus insensibles à la situation, en apparence du moins : « Mais ça fait des années que c’est comme ça ! ». Parfois, ils en parlent même avec humour : « Nous, on traîne ici et ils en font une déchetterie ?! Il faut nous payer ! »

    En vérité, ce qui les intéresse, c’est l’avenir de cette décharge : « Mais votre article il va servir à quoi ? », s’informe un des dealeurs. Notre réponse à peine formulée, il nous dit d’emblée qu’il aimerait voir un terrain de cross ou un centre commercial (Françoise et Huguette aussi, d’ailleurs). Ses amis, eux, veulent un parc et des jeux pour les petits de la cité. Leur client, qui a profité d’un retard de commande pour participer à la conversation, souhaiterait qu’on se débarrasse des ordures, mais qu’on laisse le terrain vierge : « Il faut aérer la ville, elle est déjà trop remplie, en tout cas je ne veux certainement pas d’un centre commercial, surtout pas ! » On allait presque oublier le plus ambitieux qui, lui, veut un palace (avec piscine, évidemment). En riant, les autres rétorquent : « Mais t’es fou toi, tu vas demander ça à la mairie de Bagnolet ?! »

    Avec humour et plaisanteries, les propos de ces jeunes hommes – et l’empressement avec lequel ils ont partagé leurs idées – traduisent l’aspiration à une vie meilleure et l’envie d’avoir un lieu fait pour eux. Visiblement, on ne leur demande pas souvent de quoi ils ont envie – ou besoin.

    Un secret mal gardé, un tabou non assumé

    Malheureusement pour nos jeunes dealeurs, si la mairie de la ville n’a déjà pas réussi à déblayer le fameux terrain vague en dix ans, on ne peut pas leur garantir la construction prochaine de parcs, de jeux – et encore moins de palaces. Cependant, fin août, la municipalité a quand même déclaré prendre le taureau par les cornes : un appel d’offres de 100 000 euros a été lancé afin de nettoyer le terrain. Dans le communiqué publié par le maire Tony Di Martino (PS), une concertation citoyenne a aussi été mentionnée.

    Enfin, la mairie a reconnu que des camions-bennes de la ville déchargeaient leurs poubelles dans cette décharge sauvage en toute illégalité et a assumé sa responsabilité dans la perte de contrôle de la gestion de cette dernière. On aurait presque envie de dire que ces mesures sont tout à l’honneur de la municipalité. Seulement, ce serait omettre quelques points.

    Etant de bonne foi, nous nous sommes rendus à la mairie de Bagnolet pour obtenir des précisions sur ce programme : quel a été l’élément déclencheur de cette prise de conscience (on soupçonne les réseaux sociaux et un article du Parisien il y a dix jours) ? Quelle forme va adopter la concertation avec les habitants dont parle le communiqué ? L’appel d’offres a-t-il été fructueux jusqu’à présent ? On a rapidement compris que le sujet était tabou : l’hôtesse à laquelle nous nous sommes présentés a grimacé à la seule entente du mot « décharge à ciel ouvert ». Elle nous a tout de même donné le contact de Chloé Filot, directrice du cabinet du maire, qui, confirmant nos suppositions, a refusé de nous répondre. Elle soutient que les réponses ont déjà été données (et plusieurs fois, qui plus est). On doit avouer qu’on ne les a pas trouvées (et pourtant, on a cherché hein) et que le ton employé dans sa réponse ne nous aide pas vraiment à la croire sur parole.

    Contentons-nous de dire que ce silence en dit long sur la façon dont la mairie de Bagnolet gère ce moment de crise, moment qui révèle au grand jour le sentiment d’abandon et d’exclusion d’une partie des Bagnoletais. Visiblement, la mairie se retrouve quelque peu dépassée par un phénomène dont l’ampleur n’est pas des moindres, et le fait de devoir gérer ce problème à la vue de tous ne lui est pas agréable. Restons cependant optimistes : si elle met autant de bonne volonté à s’occuper du problème qu’elle en a mis à l’ignorer, les choses ne devraient pas trop tarder à évoluer.

    SOURCE : https://www.bondyblog.fr/reportages/cest-chaud/bagnolet-une-decharge-sauvage-sous-le-nez-des-habitants/

     

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    Guerre d’Algérie : Les archives françaises sur la disparition de Maurice Audin ouvertes au public

    Emmanuel Macron avait fait un premier pas vers cette ouverture, en reconnaissant la responsabilité de l’Etat dans la disparition de l’assistant de mathématiques en Algérie.

    Guerre d’Algérie : Les archives françaises sur la disparition de Maurice Audin ouvertes au public

    Maurice Audin, assistant en mathématiques à la faculté d'Alger et militant communiste, dans une photo non datée. — AFP

    Il est désormais possible de consulter les archives publiques françaises concernant le militant communiste Maurice Audin, disparu en 1957 en Algérie. Un arrêté a été publié ce mardi au Journal officiel. 

    « Cet arrêté prévoit la libre consultation (…) des archives publiques relatives à la disparition de Maurice Audin conservées aux archives nationales, aux archives nationales d’outre-mer, aux archives départementales d’Ille-et-Vilaine et au service historique de la Défense », précise le texte. Sébastien Jumel, porte-parole des députés communistes, a salué mardi un « acte fort ». Ce geste « fait le pari de parvenir à une mémoire apaisée en encourageant la recherche de la vérité historique », a-t-il estimé lors de la conférence de presse de rentrée du groupe PCF à l’Assemblée nationale.

    Torturé par des militaires

    Il avait, avec le député LREM de l’Essonne Cédric Villani, demandé en février 2018 « la reconnaissance officielle » par l’Etat de l’assassinat de Maurice Audin. Emmanuel Macron avait reconnu en septembre 2018 la responsabilité de l’Etat français dans la disparition de l’assistant de mathématiques à la faculté d’Alger et membre du Parti communiste algérien. Dans une déclaration remise à sa veuve, Josette Audin, décédée depuis, le président avait reconnu « au nom de la République française, que Maurice Audin a été torturé puis exécuté ou torturé à mort par des militaires qui l’avaient arrêté à son domicile » le 11 juin 1957. Le président avait également demandé « pardon ».

    Il reconnaissait « aussi que si sa mort est, en dernier ressort, le fait de quelques-uns, elle a néanmoins été rendue possible par un système légalement institué », alors que la trace de Maurice Audin, suspecté d’avoir aidé le FLN, était perdue 10 jours après son arrestation. Emmanuel Macron avait alors également confirmé l’ouverture des archives sur le sujet des disparus civils et militaires, français et algériens.

    SOURCE : https://www.20minutes.fr/societe/2600683-20190910-guerre-algerie-archives-francaises-disparition-maurice-audin-ouvertes-public

     

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    Ménard déguisé en antiraciste

    Un article de Jacques Cros

    Habitant de Béziers

     

    Ménard déguisé en antiraciste *** Un article de Jacques Cros  Habitant de Béziers

     

    On l’a encore vu à la télévision. Il faut dire qu’il y passe souvent, il doit avoir pris un forfait. Eh non, cette fois il ne brandit pas l’étendard habituel avec lequel il fustige les Maghrébins qui sont trop nombreux dans les écoles de Béziers, ou les réfugiés syriens pour lesquels il a organisé une mise en scène réprobatrice ostensible.

    Il regrette, on le sait, le temps de notre empire colonial, le racisme étant consubstantiel à l’idéologie colonialiste. On rappellera qu’il a débaptisé une rue qui portait le nom du 19 mars 1962 et chaque année le 19 mars il met en berne les drapeaux de la ville alors qu’un vote du Parlement a décidé de choisir cette date comme journée du recueillement.

    Il ne manque pas de se rendre en diverses occasions, les 26 mars et les 5 juillet en particulier, devant la stèle rendant hommage aux assassins de l’OAS condamnés par la justice. Il aurait de la sympathie pour certains Algériens, ceux qui s’étaient engagés au côté de la France pour la pérennité de l’Algérie française ! 

    Cette fois il a rallié le camp de ceux qui condamnent les propos de Lilian Thuram qui considère que les Français et les Européens aussi d’ailleurs, sont racistes, à l’égard des Noirs et sans doute plus généralement des Africains. Bien sûr tous les Français et tous les Européens ne sont pas racistes mais on s’oriente vers cette dominante. Ménard a trouvé son chemin de Damas. Il est devenu antiraciste ! 

    Evidemment on a des questions. Que faisaient ses amis politiques d’aujourd’hui au temps sombre de l’Occupation alors que le régime de Vichy promulguait des lois antisémites qui devançaient les désirs des nazis ? 

    C’est vrai qu’il est peu crédible notre maire avec sa position dans cette affaire. Et ce n’est sûrement pas l’accord qu’il a avec Eric Zemmour qui va modifier notre appréciation, bien au contraire !   

    C’est encore une opération de communication, il en a le secret, à laquelle nous avons assisté. En fait c’est du grand guignol qui a des objectifs précis, rallier à lui le courant identifié des xénophobes que l’on peut recenser. Ça a l’avantage de dévoyer les consciences sur la nature de la crise socio-économique que nous subissons et sur ce qui en est la cause. 

    SOURCE : http://cessenon.centerblog.net/6573358-menard-deguise-en-antiraciste?fbclid=IwAR1twlr_rytviHorUNZ_LEEgKsiBxeTcwWBmzfNIiRm33z0s3hyzt5gyoVs

     

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    SUICIDE DES JEUNES

    "Te voir vieillir me manque"

    Un père prend la parole

    pour lever le tabou autour du suicide

    des jeunes

    SUICIDE DES JEUNES "Te voir vieillir me manque" : un père prend la parole pour lever le tabou autour du suicide des jeunes

    Il y aura demain Quatre ans que tu nous a quittés pour soulager ta douleur. Quatre ans que je ou plutôt nous souffrons.
    Beaucoup de personnes m'ont dit: avec le temps cela s'apaisera mais pour moi rien ne diminue, ton absence est toujours là,
    Ton sourire me manque,
    Tes rires me manquent,
    Te voir vieillir me manque,
    Ton odeur me manque,
    Tes sautes d'humeurs me manquent,
    Tes regards me manquent,
    Tout simplement tout en toi me manque,

    J'ai l'impression d'être en attente de ton retour mais en sachant que l'on ne se verra que lorsque moi aussi je serai passé de l'autre côté...

    4 ans demain à 22h13 que nous avons reçu un appel nous informant de ta dernière volonté ou plutôt de ta fuite devant la douleur que tu devais ressentir.

    Je t'aime et je t'aimerai toujours...

    Ton Papounet

    C'est un acte tellement insupportable que la plupart des parents ne sauront jamais comment s’en remettre. Chaque année en France, 10.000 jeunes se suicident. C'est même la deuxième cause de mortalité chez les moins de 24 ans. La faute, peut-être, au tabou qui entoure ce fléau. A l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide, qui se tient ce mardi 10 septembre, un père endeuillé et une responsable d'association ont accepté de témoigner...

    Quelle valeur a la mort qu’on se donne soi-même ? "On serait vraiment en droit de se poser la question quand on voit le silence qui entoure le suicide des jeunes", interpelle Thérèse Hannier, la présidente de l’association Phare Enfants-Parents, contactée par LCI à l'occasion de la Journée mondiale de prévention du suicide. Et pourtant… Les chiffres, glaçants, parlent d'eux mêmes. Chaque année, en France, 10.000 jeunes se suicident - les plus touchées étant les jeunes filles de 15 à 19 ans (en moyenne 41 pour 10.000).

    C’est d'ailleurs la deuxième cause de mortalité chez les moins de 24 ans, après les accidents de la route, et la première cause chez les 25-34 ans. "Un âge pourtant où on a toutes les raisons de ne pas mourir, lance-t-elle. Et, phénomène nouveau dans notre société, depuis quelques années, des enfants de moins de 9 ans mettent fin à leurs jours !" Sauf que - malgré ce qu'on pourrait penser - ce n’est pas un choix. Jamais. Ces jeunes ont juste abandonné le combat. Alors, pourquoi un tel tabou ? 

     

    Vous êtes des parents formidables mais ce monde

    n'est pas fait pour moi 

    "Non, le suicide n'est pas une fatalité, martèle notre spécialiste. Encore une idée reçue totalement fausse qui revient à dire qu'il n'y a rien à faire, alors que c'est 'une mort évitable', selon les propres dires de l'OMS. Il suffit parfois de tendre une main et d'écouter". C'est justement le rôle de l'association Phare Enfants-Parents, sauf que les moyens pour y arriver manquent cruellement. "Et quand on s'adresse aux politiques, ils vous répondent : 'Tout va bien, madame !', s'insurge Thérèse Hannier. Pourtant, cela ne reflète pas la réalité : rendez-vous compte, toutes les dix minutes, en France, un adolescent fait une tentative de suicide". Et la plupart du temps, les parents sont les laissés pour compte. "Trop peur de déflorer le secret médical, dit-elle. Mais il ne s'agit pas de ça, les familles ont juste besoin de clés pour savoir comment accompagner leur enfant qui va mal... avant qu'il ne soit trop tard".

    Rémi Baudin est l'un de ces papas déboussolés, mais lui n'a pas eu le temps d'appeler à l'aide ; il n'a rien vu, rien compris. Sa fille Margaux s'est pendue le 3 mars 2015, à l'âge de 24 ans, alors qu'elle était partie en Roumanie réaliser son rêve : devenir pédiatre. Elle avait décidé d'y poursuivre ses études de médecine "car la compétition y est moins forte qu'en France", explique-t-il. "Il faut dire qu'elle avait échoué par deux fois au PACES (Première Année Commune aux Etudes de Santé, ndlr), ce fameux concours très décrié. Pourtant, c'était une jeune fille intelligente qui n’avait pas besoin de beaucoup travailler pour avoir d’excellentes notes. En revanche, son talon d'Achille, c'était son hypersensibilité. Résultat, elle se mettait une pression folle", lâche-t-il. 

    SUICIDE DES JEUNES "Te voir vieillir me manque" : un père prend la parole pour lever le tabou autour du suicide des jeunes

    Le père de famille se souvient d'ailleurs de scènes angoissantes quand Margaux faisait ses devoirs enfant : "Elle pleurait très facilement et multipliait les 'j'y arrive pas !' Il fallait beaucoup de patience pour la calmer et la rassurer", raconte-t-il, la voix cassée. Et comme une histoire qui se répète inlassablement, c'est par ces mots que la jeune femme a signé son acte. "Vous êtes des parents formidables mais ce monde n'est pas fait pour moi (...). Je veux faire médecine mais je n'y arrive pas", a-t-elle écrit avant de mettre fin à ses jours. "Mais comment imaginer que cette sensibilité pourrait la faire basculer vers une issue aussi tragique ?", se demande encore son père, qui oeuvre désormais auprès de l'association Dr Margaux.

     

     Vigilant mais pas trop intrusif"

     

    Il est en effet souvent difficile pour des parents de faire la part des choses entre une dépression passagère et un mal-être plus profond. "Quelquefois, c'est plus sournois, explique Thérèse Hannier. Elle-même a compris trop tard quand son fils de 18 ans a mis fin à ses jours. "Il s'agit d'une autre catégorie de personnes vulnérables dont on ne parle jamais parce qu'elle échappe au radar des psychiatres, ce sont les jeunes 'qui ont tout pour être heureux'.  Ils sont plutôt souriants, ont un parcours scolaire sans faute, ont des parents aimants… en revanche, ce sont des éponges qui prennent en pleine face toutes les agressions de la vie. Et un jour, une goutte d’eau fait exploser le vase, entraînant un passage à l’acte complètement inattendu", dit-elle, tout en souhaitant soupeser ses mots. Elle n'a nulle envie ici de semer la psychose dans les chaumières.

    "On peut aussi être alerté par un certain nombre de signes avant-coureurs, insiste-t-elle. Ainsi, si votre adolescent change soudainement d’attitude, se replie sur lui-même, devient violent, agit avec une grande irritabilité, a des sautes d’humeur, et perd l’appétit ou le sommeil, il faut s’inquiéter". Sauf qu'il n'est pas toujours évident d'intervenir, car un ado en détresse est souvent dans le déni et refuse toute main tendue. "C’est un dosage subtil, reconnaît Rémi Baudin. Car les parents sont souvent les dernières personnes auprès de qui les jeunes veulent avoir des réponses à leurs questions. Alors ils vont sur internet et là, on trouve de tout et surtout du n’importe quoi. Il faut donc être à la fois très vigilant et en même temps pas trop intrusif". Terrible équation.

     

    La psychiatrie comme seule réponse

     

    Quant aux thérapies, il y aurait beaucoup de choses à dire, nous confie Thérèse Hannier. "Ce qui est prévu par le plan Santé Mentale du gouvernement ne repose que sur la psychiatrie, avec comme seule réponse à la détresse humaine des prescriptions médicamenteuses. Et ce n’est pas ce qu’il faut pour éviter, par exemple, les récidives, martèle-t-elle. Cela passe aussi et surtout par la parole. Voyez-plutôt : la demande d'écoute et de soutien constitue près de la moitié de nos appels !".

    Et pourquoi ne pas aller prêcher cette bonne parole dans les établissements scolaires ? Un vœu pieux pour Thérèse Hannier. "Pour cela, il faudrait déjà lever l'idée qui consiste à dire qu’en parler donnerait de mauvaises idées, le fameux 'effet Werther' (une hypothèse selon laquelle la forte médiatisation d’un suicide peut servir de déclencheur, voire de mode d’emploi incitant au passage à l'acte, ndlr). Alors que tous les psychiatres de renommée sont formels, il faut au contraire évoquer le suicide pour que ça puisse déclencher une prise de conscience chez certains jeunes. Bien sûr, il faut trouver les bons mots mais cela ne veut pas dire mettre une chape de silence sur ce problème", conclut-elle.

     

    SOURCE : https://www.lci.fr/famille/te-voir-vieillir-me-manque-un-pere-prend-la-parole-pour-lever-le-tabou-autour-du-suicide-des-jeunes-2131690.html#xtor=CS3-8-[100919_temoignage_societe]

     

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    Eh bien l’article que vous allez lire ci-dessous concernant des imposteurs chez les Anciens combattants me permet de confirmer que tous ces porteurs de médailles en pacotilles (les vrais et les faux) m’ont toujours répugné en les voyant bomber le torse… Les imposteurs et les autres… Ils sont si fiers, pour leur gloriole de se faire remarquer. Je vous confirme que cela ne risquait pas de m’arriver parce que voilà ce que j’en pense pour mon cas personnel : ceux qui me suivent sur ce blog le savent déjà :

     

    Pourquoi j’ai refusé la

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    Ma participation à cette guerre d’Algérie j'y étais opposé, je l’ai donc subie et je le regrette,  quant à mon statut de combattant, j'ai été contraint de l'accepter...

    Ceux qui ont participé à la seconde guerre mondiale, c'était leur devoir ou d'autres qui se sont engagés dans la Résistance ou ont rejoint l’armée de la France Libre pour combattre le nazisme. Ils choisirent, et firent là actes de citoyens libres et responsables. Si j’avais été dans ce cas-là j’aurai accepté la croix du combattant… mais en aucun cas pour la sale guerre coloniale d’Algérie…

    Je refuse de considérer les anciens des guerres coloniales de la France comme des combattants au même titre que ceux qui se sont engagés pour des causes justes ? (contre le nazisme par exemple).

    La croix du combattant je l'ai refusée parce qu'en Algérie on ne défendait pas la France mais l'Empire colonial.

    Mon témoignage d'ancien appelé de la guerre d'Algérie "Pourquoi j'ai refusé la Croix du Combattant"

                      A la place de la croix du combattant je suis fier de voir (symboliquement) la colombe de la Paix

     

    Imposteurs chez les Anciens combattants

    Imposteurs chez les Anciens combattants

     

    Imposteurs chez les Anciens combattants

    Fausses décorations, faux uniformes. Quasiment pas de contrôles tant que l’intéressé ne postule pas au statut d’ancien combattant. Photo d’illustration AFP/Jacques DEMARTHON

     

    Faux colonel, général mystificateur. Médailles ou Légions d’honneur usurpées. Chaque année, plusieurs cas sont démasqués dans l’Hexagone au sein des unions locales. Un phénomène pas si rare dans le monde combattant.

    Il y a eu Gilbert, 74 ans, le « Bigeard local », comme l’ont décrit ses amis de l’époque en région parisienne. Béret rouge de parachutiste, médailles à foison. « Un homme respecté qui chapeautait plusieurs associations d’anciens combattants. » Une imposture de quatorze ans.

    Il y a eu Marc, vrai caporal-chef quinquagénaire qui organisait de grands raouts en Alsace sous son (faux) grade de commandant. Et puis, il y a quelques jours, en Bretagne, un jeune porte-drapeau de 47 ans, couvert de décorations, fanfaronnant avec son passé d’engagé durant la guerre du Golfe et au Kosovo. Une nouvelle mystification.   

    Combien seront-ils derrière les drapeaux et les honneurs, lors de la prise d’armes du 11-Novembre, à s’être inventés un passé, à jouer des zones d’ombre de l’histoire ? Pas la majorité, c’est certain, mais quelques-uns, qui jettent le discrédit sur toute une corporation. Ceux qui les ont côtoyés parlent de déshonneur. D’autres préfèrent en sourire, rappelant qu’il n’y a pas mort d’homme et que ce phénomène d’affabulation existe dans des cas plus douloureux encore, comme récemment au sein des victimes d’attentat.

    Internet, brocantes : tout l’apparat à portée de main

    « On en rit encore pour ne pas en pleurer », résume, lui, Francis Deloeil, président actuel de l’Union locale des combattants de Pontivy (Morbihan). 170 adhérents, dont la majorité issue de la guerre d’Algérie, cinq porte-drapeaux. Un bastion. Une forteresse qui a pourtant connu elle aussi son revers de la médaille, en 2015. Un certain Raymond B. a abusé tout le monde : élus, notables, et tous les anciens combattants qui l’ont porté à la présidence de l’UNC locale. « Il passait alors de colonel à général, il était en retraite, il était le candidat idéal, ça ne se bousculait pas au portillon », retrace Francis Deloeil. L’homme possédait un CV long comme la guerre de Cent ans, une prestance d’officier de haut rang. Le « faux » général n’a été président qu’une semaine. Son erreur ? Pousser l’imposture trop loin en arborant la Légion d’honneur. Le détail qui tue, et qui met alors la puce à l’oreille du responsable départemental de la prestigieuse décoration. Uniformes, décorations, médailles, accessoires, tout est à portée de bourse aujourd’hui, et de tromperie. Internet a changé la donne. « En brocante, c’est très facile aussi, vous ressortez, vous pouvez être grand croix de la Légion d’honneur », soupire Francis Deloeil qui a dû montrer patte blanche et surtout ses papiers certifiés de colonel honoraire pour être adoubé par ses pairs.

    Dans les faits, tant qu’une personne n’a pas sollicité l’ouverture d’un dossier (transmis ensuite à l’Office national des anciens combattants et victimes de guerre) pour obtenir le statut d’ancien combattant*, aucun vrai contrôle n’est effectué, reconnaissent les différentes associations. Ou alors, au coup par coup. Souvent, les imposteurs étaient en quête de « gloriole » locale, d’un vrai besoin de reconnaissance qu’ils n’avaient peut-être pas eue dans leur vie professionnelle antérieure. Pas dans un but financier. Pour port illégal d’uniforme et de décorations, usurpation de titres et de fonctions, ils risquent un an de prison et 15 000 € d’amende. Dans les faits, les condamnations sont surtout symboliques : deux mois de prison avec sursis pour l’un, une amende de 650 euros pour un autre. De faux « héros anonymes » que le général Bigeard, le vrai, aurait envoyés à l’ombre.

    * Pour être reconnu comme ancien combattant, il faut avoir été présent 90 jours consécutifs sur un territoire hostile/de guerre. La retraite à partir de 65 ans d'environ 750 € à l’année.

    SOURCE : https://www.ledauphine.com/france-monde/2018/10/29/imposteurs-chez-les-anciens-combattants

    Imposteurs chez les Anciens combattants

    (PS) Je constate que dans cet article on cite Bigeard, figurez-vous que je suis atteint d'une terrible maladie rare qui s'appelle "la bigeardesque"... Car  Bigeard était l'un des plus décorés de France, mais c'est aussi l'inventeur de la funeste torture "Les Crevettes Bigeard", voyez ci-dessous, je vous présente sa plus honteuse décoration :

     

    La technique des "Crevettes Bigeard" ? Elles resteront la sinistre image de cette époque qui perpétuera ce nom. Pour beaucoup, ce terme employé alors ne signifie rien, surtout qu'il ne figure dans aucun livre d'histoire de notre enseignement. Pourtant c'est en employant cette expression que Paul Teitgein interrogeait Massu, en 1957, sur les milliers de disparus pour lesquels il n'avait aucun rapport concernant leur "évaporation". Pour éliminer physiquement, en faisant disparaître les corps, Bigeard avait inventé cette technique : sceller les pieds du condamné (sans jugement, sinon le sien), vivant, dans un bloc de béton et le larguer de 200 ou 300 mètres d'altitude d'un avion ou d'un hélicoptère en pleine mer. Il avait perfectionné cette technique : au début les algériens étaient simplement largués dans les massifs montagneux, mais leurs corps étaient retrouvés. La seconde étape fut le largage en mer, mais quelques-uns sont parvenus à revenir à la nage sur la côte et échapper miraculeusement à la mort. C'est pourquoi il "fignola" le raffinement de sa cruauté en inventant le bloc de ciment. C'est par cette technique enseignée par son ami le Général Aussaresses (et les officiers supérieurs instructeurs associés Lacheroy, Trinquier...) que cette technique a été utilisée en Argentine en particulier pour les 30.000 disparus que pleuraient les "Folles de la Place de Mai". 

    Imposteurs chez les Anciens combattants

    Imposteurs chez les Anciens combattants

     

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  • Le venin dans la plume

    Édouard Drumont, Éric Zemmour

     et la part sombre de la République

     

    Le venin dans la plume Édouard Drumont, Éric Zemmour  et la part sombre de la République

    Gérard NOIRIEL 

    La place qu’occupe Éric Zemmour dans le champ médiatique et dans l’espace public français suscite l’inquiétude et la consternation de bon nombre de citoyens. Comment un pamphlétaire qui alimente constamment des polémiques par ses propos racistes, sexistes, homophobes, condamné à plusieurs reprises par la justice, a-t-il pu acquérir une telle audience ?
    Pour comprendre ce phénomène, ce livre replace le cas Zemmour dans une perspective historique qui prend comme point de départ les années 1880, période où se mettent en place les institutions démocratiques qui nous gouvernent encore aujourd’hui. Ce faisant, il met en regard le parcours d’Éric Zemmour et celui d’Édouard Drumont, le chef de file du camp antisémite à la fin du xixe siècle. Car les deux hommes ont chacun à leur époque su exploiter un contexte favorable à leur combat idéologique. Issus des milieux populaires et avides de revanche sociale, tous deux ont acquis leur notoriété pendant des périodes de crise économique et sociale, marquées par un fort désenchantement à l’égard du système parlementaire.
    Dans ce saisissant portrait croisé, Gérard Noiriel analyse les trajectoires et les écrits de ces deux polémistes, en s’intéressant aux cibles qu’ils privilégient (étrangers, femmes, intellectuels de gauche, etc.) et en insistant sur les formes différentes que ces discours ont prises au cours du temps (car la législation interdit aujourd’hui de proférer des insultes aussi violentes que celles de Drumont). L’historien met ainsi en lumière une matrice du discours réactionnaire, et propose quelques pistes pour alimenter la réflexion de ceux qui cherchent aujourd’hui à combattre efficacement cette démagogie populiste.

     

    Le renouveau réactionnaire

    c'est Zemmour et toute la meute d'extrême droite

    qui lui ressemble

     

    Le venin dans la plume Édouard Drumont, Éric Zemmour  et la part sombre de la République

     

    Comment expliquer la popularité actuelle des thèses réactionnaires ? Notre invité est l'historien Gérard Noiriel, dont le dernier ouvrage propose une analyse de la figure du polémiste réactionnaire.

    Les courants réactionnaires sont-ils en train de remporter la "bataille des idées" ? Assiste-t-on à un renouveau des thèses réactionnaires ? Pour en parler, nous recevons l'historien Gérard Noiriel, directeur de recherche à l’EHESS, spécialiste de l’immigration et de l’histoire de la classe ouvrière. Son dernier ouvrage “Le venin dans la plume. Édouard Drumont, Éric Zemmour et la part sombre de la République” revient sur la place des polémistes réactionnaires dans le débat politique.

    "Eric Zemmour, c’est quelqu’un qui comme Drumont a un talent rhétorique pour faire croire des choses qui ne sont pas vraies. Avec une vision décliniste." Gérard Noiriel

    "Tous ces gens qui ont popularisé Drumont (à la fin du XIXè) ne se doutaient pas de ce que ça allait donner sur le plan politique. Pour moi aussi (en tant qu’historien), il y a donc aussi cette espèce d’avertissement historique." 

    "Drumont et Zemmour se situent à des moments charnières de l’évolution du champ médiatique. Aujourd’hui, c’est fondamental de défendre aussi le travail des chercheurs, la connaissance, la réflexion car sinon, ça nourrit le populisme." 

    "Sur le plan politique, sur le plan des opinions politiques, on est dans une démocratie, on donne la parole aux uns aux autres, très bien, mais ce que je dénonce c’est que Zemmour se présente comme historien et qu’il attaque la profession d’historien… Comment voulez-vous que les gens qui ne sont pas historiens ou amateurs de livres d’histoires s’y retrouvent ?" Gérard Noiriel

    Au sujet des gilets jaunes : 

    C’est un mouvement qui a pris les intellectuels et les élites par surprise et ça, c’est le cas de tous les grands mouvements… [...] Il y a aussi l’intelligence des peuples, ne serait-ce que dans le symbole, détourner un simple gilet de la sécurité routière pour en faire un instrument de lutte sociale… Gérard Noiriel

    Gérard Noiriel est également revenu sur la polémique autour de Yann Moix et de ses écrits et dessins antisémites : 

    "Ce qui m’a choqué, ce sont les tentatives d’excuser Yann Moix dans les grands médias. C’est trop facile d’excuser. Non tout le monde n’était pas antisémite quand il avait 20 ans."

    "Quand on a des jeunes avec des propos antisémites, on leur tombe dessus, sans excuse, et là, il y a un sentiment deux poids deux mesures selon le milieu social auquel on appartient." Gérard Noiriel 

     

     

      

     

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    Mon point de vue sur l’interview   de Lilian Thuram sur le sujet du racisme anti noirs, j’y ajouterais celui que je connais  le mieux le racisme anti arabes

     

     

    Paroles à la défense

     

    Invité jeudi soir à s’expliquer sur RTL, le champion du monde de foot estime que la phrase en question a été “sortie de son contexte”. “On a fait un amalgame de mes réponses sans mettre les questions”, assure-t-il, expliquant avoir voulu pointer du doigt le “complexe de supériorité sur les Noirs” des supporters imitant des cris de singe dans les stades.

    “Les personnes en capacité de faire des bruits de singe à un Noir sont racistes, ont un complexe de supériorité. Il faut essayer d’expliquer pourquoi les gens sont racistes. Ils sont encore dans la hiérarchie du passé (entre les Blancs et les Noirs) et ils pensent que cette hiérarchie est juste”, a-t-il développé, assurant ne pas s’être adressé ”à toutes les personnes blanches de la Terre”.

     

    SOS Racisme au secours de Thuram

     

    De nombreuses voix se sont élevées pour défendre l’ancien sportif. L’association SOS Racisme s’est notamment fendue, comme la LICRA, d’un communiqué de presse à la mi-journée. Et pas question pour elle de “faire un procès à Lilian Thuram”.

    “Il est inacceptable de le traiter de communautariste et de raciste. Nous connaissons son combat et ses valeurs”, écrit l’association contre les discriminations. Hermann Ebongué, secrétaire Général de SOS Racisme et président de Sportitude France regrette pour sa part que ce genre de sortie soit récupérée par l’extrême droite. “Il faut, bien évidemment, éviter de faire des généralités à l’heure où l’antiracisme et l’universalisme sont menacés par les extrêmes de tous bords (...) et où l’extrême droite s’empare de la moindre occasion pour faire campagne du rejet de l’autre”, écrit-il.

     

     

     

     

    Mon point de vue sur l’interview

     de Lilian Thuram sur le sujet du racisme

    anti noirs, j’y ajouterais

     celui que je connais

    le mieux le racisme anti arabes

    Lilian Thuram est anti raciste, sa phrase que vous verrez plus bas a peut-être été sortie de son contexte où il a oublié qu’il existe en France des anti racistes blancs et j’en suis un… Du temps de la colonisation de l’Algérie il y avait les Européens (très minoritaires) et les autres appelés les indigènes (très majoritaires) désignés par des propos racistes : les bougnouls, les bicots, les ratons, les melons. Les noirs c’étaient des nègres.

    OUI, n’en déplaise au maire de Béziers Ménard, les blancs européens (exceptés les anti colonialistes) se prenaient pour des êtres supérieurs…

    Aujourd’hui Ménard et tous les acolytes de son acabit n’hésitent pas à parler de grand remplacement et de racailles des banlieues…

    Michel Dandelot 

    L’ancien joueur de l’équipe de France et champion du monde 98 a donné une longue interview au journal sportif italien, le Corriero Dello Sport. Interrogé sur les présumés cris racistes dont aurait été victime l’attaquant de l’Inter Milan, Romelu Lukaku, Lilian Thuram a affirmé qu’il n’y avait pas de racisme dans le football mais que le racisme anti-noir était présent dans la culture italienne et française.

    Ainsi, selon lui«Il faut prendre conscience que le monde du foot n’est pas raciste, mais qu’il y a du racisme dans la culture italienne, française, européenne et plus généralement dans la culture blanche», «Il est nécessaire d’avoir le courage de dire que les Blancs pensent être supérieurs et qu’ils croient l’être. De toutes les manières, ce sont eux qui doivent trouver une solution à leur problème. Les Noirs ne traiteront jamais les Blancs de cette façon, et pour n’importe quelle raison. L’histoire le dit.»

    Une sortie immédiatement qualifiée de raciste par le maire de Béziers, Robert Ménard :

     Patientez un peu avant de visionner le débat qui nous intéresse ou passez directement à 3 mn 20''. Merci ! 


     

     

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    Djamila Boupacha, à 84 ans continue son combat avec la jeunesse algérienne

     

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    une vidéo récente

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    Djamila Boupacha, à 84 ans continue son combat avec la jeunesse algérienne

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    Djamila Boupacha, à 84 ans continue son combat avec la jeunesse algérienne

     

    En soutien au peuple algérien: le rire

     de Djamila Bouhired

    En soutien au peuple algérien: le rire de Djamila Bouhired

    Les manifestations contre le 5e mandat, le vendredi 1er mars 2019, jour férié et jour de prière pour les Musulmans, ont de nouveau rassemblé des foules considérables dans toute l’Algérie. A 17h.,  les observateurs parlaient de dizaines de milliers de personnes dans le centre d’Alger, parmi lesquelles l’héroïne de la guerre d’Indépendance Djamila Bouhired qui a été chaleureusement applaudie. 

    Nous sommes en 1957 à Alger et Djamila Bouhired, résistante, membre du FLN, est à la barre des accusés. Après avoir été torturée, elle est ici jugée par le tribunal militaire du régime colonial français pour « terrorisme ». Le juge demande le silence, il va rendre son verdict, la sentence tombe, Djamila Bouhired est condamnée à mort. Contre toute attente, Djamila Bouhired éclate de rire.

    Et il ne s'agit pas d'un petit rire nerveux et gêné. Son rire explose littéralement dans la face des magistrats effarés. Alors que l'Empire français, vêtu de sa robe noire la plus solennelle et la plus intimidante, vient de la condamner à mort, cette sale petite indigène ose se fendre la poire.

    « Mais l'heure est grave, mademoiselle ! », s'égosille le juge dont la voix est couverte par le rire frondeur. Non l'heure n'est pas grave, semble-t-elle lui rire, tu ne juges rien du tout petit-français, tu ne condamnes rien du tout, tu peux me tuer si ça te chante, tu ne tueras pas la résistance du peuple algérien, ni celle de tous les peuples que tu opprimes. Ta fin est proche petit-français, la libération de l'Algérie, de l'Afrique et de tous les pays que tu as colonisés est inéluctable.

    Djamila Bouhired rit au nez des juges français, comme Ali La Pointe crache au visage des colons qui le bousculent avec mépris dans les rues d'Alger. Le nif par le crachat, le nif par le rire. Djamila Bouhired incarne plus que quiconque le nif à l'algérienne. Elle rit malgré la peur, malgré la terreur qui s'empare d'elle à l'idée que demain, après-demain peut-être, on va lui trancher la tête. Elle rit aux éclats. A l'heure où « militer » se résume souvent à être en sueur parce qu'on met une photo d'Angela Davis ou une citation d'Abdelmalek Sayad sur les réseaux sociaux, le militantisme de Djamila Bouhired calme l'orgueil.

    Fatima, la fille du Prophète Mohammed (saw), commence par pleurer quand son père, affaibli par la maladie, lui annonce sa mort très prochaine. Mais lorsqu'il ajoute qu'elle le rejoindra bientôt, et qu'elle sera la première à le faire, elle se met à rire.

    Comme Fatima, Djamila Bouhired a la foi. Elle croit, en la justice, en la nécessité de lutter pour se libérer de l'oppression. C'est parce qu'elle a la foi qu'elle rit, qu'elle reste debout, malgré les coups pour la faire plier. Après que la sentence du tribunal ait été prononcée, de retour en cellule, elle s'active à rédiger la déclaration qu'elle projette de lire devant la guillotine, juste avant qu'on ne la décapite. Servir la cause et se battre jusqu'au bout. « Que l'Algérie vive libre, inshAllah », prévoit-elle de conclure.

    Immensément populaire dans les pays du Tiers-monde, le monde arabe en particulier, Djamila Bouhired est libérée en 1962 grâce à une campagne de soutien internationale orchestrée par son avocat Jacques Vergès.

    Le même Jacques Vergès devient quelques années plus tard l'avocat de Georges Ibrahim Abdallah, combattant libanais anti-impérialiste et pour la libération de la Palestine. Lors de son procès en 1987, comme l'avait fait Djamila Bouhired, Georges Ibrahim Abdallah rit de la mascarade qui se joue dans les tribunaux français dès lors qu'il s'agit de combattants arabes jugés pour « terrorisme ». Moquant les juges, il leur lance : « Je suis ici, Messieurs, pour vous demander simplement de bien vouloir laver vos mains maculées de notre sang et du sang de nos mômes, avant de prétendre nous juger ».

    Aujourd'hui, Djamila Bouhired ne renie rien, et elle continue le combat. Quant à Georges Ibrahim Abdallah, il est toujours emprisonné en France, parce qu'il ne renie rien, et qu'il continue le combat. Les deux militants travaillent au même destin. D'Alger à Gaza, en passant par Paris. Leurs trajectoires individuelles impressionnantes de cohérence et de constance politique, montrent que l'Histoire de nos luttes a un sens, un socle commun et partagé.

    En ce vendredi 1er mars 2019, la grande Djamila Bouhired manifeste avec les siens à Alger contre le 5ème mandat de la honte, contre la mascarade, contre la résignation, contre l’injustice, pour que le peuple algérien retrouve sa souveraineté et surtout des perspectives d’espoir!

    Tahia Djazaïr

    Fatima Ouassak, Front de mères

    Jacques Vergès sur Djamila Bouhired

    (Plusieurs vidéos suivent celle concernant Djamila Bouhired, merci de l'arrêter le moment voulu...)

     

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    Ce soir, sur FR3, à 23 h

    Un documentaire

     de Georges-Marc Benamou

     et Jean-Charles Deniau

    « Oran, le massacre oublié »

    Ce documentaire n'est pas suffisamment impartial, déjà dans la présentation il est écrit « La tragédie du 5 juillet à Oran est un événement tragique, du même ordre que le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. » dire cela est déjà partial car ces deux tragédies sont incomparables… L’une se situe dans la période coloniale qui a duré 132 ans, l’autre se situe après la signature des accords d’Evian en vigueur le 19 mars 1962. Mais surtout sans l’OAS cette organisation terroriste et criminelle, responsable de 2700 victimes en Algérie et en France  la tragédie du 5 juillet 1962 n’aurait sans doute jamais existé... et cela n'est pas précisé dans ce documentaire...

    Michel Dandelot 

     

    Ce soir, sur FR3, à 23 h  Un documentaire   de Georges-Marc Benamou   et Jean-Charles Deniau  « Oran, le massacre oublié »  Attention ce documentaire est très partial

     

    Le résumé de ce documentaire

    Oran, le 5 juillet 1962. Alors que les Algériens en liesse célèbrent l'Indépendance, la fête tourne au drame. 700 habitants