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    247 victimes du terrorisme

     depuis "Charlie"

     « Madame Danielle Mérian vous êtes la voix de la France que j’aime »

    Depuis le début de l'année 2015, 238 personnes ont perdu la vie dans les attaques terroristes perpétrées en France, et neuf Français ont été tués dans des attentats à l'étranger.

    CharlieHebdo, Hyper Cacher, Villejuif, Saint-Quentin-Fallavier, Bataclan, Stade de France, Magnanville, Nice et enfin Saint-Etienne-du-Rouvray : depuis le 7 janvier 2015, les attaques terroristes perpétrées en France ont fait pas moins de 238 victimes. Neuf Français ont également perdu la vie dans des attentats commis à l'étranger, de Ouagadougou (Burkina Faso) à Bruxelles (Belgique) en passant par Gao (Mali) et Grand-Bassam (Côte d'Ivoire).

    Bien sûr j'ai une pensée émue pour toutes ces victimes d’un terrorisme impitoyable que nous devons combattre.

    Bien sûr j'apporte ma solidarité sans limite aux familles de ces victimes.

    Les fleurs qui sont ci-dessous sont aussi pour toutes ces victimes innocentes.

    Mais contrairement aux adeptes de la fachosphère qui viennent bavés leur haine dans les médias complices, en aucun cas nous devons stigmatiser, amalgamer, discriminer les Français musulmans qui sont les premières victimes de ces criminels.

    Alors écoutons une fois de plus, en ce 13 novembre 2019, Madame Danielle Mérian. 

     

     « Madame Danielle Mérian vous êtes la voix de la France que j’aime »

    Au moment où en France la fachosphère se déchaîne en faisant monter le racisme anti musulmans, cette fachosphère qui a comme maîtres à penser les Le Pen, Ménard et surtout Zemmour, ce dernier songeant à déporter 5 millions de musulmans français, ceci il l’avait écrit en 2014 dans le quotidien italien "Corriere della Sera", le «polémiste» de droite extrême envisageant ainsi une manière radicale de stopper un «grand remplacement» fantasmé… Eh bien je vais vous rappeler une tragédie, d’une part, et une grande dame d’autre part… 

    « Madame Danielle Mérian, vous êtes la voix de la France que j’aime, vous êtes à des années lumière des Le Pen, Ménard, Zemmour et bien d'autres et de toute la fachosphère » 

    Michel DANDELOT

     

     « Mamie Danielle vous êtes la voix de la France  que j’aime »

     

     

    Des Fleurs Pour Danielle, la mamie qui fait du bien

    DesFleursPourDanielle, la mamie qui fait du bien *** « Mamie Danielle vous êtes la voix de la France  que j’aime »

     

    Son discours de résilience sur BFMTV a ému de nombreux internautes qui se mobilisent pour lui offrir des fleurs.

    Elle était venue apporter des fleurs à proximité du Bataclan en hommage aux victimes des attentats du vendredi 13 novembre 2015. Refusant les amalgames et humanistes, ses mots ont touché de nombreux internautes et spectateurs.

    "C’est très important d’apporter des fleurs à nos morts, c'est très important de lire plusieurs fois le livre d'Hemingway Paris est une fête. Nous sommes une civilisation très ancienne et nous porterons au plus haut nos valeurs. […] Nous fraterniserons avec les 5 millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment et nous nous battrons contre les 10.000 barbares qui tuent, soi-disant au nom d’Allah", a simplement témoigné Danielle auprès de BFMTV.

    Les mots réconfortants de cette avocate parisienne ont été largement partagés sur les réseaux sociaux, accompagnés de mots d'amour même pour certains.

    "La petite mamie et ses paroles sur BFM, on en veut des comme ça tous les jours", a tweeté une certaine lili. "J'arrêterai jamais de regarder la vidéo de la mamie interviewée par BFM, elle est si mignonne", a partagé @ImMaureenCrow.

     

     

    DesFleursPourDanielle, la mamie qui fait du bien *** « Mamie Danielle vous êtes la voix de la France  que j’aime »

     

    Invitée en direct sur BFMTV, Danielle assurait la veille qu'il fallait "fraterniser avec les 5 millions de musulmans qui exercent leur religion librement et gentiment". Ce message a trouvé un large écho auprès de nombreux Français.

    Elle est cette voix anonyme qui a réussi à redonner le sourire et de l'espoir à la France. Danielle, que de nombreux internautes appellent affectueusement "mamie", a livré lundi un message de paix après les attentats de vendredi. Pour la remercier et défendre son combat, des internautes ont eu l'idée de lui envoyer un bouquet de fleurs. Allant bien au-delà de cette ambition, la cagnotte en ligne a déjà récolté plus de 4.600 euros. 

    Depuis son appartement, elle s'est dite "émue aux larmes" de cet élan de soutien.

    "J'ai été étonnée moi-même", confie-t-elle sur BFMTV. "Je suis très heureuse d'avoir pu faire du bien à de nombreux musulmans qui me disent 'merci madame'."

    Cette avocate à la retraite se décrit comme une féministe de la première heure. Une femme d'engagement qui aujourd'hui agit en faveur de plusieurs associations. Danielle a donc décidé que les dons récoltés pour elle sur Internet seront reversés à plusieurs organisations comme Prisonniers sans frontières et Parcours d'exil.

    "Je les plains"

    Danielle, 77 ans, connaissait bien les lieux des différentes fusillades. Ses bureaux se trouvent à côté du Bataclan. "Très égoïstement", sa première réaction a été d'appeler ses enfants et ses petits-enfants pour s'assurer qu'ils étaient en sécurité. 

    Aujourd'hui, elle se dit "atterrée que ce soient des jeunes qui ont l'âge de mes petits-enfants qui ont été massacrés", explique-t-elle émue.

    "Je pense qu'ils (les terroristes) n'ont absolument rien dans la tête, qu'ils n'exercent absolument pas leur intelligence", dénonce Danielle. "Il faut vraiment avoir le crâne bourré pour venir se faire exploser après avoir massacré un maximum d'innocents. Penser que ce sont des Français qui assassinent des Français, c'est absolument horrible et je les plains."

    Appelant à "transmettre un message d'amour", cette retraitée assure que "les musulmans ne doivent pas devenir de nouveaux boucs émissaires".

    "Vive la laïcité, vive le droit absolu d'être athée", conclut-elle.

    Par J.C. 

     

     « Madame Danielle Mérian vous êtes la voix de la France  que j’aime » Michel Dandelot.

     

     

     

     

     

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    Colère d'EDWY PLENEL face

     au traitement médiatique

    de la marche contre l'islamophobie

     

    Colère d'EDWY PLENEL face au traitement médiatique   de la marche contre l'islamophobie

     

    Merci Edwy Plénel vous êtes à des années lumière de toutes ces marionnettes de journalistes qui déforment toutes vérités.

    Vous méritez le respect que l’on doit aux grands hommes humanistes. Toutes ces marionnettes qui n’ont pas été capables de vous poser une seule question sérieuse ne vous arrivent pas aux chevilles… Nous comprenons pourquoi ils n’invitent dans la majorité des cas que des racistes de la fachosphère à l’image de Zemmour.

    Merci EDWY PLENEL d'avoir remis en place ces diffuseurs de la haine, de la division et donc de la honte des médias... 

     



     

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    Pendant que CNews, BFMTV, LCI sont devenues des relais nauséabonds de l'extrême droite commençons par une image de la grande guerre 14-18 et ses victimes musulmanes

    Pendant que CNews, BFMTV, LCI sont devenues des relais nauséabonds de l'extrême droite commençons par une image de la grande guerre 14-18 et ses victimes musulmanes

    En ces temps de commémoration de la grande guerre (14/18), une petite piqûre de rappel me semble "d'utilité historique" pour donner sens au mot Fraternité .
    Chiffres approximatifs et liste non exhaustive, selon plusieurs historiens, ils seraient largement au-dessus.
    Sur le champ de bataille, quand le sang coula... il fut rouge pour tout le monde.
    PS : L’expression « Africains noirs » utilisée pour désigner ceux qu'on appela alors les "Tirailleurs sénégalais" est un fourre-tout insupportable.

    Pendant ce temps les chaines poubelles que sont CNews, BFMTV, LCI déversent des paroles de haines, des mensonges à répétitions, en invitant des polémistes puant à vomir genre Zemmour nous annonçant « un grand remplacement » fantasmé dans le seul but de faire peur… Mais la crainte peut être crédible (non pas concernant le grand remplacement) mais si l’on pense qu’en 2022 l’extrême-droitiste Le Pen peut être élue grâce à Macron…

    Alors voici le dernier en date, il s’appelle Francis Chouat, homme politique français. Membre du Parti socialiste puis proche de La République en marche, il est maire d’Évry de 2012 à 2018 et député depuis 2018.

    Quelques commentaires lus sur Twitter :

    Observez l’expression qu’utilise Francis Chouat, ami et successeur de M. Valls à l’AN, pour qualifier ce qu’il considère comme l’objectif caché de la #Marche10Novembre. Qui peut croire qu’il s’agit là d’un simple écart de langage! Merci.

    Ce type produit de Valls a toujours été de droite, renégat du PS

    C'est ignoble C'est au-delà de la droite. C'est le vocabulaire de Renaud Camus. Ça pue le Brun

    Après avoir trahi la gauche pour l'extrême-droite #Maquereauniste, Francis Chouat suce la roue des néo-nazes exactement comme il allait naguère "rompre le jeune" avec des électeurs putatifs à la mosquée d'Évry. C'est juste un fieffé opportuniste. 

    Si vous voulez voir et écouter ce renégat de la trempe de Zemmour, Renaud Camus et tant d’autres, cliquez sur le lien ci-dessous :

    https://twitter.com/i/status/1193965405615927296 

     

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    La France coupable d’un terrorisme d’Etat face aux  musulmans depuis plus de deux siècles

    Je viens sauver le soldat Danièle Obono mais avec d’autres arguments qu’elle… 

    Suite à une photo d’une petite fille dans la manifestation contre l’islamophobie à Paris ce 10 novembre 2019, la Députée Danièle Obono approuve qu’une enfant ait porté une étoile juive lors de cette marche pour dénoncer l’islamophobie en France, Apolline de Malherbe essaie de lui faire regretter cette comparaison mais elle insiste ! Amin El Khatmin lui rappelle les chiffres des actes contre les religions en France mais rien n’y fait, elle n’en démord pas et ne trouve pas cette comparaison outrancière !

    BFMTV comme CNews ou LCI sont devenues depuis plusieurs semaines des chaines TV poubelles relayant et commentant les propos nauséabonds des racistes d’extrême droite, le principal de ces racistes anti-musulmans est Zemmour. 

    Hors, hier, alors que la marche contre l’islamophobie a été une réussite remarquable, comme je l’ai écrit par ailleurs, les islamophobes ont trouvé un tout petit dérapage, le port d’une fausse étoile jaune avec 5 branches au lieu de 6 et en faisant un barouf interminable pour en devenir ridicule.

    Je vais apporter d’autres arguments que Danièle Obono pour justifier ce petit événement qui ne méritait pas un si grand barouf ! 

     

      

    La France coupable d’un terrorisme d’Etat face

    aux musulmans depuis plus de deux siècles

    (7 millions de victimes musulmanes)

    Alors que les français musulmans sont stigmatisés, amalgamés, discriminés, subissant un racisme continuel depuis toujours, mais aggravé par une ampleur jamais égalée depuis des semaines…

    Faisons la liste hélas fort longue des interventions françaises meurtrières contre des peuples musulmans. 

    Il faut évidemment combattre les terroristes djihadistes qui n’ont pas d’états d’âme pour assassiner « les mécréants (comme ils disent) » que nous sommes. Il y va de la défense des valeurs qui fondent notre vie commune.

    Pour autant, les gouvernements successifs, qui se sont succédés depuis les guerres coloniales n’ont guère consulté le peuple français quand ils ont envoyé d’office l’armée tricolore bombarder des populations musulmanes, multiplier les victimes civiles, masquer les bavures, raser quartiers et villages. Et cela en notre nom.

    On notera le mot de guerre n’est jamais employé dans ces expéditions à l’ancienne. On préfère parler sobrement d’intervention ou d’opération. Aucun des pays ainsi agressés depuis des dizaines d’années ne nous a envahis. Même qu’en Syrie, nous avons pourtant guerroyé cinq fois.

    Haine et vengeance

    Depuis 1945, la France a bombardé les Vietnamiens, les Coréens, les Algériens, les Afghans, les Libyens, les Syriens, les Maliens, les Irakiens, les Malgaches, les Egyptiens (Canal de Suez), les Tunisiens (Bizerte), les Tchadiens.

    Autant de conflits qui ont déclenché l’humiliation et la haine, un terreau rêvé pour le radicalisme islamiste qui, tel une nappe de mazout, est prêt à s’enflammer pour le pire.

    Or voici une liste non exhaustive des guerres et autres attaques unilatérales de l’armée française contre des peuples musulmans.

    1798-1801 L’expédition d’Égypte. Napoléon massacre au canon des Mamelouks.

    1821-1830 : La guerre d’indépendance des Grecs contre les Turcs. 

    Une flotte conjointe russe, française et britannique rencontra et détruisit la flotte turco-égyptienne lors de la bataille de Navarin. La France intervint, dans un esprit de croisade, par l’expédition française en Morée (Péloponnèse) en 1828.

    1881 : La conquête de la Tunisie par la France. Plusieurs milliers de victimes civiles.

    1830-1962 : La conquête de l’Algérie. 

    Guerre, famine, déportation. L’objectif de la « pacification » est, comme le déclare avec tact, le colonel de Montagnac d’« anéantir tout ce qui ne rampera à nos pieds comme des chiens ».

    6 millions de musulmans ont été victimes directement ou indirectement (maladies, famines) par l’armée coloniale française ou par les colons eux-mêmes… pendant 132 années de colonisation.

    L’AUTRE 8 MAI 1945 : Il est impossible de célébrer l’anniversaire de la victoire contre le nazisme sans vouloir arracher à l’oubli ce qui s’est passé en Algérie ce même 8 mai et les jours suivants. 

    Des manifestations pacifiques à Sétif, Guelma, Kherrata et la région ont été réprimées dans le sang ; des dizaines de milliers de civils Algériens ont été massacrés par la police, la gendarmerie, les milices armées par les autorités locales, l’Armée Française, agissant sur ordre de l’exécutif. 

    J’ai honte de cette France là : ce qui m’a le plus marqué lorsque j’ai vu le documentaire : «  L’autre 8 mai 1945 »  à la manière des nazis, l’armée coloniale française a employé des fours à chaux pour brûler des corps. 

    Le 8 mai 1945 signifie la fin du nazisme. Il correspond aussi à l’un des moments les plus sanglants de l’histoire nationale. La répression colonialiste venait d’y faire ses premiers accrocs face à une population farouchement déterminée à se promouvoir aux nobles idéaux de paix et d’indépendance. 

    Faim, famine, chômage et misère semblaient résumer la condition sociale de la population musulmane algérienne colonisée par la France, population surtout agricole souvent déplacée car les colons s’étaient saisis des meilleures terres, et de plus dans une période de guerre, de sécheresse et d’invasion de criquets. « Des hommes souffrent de la faim et demandent la justice… Leur faim est injuste. » écrivait Albert Camus début 1945 dans Combat. 

    Le 8 mai 1945 fut un mardi pas comme les autres en Algérie. Les gens massacrés ne l’étaient pas pour diversité d’avis, mais à cause d’un idéal. La liberté. Ailleurs, il fut célébré dans les interstices de la capitulation de l’état-major allemand. Ce fut la fin d’une guerre. La Seconde Guerre mondiale. Cela pour les Européens. 

    Mais pour d’autres, en Algérie, à Sétif, Guelma, Kherrata, Constantine et un peu partout, ce fut la fête dans l’atrocité d’une colonisation et d’un impérialisme qui ne venait en ce 8 mai qu’annoncer le plan de redressement des volontés farouches et éprises de ce saut libertaire.

     

    « S'il n'y a pas de corps, il n'y a pas de victimes à recenser »

    Le gouvernement français provisoire, ordonne l'intervention de l'armée dans une répression violente contre la population musulmane. La marine y participe avec son artillerie, ainsi que l'aviation. La répression, menée par l'armée et ses milices, est d'une incroyable violence : exécutions sommaires, massacres de civils, bombardements de mechtas. Deux croiseurs, le Triomphant et le Duguay-Trouin, tirent plus de 800 coups de canon depuis la rade de Bougie sur la région de Sétif. 

    L'aviation bombarde et rase complètement plusieurs agglomérations kabyles. Une cinquantaine de mechtas sont incendiées. Les automitrailleuses font leur apparition dans les villages et elles tirent à distance sur les populations. Les blindés sont relayés par les militaires arrivés en convois sur les lieux. 

    À l'image d'une milice de 200 personnes qui se forme à Guelma sous l'impulsion du sous-préfet André Achinais qui distribue toutes les armes disponibles, soit les 60 fusils de guerre qui équipaient les tirailleurs et se livre à une véritable chasse aux « émeutiers ». 

    Pendant deux mois, l'Est de l'Algérie connaît un déchaînement de folie meurtrière. De nombreux corps ne peuvent être enterrés, ils sont jetés dans les puits et dans les gorges de Kherrata. 

    Des miliciens utilisent les fours à chaux pour faire disparaître des cadavres. Un témoin du massacre qui habitait à quelques centaines de mètres du four à chaux décrit l'insupportable odeur de chair brûlée et l'incessant va-et-vient des camions venant décharger les cadavres, qui brûlaient ensuite en dégageant une fumée bleuâtre. Les auteurs de cette épuration décidèrent de réemployer les «techniques» que les nazis allemands avaient utilisées dans les camps de la mort. Ils brûlèrent les corps dans des fours selon la logique voulant que «s'il n'y a pas de corps il n'y a pas de victimes à recenser». 

    L' histoire n'en retiendra rien, le négationnisme étant pour les autres. Un bachagha travaillant pour l'administration française expliqua dans les colonnes d'un journal de l'époque : «Jamais, tant que je vivrai, je n'oublierai le souvenir de ces viols, ces incendies, de ces canons, de ces mitrailleuses, de ces troupes, l'arme au pied, amassées aux abords du village et dans le village, de ces arrestations, de ces exécutions massives, de ces délations de fellahs terrorisés…». 

    Pendant de longs mois, les Algériens musulmans qui, dans les campagnes, se déplaçaient le long des routes continuèrent à fuir pour se mettre à l'abri, j'ai vu des Français faire descendre d'un camion cinq personnes les mains ligotées, les mettre sur la route, les arroser d'essence avant de les brûler vivants». Un massacre sans précèdant qui se produisait au moment ou des défilés officiels étaient organisés en Algérie même pour célébrer la capitulation allemande et la fin de la guerre. 

      Le nombre de victimes 

    Le nombre de victimes algériennes reste encore aujourd’hui impossible à établir mais on peut l’évaluer à plusieurs dizaines de milliers de morts. Le consul général américain à Alger parlera de 40.000 morts. Les Oulémas plus proches du terrain, avanceront le chiffre de 80.000 morts. 

    Selon l’historienne Annie Rey-Goldzeiguer, « la seule affirmation possible, c’est que le chiffre dépasse le centuple des pertes européennes et que reste, dans les mémoires de tous, le souvenir d'un massacrequi amarqué une générations "   

    1920 : La guerre franco-Syrienne. Cette première guerre contre la Syrie, menée par le général Gouraud, fait disparaitre le Royaume arabe aboli.

    1921-1926 : La guerre du Rif contre le Maroc. Environ 30 000 victimes

    1925 : La grande Révolte syrienne. Le peuple syrien osait réclamer son indépendance auprès de la République française. Demande matée dans le sang. Plusieurs milliers de morts.

    29 mai 1945 : La France bombarde la ville de Damas, capitale de la Syrie. Cette fois, le peuple syrien osa encore réclamer l’indépendance aux Gaullistes qui l’avait promise. La répression est si violente que les Anglais sont obligés de s’interposer pour cesser le bain de sang.

    1954-1962 : Guerre de Pacification (encore !) contre le peuple algérien Un million 500000 morts selon le FLN, trois-cent cinquante mille selon les Français. Militaires et historiens devraient revoir leurs tables de multiplication.

    A noter : création l’OAS organisation terroriste française tuant et blessant des Français et des Musulmans, hommes, femmes, enfants en Algérie colonisée ou en métropole. Les terroristes fonctionnaires sont (généreusement) amnistiés même des crimes commis contre les Français.

    1956-57 : L’expédition de Suez. Nouvelle guerre contre l’Egypte. 1000 morts civils environ.

    1961 : La crise de Bizerte. La guerre contre la Tunisie fait 1000 morts civils, une tragédie passée inaperçue.

    1982-84 : la 4ème guerre contre la Syrie. Encore ! On voit que les militaires français ont une sorte d’obsession contre ce pays.

    1990-91 : la guerre contre l’Irak après avoir vendu à Saddam deux centrales nucléaires plein tarif.

    2001-2014 : la guerre contre l’Afghanistan. Ce pays de bergers, attaqué et envahi par quatre grandes puissances mondiales : Outre les Français, les Américains, les Anglais (1838, 1842), les Russes (1978), encore les Américains (2017), pour l’instant toujours invaincus. La situation est pire 18 ans après.

    2011 : l’intervention militaire en Libye. Cette fois destruction total du pays. Tant pis pour les civils (les œufs de l’omelette). A nous de nous débrouiller avec les réfugiés, les « immigrés » comme ils disent.

    2013 : l’opération Serval. La guerre au Mali, où la situation s’est totalement détériorée depuis.

    2014 : une 5ème guerre sur le théâtre d’opération syrien, pour combattre Daech. 

    Etrange comptabilité de ces guerres non dites où il est impossible de connaitre le nombre exact de victimes civiles, hommes, femmes, enfants. Ces morts là ne font l’objet d’aucun communiqué du ministère français de la Défense.

    Le terrorisme djihadiste ne doit jamais masquer le terrorisme d’Etat qui n’a jamais cessé contre des musulmans « innocents », selon la formule célèbre de feu Raymond Barre qui après l’attentat de la rue Copernic déplorait la mort de victimes juives et de « français innocents ». 


     

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    ISLAMOPHOBIE : NOUS SONNONS L’ALERTE !

     

    ISLAMOPHOBIE

    NOUS SONNONS L’ALERTE ! 

     

    Lors de la « convention de la droite », organisée le 28 septembre par les amis de Marion Maréchal-Le Pen, Éric Zemmour a tenu un discours qui n’était rien d’autre qu’un appel à la guerre civile. L’indignation qu’ont entraînée le fond du discours et sa diffusion en direct sur LCI pose une nouvelle fois la question de comment mener le nécessaire combat contre l’extrême droite.
    Après avoir soigneusement rebâti ses fondations depuis quarante ans, l’extrême droite française s’attelle à construire le dernier étage de la fusée. Elle le fait sous le regard complaisant des puissances financières et de leurs actuels commis politiques qui croient ainsi pouvoir conserver les manettes. Elle le fait en provoquant stupeur et sidération grâce à une rhétorique ouvertement haineuse, raciste, homophobe, sexiste, islamophobe, de nature fascisante. La convention dite « de la droite », réunie, le 28 septembre, sous les auspices de Mme Maréchal, nièce Le Pen, en a apporté la preuve par une succession de discours d’une violence inouïe, dont celui tenu par M. Zemmour.
    Jamais, depuis la Libération, n’avait aussi clairement été appelé à en finir avec la République. Dans le plus pur style maurrassien et collaborationniste, celle-ci est déclarée impotente et cosmopolite, fourrier d’une « anti-France » digne des ligues antisémites de la fin du XIXe siècle et du régime de Vichy. Jamais ne fut prononcé et si complaisamment relayé un aussi net appel à la guerre civile et religieuse. En l’occurrence contre l’islam et les musulmans, cibles d’une vindicte délirante et visages d’une modernité haïe, désignés en bloc comme les agents d’une « guerre d’extermination de l’homme blanc hétérosexuel catholique » et, par conséquent, à exterminer.


    Grande confusion 


    Le premier fait d’une grande gravité tient à la perméabilité nouvelle de ces discours néofascistes et appels à l’épuration ethnique au sein d’un certain monde médiatique. Un cran nouveau dans la standardisation du discours d’extrême droite vient d’être franchi, avec tout ce que cela suppose de travail sur les consciences. La responsabilité des médias est immense qui promeuvent, en France comme ailleurs, ces clowns tristes qui, de Trump à Zemmour en passant par Salvini ou Bolsonaro, sont les produits d’une société du spectacle, fabriqués sur petit écran. Voici que, pour se justifier, les porte-micros invoquent « la liberté d’expression ». Or, nous parlons ici de discours dont quasiment chaque phrase tombe sous le coup de la loi et relève donc des tribunaux.
    Au-delà de son illégalité, le discours zemmourien instaure la grande confusion par la trituration des faits historiques. Il promeut l’équivalence aussi ridicule qu’odieuse entre nazisme, progressisme, néolibéralisme, islam et communisme, entre autres délires qui font basculer le propos dans l’irrationnel. On n’oubliera d’ailleurs pas les belles âmes qui, se réclamant du progrès, osèrent les néologismes absurdes « fascislamisme » ou « islamo-gauchisme », adoptant d’un seul coup le sabir zemmourien. Au jeu de la propagande bornée, tel est pris qui croyait prendre ! La thèse du « grand remplacement », cache-sexe d’une volonté épuratrice et d’une conception ethniciste de la nation, est brandie alors qu’elle ne résiste à aucune étude sérieuse, aucun chiffre, aucun fait.
    Zemmour et Maréchal ne sont en cela que l’expression de l’obscurantisme qui s’ébroue dans le monde entier, des anti-Lumières forcenés, jumeaux contrariés du fondamentalisme qu’ils prétendent honnir. Ce qu’ils présentent comme histoire n’est au fond qu’un récit tragique détaché de toute forme de rigueur scientifique qui fait de la France une personne menacée. Le peuple français essentialisé se serait ainsi fait voler son identité profonde par la Révolution française. Aucune construction politique n’est permise, aucun libre arbitre n’est laissé à l’être humain, intrinsèquement lié à une tradition et à un peuple fantasmés. Au nom du « bon sens » et du «réalisme», le duo Maréchal-Zemmour s’affranchit de toute recherche de la vérité et de toute approche rationnelle.


    Lutte des races


    La grammaire de ces discours identitaires oppose un « nous » aux « eux » et permet d’inverser les rapports dominants-dominés. La lutte des classes est troquée pour une lutte des races, telle qu’elle est professée par tous les obsédés de la pureté identitaire.
    La brutalité de ce bavardage puise ses racines dans les traditions antihumanistes qui récusent toute forme d’universalisme. Une tradition portée en France par le « Rassemblement national », mais qui, dans le monde entier, force les portes des régimes dits démocratiques. L’offensive est globale et coordonnée pour tourner la page de l’épopée démocratique. Elle est violente et décidée pour donner une place centrale aux courants et idées d’extrême droite à la faveur des recompositions politiques à l’œuvre depuis l’effondrement du bloc soviétique. Les apprentis sorciers libéraux, et les politiciens qui, par calcul, laissent faire ou encouragent – tout en prétendant combattre – cette nouvelle bipolarisation portent une très lourde responsabilité. Espérant, par tous les moyens, épargner le capital d’une critique radicale, ils préparent le terrain des forces réactionnaires, racistes, antidémocratiques qui prêchent la mort et la violence.
    Cette « convention de la droite » est en effet le paravent d’une opération politique de plus ample envergure. Les chevau-légers de la mouvance identitaire sonnent la charge pour étendre le champ des bataillons du Rassemblement national, élargir le lit de l’extrême droite, essaimer des idées et tenter de rendre présentable Mme Le Pen pour la rapprocher de fractions de la droite républicaine. Pour définir son projet d’emprise néofasciste, Mme Maréchal s’est livrée sans vergogne au vol du concept d’hégémonie culturelle, soustrait à Antonio Gramsci, et qui subit une triple pression à froid jusqu’à être vidé de toute sa substance révolutionnaire, progressiste et émancipatrice. Il ne désigne plus, dans la bouche de Mme Maréchal, qu’une guerre de position idéologique déclinée dans tous les secteurs de la société. Associations, médias, entreprises, écoles : c’est là que se joue l’offensive pour contourner l’État, jugé trop solidement ancré sur ses bases républicaines. Ce n’est donc pas à une prise de pouvoir immédiate ou imminente que s’emploie Mme Maréchal, trop lucide sur ses faiblesses et sur les résistances sociales à ses idées obscurantistes. Ce travail idéologique d’ampleur a vocation à secouer les plaques tectoniques du débat politique pour préparer une offensive cinglante.


    Presse fer de lance


    Le monde des médias est ainsi spectaculairement investi par de nouveaux magazines en papier glacé qui sont autant d’écuries où se forme et s’exprime la fine fleur de la réaction brune. Légitimés par l’écrit, les voici propulsés sur les plateaux de télévision, invités à donner leur point de vue sur tous les sujets d’actualité, à promouvoir dans le débat public leurs thèses de guerre civile. Le crédit qui leur est ainsi apporté instaure une normalisation d’idéologies mises au tapis en 1945. Cette entreprise doit être méditée par chaque démocrate, chaque républicain, à l’heure où le pluralisme de la presse se meurt dans l’indifférence ; à l’heure où dans certains cercles on s’acharne à pousser « l’Humanité » à l’agonie ou à l’effacer du débat public. L’extrême droite a bien saisi que la presse, malgré ses difficultés, reste le fer de lance du combat idéologique.
    Cette offensive au long cours produit déjà des effets désastreux. Plus de la moitié des électeurs de droite se disent prêts à faire sauter les digues avec l’extrême droite. Se resserre donc dangereusement la tenaille entre les forces nationales-capitalistes et libérales-capitalistes qui espèrent chacune tirer leur épingle d’un jeu malsain où les alternatives sociales, progressistes, communistes sont réduites au silence. Les peuples et les travailleurs sont ainsi laissés sans défense face à des propositions politiques qui, si elles diffèrent sur bien des points, promeuvent chacune l’inégalité sociale et politique.
    La redéfinition du rôle de l’État amputé de ses fonctions sociales, la mise à disposition du capital de ses prérogatives, les violences policières et les abus judiciaires, les politiques discriminatoires, les attaques contre les libertés publiques, contribuent à fertiliser le terreau de la réaction. L’État néolibéral, refusant tout compromis social, suscite le glissement de la société vers l’extrême droite. Il le suscite d’autant plus qu’il concentre son action sur ses fonctions régaliennes, une à une durcies jusqu’à rogner les libertés chèrement conquises.

     

    Une réponse politique unitaire


    Une union de la contre-offensive, portant des propositions progressistes, postcapitaliste neuve est à fédérer urgemment. C’est bien de la misère sociale que se nourrit la réaction haineuse. Face aux lignes de fractures idéologiques créées par l’extrême droite, il est temps d’opposer la critique radicale du néolibéralisme et du jeu de dupes qu’il joue avec les extrêmes droites en unissant toutes celles et tous ceux qui subissent leur oppression, à commencer par les travailleurs. Nous ne pourrons très longtemps faire l’économie d’une action résolue contre l’ultralibéralisme qui ressuscite partout les démons fascistes. C’est bien à la construction d’une réponse politique unitaire, qui tisse le fil du progressisme à la française, des révolutions et des traditions philosophiques et politiques rationnelles, émancipatrices et internationalistes, qu’il faut d’urgence s’atteler. L’heure est trop grave pour temporiser.

    Hillel Roger

     


     

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    Marche contre le racisme Anti-musulmans

    du 10 novembre 2019 : une réussite 

     

    Marche contre le racisme Anti-musulmans  du 10 novembre 2019 : une réussite

     

    FORMIDABLE SUCCES DE LA MARCHE CONTRE LE RACISME ANTI MUSULMANS *** DANS UNE AMBIANCE REMARQUABLE *** SANS AUCUNS INCIDENTS *** DES DRAPEAUX FRANCAIS BRANDIS *** VOILES BLEU-BLANC-ROUGE *** CARTES D'IDENTITES FRANCAISES MONTREES LES BRAS LEVES *** LES FRANCAIS MUSULMANS ONT DEMONTRE QU'ILS AIMAIENT LA FRANCE *** MERCI *** ET DES CHANTS COMME CELUI-CI QUI CIBLENT LES RACISTES ET D'AUTRES QUE VOUS POURREZ ENTENDRE !!!

    Marche 10 Novembre contre l'islamophobie : les noms de personnalités accusées d'être islamophobes sont cités. "Si t'aimes pas Éric Zemmour tape dans tes mains" est scandé. Idem avec @laurentbouvet, @ZinebElRhazoui, ou encore @manuelvalls.

     

    METTEZ LE SON QUAND VOUS ETES SUR TWITTER

    CLIQUEZ SUR CHAQUE LIEN

    https://twitter.com/i/status/1193512758358228992 

    Quelques-uns des slogans entendus :

     

    On me dit dans l'oreillette que CNEWS & BFM parlent de "centaines de manifestants". Pardon ? Combien ? Malgré les tentatives de sabotage médiatiques & politiques, il y a des milliers et milliers de personnes. Et c'est beau à voir… Finalement le chiffre officiel annoncé est de 13500 participants selon un décompte du cabinet de comptage indépendant Occurrence, mandaté par un collectif de médias… Au moins 40 000 participants selon les organisateurs.

     

     

    https://twitter.com/i/status/1193535320614158337 

    Les manifestants reprennent ensemble : "C'est pas les musulmans qui posent problème, c'est les islamophobes qui ont la haine."

    https://twitter.com/i/status/1193512580234534913 

    J’ai manifesté pour la Liberté d’expression après les attentats de Charlie Hebdo. Je manifesterai aujourd’hui pour la Fraternité 

    https://twitter.com/i/status/1193512580234534913 

    Superbe où je n’ai entendu qu’appels à l’amour et à la fraternité Notre France a mille visages, que ce respect soit notre socle identitaire. Honte aux médias qui répandent la haine et criminalisent cette manifestation qui promeut la paix et le vivre ensemble

    Merci à Zemmour et à la propagande de haine, sans eux ce magnifique rassemblement n'aurait pas eu lieu ! La haine a engendré l'amour.

    Y’a quelques temps, les manifs comme ça finissaient dans la Seine. On n’a pas oublié (17 octobre 1961), mais recommence, pacifiquement toujours. Voilà à quel point on aime notre pays.

    Aujourd’hui c’était une belle communion avec tous les Français j’ai eu beaucoup d’espoir. 

    La haine coule tellement dans leurs veines, validée et confortée par les merdias, qu'ils ne prennent pas conscience qu'elle les empoisonne. Tant pis pour eux, la roue tournera, l'amour et la paix l'emporteront !

    Dès que j entends les mots : respect, amour, ensemble et Paix, je me dis que c’est évidemment possible et que jamais je laisserai les haineux décider pour nous.

    LA FRANCE APPARTIENT AUX FRANÇAIS TOUTES ORIGINES ET CONFESSIONS COMPRISES....
    Quand la Marseillaise est entonnée par des milliers de personnes réunies contre l’islamophobie... cela en bouchera un coin à tous les semeurs de haine…

    https://www.facebook.com/ThePrairie.fr/videos/2515536608680934/ 

     

      

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    ISLAMOPHOBIE. « BANALISATION

    ET RADICALISATION

     SE NOURRISSENT

     DANS UNE DIALECTIQUE

    PERVERSE »

    ISLAMOPHOBIE. « BANALISATION  ET RADICALISATION SE NOURRISSENT DANS UNE DIALECTIQUE PERVERSE »

    Alors qu’une marche contre l’islamophobie est organisée dimanche à Paris, le politologue Olivier Le Cour Grandmaison revient sur l’escalade des dernières semaines et les polémiques nées autour de l’appel à manifester le 10 novembre.


    Vous dénoncez la banalisation de l’islamophobie, comment se caractérise-t-elle ?


    Olivier Le Cour Grandmaison : On assiste à un double phénomène. La banalisation de l’islamophobie est engagée depuis de longues années. Depuis qu’on a vu surgir une islamophobie élitaire d’abord de l’extrême droite, puis de la droite et d’une partie de la gauche socialiste prétendument républicaine et laïque. Ce à quoi nous avons assisté ces dernières semaines c’est une radicalisation sans précédent dont l’auteur est Eric Zemmour.

    Ses propos sont d’une extraordinaire violence langagière et symbolique puisqu’ils font des musulmans une menace prétendument existentielle pour la nation française, pour les institutions républicaines, pour la laïcité, l’identité nationale. Ce processus de radicalisation contribue, au fond, à banaliser les discours islamophobes antérieurs dans la mesure où d’abord ils ne sont pas ouvertement présentés comme tels et surtout ils apparaissent comparativement extraordinairement tempérés. C’est une dialectique perverse où radicalisation et banalisation se nourrissent l’une l’autre.


    Quelles traductions de cette « dialectique perverse » observez-vous ?

    Olivier Le Cour Grandmaison : On aurait pu penser eu égard à la remarquable violence de ces propos que cela contribuerait à tempérer la rhétorique islamophobe très largement dominante. Or c’est l’inverse qui s’est produit. Avec la volonté de construire cette « société de vigilance ». Avec les discours proprement stupéfiants tendant à énumérer des signaux faibles qui consistent par exemple à avoir une pratique religieuse plus intense au moment du ramadan.

    Avec les propos de Jean-Michel Blanquer sur le voile qui certes est autorisé mais n’est pas souhaitable. Avec le refus de qualifier comme tel l’attentat de Bayonne… Cela confirme aussi une forme politique de radicalisation : des propositions dont il est facile de démontrer qu’elles ont été d’abord défendues par l’extrême droite ont migré du côté des Républicains, puis de la République en marche quand elles ne sont pas défendues par d’anciens ou d’actuels membres du PS. On assiste à une stupéfiante involution politique.


    A vos yeux, l’Islamophobie recouvre-t-elle le racisme qui s’exerce à l’égard des immigrés et de leurs enfants mêmes Français ou est-ce une réalité différente ? 


    Olivier Le Cour Grandmaison : Le discours islamophobe ne stigmatise pas les gens avant tout en raison de leur supposée appartenance ethnico-raciale mais en raison de leur réelle ou supposée religion et/ou civilisation. Cela s’apparente à ce que je caractérise comme une forme de racisme différentialiste. Il repose sur trois processus : alterisation, c’est-à-dire faire de l’autre en tant que musulman un tout autre ; infériorisation parce qu’ils sont pensés comme inférieurs du point de vue civilisationnel et religieux ; barbarisation qui consiste à leur imputer des caractéristiques telles qu’ils sont présentés comme des menaces majeures pour l’identité nationale, l’union nationale, la laïcité et les grands principes républicains et démocratiques.


    Pourquoi le terme d’islamophobie pose-t-il problème à gauche ?


    Olivier Le Cour Grandmaison : Caroline Fourest et Gilles Kepel ont réussi à imposer parmi un certain nombre de médias, de responsables politiques et plus largement, y compris au sein de l’université, cette fable selon laquelle le terme islamophobie serait d’invention récente. Il faudrait chercher ses inventeurs du côté de l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad et du côté des Frères musulmans en Egypte.

    La répétition d’une fable dans le temps ne la transforme pas en vérité. Or il est complètement faux de dire cela. Le terme est d’usage parfaitement courant parmi les spécialistes des colonies et les orientalistes du début du XXe siècle. On assiste d’ailleurs déjà à des polémiques entre ceux qui dénoncent la politique islamophobe de la France et les autres qui taxent les premiers d’islamophilie. Les termes comme les polémiques attachées à leur usage sont beaucoup plus anciens que ce qu’on veut nous faire croire.


    Certains estiment que le terme est investi de la volonté d’empêcher la critique de la religion…


    Olivier Le Cour Grandmaison : Il s’agit d’un faux procès. Qui peut croire que des militants antiracistes de gauche ne sont pas critiques vis-à-vis de certaines pratiques de l’Islam dans un certains nombre d’Etats qui, par ailleurs, sont soutenus officiellement par les autorités françaises, comme l’Arabie Saoudite. Par exemple, je ne vois aucune contradiction entre défendre la possibilité pour les femmes en France de porter le voile dans l’espace public et le fait de défendre les iraniennes ou saoudiennes qui elles refusent de le porter. Dans les deux cas il s’agit d’affirmer un principe fondamental : la liberté d’expression politique et religieuse, et la liberté pour les femmes de se vêtir comme elles le souhaitent en fonction de leurs convictions.


    N’y a-t-il pas un risque d’instrumentalisation par les tenants d’un Islam politique radical ?


    Olivier Le Cour Grandmaison : Que certains cherchent à investir le terme d’une signification particulière ce n’est pas nouveau. C’est même fort classique dans le cas de luttes politiques qui passent bien souvent par le langage. A l’adresse de celles et ceux qui ont des pudeurs de gazelles vis-à-vis de l’appel à manifester : si le terme « islamophobie » ne leur convient pas, ils peuvent fort bien venir avec des pancartes sur le « racisme antimusulman ».


    Pourquoi estimez-vous qu’en France cette question est connectée à la colonisation ?


    Olivier Le Cour Grandmaison : Historiquement, sur le plan académique et universitaire, on voit surgir à la fin du XIXe et au début du XXe siècle en France une islamophobie savante, élaborée dans les plus prestigieuses institutions entre autres au Collège de France sous la plume notamment d’Ernest Renan qui bénéficiait d’une très grande légitimité. Alain Soral ou Jean-Gilles Malliarakis ont réédité des textes très violemment islamophobe d’orientalistes des années 1920 avec l’objectif de lester d’un vernis scientifique et académique leurs écrits et propos islamophobes contemporains. Dans d’autres cas, cette filiation n’est pas revendiquée voire n’existe pas directement. Mais dès lors que l’Islam et les musulmans sont pensés comme des problèmes grave pour la République et les institutions démocratiques, il est parfaitement logique de retrouver toutes une série d’expressions langagières, d’arguments et de thématiques qui ont beaucoup à voir avec l’islamophobie savante et élitaire telle qu’elle a prospéré sous la IIIe République.


    Certains, comme Yannick Jadot, ont aussi justifié leur prise de distance avec l’appel à manifester dimanche sur la base de leur contestation de l’existence d’un « racisme d’Etat » en France. Qu’en pensez-vous ? 


    Olivier Le Cour Grandmaison : À ma connaissance l’expression n’est pas utilisée dans l’appel. Qu’il y ait des débats au sein des gauches et parmi les universitaires sur racisme d’Etat et/ou racisme institutionnel, c’est assurément le cas. Mais, même si elle est très connexe, c’est une autre question. Prenons un exemple concret : les contrôles au faciès. Ils sont assumés par les autorités policières, par le ministre de l’Intérieur donc par le gouvernement et le chef de l’Etat et relèvent bien de pratiques racistes et discriminatoires. Ces pratiques policières ne se développent pas à l’insu de celles et ceux qui sont au pouvoir mais elles sont favorisées, cautionnées et couvertes par eux. En raison de la place qu’occupe la police dans l’appareil d’Etat, nous sommes en droit de considérer que nous sommes bien là confronté à un racisme d’Etat puisqu’une catégorie particulière de la population est spécifiquement désignée aux forces de police.

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    En pleine polémique, Zineb El Rhazoui reçoit le prix Simone Veil. Effarant !

    En pleine polémique, Zineb El Rhazoui reçoit le prix Simone Veil. Effarant !

     

    En réponse à

    @iledefrance

    @vpecresse

    et 6 autres

    Vous devriez avoir honte de remettre un prix portant le nom de Simone Veil à #ZinebElRhazoui. Mme Veil a été déportée par la France fasciste. Mme El Rhazaoui est sexiste, homophobe, raciste, islamophobe, et a fait récemment un appel au meurtre sur une chaîne TV.

     

    Décerner un prix au pendant féminin de Zemmour sur CNews, Zineb El Rhazoui, n’est pas la première idée qui vient à l’esprit. Ou alors, il ne serait guère honorifique et s’apparenterait davantage à un très sarcastique « Gérard d’or » de la propagandiste de l’islamophobie qui hurle plus fort que les loups sur commande, à seule fin de se faire une place au soleil…

    A moins que l’effarement et l’écoeurement légitimes ne l’emportent sur le sens de la dérision, notamment après sa dernière surenchère verbale odieuse et hautement répréhensible – son exhortation à « tirer à balles réelles » à l’adresse des policiers – auquel cas, il n’y aurait guère que les palmes de l’indignité télévisuelle que l’on pourrait lui attribuer.

    Aussi est-on frappé de stupeur en apprenant que la redoutable semeuse de troubles du PAF a été mise à l’honneur, jeudi 7 novembre, par la région Ile-de-France, au risque de provoquer un violent télescopage d’images. Mais qu’à cela ne tienne !

    Rien, manifestement, n’aurait pu venir gâcher la cérémonie de remise du prix Simone Veil des Trophées Elles de France, dont Zineb El Rhazoui était la lauréate. Cette distinction, qui récompense « la femme francilienne de l’année, sa détermination et son dévouement à défendre une cause », lui a été octroyée par le vote du public sur le site internet de la région. Un public dont la cécité inquiétante se double d’une surdité alarmante…

    Dans cette sinistre Tartufferie politico-médiatico-intellectuelle du parisianisme, on vous épargnera les louanges que lui a adressées la région Ile-de-France, la hissant sur un piédestal dont elle a chu lourdement sans que cela n’émeuve le moins du monde la bien-pensance institutionnelle. Il n’y a pas à dire : tout est décidément bien dans le meilleur des mondes…

     

    Cette France là

     me dégoute !!! Honte à ceux qui ont honoré

    cette raciste

    Le Prix Simone Veil des Trophées #ellesdeFrance est attribué à Zineb El Rhazoui ! Un prix du public récompensant son courage et sa force dans ses combats pour la défense de la laïcité, la lutte contre toutes les formes d’obscurantisme et de l’égalité entre les femmes-hommes.

    Vous êtes tous à vomir

    En pleine polémique, Zineb El Rhazoui reçoit le prix Simone Veil. Effarant !

    Cliquez sur ce lien pour voir comment

    elle se réjouit cette raciste...

    https://twitter.com/i/status/1192527518420668416

     

     

     

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    L'armistice vu par un indigène

    L'armistice vu par un indigène 

    Et, aujourd'hui, ils osent se demander

    sur qui a introduit l'islam

    sous leur ciel bleu, blanc, rouge.

     

    Invité à l'occasion des célébrations du centenaire du 11-Novembre en 2018, le roi du Maroc a piqué un roupillon, durant le discours de Macron, sous l'œil interloqué, pour ne pas dire autre chose, de Trump. C'est qu'il a raison le Mohamed VI puisque mis à part le caractère de chair à canon des Maghrébins et Africains, la Première Guerre mondiale n'a concerné ni de loin ni de près les pays que nous n'étions pas encore. Pire, de territoires ottomans de triste mémoire, les pays arabes sont devenus des territoires occupés par les armées occidentales, d'aussi triste mémoire, perdant au passage la Palestine à tout jamais. 

    Enfin, tant que les Qatariens et les Saoudiens s'engagent à la libérer. 

    Comme à pareille occasion festive, on célèbre un peu partout dans le monde, aux abords des cimetières, à côté des tombes muettes, cet armistice en veillant bien à mettre en évidence l'Allemagne, l'ennemi d'hier, le grand perdant de cette guerre de 14-18 comme pour l'humilier un peu plus. Le message est clair : on vous a battus, c'est à nous d'écrire l'histoire. Et l'histoire, on la connaît, elle a été écrite avec le sang des colonies françaises et anglaises. Le scribe a trempé sa plume dans les veines des soldats maghrébins, africains et indiens pour raconter sa version de la guerre. Nous, on n'existait même pas. On était de l'infanterie, des soldats à pied, les premiers à être fauchés par les mitrailleuses allemandes au sortir des tranchées. Il fallait courir, zigzaguer, se jeter à plat ventre pour ne pas se prendre une bastos, mais ça on ne le faisait pas. 

    Nous étions droits, la tête haute et le regard fier, nous ne voulions ramper devant aucun homme, soldat du Kaiser fût-il. Puis, les frères tombaient aussi drus que la pluie à Verdun car nous étions toujours les premiers à être envoyés au casse-pipe. La France, notre patrie d'alors, a mobilisé près de 300.000 frères nord-africains avant d'enrôler, sans leur demander leur avis, les Sénégalais, Maliens, Tchadiens et Centrafricains. Frères de colonies mais aussi de sang et de Coran. «Mourez pour la France et vous aurez les mêmes droits que les blancs», c'était la devise de Georges Clemenceau et de tous les Clemenceau de France, sauf qu'ils avaient oublié de nous dire qu'il fallait attendre un peu de l'autre côté du rideau, parce que là-bas, les droits n'étaient pas en option. 

    Ils nous ont menti, menés en bateau sur la Seine pour mieux noyer notre race et on a cru en leurs promesses comme nous le ferons vingt et un ans plus tard. Et pour mieux nous berner, ils ont importé nos tapis de prière jusqu'en France. Et, aujourd'hui, ils osent se demander sur qui a introduit l'islam sous leur ciel bleu, blanc, rouge.

    SOURCE : https://tipaza.typepad.fr/mon_weblog/2018/11/larmistice-vu-par-un-indig%C3%A8ne.html 

     

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    La Ligue des droits de l’Homme outrée

    par les « propos scandaleux »

    de Zineb El Rhazoui.

    Le CSA et la justice ont été saisis

     

    Communiqué de la Ligue des Droits

    de l’Homme 

     

    La Ligue des droits de l’Homme (LDH) condamne avec fermeté les propos tenus sur la chaîne CNews par Zineb El Rhazoui, le 5 novembre dernier, appelant à l’utilisation de « balles réelles » contre des jeunes de quartiers populaires faisant référence à une confrontation avec les forces de l’ordre à Mantes-la-Jolie, dont les faits restent à éclairer.

     

    Ces propos, outre le fait qu’ils sont moralement et socialement scandaleux, peuvent être qualifiés de provocation au meurtre, infraction punie et réprimée par l’article 24 1° de la loi sur la presse. La légitime défense et l’usage des armes par les forces de l’ordre sont particulièrement encadrés par des conditions d’absolue nécessité et de proportionnalité. Les armes à feu ne sauraient être utilisées dans le cadre d’une simple confrontation, nonobstant la violence qu’elle emporterait.

     

    Par ailleurs, le contexte particulier de Mantes-la-Jolie ne peut être oublié, s’agissant d’une ville dont une grande partie de la population issue de l’immigration vit dans une précarité économique extrême. Elle est de plus en plus victime de réactions inappropriées et condamnables de la part des autorités policières, comme la vidéo des cent cinquante et un lycéens interpellés et mis à genoux, les mains sur la tête, pendant plusieurs heures, nous l’a cruellement rappelé. Cette réponse policière et l’usage des armes ne sauraient constituer une réponse à une souffrance sociale à laquelle aucune réponse politique n’a été apportée depuis des décennies.

     

    Les propos tenus sur CNews s’inscrivent dans une logique de dépassement progressif d’un langage et d’une pensée outrancière de plus en plus véhiculés sur les médias traditionnels, favorisant ainsi des passages à l’acte violent. Si la LDH a toujours été soucieuse de la protection de la liberté d’expression, celle-ci ne doit pas être dévoyée pour promouvoir des idéologies violentes et vindicatives.

     

    La seule dénonciation de ces propos n’est, dès lors, plus suffisante pour y mettre un terme. C’est la raison pour laquelle la LDH a décidé de signaler ces propos auprès du procureur de la République de Paris ainsi qu’auprès du Conseil supérieur de l’audiovisuel, pour que des poursuites soient engagées. 

     

    La Ligue des droits de l’Homme outrée   par les « propos scandaleux »  de Zineb El Rhazoui. Le CSA et la justice ont été saisis


     

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    « La France, comme tout pays au monde, a deux visages. Un visage humaniste, universel et un visage raciste, xénophobe.»

    « La France, comme tout pays au monde, a deux visages.
    Un visage humaniste, universel et un visage raciste, xénophobe.»
    La dernière génération d’appelés français raconte la guerre d'Algérie.

    Cliquez sur le lien ci-dessous :

    https://www.facebook.com/franceculture/videos/669097670286010/ 

     

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    L’ultraviolence dans les media

    L'AUTEUR de cet article que je remercie

    L’ultraviolence dans les media *** Lettre ouverte à Mme Graziani

    GTK 

    Citoyenne, du monde, de gauche, athée, en résistance

     contre tous les racismes

    C’est tous les jours maintenant et l’impunité par rapport à ces appels à la haine et à la violence est incompréhensible. Deux exemples cette semaine. Deux femmes…

    Les femmes sont décidément, des hommes comme les autres…

    Cliquez sur tous les liens pour voir...

    Un exemple sur LCI, décortiqué, contextualisé sur CliqueTV et commenté par Costa Gavras. 

    On apprend que si on est payé au SMIC, c’est de notre faute, et si on a du mal à boucler nos fins de mois, c’est qu’on n’avait qu’à pas divorcer en plus d’être au SMIC.

    L’autre sur Cnews quand Zineb El Rhazoui demande que la police tire à balles réelle sur des manifestants -ah mais oui c’était en banlieue, donc on ne dit pas manifestants, on dit « émeutiers »…

    Nous on ne regarde pas ces chaînes, c’est sur Twitter qu’on a tout glané. Nous on lit Mediapart et sur Mediapart, cette semaine, les femmes ne sont pas violentes, non. Adèle est forte, claire, responsable, humaine et digne. Et Maria, blessée gravement, va s’en sortir, parce que Mediapart ne la laissera pas tomber. Elle est blessée et digne.

    Les policiers aussi, doivent assumer leurs actes.

    L’ultraviolence dans les media *** Lettre ouverte à Mme Graziani

    En complément de l’article de GTK

    Je tiens à ajouter une lettre émouvante parue sur un site de ma région s’appelant https://www.info-chalon.com/ qui m’a été signalée par mon ami  Jean Noël Despocq que je remercie aussi.

    "Madame Graziani, plus je vois des gens comme vous, et plus j'aime ma femme..."

    Le coup de gueule d'un fidèle d'info-chalon.com

    Lettre ouverte à Mme Julie Graziani.

    Chère Madame,

    Je me suis retrouvé à regarder votre intervention sur le plateau de Mr Pujadas, et je suis resté, comme beaucoup de Français, estomaqué.

    Quel mépris, quel dédain !
    Mais aussi quel étroitesse d'esprit...

    Vous osez avancer le fait que lorsqu'on est au smic, on l'a "cherché"?
    Selon vous, être smicard est synonyme d'avoir été un jour cancre à l'école?

    Pour vous répondre, je ne vais prendre que deux exemples. Celui de mon épouse et moi-même.
    Nous avons ici l'exemple type du cancre à l'école, moi-même, et de mon épouse, travailleuse qui a toujours su ce qu'elle voulait faire plus tard.

    Je n'ai jamais été un grand fan de l'école. Redoublant par deux fois, ma dernière année de terminale, s'est principalement déroulée sur les pelouses avoisinantes de mon lycée, à écouter l'herbe pousser... Malgré cela, mes capacités et ma grande faculté d'adaptation m'ont permis d'obtenir mon bac, puis un diplôme de commercial équivalent à un BTS. Vendeur dans l'automobile a 20 ans avec un salaire confortable, j'ai tout quitté pour devenir DJ... pendant 7 ans... puis j'ai passé une formation de conducteur de train... j'ai pratiqué durant 3 ans... puis je suis revenu à mes premiers amours... le commerce.
    Comme vous pouvez le constater j'ai un parcours atypique; et je ne vous parle même pas de mes divers petits boulots de livreur de pizza, de caissier chez Macdo, ou de réceptionniste en hôtellerie étant plus jeune. Voici mon cas: j'étais un cancre, mais aussi un caméléon. Aujourd'hui je gagne bien ma vie et je ne suis pas à plaindre, et je m'épanouis dans mon entreprise.

    Le cas de mon épouse...
    Elle, travailleuse, a toujours su depuis toute petite ce qu'elle voulait faire de sa vie: travailler au contact des enfants.
    De stages en stages, puis un BEP sanitaire et social, un Bac Pro, et enfin un CAP petite enfance, elle a toujours travaillé dur pour en arriver à sa passion.
    Elle est aujourd'hui une femme comblée par son travail, même si malheureusement elle est "smicarde" "plus", comme beaucoup de professionnel(les) de la petite enfance.

    Voici donc en résumé le contre contre-exemple parfait qui vient tout simplement mettre à mal votre raisonnement étriqué de bas étage, selon lequel lorsqu'on est "smicard", c'est qu'on l'a bien voulu.

    Mon épouse est quelqu'un d'intègre. Elle établit sa mission dans le plus pur respect des valeurs qui lui ont été transmises par les professionnelles qui l'ont formée et par les employeurs qui lui ont attribué à tours de rôles leur confiance.
    Aucun de ses employeurs ou ex employeurs ne tarit d'éloges à son sujet.
    Son travail au quotidien ? Porter vos enfants, les nourrir, les changer, les occuper, les aider à s'épanouir tout en respectant le cadre d'éducation que vous, parents, leur imposez.

    Lorsque j'entends vos mots, je ne peux m'empêcher de penser à l'image que vous véhiculez et donc, mathématiquement, aux valeurs que vous inculquez à vos enfants; le mépris, le sentiment de supériorité, j'en passe et des meilleures.

    Mais Madame Graziani, plus je vois des gens comme vous, et plus j'aime ma femme et tous ces gens qui comme vous le laissez sous entendre, ne seraient rien.

    Je suis fier de mon épouse, qui pour un petit salaire, et malgré tout ce que l'état lui ponctionne, va travailler chaque jour et donner le meilleur de soi-même, aimant ce qu'elle fait.

    Et ce qui me choque le plus, c'est que mon épouse, qui pratique une profession reconnue, indispensable dans notre société actuelle, soit si peu reconnue par cette même société.

    C'est grâce à des gens comme elle, que vous pouvez aller sur vos plateaux tv raconter des âneries plus grosses que vous, pendant qu'elle s'occupe avec attention de vos enfants et de leur bien-être.

    Alors qui de vous ou de mon épouse mériterait le plus de reconnaissance?

    Oser véhiculer l'idée qu'une femme seule avec deux enfants au smic, n'aurait pas dû divorcer pour ensuite se plaindre?

    Nous ne sommes plus en 1840, ou les femmes subissaient les coups de leurs époux, et ou la bienséance des mariages arrangés obligeait nos aïeux à une vie commune contrainte...

    Si une femme n'est plus heureuse, n'est il pas normal qu'elle puisse retrouver le bonheur? Seule ou avec quelqu'un d'autre?
    Selon votre raisonnement arriéré, elle n'a pas de moyens suffisants, donc elle doit rester prisonnière toute sa vie?

    Votre vision de la vie me semble bien étriquée et simpliste.
    Je suis même étonné que vous puissiez avoir votre place sur un plateau de télévision vu l'étroitesse de votre raisonnement obtu.

    Madame Graziani, sachez qu'en face de gens comme vous, il existera fort heureusement toujours des gens comme nous.
    Puisque la vie, c'est nous.
    Puisque c'est grâce à tous ces smicards que vous existez, et que votre quotidien vous est si aisé.

    J'invite tous mes amis, qu'ils soient de gauche ou de droite; éboueurs, boulanger, commerçants, infirmiers, pompiers, livreurs de pizza ou directeurs d'entreprise à relayer cette lettre, afin de faire entendre cette voix qui symbolise clairement la voix oubliée par vous, les oligarques.

    J'invite toute personne se retrouvant dans ces mots, à relayer le plus possible cette lettre, et j'en appelle à recevoir de votre part des excuses publiques et télévisées, pour ce manque de respect inouï dont vous avez osé faire preuve envers cette femme interviewée, mais aussi envers mon épouse, et toutes ces personnes smicardes qui nous sont pourtant tellement indispensables au quotidien.

    Veuillez croire, Madame Graziani, en l'expression de ma respectueuse considération.

    Olivier S.

     

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    Enquête IFOP sur le racisme anti-musulmans

    40 % des sondés déclarent avoir subi

    des comportements racistes

     

    Le racisme anti-musulmans en France

     le grand malaise

    Une enquête inédite, que Le Parisien dévoile en exclusivité, révèle un profond malaise au sein de la communauté musulmane. 40 % des sondés déclarent avoir subi des comportements racistes. […] Ces vexations quotidiennes portent un nom : ce sont des comportements racistes ou discriminatoires. Et les musulmans en France les subissent plus de deux fois plus que le reste de la population, selon le sondage que nous dévoilons.

    Cette enquête est la première, commandée par un gouvernement, pour connaître le ressenti des musulmans eux-mêmes, qui représentent, selon les estimations, entre 5 et 6 millions de personnes. Elle a été réalisée par l’Ifop, à la demande de la Dilcrah, l’agence gouvernementale de lutte contre le racisme et les discriminations, et la fondation Jean Jaurès, au début du mois de septembre, bien avant la déferlante de commentaires sur le voile des dernières semaines. Des insultes et injures liées à l’islam

    Alors que le débat se porte désormais sur l’opportunité d’appeler à manifester, dimanche à Paris, « contre l’islamophobie », cette enquête a le mérite de remettre les pendules à l’heure, en rappelant une réalité : les musulmans en France sont soumis à un niveau très élevé de discriminations, du fait de leurs origines mais aussi, spécifiquement, de leur religion. […]

    Lilian Thuram parle de racisme

     de la police et de la stigmatisation

    des musulmans

    L’ancien footballeur Lilian Thuram revient sur la polémique autour du racisme “anti-blanc”, parle de sa crainte de la police quand il était enfant et raconte ses années en Italie où il a subi des cris de singe pendant des matchs de foot.
     

     

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    Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP

    à l’islamophobie !

     

    Rassemblement à l'appel du Collectif contre l'islamophobie 

     

    Plus de cinquante personnalités appellent à manifester le 10 novembre à Paris contre la stigmatisation des musulmans de France.

    Depuis bien trop longtemps, les musulmanes et les musulmans en France sont la cible de discours venant parfois de «responsables» politiques, d’invectives et de polémiques relayés par certains médias, participant ainsi à leur stigmatisation grandissante.

    Depuis des années, la dignité des musulmanes et des musulmans est jetée en pâture, désignée à la vindicte des groupes les plus racistes qui occupent désormais l’espace politique et médiatique français, sans que soit prise la mesure de la gravité de la situation.

    Depuis des années, les actes qui les visent s’intensifient : qu’il s’agisse de discriminations, de projets, d’agressions physiques de femmes portant le foulard, d’attaques contre des mosquées ou des imams, allant même jusqu’à la tentative de meurtre.

    L’attentat contre la mosquée de Bayonne le 28 octobre, en est la manifestation la plus récente et les services de l’Etat savent que la menace terroriste contre les lieux de culte musulmans est grande.

    Il a fallu que cette violence jaillisse aux yeux de tous, à travers l’humiliation d’une maman et de son enfant par un élu RN au conseil général de Bourgogne-Franche-Comté, pour que tout le monde réalise ce que des associations, des universitaires, des personnalités, des syndicats, militants et au-delà, des habitants, dénoncent à juste titre depuis des années : l’islamophobie en France est une réalité. Quel que soit le nom qu’on lui donne, il ne s’agit plus ici de débats d’idées ou de critique des religions mais d’une forme de racisme explicite qui vise des personnes en raison de leur foi. Il faut aujourd’hui s’unir et se donner les moyens de la combattre, afin que plus jamais, les musulmanes et les musulmans ne puissent faire l’objet de tels traitements.

    Puisque les discours et déclarations d’intention ne suffisent plus, parce que l’heure est grave : le 10 novembre à Paris nous marcherons pour dire :

    - STOP aux discours racistes qui se déversent sur nos écrans à longueur de journée, dans l’indifférence générale et le silence complice des institutions étatiques chargées de lutter contre le racisme.

    - STOP aux discriminations qui visent des femmes portant le foulard, provoquant leur exclusion progressive de toutes les sphères de la société.

    - STOP aux violences et aux agressions contre les musulmanes et les musulmans, qui se retrouvent progressivement déshumanisés et stigmatisés, faisant d’eux des terroristes potentiels ou des ennemis de l’intérieur.

    - STOP aux délations abusives jusqu’au plus haut niveau de l’Etat contre des musulmans dont le seul tort serait l’appartenance réelle ou supposée à une religion.

    - STOP à ces dispositifs de surveillance de masse qui conduisent à une criminalisation pure et simple de la pratique religieuse.

    Les conséquences, notamment pour des salariés licenciés et des familles déstabilisées, sont désastreuses et ne peuvent plus être tolérées. Cette criminalisation se fait au détriment des libertés fondamentales et des principes les plus élémentaires d’égalité censés guider notre pays.

    Nous, musulmans ou non, disons STOP à l’islamophobie et nous serons nombreux pour le dire ensemble le 10 novembre prochain à Paris.

    Nous appelons toutes les organisations, toutes les associations, tous les collectifs, toutes les fédérations de parents d’élèves, tous les partis politiques, toutes les personnalités, tous les médias, toutes les personnes solidaires à se joindre à cet appel solennel et à répondre présent à la marche du 10 novembre prochain.

    Il en va des libertés fondamentales de tous. Il en va de la dignité et de l’intégrité de millions de concitoyens. Il en va de notre unité à tous, contre le racisme sous toutes ses formes qui, aujourd’hui, menace une nouvelle fois la France.

     

    Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l’islamophobie !

     

     

    Le 10 novembre, à Paris, nous dirons STOP à l’islamophobie !


     

     

     

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    Et en plus ils osent bomber le torse

    Tellement fiers de leurs décorations

    Ils peuvent chanter "Le Chant des Africains"

    Ce ne sont pas eux les Africains

    Crimes français en Algérie : identité

    anéantie, massacres, pillage

     et essais nucléaires

    Crimes français en Algérie : identité  anéantie, massacres, pillage et essais nucléaires

     L'Algérie en 2019 pour une 2e République

    Les Algériens n’ont jamais cessé d’exiger de la France « reconnaissance, excuses et indemnisation » pour ses crimes commis à l’encontre du peuple algérien durant la colonisation (1830-1962)

    Les Algériens n’ont jamais cessé d’exiger de la France « reconnaissance, excuses et indemnisation » pour ses crimes commis à l’encontre du peuple algérien durant la colonisation (1830-1962), notamment, l’acculturation, les massacres, les pillages, la torture et les essais nucléaires.

    La cadence de ces revendications s’accentue, chaque année, avec l’avènement de l’anniversaire de l’enclenchement de la révolution de libération (1954-1962), le 1er novembre de chaque année, au vu du refus officiel de Paris de reconnaître ses crimes et qu’une série de dossiers sont toujours en suspens entre les deux pays.

    Cette année, un nouveau facteur s’est ajouté à l’équation habituelle, en l’occurrence, la Mobilisation populaire (Hirak) qui se poursuit en Algérie depuis le 22 février dernier et qui a contraint le président Abdelaziz Bouteflika à démissionner le 2 avril dernier après un règne de 20 ans.

    Les protestataires réclament, à chaque marche, une rupture culturelle et politique avec la France et de réduire l'utilisation de la langue française dans les rouages de l’Etat, dans les lycées et au sein des universités, allant jusqu’à imputer à l’ancienne colonie la responsabilité de l’actuelle situation politique et économique en Algérie.

    Simultanément avec la commémoration du 65ème anniversaire de la révolution du 1er novembre, l’agence Anadolu énumère dans cet encadré une partie des crimes commis par la colonisation française à l’endroit du peuple algérien, selon les autorités algériennes.

    * Identité anéantie : 

    Depuis son occupation de l’Algérie, en date du 5 juillet 1830, la France a œuvré à anéantir les attributs et contours de l’identité algérienne, en se lançant dans une guerre féroce contre les mosquées et les écoles coraniques, de même qu’elle a fondé la première école de missionnaires pour la chrétienté en 1836.
    La France a institué également des lois de discrimination raciale, qualifiant les Algériens d’autochtones de « Musulmans arabes d’Algérie », en les asservissant au service des colons après leur avoir spolié leurs terres et domaines, généralement des plus fertiles.

    * Les crânes des résistants :

    La campagne militaire coloniale a fait face, dans les différentes régions de l’Algérie, à une résistance populaire par intermittence et tout au long de l’ère de l’occupation.

    La France a dépêché les crânes des chefs de ces révoltes à répétition, après leur décapitation, au Musée de l’Homme dans la capitale française, Paris, en 1880 et 1881.

    Depuis 2011, l’Algérie revendique de l’ancienne puissance coloniale la récupération de ces crânes, dont 31 ont été identifiés, ce que la France rejette.

    * Les massacres du 8 mai :

    Il s’agit là du pire et du plus horrible massacre commis par la France en une seule journée. Des centaines de milliers d’Algériens sont sortis, le 8 mai 1945, pour célébrer la fin de la deuxième guerre mondiale (1939-1945) et pour réclamer à la France d’honorer son engagement consistant à octroyer l’indépendance.

    Néanmoins, les forces coloniales ont recouru aux armes et aux balles réelles, massacrant pas moins de 45 mille civils désarmés ; une illustration des plus éloquentes, s’il en est, des crimes contre l’humanité.

    * 1,5 millions de martyrs (source algérienne)

    La Révolution algérienne s’est déclenchée le 1er novembre 1954 et s’est achevée par l’indépendance en 1962. Au cours de cette période, plus d’un million et demi de personnes ont été tuées. L’Algérie a été baptisée, depuis, « pays du 1 million et demi de martyrs ».

    L’Algérie a annoncé, en 2015, avoir entamé un recensement global et exhaustif des crimes de l’occupation.

    La France a également utilisé les civils comme boucliers humains dans sa guerre contre l’Armée de libération nationale (ALN), bras armé du Front de libération nationale (FLN).

    La Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (indépendante) a dévoilé dans un rapport publié en 2017 que le nombre des victimes de la colonisation française a dépassé les 10 millions de personnes.

    * Massacre de la Seine :

    Le 17 octobre 1961, quelque 60 mille Algériens sont sortis manifester à Paris pour dénoncer l’occupation de leur pays.

    Les autorités françaises ont ouvert le feu sur les manifestants et jeté de nombreux protestataires dans la Seine. Le bilan est sans appel : 1500 morts et 800 disparus, outre plusieurs milliers d’arrestations.

    * Essais nucléaires : 

    Les autorités coloniales françaises ont procédé à une série d’essais nucléaires dans le Sahara algérien entre 1960 et 1966.

    Dix-sept essais nucléaires ont été effectués au cours de ce laps de temps, selon des responsables français, tandis que des historiens algériens avancent un nombre plus grand.

    Baptisée « La Gerboise bleue », la première opération a été effectuée en 1960 dans la ville de Reggan, située dans la province de Bechar (sud-ouest).

    Lesdits essais nucléaires ont causé la mort de 42 mille algériens sans parler des handicaps à vie causées par les radiations nucléaires qui polluent encore cette aire.

    * Génocide :