• Algérie : drôle de guerre, vraie guérilla

     

    Algérie : drôle de guerre, vraie guérilla

     

    Pierre Maurice (de Sées) et Léonce Thulliez (de Radon) évoquent une partie de leur jeunesse en Algérie, terre d’un conflit parent pauvre des commémorations.

    Algérie : drôle de guerre, vraie guérilla

    Léonce Thulliez et Pierre Maurice sont les deux seuls Ornais membres du 6e Régiment de Chasseurs d’Afrique. Le premier, 76 ans, habite Radon. Le second, un an moins jeune, habite Sées. Tous deux sont partis en Algérie comme simples troufions. Le premier est revenu avec le grade de brigadier, le second avec la distinction « soldat première classe »

     

    Ils avaient 20 ans et devaient effectuer leur service militaire qui durait alors 18 mois, mais un rab de dix mois les guettait.
    À cause des « événements d’Algérie », expression alors usitée pour ne pas dire « guerre ».
    Lorsqu’ils sont partis dans le djebel, l’Algérie était française. Lorsqu’ils ont retrouvé la France, l’Algérie avait obtenu son indépendance. Le statu quo n’était politiquement pas tenable.
    Le conflit a duré plusieurs années et bien des soldats français ont dû effectuer un séjour non touristique outre-Méditerranée.
    Comme Pierre Maurice et Léonce Thulliez.

    « De la pacification »

    Le premier était de Courtomer. Le second venait du Pas-de-Calais. Ils ont débarqué à Oran, sous « un magnifique soleil ». Mais rapidement, ils ont été désignés instituteurs, sans formation préalable. Pour les petits Algériens, la journée commençait par « l’inspection des mains ». Pierre Maurice enseignait « Le corbeau et le renard ». Léonce Thulliez apprenait à compter « avec des bûchettes ».
    Mais encore ? « On a crapahuté ». Une façon de dire qu’ils ont fait la guerre. Fût-ce « sans tirer un coup de fusil ». Ils étaient là « pour occuper le terrain et faire de la pacification ». Autrement dit contrecarrer les velléités d’indépendance. Des jeunes Algériens accomplissaient leur service militaire dans leur unité. Certains pouvaient tourner casaque. Danger, donc.

    « Pas conscients »

    Et puis il y avait les escarmouches. C’était la guérilla. Le duo contrôlait un douar, un village. « Une nuit sur deux, on montait la garde ». Quelquefois, ils partaient en patrouille, afin de sécuriser une piste qui pouvait être minée. « On s’est fait allumer une fois. On a dû se planquer derrière un rocher qui nous a sauvés la vie », confie Pierre Maurice.
    Sous le soleil généreux, leur mission n’était « pas une planque. On risquait notre vie mais on n’était pas vraiment conscients du danger ». Une mission qui a pris fin au lendemain du 19 mars 1962, jour du cessez-le-feu. Pour certains, la fin de la guerre, c’est neuf mois plus tard, car le conflit a continué. D’où des querelles sur la date de commémoration.
    Le duo ne veut pas entrer dans la polémique qui n’aide pas à entretenir le souvenir, ce qui explique peut-être que cette guerre d’Algérie est le parent pauvre des commémorations.

    Reconnaissance ?

    Par contre, Pierre Maurice et Léonce Thulliez sont membres d’une association, le 6e Régiment de Chasseurs d’Afrique, qui compte 150 adhérents en France, lesquels se réunissent une fois l’an. C’était le 6 octobre 2017 à Caen et L. Thulliez, régional de l’étape, s’est coltiné une bonne partie de l’organisation.
    Au menu notamment : visite du Mémorial et plages du Débarquement. Et bavardages : « il y a toujours des anecdotes nouvelles ». Anecdotes d’une « drôle de guerre » qui a coûté la vie à 30 000 militaires français morts au combat ou par accident, dont quelque 250 Ornais.
    Personne n’est oublié. Vendredi dernier, 56 ans pile après son décès, hommage a été rendu à Gérard Trouillet. Il repose à La Ferté-Vidame. Le RCA aimerait retrouver sa famille*.
    Un jeune fauché dans la fleur de l’âge (il avait 21 ans), pas oublié par ses camarades. Mais l’État est-il reconnaissant envers ces derniers ? « Nous percevons une retraite d’ancien combattant de 774 € par an, et nous avons droit à une demi-part fiscale supplémentaire ».

    *Contact : 02 33 28 10 35. 

    SOURCE : https://actu.fr/normandie/alencon_61001/algerie-drole-guerre-vraie-guerilla_13016172.html

     

     

    Pour certains, la fin de la guerre, c’est neuf mois plus tard, car le conflit a continué. D’où des querelles sur la date de commémoration… disent ces deux anciens appelés de la sale guerre d’Algérie… J’ajouterai : Après le 19 mars 1962… ce n’était plus la guerre d’Algérie mais le terrorisme criminel de l’OAS avec sa politique de la terre brûlée responsable de 2700 victimes en Algérie et en France… ce qui a provoqué des vengeances inévitables d’éléments incontrôlés d’indépendantistes algériens… 

    Querelles sur la date de commémoration ? 

    C’est le moins que l’on puisse dire, pour la sale guerre d’Algérie il y a :

    Le 19 mars 1962 consacré par la loi du 6 décembre 2012

    Le 25 septembre pour les harkis

    Le 11 novembre décidé par Sarkozy : pour toutes les victimes

     de toutes les guerres… donc pas seulement pour la 1re guerre mondiale

    Le 5 décembre décidé par Chirac

    Et aujourd’hui je vous offre en plus, celle-ci le 16 octobre pour le soldat

    inconnu de la guerre d’Algérie

    Merci de cliquer sur le lien ci-dessous pour comprendre :

     

    Algérie : drôle de guerre, vraie guérilla

     

     ABLAIN-SAINT-NAZAIRE

    Ce lundi 16 octobre 2017

    Cinq mille personnes ont rendu hommage au soldat inconnu de la guerre d’Algérie

    SOURCE : http://www.lavoixdunord.fr/247086/article/2017-10-16/cinq-mille-personnes-ont-rendu-hommage-au-soldat-inconnu-de-la-guerre-d-algerie

    Algérie : drôle de guerre, vraie guérilla

     

    « Des jeunes d'Algérie et de France interpellent les ministres des Affaires Etrangères des deux pays*Massacre du 17 octobre 1961 : cérémonie de recueillement sur le pont Saint-Michel »
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