• Algérie : un membre du gouvernement français pour le 70e anniversaire des massacres de Sétif, Jean-Marc Todeschini *** Polémiques de l'UNC et de l'extrême droite

    Algérie : un membre

    du gouvernement français

    pour le 70e anniversaire

    des massacres de Sétif

    AFP 7 avril 2015

     

    Algérie : un membre du gouvernement français pour le 70e anniversaire des massacres de Sétif, le secrétaire d'Etat français chargé des Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini

    Le secrétaire d'État français chargé des Anciens Combattants, Jean-Marc Todeschini. © Aurélien Morissard / Citizenside.com

    Le secrétaire d’Etat français chargé des Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, souhaite se rendre à Sétif en Algérie pour le 70e anniversaire du massacre de milliers d’Algériens sous la colonisation française, une première à ce niveau de représentation, a-t-on annoncé mardi dans son entourage.

    Il prévoit d’effectuer un «voyage mémoriel» du 19 au 21 avril à Sétif (nord-est) puis Mers El-Kébir (ouest) et Alger, a indiqué son cabinet à l’AFP. «Le message du gouvernement sera : "aucune mémoire n’est oubliée, on est dans une mémoire apaisée", a-t-on ajouté de même source.

    Ce voyage doit toutefois encore être approuvé par les autorités algériennes, a-t-on ajouté de même source dans la soirée.

    «Jean-Marc Todeschini est effectivement disponible pour faire un voyage mémoriel en Algérie notamment en cette année du 70e anniversaire du massacre de Sétif. Mais le secrétaire d’Etat attend encore l’accord des autorités Algériennes avec qui ce déplacement doit se faire en bonne intelligence», a-t-on souligné.

    Le massacre de Sétif reste l’une des pages les plus noires de l’Algérie française. Le 8 mai 1945, alors que la France célébrait la victoire des Alliés sur l’Allemagne nazie, les festivités tournèrent au drame à Sétif, Guelma et Kheratta, dans l’est de l’Algérie, où des nationalistes défilèrent, drapeaux algériens à la main.

    La répression des manifestations, considérées comme les prémices de la guerre d’indépendance, fit plusieurs milliers de morts parmi les Algériens - jusqu’à 45.000 selon la mémoire collective algérienne - victimes de la police, de l’armée ou de milices de colons. Une centaine d’Européens, pris à partie par des nationalistes algériens, furent également tués.

    Le 27 février 2005, l’ambassadeur de France en Algérie, Hubert Colin de Verdière, a reconnu une responsabilité de la France dans ces massacres en évoquant une «tragédie inexcusable».

    Mais aucun membre du gouvernement français ne s’est jusqu’ici rendu à Sétif pour commémorer cette page sombre de l’histoire commune franco-algérienne, a-t-on indiqué dans l’entourage de M. Todeschini.

    Malgré les déclarations de dirigeants français, notamment du président François Hollande qui a reconnu en décembre 2012 les «souffrances que la colonisation a infligées» aux Algériens et dénoncé un «système (colonial) profondément injuste et brutal», le travail de mémoire reste compliqué entre les deux pays.

    L’Algérie souhaiterait que la France aille au-delà de cette politique des «petits pas» et s’excuse pour son passé colonial. Paris se refuse pour l’heure à faire acte de «repentance» tout en reconnnaissant que la relation franco-algérienne doit reposer sur un «socle de vérité».

    «Le but du voyage, c’est de mettre en lumière la mémoire partagée», a-t-on relevé dans l’entourage du secrétaire d’Etat qui souhaiterait se recueillir à Sétif en mémoire des victimes de la répression.

    Il s’y rendrait en avril plutôt qu’en mai non pour éluder les commémorations officielles algériennes mais pour des raisons d’agenda, la France célébrant de son côté le 8 mai le 70e anniversaire de la fin de la guerre de 1939-1945, a-t-on précisé de même source.

    A Mers El-Kébir, dans le golfe d’Oran (ouest), M. Todeschini commémorera le 75e anniversaire de l’attaque de la marine française par la marine britannique, en juillet 1940, peu après la signature de l’armistice franco-allemand avec le Troisième Reich.

    AFP

    La France sera donc présente pour la première fois à l’anniversaire des massacres du 8 mai 1945 (du 19 au 21 avril 2015) et en 2014, l'Algérie a participé pour la première fois au défilé du 14 juillet à Paris

    Algérie : un membre du gouvernement français pour le 70e anniversaire du massacre de Sétif


     Rappelons-nous du discours de François Hollande

    en décembre 2012 à Alger


    Allocution du Président de la République devant... par elysee

    Sétif : polémiques sur le déplacement du secrétaire d'Etat aux anciens combattants

    La guerre d'Algérie n'est décidemment pas terminée. Mardi, le gouvernement annonçait, via une dépêche de l'AFP, que le secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, Jean-Marc Todeschini, se rendrait à Sétif pour « le 70e anniversaire du massacre de milliers d'Algériens sous la colonisation française». 

    Dans un communiqué, l’Union Nationale des Combattants (UNC) exprime sa  «stupeur» à l’annonce de cette «visite inopportune» et  «tient à faire connaitre sa totale réprobation» face à cette « provocation inacceptable». Selon elle, ce  voyage «ne contribue en aucun cas à apaiser la mémoire mais bien au contraire s’inscrit dans une démarche supplémentaire de repentance de notre pays, démarche que l’UNC condamne totalement».

    De son côté, l'historien Bernard Lugan, proche de l'extrême-droite, considère que «la visite à Sétif d'un membre du gouvernement français est à la fois une insulte à l'histoire et une faute politique», ainsi qu'une «humiliation de la France».  Selon lui, «c'est un gage que François Hollande donne au noyau dur de son électorat».

    Comme l'Opinion l'annonçait en janvier CLIQUEZ ICI, la présence d'un ministre était envisagée depuis des mois, mais le niveau exact de la représentation française faisait débat. L'Elysée a tranché : ce sera donc le secrétaire d'Etat aux anciens combattants, et non un ministre «régalien» (Affaires étrangères, Défense, etc). A plusieurs reprises, les ambassadeurs de France en Algérie se sont rendus aux cérémonies, reconnaissant la responsabilité de notre pays dans ce massacre. Le 8 mai 1945, l'armée française avait bombardé la région de Sétif où un soulèvement nationaliste et des assassinats d'une centaine d'Européens venaient d'avoir lieu. Le bilan se situe entre 5000 et 10.000 morts, selon les historiens et Sétif est devenu un lieu de mémoire essentiel de l'Algérie indépendante.

    Jean-Marc Todeschini se rendra bien à Sétif, mais «surtout pas le 8 mai», indique un proche du dossier. Le souci de l'Elysée et du gouvernement était de ne pas «polluer» les commémorations de la victoire alliée contre le nazisme par des polémiques sur le passé colonial de la France. La visite que le secrétaire d'Etat effectuera en Algérie, les 19 et 20 avril, est calibrée au millimètre près. D'abord une visite à Mers-el-Kébir, l'ancienne base navale française, où 1300 marins avaient été tués par la flotte anglaise, le 3 juillet 1940 – il y a soixante-quinze ans cette année. Jean-Marc Todeschini se rendra au cimetière français, mais n'y prononcera pas de discours. Même silence à Sétif, où il devrait se recueillir devant un monument aux morts. Ce n'est qu'une fois revenu à l'ambassade de France, sur les hauteurs d'Alger, qu'il prononcera le seul discours de sa visite. Il sera question de «mémoires partagées et apaisées» et de l'assurance qu'«aucune mémoire n'est oubliée».

    SOURCE :  http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/setif-polemiques-deplacement-secretaire-d-etat-aux-anciens-combattants-23181

     

    « Les repas « cochon » nous connaissons mais à titre privé ou familial mais qu’une municipalité FN en fasse un grand « déballage » c’est de la provocation contre les musulmans…Le Perreux-sur-Marne : Place du Cessez-le-Feu en Algérie au Perreux: le FG applaudit, le FN manifeste »
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