• Ancienne militante pour l’Indépendance de l’Algérie : l’écrivaine Monique Hervo naturalisée algérienne

     

    Ancienne militante pour l’Indépendance

     de l’Algérie : l’écrivaine Monique Hervo

    naturalisée algérienne

    Ancienne militante pour l’Indépendance de l’Algérie : l’écrivaine Monique Hervo naturalisée algérienne

    L’écrivaine française qui avait lutté aux côtés des Algériens pour leur indépendance, Monique Hervo, a été naturalisée algérienne, selon un décret présidentiel publié sur le Journal officiel n° 73 et signé le 5 décembre 2018, selon l’agence officielle APS. 

    L’écrivaine, avec une équipe du Service civil international, une association qui réunit des objecteurs de conscience, s’était installée au bidonville de la Folie, à Nanterre, en 1959 pour connaître les conditions de vie de milliers d’Algériens. Ayant vécu de nombreuses années dans ce bidonville jusqu’à 1971, elle a été l’auteure de deux ouvrages à ce sujet : « Bidonvilles : l’enlisement », avec Marie-Ange Charras, La Découverte, Paris, 1971 et « Chroniques du bidonville : Nanterre en guerre d’Algérie, 1959-1962 », éditions du Seuil, Paris, 2001.

    Le 17 octobre 1961, l’écrivaine engagée pour l’indépendance de l’Algérie a manifesté aux côtés des Algériens qui se sont soulevés, au cours d’une marche pacifique à Paris et sa banlieue, contre le couvre-feu imposé uniquement à eux, en réclamant l’indépendance de leur pays.

    Les manifestants algériens avaient fait l’objet d’une sanglante répression de la part de la police parisienne qui a tué, blessé et jeté dans la Seine des milliers d’entre eux. « J’ai été pour l’indépendance de l’Algérie tout de suite », le rappelait-elle souvent Monique Hervo.

    Après l’indépendance de l’Algérie, Monique Hervo est restée dans le bidonville de Nanterre pour livrer une autre lutte pour un logement décent en faveur des Algériens de Nanterre, Argenteuil, Gennevilliers et Ivry.

    Toutes ses archives sont déposées à l’Institut d’histoire du temps présent (Paris) ainsi qu’à la bibliothèque de documentation internationale contemporaine (Nanterre).

    R. N. 

    SOURCE : https://www.algeriemondeinfos.com/2018/12/28/ancienne-militante-lindependance-de-lalgerie-lecrivaine-monique-hervo-naturalisee-algerienne/ 

    Nous étions le 18 Octobre 2012 :

     Monique Hervo, la guerre d’Algérie vue

    d’un bidonville de Nanterre

    Rompant avec le mutisme officiel régnant depuis cinquante ans, François Hollande vient de « reconnaître ce qui s'est produit », le 17 octobre 1961 : une manifestation pacifique de milliers d'Algériens réprimée dans la violence et le sang à Paris. Ces Algériens venaient des bidonvilles installés aux portes de Paris. À l'occasion de la réédition de son journal, Nanterre dans la guerre d'Algérie, Monique Hervo, qui a vécu les années noires de la guerre de l'intérieur du bidonville La Folie à Nanterre, nous a accordé un entretien vidéo. 

    Monique Hervo a plus de 80 ans aujourd'hui et, depuis cinquante ans, vit avec les souvenirs de la guerre d'Algérie. En 1959, en solidarité avec le combat pour l'indépendance de l'Algérie, elle s'installe à La Folie, à Nanterre. Nous sommes dans les années les plus noires de la guerre d'Algérie. Nanterre compte alors dix-sept bidonvilles. La Folie est le plus vaste d’entre eux : il s’étend sur 23 hectares, sur le terrain qui deviendra le quartier d’affaires de la Défense. Et rassemble 8 000 à 10 000 personnes, venues pour l'essentiel de l'Algérie –fuyant la guerre et les camps de regroupement –, et du Maroc. « Les Parisiens n'approchent pas du terrain vague de la Folie, écrit Monique Hervo, “C'est dangereux”, disent les habitants de la localité, comme si rôdaient là des loups enragés. » 

    Ancienne militante pour l’Indépendance de l’Algérie : l’écrivaine Monique Hervo naturalisée algérienne

    Le bidonville La Folie© Monique Hervo 

     

    Aidant à l'entretien du camp, faisant fonction d'écrivain public ou de soutien scolaire, elle y restera jusqu'en 1971, année où le bidonville fut rasé. Durant toute cette période, afin que le mépris exprimé alors par l'État envers ces étrangers ne s'efface de la mémoire collective, elle photographie et enregistre les témoignages des habitants. Et écrit un journal où, au-delà du récit de la vie de tous les jours, c'est tout un système politique infectant la société entière qui est mis au jour. 

    Monique Hervo raconte : 

     

     

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  • Commentaires

    1
    Samedi 29 Décembre 2018 à 11:36

    C'était la galère pour les Algériens, aussi bien pour ceux qui étaient en Algérie que pour ceux qui ont émigré en France ! 

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