• ANPROMEVO « Le quotidien Le Monde à l’écoute des victimes de l’OAS

     

    ANPROMEVO " Le quotidien Le  Monde  à l’écoute

    des victimes de l’OAS "

    ANPROMEVO « Le quotidien Le  Monde  à l’écoute des victimes de l’OAS 

    Cérémonie d'obsèques de Roger Gavoury en la cour de l’École de police d’Hussein-Dey à Alger le 3 juin 1961. Il fut assassiné dans l’exercice de ses fonctions de commissaire central d’Alger le 31 mai 1961 par l'OAS.

    à l’attention de Mesdames et Messieurs les adhérents,
    amis et correspondants de l’Association nationale
    pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS
     - 

    Chaville, 7 février 2022.

    Chère Madame,
    Cher Monsieur,

    Depuis que la France est entrée dans l’année du soixantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, l’ensemble de la presse nationale s’est tenue à distance des victimes de l’OAS, préférant évoquer les mémoires douloureuses des partisans de l’Algérie française, des harkis et des représentants du monde rapatrié.

    Probablement faut-il y voir la double et négative influence, d’une part, des services de l’administration centrale en charge des anciens combattants et, d’autre part, d’un rapport d’historien partiel intitulé « Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d’Algérie » remis au Président de la République le 20 janvier 2021.

    En me proposant une interview téléphonique, Le Monde a, le premier, brisé cette forme d’omerta. Il faut dire que ce quotidien se rappelle avoir, le 15 février 1962, subi l’épreuve d’une bombe visant Jacques Fauvet, son rédacteur en chef adjoint, mais qui blessa légèrement sa fille âgée de huit ans : sombre reproduction de l’attentat dirigé une semaine auparavant contre le ministre André Malraux et dont Delphine Renard sortit à quatre ans et demi mutilée à vie.

    Telle était l’OAS dont l’État s’est déshonoré en en célébrant, quasi continûment depuis février 1973, des faits d’armes de même nature. Telle était l’OAS dont la République a délaissé autant les victimes survivantes que les familles des victimes décédées, au nombre estimé de quelque 2 700 ces dernières.

    Puisse l’article ci-annexé du journaliste Frédéric Bobin - dont je salue le travail impartial - contribuer à l’édification de ses lecteurs à l’Élysée et encourager Monsieur Emmanuel Macron à laver l’injure nostalgérique faite à la mémoire de l’Émir Abdelkader le samedi 5 février à Amboise : la commémoration, demain, à Paris du drame de Charonne sera pour lui l’occasion d’exalter le souvenir des personnes tombées, des deux côtés de la Méditerranée, sous les coups d’un belligérant aveugle et barbare.

    Veuillez agréer, chère Madame, cher Monsieur, l’expression de mes sentiments dévoués.

    Jean-François Gavoury
    Président de l’ANPROMEVO

    ANPROMEVO « Le quotidien Le  Monde  à l’écoute des victimes de l’OAS

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    « Il y a 60 ans, le drame sanglant du métro Charonne à ParisCharonne 1962, ces souvenirs de la répression "qui ne s'effacent pas" »
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  • Commentaires

    1
    Ponsot danièle
    Lundi 7 Février à 18:02

    Très intéressant et remarquable par son impartialité!

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