• ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

     

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

     

    Parce qu’écrit et réalisé par deux pieds-noirs il fait la part trop belle aux pieds-noirs, oubliant les appelés du contingent, occultant l’OAS et ses 2700 victimes, négligeant aussi et surtout les 450000 à 1 million 500000 (suivant les sources) victimes algériennes. A titre personnel je vous conseille de ne pas perdre votre temps  à regarder ce documentaire beaucoup trop orienté politiquement  puisqu’il montre trop la nostalgie coloniale. Oui M. Stora enterre la guerre d’Algérie mais aussi son rapport remis à M. Macron qui est maintenant devenu sans éclat ni sans lendemain.

    Violences coloniales, Benjamin Stora coupable de « révisionnisme » 

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

    Dans la presse algérienne les historiens et les intellectuels critiquent avec des arguments pertinents le rapport Stora sur la mémoire de la guerre d’Algérie, notamment cette fausse symétrie qui, sans les hiérarchiser, stigmatise autant les violences commises du côté algérien que celles perpétrées du côté français. Mondafrique reprend quelques extraits des deux contributions éclairantes. Celle de l’historien … Lire la suite de Violences coloniales, Benjamin Stora coupable de « révisionnisme » 

    Mondafrique 

    Quant à M. Macron les seules paroles justes qu’il a prononcées, c’est en 2017, en Algérie, alors qu’il était candidat à la présidence de la République : « La colonisation est un crime contre l’humanité » Maintenant il fait sans cesse un pas en avant et deux pas en arrière.

    Michel Dandelot

    Lundi soir, France 2 et Benjamin Stora enterrent la guerre d’Algérie

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

     

    Paresseux et tronqué, le documentaire co-écrit par Benjamin Stora à l’occasion des soixante ans de la fin de la guerre d’Algérie fait surtout la part belle aux pieds-noirs. À l’opposé de l’excellent documentaire d’Arte en six épisodes produit par Arte (VOIR MON ARTICLE :

    http://www.micheldandelot1.com/les-temoignages-inedits-de-66-acteurs-du-conflit-ont-ete-recueillis-a211878265)

     

    C’était la guerre d’Algérie, un film de Georges-Marc Benamou, écrit avec Benjamin Stora, 5×52 min, sur France 2, les 14 et 15 mars 2022 

    Une chronique de Frédéric Pascal

    Pendant des années, « France Télévisions » a rechigné à faire de la guerre d’Algérie un sujet d’exploration pour ses documentaires. Matière trop inflammable, sujet trop sensible, les caciques de la télévision française préféraient se repaître d’innombrables films sur la Seconde guerre Mondiale. Cette période de l’Histoire de France ne présente en effet que des avantages pour des diffuseurs qui ne veulent pas prendre trop de risques avec leur autorité de tutelle.  La dernière Guerre en effet est  un terrain de jeu manichéen parfaitement balisé avec méchants (les nazis) d’un côté et des gentils (les résistants) de l’autre, un sujet peu propice aux polémiques.

    Quelques dérisoire crispations pétainisto-zemmouristes pimentent le tout et l’audience est généralement au rendez-vous auprès d’un public vieillissant.

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

    Trop souvent les combattants algériens ont été juste oubliés dans les documentaires produits en France sur la guerre d’Algérie

    Une mémoire franco-française 

    Ces dernières années, quelques projets de grande qualité comme La guerre des appelés (2019) de Thierry de Lestrade et Sylvie Gilman, avaient pourtant commencé à ouvrir la brèche d’un traitement documentaire de la guerre d’Algérie sur les antennes françaises. Mais s’il mettait en scène d’anciens troufions traumatisés par les crimes de guerre perpétrés de chaque côté, ce film ne présentait, comme son titre l’indique qu’une mémoire franco-française, aussi humaniste fut-elle.

    À l’occasion du soixantième anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie, les antennes publiques ont enfin décidé de franchir le pas et de consacrer deux soirées exceptionnelles à l’évènement avec une longue fresque historique en cinq parties. Un film « sans tabou et à hauteur d’hommes » comme proclame le dossier de presse, censé servir de référence, sinon historique, tout du moins télévisuelle. Un documentaire écrit par deux sommités des salons parisiens : l’écrivain-journaliste et « en même temps » ancien conseiller de Nicolas Sarkozy, Georges-Marc Benamou ; l’historien reconnu de l’histoire de la guerre d’Algérie devenu le proche et conseiller de l’ombre de tous les pouvoirs élyséens, Benjamin Stora.

    Le rapport Stora sans éclat ni lendemains 

    Historien réputé devenu le conseiller et l’ami des Présidents successifs, notamment Hollande et Macron, Benjaminn Stora est le gage d’une facture politiquement correcte sur un sujet hyper sensible à un mois de la Présidentielle française. Entre une exposition sans éclat à l’IMA et un voyage avec le Président de la République,  le même est l’auteur d’un rapport sans lendemain sur les relations France-Algérie. Il s’agissait d’une commande du président Macron pour tenter d’habiller un rapprochement entre Paris et Alger qui n’a, hélas, jamais eu lieu.

    Bref, aux manettes du film, un attelage œcuménique d’habitués de la Cour, taillé pour retranscrire fidèlement ce qu’il faut penser du conflit de ce côté-ci de la Méditerranée. A ceci près que ces auteurs présentent la caractéristique d’être tous les deux pieds-noirs et que dès les premières minutes du film, à contre-courant de l’équilibre des points de vue, vanté par les auteurs dans leur note d’intention. Il affleure inévitablement une certaine nostalgie coloniale qui restera le fil conducteur principal de cette fresque couvrant la période 1830-1962.

    Une nostalgie coloniale 

    L’histoire que le duo Stora-Benamou raconte pendant plus de quatre heures, est donc celle d’un pays de cocagne, saboté par des extrémistes, forcément extrémistes. D’un côté, le lobby des « gros colons » qui bloque systématiquement toutes les tentatives de reformes humanistes avant-guerre comme le plan Blum-Violette, qui laissent la place aux ultras de l’Algérie française ; de l’autre les agitateurs indépendantistes qui s’échinent à faire capoter tout compromis plus consensuel.

    Le tout sous le regard navré d’un Albert Camus militant de la cause pied-noir et – en même temps – apôtre de la non-violence, érigé en grande conscience du film, alors même que l’écrivain s’était muré dans le silence dès que le début de guerre d’Indépendance, sujet dudit film. Bref…

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

    Le film donne à voir une profusion d’images comme celle-ci où l’on voit le général de Gaulle à Alger, mais hélas sans point de vue clair ni véritable articulation

    Ses grands témoins très « people » 

    Pour le reste, le film oscille entre une chronique politique et militaire, précise, du conflit et celle, plus évanescente, du ressenti de la population. On passe de l’embuscade de Palestro (16 morts français) à la Bataille d’Alger, de l’attentat du car de Biskra au dynamitage du Milk Bar, de la semaine des barricades au putsh d’Alger. Le tout dans un tourbillon sans grandes articulations.

    Malheureusement, les entretiens réalisés pour le film n’apportent guère d’éclairage pertinent sur ces enchaînements, tant nombre de témoins sollicités aujourd’hui semblent avoir été choisis plus pour leur célébrité (Cédric Villani, Yasmina Reza, Pierre Joxe) que pour leur pertinence. On a affaire plus à des experts qu’à de véritables témoins. Parmi les quelques rares entretiens qui sonnent juste, les récits tout en sensibilité de Nicole Garcia et les sentiments ambivalents de Slimane Zeghidour, écrivain élevé dans un camp de déplacés qui, enfant, avait du mal à comprendre la figure du soldat français. Pourquoi ce dernier, se demandait-il, tuait des Algériens et faisait la classe aux enfants de ceux-ci ?

    Les autres témoignages sont issus pour la plupart d’archives d’anciennes interviews déjà données à la télévision par des protagonistes des événements dans les années 70 ou 80. En exprimant une vérité datée, ils privent le film de la résonnance actuelle que les promoteurs du film assurent pourtant avoir cherché.

    ATTENTION le documentaire en 5 épisodes que France 2 vous propose de voir lundi 14 et mardi 15 mars est tronqué pourquoi ?

    Les fondateurs de « l’organisation spéciale », ancêtre du FLN

    « L’Orient compliqué de l’Algérie » ! 

    Formellement, cet opus paresseux de la guerre d’Algérie rate également largement sa cible. Le commentaire est lu de façon théâtrale par Benoît Magimel et jalonné de poncifs ridicules (« L’Orient compliqué de l’Algérie » !). Les archives plaquées sans grande pertinence, traitées comme de simples illustrations, sans interroger leur pertinence, reprises en longueur et sans contextualisation, vagues recyclages de vieux reportages de « Cinq Colonnes à la Une ».

    Ce qui était annoncé comme une somme définitive bénéficiant de soixante ans de recul et d’analyse, permettant de mettre fin aux ambiguïtés du conflit, se révèle être, en réalité, un pensum long comme un cours d’histoire-géo de ZEP dans les années 80, dispensé par un enseignant médiocre à l’aube de la retraite.

    En creux, le film montre par contre assez bien, combien dans les antichambres des Palais nationaux, l’histoire de la guerre d’Algérie a  toujours du mal à passer. Il faudra peut-être encore quarante années supplémentaires pour digérer ce bain de sang sans aigreur d’estomac.

    Source : Lundi soir, France 2 et Benjamin Stora enterrent la guerre d’Algérie - Mondafrique

     

     

    « Le 15 mars 1962 : les 6 victimes de Château-Royal ont été assassinées par les terroristes fascistes de l’OAS Henri Pouillot, militant anticolonialiste répond au quotidien algérien L’Expression « Si la France avait reconnu… » »
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  • Commentaires

    1
    Dimanche 13 Mars à 17:40

    Bien sûr pour porter jugement sur ce documentaire il faudrait l'avoir vu, ce qui n'est pas mon cas.

    J'avais lu et avait trouvé positif le contenu du rapport de Benjamin Stora au chef de l'etat. Il n'était cettes pas parfait mais il avait constitué à mes yeux un avancée par rapport à l'absence d'analyse patente sur la nature de la guerre d'Algérie.

    Là je ne sais pas encore. La situation absurde qu'ont vécue les appelés du contingent va encore passer à  côté du sujet  est-il annoncé. Je n'en suis pas surpris c'est une constante en la matière. Qu'ils aient été enrôlés pour un conflit anachronique, injuste et sans autre perspective que l'indépendance de l'Algérie et la fin du colonialisme n'a jamais été reconnu

    Oui j'ai le sentiment que le rapport Stora a lui aussi disparu vde la scène. En tout cas il n'est pas repris pour étayer le fait que la guerre d'Algérie était destinée à maintenit un système nocif et qu'elle a été source de souffrances atroces et parfaiteent inefficaces.

    Eh on na peut espérer que le principe même de la domination militaire allait être remis en cause. C'est qu'on continue dans ce registre !

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