• Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

    Aujourd’hui je souhaite vous communiquer deux infos : une très bonne et une très scandaleuse. Pourquoi je tiens à vous commenter ceci, parce qu’il s’agit, dans le premier cas d'un maire qui a supprimé le nom d'une rue du 19 Mars 1962 et dans le deuxième cas d'un maire où dans sa ville il s'est produit un scandale lors de la commémoration du 19 Mars 1962.

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

    À Béziers, près de 600 000 euros

    de frais de justice

    pour Robert Ménard

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

    Conflit avec le journal local, contentieux avec des associations antiracistes, procès perdus, procédure en cours contre des affiches sulfureuses… La note s’alourdit. L'un des principaux opposants à Robert Ménard, à la mairie, a fait les comptes. La somme atteint près de 600 000 euros en seulement trois ans de mandat.

    Avec une somme de 600 000 € en poche, que peut faire aujourd’hui un maire d’une commune de 75 000 habitants ? Restaurer plusieurs kilomètres de voirie et du réseau d’assainissement ? Investir (en partie) dans un nouveau bâtiment public ? Rajeunir l’éclairage public ? Améliorer l’action sociale ?… À Béziers (75 701 habitants dans l’Hérault), entre 2014 et 2017, un tel pactole a servi au maire Robert Ménard (soutenu par le Front national) à payer… ses frais d’avocats et d’huissiers.

    Faire des coups, ça a un coût. La ville de Béziers, administrée depuis 2014 par Robert Ménard l'apprend tous les jours. Ses dépenses en frais d'avocats et d'huissiers ont littéralement explosé depuis qu'il est en poste. Total de la facture: 570.082 euros au mois de novembre 2017, selon des documents communiqués au HuffPost par un élu d'opposition, Pascal Resplandy.

    Certes, l'intégralité des dépenses en frais de justice n'est pas imputable au seul maire de Béziers. Les frais liés à la municipalité précédente pèsent pour près de 120.000 euros.

    Mais, à l'inverse, le total des dépenses engagées par l'administration Ménard ne prend pas en compte l'issue des procédures, dont certaines sont encore en cours. Comme sa dernière campagne de communication en faveur du TGV à Béziers, très décriée, qui fait l'objet de poursuites judiciaires. Ce qui, immanquablement, pèsera sur les finances de la ville.

    L'élu Les Républicains Pascal Resplandy, expert comptable de profession, est en pointe sur le sujet. Président du groupe d'opposition "Renaissance à Béziers", il a épluché les dépenses de la commune en la matière et en est arrivé à la conclusion suivante: "les frais de justice explosent de 300.000 euros. Facile."

    Polémiques à répétition 

    Le 13 décembre sur France Bleu Hérault, il tirait la sonnette d'alarme. "Je veux alerter le maire de Béziers et lui dire d'arrêter ses extravagances", expliquait l'élu LR. Le détail de tous ces frais, que Le HuffPost a pu consulter, montre que les polémiques à répétition, dont le maire d'extrême droite est friand, ne sont pas pour rien dans ces dépenses. Sa guerre avec Le Midi Libre ? 44.157,73 euros de frais d'avocat. L'initiative de fichage des chiens pour lutter contre les déjections canines? 16.897,83 euros. L'insulte envers un enseignant (qui avait porté plainte)? 6733 euros. Les nombreux contentieux qui opposent la mairie aux association antiracistes? 22.214.33 euros. Idem pour la procédure liée à sa "Garde biterroise" (3602 euros) ou celle concernant le changement de nom de la rue du 19 mars 1962 en faveur d'un officier putschiste (3752 euros).

     

    À Béziers, Robert Ménard débaptise la rue du 19 mars 1962 en faveur d'un officier putschiste



    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.


    Le 11 décembre 2015, Aimé Couquet (PC) le principal opposant à Ménard avait déjà manifesté contre la décision municipale
     

    Habitué des polémiques, Robert Ménard va aujourd'hui encore plus loin dans la provocation. Ce samedi 14 mars, l'édile biterrois soutenu par le FN, débaptise la rue du "19 mars 1962", date des Accords d'Évian qui ont mis fin à la guerre d'Algérie, en rue du "Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc", un militaire ayant participé au putsch des généraux en avril 1961.

    Datant du 11 décembre dernier, cette décision a suscité une vive émotion à Béziers où des manifestants se sont mobilisés pour dénoncer cette mesure qui a des relents d'Algérie Française. Une condamnation que l'on retrouve également du côté du Premier ministre Manuel Valls, qui a ouvertement critiqué cette inauguration.

    "La nostalgie, et notamment la nostalgie de l'Algérie française, n'apportera rien de bon. Aujourd'hui, on a besoin de regarder l'avenir avec de l'optimisme et le Front national n'aime pas la France", a-t-il déclaré en marge d'une visite sur le marché de Saint-Brieuc à une semaine du premier tour des élections départementales.

     

    "OAS assassins"

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

     

    Si pour Robert Ménard il s'agit d'"effacer la honte du 19 mars 1962", les opposants à cette décision se sont rendus sur place pour protester en scandant des "OAS assassins" et des "Ménard complice". "Le maire de Béziers veut nous renvoyer 50 ans en arrière, quand la France était coloniale", a déploré Raymond Cubells, porte-parole du collectif "sauvons la rue du 19 mars 1962", cité par le Midi Libre. Par ailleurs, une pétition ayant récolté plus de 3000 signatures a été lancée pour "dire 'non' au colonialisme, révisionniste et raciste".

    Parmi les convives ayant répondu à l'invitation de Robert Ménard, le Cercle algérianiste ou encore des militants des réseaux identitaires (Ligue du midi, Riposte laïque) participent à cette cérémonie, rapporte Le Monde.

    Pour justifier sa décision, Robert Ménard met en avant le passé de résistant et de déporté d'Hélie Denoix de Saint-Marc. Or, son nom est surtout associé au putsch des généraux et à la torture pendant la guerre d'Algérie.

    Ce n'est pas la première fois que Robert Ménard flatte les nostalgiques de l'Algérie Française. En juillet dernier, le maire de Béziers s'était incliné devant une stèle en l'honneur de quatre fusillés de l'OAS.

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

    Avant lui, deux autre maires avaient débaptisé des rues du "19 mars 1962": les élus UMP Serge Dassault et Patrick Devedjian. En revanche, ces derniers n'avaient pas fait le choix de rendre hommage à un officier putschiste, condamné par la justice française.

     

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

     

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

     

    Solidarité. Victoire pour le Secours populaire d’Hayange

    C'est le cadeau de Noël

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

    Anne Duflot-Allievi à la sortie du tribunal est ravie : « c’est la fête de Noël pour les enfants. » Pierre Heckler/Le Républicain Lorrain/Maxppp

    La justice a ordonné au maire FN, Fabien Engelmann, de rétablir le gaz et l’électricité à l’association à partir d’aujourd’hui.

    «Victoire sur toute la ligne ! Nos bénéficiaires, les bénévoles auront du chauffage, de l’électricité et leur enseigne. » Le message posté mardi soir sur le mur Facebook du Secours populaire d’Hayange (Moselle) est laconique, mais triomphal. Voilà quatorze mois que le maire d’Hayange, Fabien Engelmann (FN), s’acharne sur l’association, la taxant notamment d’être une « succursale du Parti communiste » qui « fait de la politique et de la propagande promigrants ». Début novembre, l’édile a saisi la justice pour expulser le SPF de son local. Mais le tribunal de grande instance de Thionville vient de lui donner tort. Engelmann va devoir, à partir d’aujourd’hui, réalimenter l’antenne du Secours populaire en gaz et en électricité et reposer l’enseigne qui leur avait été confisquée. À défaut, il devra payer 500 euros d’amende par jour.

    Une décision « juste » pour Anne Duflot-Allievi, la présidente, que le maire prend systématiquement pour cible depuis qu’elle a osé, en décembre 2015, exprimer publiquement son indignation sur un goûter de Noël de la mairie qui avait volontairement exclu les enfants de migrants. « C’est, avant tout, une victoire pour les familles accueillies, une victoire de la démocratie contre la haine et une reconnaissance de notre action », explique Anne Duflot-Allievi, qui s’est vu réduire ses subventions de 1 700 à 550 euros. Pendant plus d’un an, les bénévoles ont affronté les insultes et les dégradations de leur local et se sont organisés, avec l’aide d’autres communes, pour continuer à distribuer des colis alimentaires.

    Si le maire FN a fait de cette affaire un symbole de son combat politique, la décision de justice remet les choses à leur juste place. « Le juge reconnaît notre rôle d’association de solidarité. Notre combat n’est pas politique. Nous accueillons tout le monde sans aucune discrimination. Il était anormal que nous subissions un tel acharnement », poursuit la présidente de l’association, toujours soutenue par Julien Lauprêtre, le président du SPF, dans cette bataille invraisemblable. Dans un communiqué, le Secours populaire s’est réjoui de cette nouvelle : « Cette décision est un encouragement pour les 80 000 bénévoles de l’association qui, chaque jour, viennent en aide aux plus démunis. » 

    Comme un cadeau de Noël, l’arrivée imminente du gaz et de l’électricité va permettre de recevoir les familles dans de meilleures conditions et avec davantage de produits frais. Et Anne Duflot-Allievi de conclure ravie : « Cet après-midi, c’est la fête de Noël pour les enfants. Nous allons annoncer la bonne nouvelle aux familles. » 

    SOURCE : https://humanite.fr/solidarite-victoire-pour-le-secours-populaire-dhayange-647738

    Mais à Hayange il y a eu

    aussi ce scandale

    rappelez-vous 

     

    Tribunal correctionnel de Thionville : Un élu condamné pour violences à Hayange

    La justice a condamné l’adjoint au maire Francis Langlois à un mois de prison avec sursis suite aux incidents lors de la commémoration du 19-Mars.

    Le feuilleton hayangeois se poursuit… Après les polémiques sur l’œuvre d’art repeinte, les démissions de plusieurs adjoints ou les tensions avec le Secours populaire, la seule municipalité FN du Grand Est se retrouve à nouveau dans l’embarras. Hier, le tribunal correctionnel de Thionville a condamné le 3e adjoint au maire, Francis Langlois, à un mois de prison avec sursis.

    Plus que la peine, c’est la nature du délit qui est de nature à provoquer quelques secousses politiques. Car Francis Langlois a été reconnu coupable de violences par personne dépositaire de l’autorité publique ayant entraîné une incapacité supérieure à huit jours.

    Les faits jugés remontent au 19 mars dernier, jour de la commémoration de la fin de la guerre d’Algérie. Une cérémonie dont le maire de Hayange, Fabien Engelmann, ne reconnaît pas la légitimité, préférant la date du 5 décembre. Le 19 mars, il a donc envoyé son adjoint Francis Langlois et lui a demandé de lire un communiqué rédigé par ses soins, en préambule au traditionnel message du Secrétaire d’État aux Anciens combattants.

    Une jeune fille de 16 ans a alors tenté de lui arracher le discours des mains. Elle accuse Francis Langlois de l’avoir violentée à ce moment-là. La scène, filmée par des personnes présentes sur place, a fait un petit "buzz" sur les réseaux sociaux.

    Francis Langlois n’a jamais nié les violences, mais avait invoqué, par la voix de son avocat, la légitime défense lors de l’audience, début novembre. Le tribunal ne l’a pas suivi.

    « Cette condamnation est profondément injuste, réagit Fabien Engelmann. Le 19 mars, Francis Langlois s’est retrouvé dans un piège tendu par des opposants politiques. Et la justice, comme toujours, lui fait payer son étiquette Front national. » Le maire n’a donc pas la moindre intention de prendre ses distances avec son adjoint : « Francis Langlois a toute ma confiance. Il va bien évidemment faire appel et bénéficie donc toujours de la présomption d’innocence. »

    Anthony VILLENEUVE.

    SOURCE : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/12/07/un-elu-condamne-pour-violences-a-hayange

     

     

    Rappelez-vous de notre précédent article

    sur cette scandaleuse affaire 

     

     

    Aujourd’hui je souhaite vous informer de deux infos : une très bonne et une très scandaleuse.

     

    Justice

    Hayange : l'adjoint au maire accusé

    de violences sur une ado

     lors d’une cérémonie

    La dernière commémoration du 19-Mars à Hayange avait totalement dégénéré. L’adjoint au maire est poursuivi pour avoir violenté une adolescente.

     

    Hayange : la cérémonie du 19-Mars  part en vrille ***  19-Mars à Hayange : la réponse de l’Etat *** Une preuve honteuse en vidéo

     Tribunal de Thionville  

    «A Hayange, comme partout en France, on commémore la fin de la guerre d’Algérie », commence le président du tribunal correctionnel de Thionville. Oui, sauf qu’à Hayange, la cérémonie organisée en hommage aux victimes civiles et militaires est copieusement partie en vrille le 19 mars dernier.

    Devant le monument aux Morts, brouhaha, violences, sifflets se sont invités dans le protocole. Pour mémoire, le maire frontiste de la commune, Fabien Engelmann, avait refusé de se rendre à la cérémonie. Selon lui, le 5 décembre 1962 serait la seule date valable pour marquer la fin du conflit en Algérie. Il l’a fait savoir par la voix de son adjoint aux travaux, Francis Langlois, chargé de lire un communiqué signé par le maire, en préambule au message officiel du secrétaire d’Etat. Et cela a provoqué un véritable tollé sur place, tant auprès de la population que des membres des associations d’anciens combattants présents.

    L’instant a été filmé et abondamment partagé sur les réseaux sociaux. Les images sont à peine croyables. Elles ont d’ailleurs été soigneusement épluchées par les enquêteurs de police.

    Car l’affaire n’en est pas restée là. Elle finit devant la justice. En effet, une jeune fille, âgée de 16 ans, venue assister à la cérémonie avec des proches, accuse l’adjoint au maire de l’avoir violentée alors qu’elle tentait de lui retirer des mains le discours du maire dont il faisait la lecture. Du coup, on a rembobiné la scène, hier, à la barre du tribunal.

    Trois mois de prison avec sursis requis

    « J’ai vu un couple en larmes, choqué. Je n’ai pas supporté, raconte l’adolescente. M. Langlois m’a repoussée par la gorge, j’y suis retournée et il m’a porté un coup. » « Il n’y a aucune excuse pour légitimer ce geste », renchérit l’avocat de la victime, Me Jérôme Tiberi.

    Pourtant, le conseil parisien du prévenu, Me Paul Yon, plaide la légitime défense et donc la relaxe de son client, absent des débats.

    L’avocat fait d’abord un arrêt sur images sur un porte-drapeau qui, le premier, a tenté de faire taire l’élu en le poussant et en tirant sur son écharpe tricolore. Puis il évoque « l’attaque » inattendue de la jeune fille. Selon Me Yon, l’adjoint conspué a été piégé par des opposants au maire FN. « Au nom de quoi une bande d’activistes peut-elle lui interdire de parler ? », interroge-t-il.

    Quoi qu’il en soit, « la réponse est disproportionnée, martèle la substitut du procureur. C’est inadmissible de la part d’un représentant de l’autorité publique ».

    Trois mois de prison avec sursis sont requis contre l’élu, toujours en fonction. Le tribunal rendra sa décision le 7 décembre prochain.

    Frédérique THISSE.

    SOURCE : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/11/03/l-elu-accuse-de-violences-lors-d-une-ceremonie 

     

     

     

    Hayange : la cérémonie du 19-Mars  part en vrille

    Si l’extrême-droite et même une partie de la droite arrivent au pouvoir voici un exemple de ce qui peut se passer… les 19 mars… 

    Hayange : la cérémonie du 19-Mars

     part en vrille

    Fabien Engelmann, le maire de Hayange, avait annoncé qu’il ne participerait pas à la cérémonie, La présence d’un de ses adjoints, venu lire un discours, a mis le feu aux poudres. (Photo : RL)

    À Hayange, la cérémonie du 19-Mars a viré à la foire d’empoigne : un élu FN a préféré lire un texte du maire plutôt que le discours du secrétaire d’Etat, comme il est d’usage. Les anciens combattants veulent porter plainte.

    Un message posté sur sa page Facebook voici quelques jours avait donné le ton : Fabien Engelmann, maire Front national de Hayange, annonçait qu’il ne participerait pas à la cérémonie du 19-Mars, journée nationale du souvenir en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie. Et pour cause : l’élu ne reconnaît qu’une seule date pour marquer la fin du conflit en Algérie, celle du 5 décembre 1962. Alors il s’est abstenu…

    Son représentant, en revanche, l’adjoint aux travaux Francis Langlois, accompagné du conseiller municipal René Heidmann, a fait la démonstration qu’ici, les choses peuvent vite déraper.

    Devant le monument aux morts de Hayange-Marspich, l’adjoint au maire a pris quelques libertés avec le protocole officiel, préférant la lecture d’un communiqué de Fabien Engelmann au texte officiel du socialiste Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’État chargé des Anciens Combattants. Dans les rangs de la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie), du Souvenir francais et de l’UNC (Union nationale des anciens combattants), cette légèreté n’est pas passée. « On n’a jamais vu ça ! », témoignent Jean Paolini, président de la Fnaca, et le trésorier Jean-Baptiste Migloiretto, encore sous le choc. « Immédiatement, on lui a demandé d’arrêter cette lecture. « C’est une insulte aux anciens combattants », qu’on lui a dit. Mais il continuait, il continuait ! »

    Dans l’agitation, l’élu aurait administré une claque à une jeune femme tentant de lui arracher son discours. Et le lecteur zélé aurait lui-même écopé d’un coup de drapeau. Ambiance.

    « Scène surréaliste » 

    La scène a été jugée « surréaliste » par les observateurs. « Les gens criaient : « La honte ! La honte ! »» La Sonnerie aux Morts et La Marseillaise ont été lancées précipitamment, mais l’élu frondeur n’a rien lâché, poursuivant sa lecture jusqu’au départ du cortège. Abondamment hué, Francis Langlois a finalement eu le bon goût de ne pas s’inviter au pot de l’amitié…

    Jean Paolini, lui, ne décolère pas. « C’est plus qu’une déception. Il y a deux ans, le maire nous félicitait pour tout ce qu’on faisait. On le ressent comme une trahison. Ça nous fait mal au cœur, il n’a pas respecté ce moment extrêmement important », soupire le médaillé militaire. Présente également aux côtés de membres de l’association d’opposition Hayange Plus Belle ma Ville, la conseillère départementale Nathalie Chini s’est dite « dépitée ».

    La Fnaca veut porter plainte 

    Contacté, Fabien Engelmann s’est aussitôt rangé derrière Francis Langlois, qu’il dit « soutenir à 100 % ». Son discours « plus personnel » relayé par l’adjoint aux travaux ? : « On avait tout à fait le droit, ça se fait dans beaucoup de mairies ! En revanche, il est inacceptable de ne pas avoir laissé M. Langlois finir son discours. » Tout aussi inacceptable, selon lui, que de commémorer le 19-Mars. « C’est une mascarade ! Ces amnésiques oublient les Harkis, les pieds-noirs ou les rapatriés de la guerre d’Algérie. Je suis issu d’une famille de pieds-noirs, alors ne me parlez pas de 19 mars ! »

    La Fnaca, justement, n’entend pas passer l’événement sous silence. En plus d’exiger des explications auprès du maire, les anciens combattants veulent déposer plainte.

    Joan Moïse (Républicain Lorrain)

    SOURCE : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/03/19/hayange-la-ceremonie-du-19-mars-part-en-vrille

     

    19-Mars à Hayange : la réponse de l’Etat

    Après la cérémonie du 19-Mars mouvementée à Hayange, le secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants juge cet épisode « regrettable ».

    La cérémonie du 19-Mars, journée nationale du souvenir en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie, avait été particulièrement houleuse à Hayange (lire RL du 20 mars). Point de départ de la polémique : la lecture, par Francis Langlois, adjoint au maire FN, d’un communiqué de Fabien Engelmann. Qui ne s’était pas déplacé d’ailleurs : l’élu frontiste se positionne en ardent défenseur de la date du 5 décembre 1962 pour marquer la fin du conflit en Algérie. Une position clairement réaffirmée dans son discours.

    Ecourtée, la cérémonie était partie en vrille. « Ces amnésiques restent butés sur la date du 19 mars qui est une véritable mascarade ! », avait-il déclaré à l’adresse des anciens combattants de la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants d’Algérie), tout en soutenant mordicus son adjoint.

    Au lendemain de cet épisode ubuesque, Jean-Marc Todeschini, secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants, a jugé les événements hayangeois « regrettables. La cérémonie du 19-Mars est conçue pour rendre hommage à ceux qui ont souffert avant et après cette date. C’est un moment de recueillement et de rassemblement, pour la paix des mémoires, qui doit passer par l’unité. A Hayange, certains ont visiblement préféré entrer dans la bataille politicienne. »

    Les anciens combattants avaient été choqués de voir le message officiel passer à la trappe. Si toutefois il avait été lu, comme le prétend Fabien Engelmann, « personne ne l’a entendu », affirme la Fnaca.

    « Message détourné »

    « Les maires peuvent s’exprimer », a précisé le secrétaire d’Etat. « Mais c’est très rare qu’il y ait des problèmes. Seulement, la Ville a diffusé un message qui divise en détournant volontairement le discours en un message politicien. Je le déplore. Ce n’est pas républicain. Et ce n’est pas le lieu. »

    Une jeune femme, mineure, a déposé une plainte le jour même. Dix jours d’ITT lui ont été délivrés suite à un coup au visage que lui aurait porté l’adjoint. Les faits s’étaient produits alors qu’elle tentait de lui arracher son discours. Ni les huées ni la sonnerie aux morts n’avaient stoppé l’élu dans sa lecture.

    Forts de nombreux soutiens, les représentants de la Fnaca ont d’ores et déjà sollicité le maire de Hayange pour un rendez-vous.

    En attendant, le scandale autour de cet événement n’en finit plus d’enfler. La vidéo publiée dès samedi soir sur la page Facebook de Hayange en Résistance, pilotée par l’association d’opposition Hayange plus belle ma ville, n’y est pas étrangère. Le film flirte avec les 50 000 vues.

    Joan MOÏSE.

    SOURCE : http://www.republicain-lorrain.fr/edition-de-thionville-hayange/2016/03/22/19-mars-a-hayange-la-reponse-de-l-etat 

     

    HAYANGE | Notre reportage sur la cérémonie bafouée par le Front national. Selon le Républicain Lorrain, le maire de Hayange soutient son adjoint violent "à 100%"... "La France apaisée" qu'ils disaient...

    MERCI DE CLIQUER SUR LE LIEN CI-DESSOUS POUR VOIR A L’ŒUVRE LE REPRESENTANT DU FN : 

    19 mars Hayange en Résistance

     

    « Communiqué de Jean-François Gavoury concernant le décès d'Odette Christienne , ancienne adjointe de Bertrand Delanoë et proviseure du lycée Henri-IVLe Tour de France pourrait faire un jour étape en Algérie »
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  • Commentaires

    3
    Vendredi 22 Décembre 2017 à 21:08

    On le sait depuis longtemps, mais le Front national n'est pas un parti, c'est  un ramassis d’extrémistes dangereux qui voudraient que l'histoire soit autre chose que ce qu'elle est. Il n'y arrivera jamais évidemment, et çà le met en rage...Que çà les étouffe !

    Quant aux Bittérois, c'est bien dommage, mais ils ont voté pour Meynard qui les méprise et se fout d'eux...Ils feront plus attention la prochaine fois !

    2
    Vendredi 22 Décembre 2017 à 16:45

    Ok mon brave Jacques Cros je tiens compte de ton commentaire et j'ai modifié une phrase et une photo !!! Ensemble crions "VIRONS LES PROFITEURS, VIRONS LES SPECIALISTES DES POLEMIQUES ET DES PROVOCATIONS, VIRONS LES PARTISANS DES POLITIQUES ANTI SOCIALES, VIRONS LES RACISTES DE TOUS POILS, VIRONS LES FALSIFICATEURS DE L'HISTOIRE"

    1
    Vendredi 22 Décembre 2017 à 15:02

    Et comme je suis contribuable à Béziers je souffre des dépenses intempestives du maire de la ville dans ses frais de procédure judiciaire.

    Quant au changement du nom de la rue du 19 mars 1962, au bénéfice d'Hélie Denoix de Saint-Marc, officier putschiste j'étais présent lors du contrer-assemblement  organisé le 14 mars 2015.

    Quant au principal élu d'opposition à Ménard, je citerai plutôt Aimé Couquet !

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