• Auprès de mon arbre

     

    Auprès de mon arbre

     

    Auprès de mon arbre

     

    Je me suis dit que l’autorité ne s’invente pas. La confiance non plus. L’autorité et la confiance ne se décrètent pas. Elles existent, ou pas. Ce sont les autres qui vous les concèdent et qui vous respectent pour ça. Et ce pouvoir n’a ni l’une ni l’autre.

    On peut demander beaucoup à un peuple qui fait confiance.

    Un peuple qui se sent menacé par les forces de l’ordre, qui voit défiler des images depuis des mois où des concitoyens se font molestés gravement alors qu’ils sont innocents -manifester est un droit, puisqu’il faut le rappeler.

    Un peuple qui a compris que le pouvoir se gave à ses dépens -nous ne sommes pas dupes, Rugy n’est pas le seul- alors qu’une grande partie du peuple souffre, que des centaines de personnes meurent chaque année dans la rue, qu’on refuse d’accueillir dignement des personnes qui demandent l’asile et qu’on laisse mourir en mer et sur terre des hommes, des femmes et des enfants.

    On peut demander beaucoup à un peuple qui fait confiance. A un peuple qui a compris qu’on se fiche de lui, on ne peut plus rien demander.

    Les riches ont profité de tous leurs privilèges pendant des siècles, sans se remettre en question. Ils ont le droit d’être riches.

    Le peuple a enfin compris -intégré- que le (les) pouvoirs en place sont là pour protéger les riches et pas les pauvres qui ne sont pour eux qu’une variable d’ajustement pour enrichir toujours plus ceux qui le sont déjà. Et ça le peuple ne le supporte pas.  Sans les travailleurs qui sont aussi des consommateurs, il n’y a plus de richesses à se partager.

    Jusqu’ici le pouvoir a menacé le peuple et l’a baladé avec des promesses rarement tenues.

    Ceux qui sont au pouvoir aujourd’hui, soit parce qu’ils sont incompétents soit parce qu’ils sont vraiment méchants, violente le peuple. Un jeune est mort parce que la police l’a repoussé dans la Loire en pleine fête de la musique. Ce n’était pas une « racaille » (ce mot raciste employé par les fachos)  » de banlieue. Une vieille dame est morte parce qu’elle fermait ses volets à Marseille. Ce n’était pas une « racaille » de banlieue.

    Des hommes et des femmes ont perdu un œil ou une main ou se sont fait gravement tabassés et tous ces drames sont passés à la télé. Des policiers se suicident en nombre. Il y a un problème évident pour tous sauf pour les responsables au pouvoir.

    Le peuple se réveille, il se sent enfin concerné. Il ne fait plus confiance à l’autorité parce qu’elle n’en n’est plus digne.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/gtk/blog/010819/aupres-de-mon-arbre

     

    « Un homme est mortÀ force de vouloir que la force reste à la loi, la police a pris le risque d'envoyer à l'eau des jeunes gens. Une question s'impose : était-ce bien nécessaire ? »
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  • Commentaires

    6
    Samedi 3 Août à 08:33

    Trop bu ? S'il s'agit de l'eau de la Loire on peut en effet dire que Stève en a trop bu ! Reste les circonstances qui l'ont conduit  à une telle situation ! Et là il est nécessaire que toute la lumière soit faite ! Y a-t-il eu une charge de police contre des jeunes qui terminaient une fête de la musique qui traditionnellement se déroulait sans incident ? Est-ce que cela a continué alors que des cris faisaient état de la mise en danger des participants ? Voilà des questions auxquelles l'enquête doit répondre. Il y en a une autre de plus fondamentale : est-ce que le pouvoir n'a plus que la répression pour répondre aux problèmes des gens et des jeunes en particulier ?

    5
    Samedi 3 Août à 00:41
    Les autres jeunes tombés dans la Loire n’ont pas confirmé. Trop de monde sur ce quai et si on a trop bu c’est la cata..
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    4
    Vendredi 2 Août à 11:07

    Stève son seul problème c'est d'avoir été au mauvais moment au mauvais endroit... c'est pour cela que la police de Macron l'a poussé dans la Loire comme la police de Papon avait poussé plus de 200 Algériens dans la Seine le 17 octobre 1961. 

     

    3
    Vendredi 2 Août à 10:39

    Il faut comprendre le président de l'Assemblée Nationale. Il appliquait une prescription médicale qui lui imposait de manger cinq homards par jour et de boire plusieurs verres de vin millésimé. On ne voudrait pas qu'il ne respecte pas ce qu'exigeait sa santé.

    Quant à Stève, c'est bien triste mais il avait peut-être des problèmes personnels ?

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