• Besançon - Guerre d’Algérie *** Au bon temps de l’union décolonisatrice

     

    Besançon - Guerre d’Algérie

    Au bon temps de l’union décolonisatrice

    En juillet 2016, Bénédicte Ponçot a soutenu avec succès sa thèse de doctorat sur « Besançon à l’heure de la décolonisation ».  Photo Arnaud CASTAGNÉ

    Auteur d’une thèse sur les répercussions de la guerre d’Algérie à Besançon, l’historienne Bénédicte Ponçot donne une conférence ce jeudi. Consacrée à l’alliance locale entre catholiques de gauche et communistes, contre ce conflit.

    Elle est la fille de Jean Ponçot, ancien élu municipal (PS) mort en 2016. Et si Bénédicte Ponçot, qui enseigne l’histoire au lycée Pergaud, a écrit sa thèse sur « Besançon à l’heure de la décolonisation » (soutenue avec succès l’an dernier), l’héritage paternel y est pour quelque chose.

    Car Jean Ponçot fut un acteur engagé de la lutte contre la guerre d’Algérie. Au sein de la JEC (Jeunesse étudiante chrétienne), et du syndicat étudiant AGEB-UNEF dont il fut le président bisontin durant une partie de ce conflit (en 1957 et 1958).

    Il prit même fait et cause pour la première Française emprisonnée durant ces « événements » (comme disait de Gaulle), une étudiante de la fac des lettres bisontine.

    « Dans mon choix de thèse, il y a cette raison familiale. Et aussi, démarche très actuelle dans la discipline que j’enseigne, la volonté d’étudier le rôle d’acteurs dits secondaires. Donc pas celui de politiques ou militaires de premier plan », explique Bénédicte Ponçot.

    D’où sa volonté d’examiner comment la guerre d’Algérie a été perçue à Besançon. Elle se rend compte alors que « l’alliance entre communistes et catholiques de gauche y est plus nettement plus assumée qu’ailleurs ».

    Pourquoi ? « Des liens noués « pendant la guerre d’Indochine », note-t-elle. Et puis, ces deux sensibilités sont également heurtées par le maire de Besançon de l’époque, Jean Minjoz, « avec son regard plutôt positif sur la colonisation ».

    La manif d’octobre 1960

    Autre signe du singularisme local, les luttes d’appareils politiques sont différentes. Contre le pouvoir en place, le PC national, par frilosité, refuse de s’associer à un mouvement émergeant comme le PSU, à gauche de la vieille SFIO.

    « Rien de tel à Besançon, où, par exemple, le couple Lucienne et Maxime Roland, membres de l’UGS (la formation qui se transformera en PSU), fait cause commune avec le couple Mauricette et André Vagneron, du PC. »

    Cet état d’esprit produit des mobilisations dont l’intensité est plutôt rare ailleurs. « Prenez les manifestations du 27 octobre 1960, dans les grandes villes du pays, pour la décolonisation. Le gouvernement les a interdites partout. Mais celle de Besançon, très unitaire à gauche (même si la SFIO est absente) réunit deux milliers de participants ». Malgré deux charges de CRS. Même pas peur, à B’sac.

    La conférence de l’historienne Bénédicte Ponçot a lieu ce jeudi 19 octobre, 20 h, salle Proudhon (Kursaal). Elle sera accompagnée par Francine Rapiné-Fleury, qui fut emprisonnée à Besançon en 1958 pour son soutien aux indépendantistes algériens. Une initiative de l’association Les Amis du peuple et de la mémoire ouvrière. Entrée gratuite.

    Joël MAMET

    SOURCE : http://www.estrepublicain.fr/edition-de-besancon/2017/10/18/au-bon-temps-de-l-union-decolonisatrice

     

     

    C’était la commémoration du 19 mars 1962 à Besançon, comme partout en France, comme toujours, on occulte l’OAS, cette organisation terroriste et criminelle qui, après ce 19 mars 1962 est la principale responsable des massacres avec sa politique de la terre brûlée, ce qui a fini par provoquer des vengeances d’indépendantistes algériens incontrôlés… Après le 19 mars 1962, ce n’était plus la guerre d’Algérie… mais le terrorisme aveugle de l’OAS… Alors dans vos reportages dites-le, vos articles et vidéos seraient plus honnêtes et moins orientés politiquement… Quand à vous les nostalgériques extrémistes, les falsificateurs de l’Histoire… « allez  au diable »… allez vous faire réadapter ailleurs… nous n’avons pas besoin de vous… La très grande majorité des pieds-noirs, mes amis, sont très bien insérer dans la société française et depuis longtemps… mais ils ne vous fréquentent pas, vous, les islamophobes de tous bords…

     


    La commémoration du 19 mars à Besançon

     

    « Commémoration du 17 octobre 1961 à ParisLa France a des trous de mémoire *** et pourtant... il est question de mémoires pour 2018 certaines sont mêmes inattendues et surprenantes »
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