• Bientôt le 19 mars... souvenez-vous du Mémorial falsifié, dénaturé, faussé... En 2018 rien n'a changé...

     

    La Loi du 6 décembre 2012 a fait du 19 mars 1962 une date officielle... C'est une victoire de la FNACA... incontestable qui, depuis le 19 mars 1963 commémorait, sans l’appui des gouvernements successifs, cette date de paix en hommage aux victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie… Il faut remercier aussi tous les parlementaires qui ont voté pour cette loi… Mais le 19 Mars 1962 c’est aussi la fin du colonialisme et donc de l’Algérie française et c’est là que les extrémistes nostalgériques et revanchards ont inauguré des funestes monuments à la gloire des terroristes et criminels de l’OAS dont quatre ont été condamnés et fusillés, les héritiers de l’OAS ont réussi à faire inscrire sur le Mémorial du quai Branly d’abord les victimes civiles du 26 mars 1962 qui étaient morts parce que répondant favorablement à un ordre de l’organisation terroriste et le pire arriva lorsque 1585 autres noms ont été ajoutés finissant par dénaturer et falsifier ce Mémorial. Pourtant quelques femmes et hommes courageux ont tout fait pour alerter et empêcher les commémorations anti républicaines du 26 mars de chaque année comme le prouve les 2 vidéos à la fin.  

     

    Dans la catégorie de la NOSTALGÉRIE 

     

    La nostalgie coloniale et le révisionnisme ne se sont jamais aussi bien portés qu’au moment où l’on s’apprêtait à célébrer le cinquantenaire de l’Indépendance de l’Algérie. 

    La présence du maire de Perpignan, représentant de l’État, aux rencontres du Cercle algérianiste pour l’inauguration d’un centre de documentation des Français d’Algérie, véritable musée de l’OAS, auréolé du logo officiel tricolore, l’érection de stèles à la mémoire de l’OAS, la remise de la Légion d’Honneur au putschiste de l’OAS de 1961, Hélie Denoix de Saint Marc, la Légion d’Honneur à l’ancien responsable OAS Jean-François Collin (qui a dit "De Gaulle le plus grand traître de l'Histoire" : autant d’insultes à toutes les victimes de la guerre d’Algérie et dans le sens que voulait donner le pouvoir en place à l’histoire de cette sale guerre jusqu’à aujourd’hui... sauf que Jean-François Collin après trop d'insultes à l'encontre de la République s'est vu retirer, heureusement, sa Légion d'honneur...

    JEAN-JACQUES JORDI

    C’est dans ce contexte d’offensive revancharde que l’hebdo de droite plutôt extrême Valeurs Actuelles fait en Novembre 2011, la promotion d’un livre dont la thèse centrale semble être : C’est lui qui a commencé ! Commis par l’historien Jean-Jacques Jordi, « Un silence d’État », les disparus civils Européens de la Guerre d’Algérie, ce livre exempte de tout crime l’OAS, qui n’aurait fait que répondre à la barbarie du FLN. Aidé dans cette mission par l’État qui a ouvert à Jordi des archives pourtant encore interdites au public. Absence totale de contextualisation dans le cadre d’une guerre d’indépendance et de libération nationale, qualifiant de « terrorisme » le combat d’un peuple pour se libérer de l’occupant. Jordi soutient que le FLN n’a fait preuve que de violence aveugle, usant et abusant de torture systématique perdurant longtemps après l’Indépendance, afin de légitimer, voire d’excuser les crimes de l’OAS et de l’armée coloniale française. Le tout à base de conditionnel, d’approximations et de témoignages pour le moins flous, des renseignements d’origine civile et privée. Il avance même l’hypothèse de collusion entre la Mission Choc, envoyée par De Gaulle et FLN, après les accords d’Evian, contre les Européens. La réécriture de l’Histoire était en marche… 

    Jean-François Gavoury

    Deux propositions de loi successives, émanant l’une de M. Guy Fischer au Sénat (n° 618 du 7 juillet 2010) et l’autre de Mme Marie-Hélène Amiable à l’Assemblée nationale (n° 3130 du 1er février 2011), se sont intéressées à la destination du Mémorial national de la guerre d'Algérie érigé sur la promenade piétonne du quai Branly à Paris (7e) à la demande d’associations représentatives des anciens combattants en Algérie, au Maroc et en Tunisie 

    Dans l’exposé des motifs de ces deux textes, il est rappelé qu’une commission, instituée par arrêté ministériel du 3 mars 1998, avait, à l'issue de dix réunions, adopté plusieurs conditions à l’édification de ce monument : notamment, le mémorial devait porter les noms de tous les combattants - et eux seuls - dont l'acte de décès était revêtu de la mention réglementaire "Mort pour la France" entre 1952 et 1962 en Algérie, en Tunisie et au Maroc. 

    De la dénaturation à la falsification 

    Déjà, le 5 décembre 2009, le secrétaire d'État à la défense et aux anciens combattants Hubert Falco avait annoncé que la colonne centrale du Mémorial serait, à partir du 26 mars suivant, dédiée à la mémoire des victimes civiles d’une fusillade ayant tragiquement conclu, rue d'Isly à Alger le 26 mars 1962, une manifestation insurrectionnelle appelée par l'OAS. Ainsi, le 26 mars 2010, c’est à une nouvelle inauguration qu’il a été procédé de ce monument métamorphosé dont la colonne centrale a dès lors fait apparaître des noms et prénoms issus d'une liste privée. 

    Mais aujourd’hui, une nouvelle étape dans la dénaturation du Mémorial a été franchie, qui a, plus que fausser,  falsifier le sens. En effet, le successeur de Falco, Marc Laffineur, présentant ses vœux aux rapatriés le 31 janvier 2012 à Aix-en-Provence, avait annoncé l’inscription, avant la fin du mois de février 2012, du nom de 1.585 victimes civiles disparues lors de la guerre d’Algérie... Ce qui fut fait. 

    Deux personnes ont apporté leur concours à la réalisation de cette sinistre opération orchestrée en haut lieu : il s’agit de Renaud Bachy, président de la Mission interministérielle aux rapatriés (MIR) et de l’historien Jean-Jacques Jordi, autorisé, à titre exceptionnel, grâce à l’intervention du premier, à consulter des archives classées top secret. On sait en effet, grâce à Guy Pervillé, que Jean-Jacques Jordi, à la fin de son ouvrage intitulé "Un silence d’État" (Éditions Soteca, octobre 2011) " fournit des listes de personnes disparues présumées décédées entre le 1er novembre 1954 et le 31 décembre 1962, soit 1.583 personnes, dont 1.438 Européens et 145 Français musulmans ». 

    Du révisionnisme à l’électoralisme 

    Peu importe que M. Jordi ait pu, le cas échéant, tirer profit de dérogations exclusives liées à une commande d’État en publiant un livre qui alimente l’esprit revanchard des nostalgiques de l’Algérie française et autres anciens partisans ou sympathisants de l’OAS. 

    Ce qu’il convient de retenir, c’est que nous voyons se dessiner l’entrée en force, sur le mémorial du quai Branly, de noms de personnes n’ayant rien à voir avec la guerre d’Algérie, décédées ou disparues y compris après l’indépendance. 

    Si cette mutation, heureusement réversible, du monument a lieu, il faudra voir dans le mémorial du quai Branly un monument voué aux morts et disparus - civils et militaires - de l’Algérie française et postcoloniale de la Toussaint 1954 à la Saint-Sylvestre 1962. 

    Non seulement la commémoration nationale du souvenir des Morts pour la France en AFN à la date du 5 décembre n’a aucune signification mais le site sur lequel elle se déroule a perdu le peu de crédibilité qui lui restait après le 26 mars 2010. 

    L’ajout de près de 1.600 noms à ceux de quelques dizaines de civils manipulés par l’OAS représente une nouvelle provocation dirigée contre le monde combattant. 

    Et la réaction du monde combattant devra être à la hauteur des enjeux d’une politique mémorielle dans l’inspiration de laquelle l’électoralisme le dispute désormais au révisionnisme. 

    Jean-François Gavoury 

    Des femmes et des hommes courageux… mais trop seuls… il y a 10 ans en 2008...

    La République bafouée

    La cérémonie en hommage aux participants de la manifestation de l’organisation séditieuse OAS du 26 mars 1962 a pu se tenir sous l’Arc de Triomphe à Paris. Plusieurs associations ont protesté "contre la réhabilitation de l’OAS par les autorités françaises"... Ils ont recommencé chaque année avec la bienveillance de tous les gouvernements successifs...

    Contre la réhabilitation de l'OAS

    Jean-François Gavoury, président de l’Association des victimes de l’OAS, appelle le préfet de police de Paris à interdire le rassemblement en hommage aux participants à la manifestation insurrectionnelle du 26 mars 1962 à Alger, prévu le 26 mars 2008 devant l'Arc de Triomphe à Paris. M. Gavoury s'adresse à tous les démocrates et républicains pour s'opposer à toute tentative de réhabilitation de l'organisation séditieuse dénommée OAS.

    Merci de cliquer sur le lien ci-dessous pour entendre Jean-François Gavoury

     

    Bientôt le 19 mars... souvenez-vous du Mémorial falsifié, dénaturé, faussé... En 2018 rien n'a changé...

     

    https://www.dailymotion.com/video/x4u768

     

     

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  • Commentaires

    2
    Lundi 5 Mars à 21:17

    A propos de Jean-Jacques Jordi, adjoint au maire de Marseille, son influence a permis de mettre la FNACA sur la touche: on n'a plus accès au Mémorial du Fort d'Entrecasteaux  où se trouve la flamme des Anciens Combattants le 19 mars, et de ce fait aucun officiel ou militaire n'assiste à la commémoration du cessez-le-feu, même depuis que la date est reconnue, depuis que la droite est à l'Hôtel de Ville, pas même un clairon, alors un détachement ...

    Il n'a pas de fonction précise: la mairie de Marseille recherchait pourtant un candidat présentant une « expérience significative reconnue en matière de gestion et développement d’équipements culturels » et « une fine maîtrise de l’environnement juridique et réglementaire des collectivités territoriales, du code des marchés publics et des procédures budgétaires et comptables ». C’est du moins ce que précisait l’offre d’emploi publiée en mai 2013 sur le site territorial.fr. De quoi laisser dubitatif au regard des compétences habituelles d’un historien. A moins que Jean-Jacques Jordi, réputé dans les milieux algérianistes, ne soit un chercheur hors normes ? Choisi comme les autres cadres de direction de la Ville, selon Jean-Claude Gondard, « sur la méritocratie » ?

    1
    Dimanche 4 Mars à 20:25

    Et on avait même pu enregistrer une demande de deux députés héraultais "de gauche" pour que les victimes du 26 mars 1962 de la rue d'Isly soient considérés comme "Morts pour la France" ! On peut plaindre ces gens qui se sont laissé entraîner par les terroristes de l'OAS c'est humain. De là à les honorer du titre de "Morts pour la France" il y a un fossé. Non, ces gens avaient participé à une tentative de saboter le processus de paix dans lequel nous étions engagés et voulaient ni plus ni moins que perpétuer le colonialisme et la guerre pour y arriver ! 

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