• C’est mon hommage spécial à Jacques Higelin, spécial car je ne vous parlerai pas de ses chansons mais d’un livre qu’il a écrit « Lettres d’amour d’un soldat de 20 ans »

     

    C’est mon hommage spécial à Jacques Higelin, spécial car je ne vous parlerai pas de ses chanson mais d’un livre qu’il a écrit « Lettres d’amour d’un soldat de 20 ans »

    C’est mon hommage spécial à Jacques Higelin, spécial car je ne vous parlerai pas de ses chansons mais d’un livre qu’il a écrit « Lettres d’amour d’un soldat de 20 ans »

    Il y a le service militaire, en Algérie, où Jacques Higelin lit la Question d’Henri Alleg, et écrit Lettres d’amour d’un soldat de 20 ans, envoyées à Irène, son « premier grand amour », qui feront l’objet d’un livre paru en 1987 chez Grasset.

    C’est mon hommage spécial à Jacques Higelin, spécial car je ne vous parlerai pas de ses chanson mais d’un livre qu’il a écrit « Lettres d’amour d’un soldat de 20 ans »

    Il y a 25 ans Jacques Higelin vécut une de ces histoires d'amour qui ensoleillent à jamais l'existence.
    Tout au long de son service militaire, en Allemagne d'abord, en Algérie ensuite, il adressa à une femme restée à Paris des centaines de lettres. Des lettres qui, jour après nuit, disent l'amour, le désespoir, l'attente, la déception, le désarroi, la passion. Des lettres qui, l'une après l'autre, construisent une histoire singulière en même temps qu'universelle, et mettent en scène un homme amoureux d'une femme autant que de la musique.
    Et puis, vingt-cinq ans plus tard, une femme, cette femme, remet à Jacques Higelin ces Lettres d'amour du soldat de vingt ans qu'il avait été. Elles sont sublimes. Toutes authentiques, elles forment un véritable roman d'amour.

    Épinal. Peu crédible de démarrer une histoire d'amour en plein coeur des Vosges. Et pourtant, avec Higelin et son coeur, tout est possible. Même d'écrire des lettres d'amour enflammées tout au long de son service militaire. Presque deux ans. C'est long, mais c'est le tarif habituel en ce temps-là, surtout avec cette putain de guerre d'Algérie de l'autre côté de la Méditerranée.
    Plusieurs dizaines de lettres consignées ici, quelques années après. C'est beau, c'est romantique, c'est fougueux. Il est jeune, le Higelin à cette époque. Il se cherche encore, mais il a déjà trouvé l'amour. Un amour mis entre parenthèse pendant ce laps de temps que dure un service militaire à Épinal, en Allemagne, en Algérie. Il y eut dans un temps ancien, Adam et Ève, puis Castor et Pollux et enfin Frimousse et Pipouche. Qui est-elle cette muse qui inspire tant ce poète ? Elle ne sera mentionnée que par des ‘mon amour', ‘ma pipouche' ou quelques autres surnoms intimes. Mais cela a dû la marquer, la petite, pour conserver si précieusement ces « lettres d'amour d'un soldat de 20 ans ».
    Des lettres, presque tous les jours, où je perçois les sentiments du grand
    Jacques Higelin, son amour, sa fougue d'une jeunesse impétueuse, son impatience. Quel soldat ne rêve pas de sa prochaine permission ? Mais aussi, les nombreux doutes qui se transmettent par cette correspondance. L'amour à distance, difficile d'y survivre. Un jour sans lettre, et l'incertitude d'un tel amour s'en trouve renforcée. Et puis, au fil de cette lecture intime, parfois chaude, parfois coléreuse, j'en apprends un peu plus sur le gars, ce soldat qui n'a pas encore défini sa ligne de route pour les années futures. Il n'est pas encore connu, mais il sait déjà que sa voie passera par les Arts. Tel un saltimbanque, il écrit, il gratte de la guitare, il traîne dans les cabarets de jazz, il dessine, il s'essaie au théâtre, il rit, il pleure, il est entier, il a même une conscience politique et applaudit à la fin de la guerre d'Algérie. Autre point de ces lettres, la découverte de l'Algérie, la rencontre des gamins, la découverte des paysages, du désert, de la pauvreté mais aussi des sourires.

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