• C’est pas Noël pour tout le monde... Désolé mais cet article n'occulte pas l'hypocrisie...

    C’est pas Noël pour tout le monde

    Le Mur de la Honte à Calais (France)

    Non, ce n’est pas vraiment Noël pour tous les Gazaouites, les Alaouites, les Yazidis, les Chrétiens d’Orient, les Nigérians, les victimes d’Ebola, les victimes du terrorisme, les victimes du racisme, les victimes de la connerie…

    Non ce n’est vraiment pas Noël pour les « sans-papiers », "les sans-abris"… Ceux qui se trouvent derrière le mur de la honte à Calais.

    Non ce n’est pas vraiment Noël pour « les sans-emplois », pour ceux qui vivent avec 400 euros par mois.

    Et c’est chaque année pareille. Petit Jésus, ta crèche est bien jolie, mais autour, c’est devenu un sacré bazar.

    Nous pourrions dire que Noël est une frénésie de consommation annuelle qui cause des ravages à notre environnement, les sites d’enfouissement de déchets se remplissant de tous ces matériaux d’emballage inutiles et des cadeaux non désirés qui sont jetés à la poubelle. Les enfants du Tiers-Monde travaillent pour fabriquer les jouets de nos enfants… qui finissent à la poubelle. 

    Noël a aussi un côté fête obligatoire, fête commerciale et le sentiment de générosité convenue qui s’en dégage. 

    Comment peut-on comprendre qu’il faut attendre un moment donné pour gâter ceux qui nous sont chers, pour manger foie gras et autres mets soit disant festifs qu’on retrouve à longueur d’année sur nos étales de supermarché mais dont le prix double en période de fête… 

    Nous pourrions  dire que grâce à Noël, le nombre de morts sur les routes va augmenter, de même que le nombre des suicides de ceux qui n’ont pas d’argent et qui vont culpabiliser d’être obligés de s’endetter parce que s’ils n’achètent rien à leurs enfants, ils seront des parents inhumains… 

     Noël est une fête de famille. Le problème c’est que tout le monde n’a pas une famille et que tout le monde ne veut pas être avec sa famille ! Noël est surtout la fête des enfants et ceci quelle que soit leur religion. Le problème c’est que tout le monde n’a pas d’enfants ! 

     Noël est un moment de célébrations, de réjouissances, de retrouvailles… Pour certains, c’est un mauvais moment à passer, particulièrement pour les personnes déprimées, seules, malades. 

     Les fêtes constituent un moment où l’aspect social et familial est omniprésent. C’est la période où l’on accorde beaucoup d’importance aux proches et aux amis. Les gens déprimés sont souvent isolés des autres, et leur solitude exacerbe leur état lors des périodes où les autres se réjouissent. La solitude est incompatible avec le message public véhiculé pendant les fêtes. 

     Lorsqu’on est sans famille ni amis, ou qu’on vit des conflits avec eux, les Fêtes rappellent l’état de solitude dans lequel on vit. Et la situation devient un cercle vicieux : les gens déprimés sont souvent isolés des autres, et leur solitude exacerbe leur état lors des périodes où les autres se réjouissent. 

     Aucune autre fête n’apporte autant de clichés de la « sacro-sainte famille ». C’est l’époque de la reconstruction du clan, avec tout ce que cela comporte. Malheur aux autres : les orphelins (par deuil ou par abandon), les marginaux, mais aussi tous ceux qui vivent mal leur différence au sein de leur famille, et qui ont été, ou se sont, exclus du noyau. Il existe de multiples raisons à cet isolement, à chercher parfois très profondément dans les méandres du cœur et de l’esprit. 

     Par obligation familiale, on se doit de passer Noël avec ses oncles, ses tantes, ses grands-parents. On doit répondre quinze fois aux mêmes questions : « Ça va bien dans les études ? Le boulot ?… Toujours pas de boulot ? ». Et à la fatidique question « Ça va bien ? », il faut se forcer à dire « oui », que ce soit vrai ou pas, parce que c’est Noël pour eux…

    Alors quelques exemples  pris au hasard dans la région picarde :

    Alors que les comptines de Noël emplissent les rues des communes, certains comptent les jours espérant en finir rapidement avec cette période.

     

    C’est pas Noël pour tout le monde

    L’esprit de Noël n’envahit pas toutes les chaumières. Alors que la foule se presse dans les boutiques et que les lumières colorent les rues, certains Haut-Samariens se passeraient bien des fêtes de fin d’année.

    «  Pour moi, c’est juste du business. Ça me saoule  », s’énerve Géraldine, une trentenaire habitant Péronne. «  C’est très hypocrite, tout le monde se force à acheter un sapin et à faire des cadeaux, alors que deux semaines plus tard, ce sont les soldes.  »

    Et elle ne sera certainement pas la seule, le 24 au soir, à se forcer à sourire. Aurélia, 17 ans, appréhende aussi les fêtes de fin d’année. Surtout le réveillon de Noël. L’adolescente va devoir une nouvelle fois passer la soirée avec seulement l’un de ses deux parents. «  J’ai deux familles, ça n’est pas très simple. Et puis, il y a toujours des jalousies à cause des cadeaux. Avant quand j’étais plus jeune, c’était mieux, maintenant j’aime de moins en moins Noël  », lâche la jeune fille.

    Pour beaucoup, les fêtes de Noël sont une corvée ou même un moment douloureux.

    «  On nous parle de la magie de Noël, mais franchement, il y en a combien qui se privent de manger pour pouvoir acheter un petit cadeau à leur enfant  », souffle Corinne, une habitante d’Albert. Avec ses quatre enfants, elle va «  se forcer  » à faire un réveillon, mais ce ne sera pas de gaîté de cœur. «  Je vais le faire pour les enfants, mais franchement je déteste cette période. J’ai perdu mon frère il y a 20 ans, à chaque fois je pense à lui. Cette année, je ne voulais même pas mettre de sapin, c’est ma fille qui l’a installé.  »

    Noël est bien souvent une période terrible pour les familles endeuillées. Plus que jamais, les fêtes rappellent le manque de l’être cher. «  D’année en année, les gens disparaissent et les Noël perdent de leurs saveurs. Depuis que mon beau-frère est décédé, le jour même de Noël, nous n’avons plus le cœur à la fête  », avoue aussi Martine Muguet, une habitante de Doingt-Flamicourt. «  Nous nous réunissons pour les enfants, mais ça nous met le bourdon.  »

    La solitude pèse aussi particulièrement au moment des fêtes. Parents isolés, personnes retraitées ou célibataires endurcis, certains Haut-Samariens n’ont tout simplement personne avec qui trinquer le soir du réveillon. «  Je ne ferai rien pour Noël cette année encore. Je n’ai même pas de sapin À quoi ça sert ? Ma famille est loin, il n’y aura personne pour le regarder. Au contraire, je suis pressé que ce soit fini  », lâche Patrice Lardennois, en faisant ses courses.

    L’homme va tout de même se faire un repas un peu spécial pour marquer le coup, «  un plateau de fruits de mer  », mais il passera sa soirée à lire un livre « comme d’habitude ».

    À ses côtés, un autre monsieur acquiesce, avec un sourire triste. «  Moi pareil. Je ne ferai rien de particulier. Ce sera la deuxième année, que je serai seul ce soir-là. Depuis que mes enfants n’habitent plus avec moi, je ne fête plus Noël  », raconte Frédéric Koch, 39 ans, un habitant de Sailly-Saillisel. Cette année, tout de même, il essaiera au moins d’aller voir quelques amis le lendemain, le 25 décembre.

    Dordogne : près de 70 % des Périgordins déprimés par Noël

    C’est pas Noël pour tout le monde

    Tout le monde ne sera pas autour d'une table de fête ce soir. © Photo

    Archives Michel Amat

    http://www.sudouest.fr/2014/12/23/dordogne-pres-de-70-des-perigordins-deprimes-par-noel-1777490-2147.php

    Les résultats de notre sondage et les commentaires des internautes montrent bien que ces derniers jours de l'année ne sont pas synonymes de fête pour tout le monde.

    Vendredi, nous vous parlions des fêtes de fin d'année, un moment de joie et de retrouvailles pour certains, mais aussi de déprime et de solitude pour d'autres.

    Problèmes personnels, difficultés financières, refus d'une opération commerciale, perte des valeurs premières... différents motifs sont évoqués pour ne pas célébrer Noël.

    • Près de 70 % à déprimer 

    594 personnes ont répondu à notre sondage. A la question "Que vous inspirent la période des fêtes de fin d'année", 69,2% ont répondu "Ca me déprime. Je trouve que l'on en fait trop et que l'aspect mercantile a pris le dessus sur tout le reste. Il me tarde que ce moment soit passé". 28,3 % disent "Ca me rend heureux. J'apprécie de me réunir en famille, d'offrir des cadeaux à mes proches et mes enfants. C'est un moment magique."

    Sur notre site Internet, plusieurs personnes ont laissé des commentaires.

    "Les jeunes grand-parents ne sont plus primo acteurs dans cette fête. Leurs enfants qui faisaient partie de "leur" famille sont grands et à leur tour ont des enfants. Ils ont créé "leur"famille et les néo grands parents se sentent souvent exclus de cette famille, soit de fait en ne pouvant être physiquement présents avec leurs enfants et petits-enfants, soit moralement car plus en arrière que décideurs. C'est un des affres du commencement de l'état de vieillesse et c'est déprimant."

    • Fête commerciale 

    Et cet internaute de reprendre : C'est symptomatique d'une société où l'on est finalement extrêmement seul. Alors qu'elles étaient perçues naguère comme le liant d'une société, les fêtes sont aujourd'hui comme des moments mercantiles excessifs et peu respectueux de leurs valeurs premières que sont l'amour, l'affection d'autrui, etc. Les sentiments ont été remplacés par le consumérisme.

    • Etre avec les siens 

    Yaya77 se demande "où est passé l'esprit de Noël ? J'ai 40 ans et j'aime ce moment. Faire plaisir à ma femme et ma fille, se retrouver en famille pendant les congés...Ceux qui sont seuls et déprimés le sont aussi toute l'année, alors qu'ils ne mettent pas ça sur le dos de Noël". Jeanré est du même avis : "Je fais Noël et j'aime ça. C'est l'occasion d'avoir mes trois enfants ensemble à la même table."

    • Problèmes financiers 

    Un autre internaute confie : "Faute de moyens financiers, je ne fête plus Noël depuis deux ans. Je n'ai plus d'enfants à charges, mais je me suis fait petit ce mois-ci, j'ai même refusé des invitations parce que si je devais faire des cadeaux ou un repas, cela exploserait mon budget."

    Sur notre page Facebook aussi les gens ont réagi. "Moi, c'est mon porte monnaie qui déprime ! Mais bon, c'est aussi ça la magie de Noël, un claquement de doigts et pouf, plus de sous", écrit David Sol. "Vivement janvier. Ce n'est plus Noël. Maintenant, seul le fric compte alors vu la conjoncture, c'est pas pour tout le monde", déplore Mina Meyer.

    • Plus de magie ? 

    Angélique André dit : "J'ai toujours adoré Noël. Mais cette année, l'envie n'y est pas. Il n'y a plus d'esprit de Noël, plus de magie. On veut tellement nous pousser vers les nouvelles technologies que les enfants ne savent déjà plus apprécier les cadeaux. Le sapin, ils s'en fichent ! Tout tourne autour de l'argent, c'est impressionnant, on ne peut même plus faire plaisir comme on le voudrait." 

    "Nous vivons des moments difficiles toute l'année, nous ne prenons pas le temps de nous retrouver, de vivre, de profiter de notre entourage et de passer des bons moments. Il y a l'aspect financier et commercial de Noël certes, mais c'est à nous d'apporter un aspect convivial, familial, affectif à ses fêtes. C'est à nous à redonner la magie aux enfants et de faire apprécier le simple fait d'être ensemble", écrit écrit Elo Grc. "Ma famille ne dépense pas des cents et des milles pour le repas. Le plus important pour nous, c'est les invités autour de cette table, même s'ils sont peu nombreux. Nous ne demandons rien de particuliers, mais nous apprécions de nous faire des surprises pour montrer que l'on se soucie de l'autre."  

    Enfin, Alautis Dan a "une pensée pour tous les enfants placés qui ne verront pas leurs parents pour les fêtes". 

     

    « Marine Le Pen risque jusqu'à cinq ans de prison pour ses tweets d'exécutions de Daech Edith Piaf aurait 100 ans aujourd'hui « Nous pouvons regretter toutefois que sa chanson *** Non, je ne regrette rien *** (1960) est devenue l’hymne des partisans de l’Algérie française »
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