• C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Internet permet de réaliser une foule de choses… Je ne vais pas les détailler toutes  ici… Tout d'abord, Internet est un outil de recherche et d'information. C'est devenu un outil indispensable… lorsque je m’aperçois que grâce à mon blog des familles, des amis perdus de vue depuis des années ont pu se retrouver… C’est donc avec un grand plaisir que je vais répondre favorablement à Danièle Ponsot suite à son message ci-dessous.

    Michel Dandelot

    Parce que cet article est le plus beau de ce blog, en hommage à votre Lulu disparu, vous l'aviez connu en Algérie, pendant la guerre, alors je vous dédie cette chanson Danièle Ponsot

     

    Bonsoir  Michel,

    Grâce à vous et à votre blog, j'ai renoué avec une cousine, perdue de vue depuis des années et qui, découvrant sur votre blog la photo de la famille Chazarra (la famille de ma maman) et l'article sur la jeunesse de cette fratrie, en a été très émue et m'a envoyé des portraits de mes grands-parents maternels, que je n'avais jamais eus ! Ils y sont très jeunes (mais c'est vrai qu'ils n'ont pas vécu bien vieux, les pauvres !) et si vous voulez les ajouter à votre article, sur votre blog, elle m'a autorisée à vous les envoyer, ce que je fais aussitôt!

    Je vous suis très reconnaissante d'avoir permis ce rapprochement, pour l'instant épistolaire mais dont nous nous sommes promis qu'il serait suivi d'une prochaine rencontre !

    Ma grand-mère s'appelait Luisa et mon grand-père, Nicolas. 

    Merci pour tout et bonne fin de soirée !

    Amicalement,

    Danièle. 

    Parce que cet article est le plus beau de ce blog, en hommage à votre Lulu disparu, vous l'aviez connu en Algérie, pendant la guerre, alors je vous dédie cette chanson Danièle Ponsot

    Luisa la grand-mère de Danièle Ponsot

    Parce que cet article est le plus beau de ce blog, en hommage à votre Lulu disparu, vous l'aviez connu en Algérie, pendant la guerre, alors je vous dédie cette chanson Danièle Ponsot

    Nicolas le grand-père de Danièle Ponsot


    TU AURAIS PU VIVRE ENCORE UN PEU LULU

    POURTANT, PARFOIS, IL VAUT MIEUX PARTIR QUE DE TROP SOUFFRIR

    (Désolé pour la pub, à la fin de la chanson, merci de cliquer en haut à droite)

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

    "Je suis triste ce soir en apprenant le décès de Lucien Ponsot et pourtant je ne l’ai jamais vu physiquement… C’est par le biais d’internet que j’avais mis en ligne sur mon blog un article intitulé « La belle histoire de Danièle Ponsot » cette belle histoire ne sera plus jamais pareille… une page cruelle vient de se tourner… Je prends, chère Danièle une vive part à votre chagrin. Affectueusement et tristement.  Je prie votre famille de me compter parmi vos sincères amis et espère qu’elle trouvera dans mes pensées respectueuses un peu de réconfort".

    Michel Dandelot

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 vient de perdre son mari

    Merci, cher Michel.

    L'information doit en effet passer.

    Que Mme Ponsot reçoive par votre intermédiaire l'expression de mon affectueuse sympathie. 

    Amitiés,

    Jean-François Gavoury

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 vient de perdre son mari

    Bernard Goudin bonjour Michel ! Quelle triste nouvelle tu nous apportes et merci de nous avoir informé ! De tout cœur avec Danièle dans ce triste moment.

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 vient de perdre son mari

    Jacques CROS : « Merci de nous avoir informés de la triste nouvelle que nous pouvions pressentir ces derniers temps.
    Je viens d'envoyer un mot à Danièle. C'était difficile pour elle, ça va l'être encore.
    Nous espérons qu'elle trouvera du réconfort auprès de sa famille. Mais c'est quand même dur, même si dans un couple il y en a forcément un qui disparait avant l'autre ».

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 et qui vient de perdre son mari

    Jacques Jausseran : Toutes mes condoléances à cette personne admirable.

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 vient de perdre son mari

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 et qui vient de perdre son mari

    Message du 06/04/15 10:53
    De : Jacques Pradel président de l'Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs amis
    A : Michel Dandelot 
    Objet : Re: L’Association Nationale des Pieds Noirs Progressistes et leurs amis Contact: Décès du mari de Danièle PONSOT adhérente de l'ANPNPA
     
    Cher Michel, 

    Merci de m'avoir informé du décès du mari de Danièle Ponsot. 

    Bien amicalement, 

    Jacques 

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 et qui vient de perdre son mari

    Décès de Monsieur Lucien PONSOT

    Monsieur Lucien PONSOT est décédé ce vendredi 03 avril 2015 


    Communiqué du Parti Socialiste du Jura 

    C’est avec une grande émotion que le Parti Socialiste du Jura salue la mémoire de notre camarade et ami Lucien PONSOT, décédé ce vendredi 3 avril 2015, des suites d’une maladie qu’il a combattu avec tant de courage et de pugnacité.

    Militant de la première heure au sein de notre organisation politique, Secrétaire de la Section de Chaussin durant de nombreuses années, il savait rassembler et unir les hommes et les femmes. Malgré sa santé déclinante, il avait tenu à être présent lors de notre cérémonie des voeux au siège de la Fédération en janvier dernier.

    Jusqu’à ces dernières semaines il demeura aux côtés des candidats aux élections départementales sur ce territoire qu’il affectionnait tant et pour lequel il avait tant oeuvré aux côtés de son épouse, Danièle, elle-même très engagée.

    Ancien Combattant d’Algérie, Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier dans l’Ordre des Palmes Académique, Conseiller Général du Canton de Chaussin de 1988 à 2001, Principal Adjoint, Conseiller Municipal de Chaussin. C’est une vie au service des autres qui s’est éteinte hier. Serviteur remarquable de l’État et de la Nation, Lucien PONSOT aura marqué par ses engagements son territoire et notre département. Engagé professionnellement au sein de l’Éducation Nationale, c’est toute une génération qui aura su apprécier son dévouement exemplaire au service de la jeunesse.

    A sa femme, Danièle, qui l’a accompagné avec tant d’énergie jusqu’à ses derniers instants, ses enfants, ses petits-enfants, ses proches et l’ensemble de ses fidèles compagnons et amis, j’adresse, au nom du Parti Socialiste du Jura, mes condoléances les plus sincères et attristées. Qu’ils soient assurés, en ces douloureux moments, de notre profonde reconnaissance pour cette vie dédiée aux autres.

    La cérémonie civile aura lieu ce mardi 07 avril 2015 à 10h30 à la salle des fêtes de Chaussin.

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 vient de perdre son mari

    Dans la presse régionale (Le Progrès)

    Chaussin

    Adieu à Lucien Ponsot

    Je suis triste ce soir car une page cruelle se tourne dans la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir qui avait inauguré une rue du 19-Mars-1962 vient de perdre son mari

    Lucien Ponsot  Photo DR

    Lucien Ponsot est décédé à l’âge de 79 ans, ce vendredi 3 avril, des suites d’une maladie qu’il a combattu avec courage.

    Né d’une famille d’agriculteurs à Sagy, le 11 février 1936, il ne connaîtra pas son père, décédé peu avant sa naissance.

    Brillant élève, il passe avec succès le concours de l’École Normale de Lons-le-Saunier.

    En 1959, à l’heure du service militaire, il passe par les EOR – l’école des élèves officiers de réserve- et part en Algérie de 1959 à 1962. Lieutenant responsable d’une unité à cheval, une harka, c’est à Palikao qu’il rencontre Danièle -une charmante « pied-noir » – qui rentrera en France pour terminer ses études et l’épouser en 1963. De leur union naissent quatre enfants : Annie, Cécile, Marie, François

    Le couple s’installe très vite à Chaussin, où Lucien fera l’essentiel de sa carrière professionnelle.

    Professeur d’allemand puis principal – adjoint au collège Marcel-Aymé, il initie les premiers appariements scolaires et les sorties ski du mercredi.

    Très impliqué dans la vie publique comme dans la vie associative, il crée avec Jean-Marie Dussol le club de handball en 1977 dont il restera président jusqu’en 2001.

    Conseiller municipal de 1978 à 2001, conseiller général de 1988 à 2001, Lucien obtient la légion d’honneur à titre civil pour son engagement avec le grade de chevalier.

    Officier des Palmes Académiques, Lucien est aussi titulaire de la Croix du Combattant et de la Médaille Commémorative. Il était président de l’Union Cantonale des Anciens Combattants jusqu’à ce jour.


    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Et vient d'être élue présidente de l'ANACR section Jura nord

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

    Palikao (Algérie)

     

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Et vient d'être élue présidente de l'ANACR section Jura nord

     

     C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

      MAIRIE DE CHAUSSIN (JURA)

    Le 3 août 2014 : de Palikao (Algérie française) (où ils s'étaient connus dans les années de la guerre d'Algérie) à Chaussin (Jura) 51 ans de vie commune pour Danièle et Lucien Ponsot. Tous les amis de ce Blog se joignent à moi pour vous souhaiter nos vœux de bonheur exprimés avec sincérité et apportant à chaque instant de votre vie à deux l'amour, la joie et la tendresse. Félicitations à vous deux et longue vie à votre union !

    Michel Dandelot

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Aujourd'hui, 11 février 2016, c'est le jour anniversaire de mon Lulu. Voici comment il m'est apparu, pour la première fois, à Palikao, en Algérie. Un garçon plein de vie qui, comme tant d'autres, était embarqué dans une guerre qui n'était pas la sienne mais qui, selon lui, lui avait quand même apporté 2 grandes joies : la connaissance d'un pays merveilleux, qu'il n'a jamais cessé d'aimer et... sa rencontre avec moi, pour plus de cinquante ans de vie commune et la fondation d'une bien belle famille ! Nous avons été heureux... 

    Il prenait toujours son appareil photo, quand il était " en sortie" car il aimait les gens ! De son enfance paysanne, il avait gardé l'amour des animaux, surtout des chiens et des chats... cela se voit !  

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Notre chat Poupik nous a quittés il y a 3 semaines, il avait 15 ans et c'était LE chat de Lulu... Nous avons tous eu beaucoup de chagrin... surtout ma petite Chloé!

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Mon Lulu, avec le chien qui a été le sien en Algérie : Tarzan

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Avec un autre chien, qui ressemble beaucoup à celui de mon frère, Jicky mais en plus jeune !

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Au cours d'une opération.

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Lulu avait été impressionné par la prestance toute simple de ce vieillard, au hasard du passage dans un douar...

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Une gazelle. Comme elles n'étaient pas chassées, elles n'étaient pas farouches !

    C'est toute l'histoire, belle ou triste, de Danièle Ponsot, cette Pied-Noir a la particularité rare, que lorsqu'elle était maire de sa commune a inauguré une rue du 19 Mars 1962

    Celle-ci était restée plusieurs jours dans le campement...

     

     

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

    Mais oui! le temps a passé ! Aujourd'hui, cela fait 51 ans que Lulu et moi nous sommes mariés. Pendant toutes ces années, nous avons égrené au fil des jours les immenses bonheurs et les petits plaisirs, les peines profondes et les petits soucis et nous souhaitons que cela dure encore longtemps ! La famille n'était pas toute réunie pour l'occasion (ce n'est pas toujours possible) mais je sais que par la pensée, tous étaient avec nous !

     

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée


    En dessert, pas de pièce montée !!! mais un clafoutis aux figues que j'avais confectionné avec les fruits du jardin...Aujourd'hui, le bonheur, pour nous, cela ressemble à ça...

    Danièle Ponsot

     

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

     

     

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

    C’est la belle histoire de Danièle Ponsot ancienne

    maire de Chaussin (Jura) née en Algérie, mais cette pied-noir a inauguré une rue du 19 Mars 1962, nous commençons donc par cet épisode

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    Une rue du 19 MARS 1962  inaugurée  à CHAUSSIN  le  11 septembre 2010  par Roland DELAINE président départemental de la FNACA du Jura, hélas décédé aujourd'hui et Madame le Maire Danièle PONSOT.

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    CHAUSSIN (Jura) 19 mars 2012

     

    Un message de réconciliation

    et d’espoir

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    Danièle Ponsot, maire, durant la cérémonie. Photo Michèle Fernoux

    Lundi 19 mars 2012, en fin d’après-midi, plus de 100 personnes ont répondu à l’invitation de la mairie pour commémorer le 50e anniversaire de la fin de la guerre d’Algérie. Danièle Ponsot, maire, « pied-noir » et fière de l’être, a souligné l’importance de l’apaisement et de la réconciliation depuis 50 ans. La clique des Hays et la chorale de l’Alouette ont apporté une note d’espoir en interprétant « quand les hommes vivront d’amour ».

    En hommage et en remerciements à Danièle Ponsot qui est peut-être la seule maire "pied-noir" et fière de l'être, ayant inauguré une rue du 19-Mars-1962 en France, voici la chorale des Petits Enfants de Bondy interprétant "Quand les hommes vivront d'amour"

     

     Allocution de Danièle PONSOT

     Maire de Chaussin

    le 19 mars 2012

                     Il y eut le temps de la guerre, rendue inéluctable par l’incompréhension d’une situation très particulière :

                      -D’un côté, le refus de prendre en compte les revendications légitimes d’une population autochtone qui avait pourtant payé un lourd tribut aux deux conflits mondiaux de 14-18 et de 39-45 : ils avaient le droit de se faire tuer mais pas la reconnaissance de la nationalité française !

                      -De l’autre, le fait que l’Algérie, à la différence de la Tunisie et du Maroc qui en 1954 s’acheminaient relativement sereinement vers l’Indépendance, l’Algérie donc était une vraie colonie de peuplement où s’étaient implantés depuis 1830 des Français, des Espagnols, des Maltais, des Italiens qui avaient fait souche et se sentaient chez eux, sur une terre vénérée.

             Après 8 ans de conflits sanglants, après des tentatives avortées de mettre fin au problème de façon pacifique, malgré les efforts de femmes et d’hommes au grand cœur comme Germaine TILLION, Jacques SOUSTELLE ou Jacques CHEVALIER, après des événements dramatiques touchant les deux communautés, ainsi que les soldats des 2 bords et entraînant la mort de centaines de milliers d’hommes et de femmes, événements largement rappelés dans la Presse ces jours-ci, enfin une issue apparaissait avec la perspective des accords d’Evian.

             Certes, cette signature eut lieu dans la douleur puisque le Maire de cette ville, Camille BLANC, avait été assassiné par l’OAS, le 31 mars 1961, pour avoir accepté d’y accueillir la conférence devant mettre un terme à la guerre.

             Le 18 mars 1962 étaient signés, malgré tout, les accords et le 19 mars 1962 était proclamé le Cessez-le-Feu.

             Celui-ci fut accueilli avec soulagement par le peuple français et les soldats, enfin libérés de cette guerre « idiote et imbécile » comme l’avait  qualifiée Guy MOLLET, qui n’avait pourtant pas su y mettre un terme ! En revanche, ce fut l’affolement parmi la population Pied-Noir, terrorisée et prise en otage par l’OAS.

             Je citerai ici l’écrivain algérien Yasmina KHADRA : « Ce qui a rendu inévitable l’exil des Pieds-Noirs, ce sont surtout les folies insoutenables de l’OAS. Oui, une Algérie plurielle était possible ! »

             Mes chers amis Anciens d’Algérie, vous avez perdu 2 ans et plus de votre vie pour nous défendre, nous, les Pieds-Noirs, qui nous sentions tellement français, en Algérie mais tellement proches aussi de cette population arabe que nous avons laissée! Certains ont perdu leur âme dans cette sale guerre et des milliers ont perdu la vie !

             Mais après le temps de la guerre, après 50 ans de regrets nostalgiques, il est temps que viennent l’apaisement, la réconciliation et une amitié paisible entre l’Algérie et la France.

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    Intervention de Danièle PONSOT, 19 mars 2013

    Mes chers amis Anciens Combattants, souvenez-vous ! Nous étions ensemble, là-bas,  en Algérie : vous étiez dans les Aurès, dans la Mitidja, dans le Grand Sud Saharien, près des frontières Marocaine ou Tunisienne. Moi, je vivais près des coteaux de Mascara.

              Aujourd’hui, comme tous les ans, nous sommes réunis à Chaussin, pour nous souvenir et rendre hommage à tous ceux qui ont payé un tribut trop lourd à cette guerre cruelle et fratricide.

              Aujourd’hui, j’aurai une pensée particulière pour toutes les mères à qui on est un jour venu annoncer qu’elles ne reverraient pas leur fils. Qu’elles aient vécu au fond de la campagne de France ou dans une mechta algérienne, la peine était la même, injuste et insurmontable.

              Aujourd’hui, j’aurai une pensée pour le Harki, empêché de monter dans le camion se dirigeant vers le port ou l’aéroport, figé dans l’incompréhension devant ce coup du sort, résigné devant la mort annoncée.

              Aujourd’hui, j’aurai une pensée pour la pauvre vieille femme, s’apprêtant à monter dans un bateau hostile, laissant derrière elle ses souvenirs et ses morts et n’emportant avec elle,  pour tout bagage, qu’une modeste valise et…la cage de son cher canari !

              Tant de chagrins, tant de gâchis qui auraient pu être évités avec un peu plus de respect et de volonté !

              Le cessez le feu du 19 mars, s’il n’empêcha pas des exactions criminelles dans les semaines qui suivirent, a eu le grand mérite d’affirmer la volonté de la République de mettre un terme officiel aux combats en Algérie et a donc toute sa place dans les dates de commémoration reconnues par la Nation.

              Mes chers amis, comme dans la chanson, vous connaissez « le prix du sang et des larmes ». Comme les soldats qui, hier en Afghanistan, aujourd’hui au Mali, risquent leur vie pour défendre une cause, vous avez gagné le droit à la reconnaissance et au respect!

              Au nom de tous, Merci !

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    Avant de passer au témoignage  de Danièle Ponsot sur sa vie en Algérie nous rappelons notre article mis en ligne il y a quelques mois, cliquez sur le lien ci-dessous :

    http://www.dandelotmije.com/article-encore-des-temoignages-en-provenance-du-jura-cinquante-et-un-ans-apres-le-cessez-le-feu-ils-se-so-117558131.html

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    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

    L’enfance de maman

    Comme je l’ai déjà dit, maman est arrivée de Torreviejas, en Espagne, à Beni-Saf, en Algérie, alors qu’elle était tout enfant.  Mon grand-père, Nicolas, modeste pêcheur professionnel et ma grand-mère, Luisa, avaient 8 enfants. La vie en Espagne, leur pays, devenait de plus en plus difficile  et,  pour fuir la misère, ils décidèrent d’aller « tenter leur chance » en Algérie. Ils s’installèrent à Beni-Saf et commencèrent à y vivre bien modestement, l’un de sa pêche, l’autre des soins aux enfants et à la maison et à des travaux de couture et de broderie. Cependant, maman et ses deux sœurs les plus proches en âge, Louise et Clotilde,  et Manuel, le plus jeune des enfants, purent fréquenter l’école, commencer à apprendre le français et la lecture et l’écriture.

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée. MISE A JOUR LE 5 OCTOBRE 2014

    ECOLE EL GHAZALI: EX- école de Pierre Brossolette.

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée. MISE A JOUR LE 5 OCTOBRE 2014

      

    Mais le sort semblait vraiment leur être contraire car un jour, en rentrant de sa tournée de pêche, mon grand-père, tout en sueur, but un grand verre d’eau de la gargoulette, bien glacée, et s’arrosa copieusement à l’eau froide : il eut alors une réaction fulgurante et, saisi d’une congestion, mourut en quelques heures !

    Quel drame pour cette famille ! Ma grand-mère, inconsolable, ne pouvant trouver dans le souci d’élever ses enfants la ressource nécessaire à une réaction salutaire, sombra dans la dépression et, selon les dires de ma tante Madeleine, l’aînée des filles,  «  se laissa mourir de chagrin » : mes grands-parents étaient tous deux âgés de 38 ans !

    Pour les 3 plus jeunes filles et à leur grand chagrin, l’école était finie ! Maman a toujours gardé de cette situation une admiration sans bornes pour l’instruction et la lecture, qu’elle avait quand même eu le temps d’acquérir : je crois qu’elle était douée, en tous cas, elle était très fine dans ses jugements ! Elle en avait gardé aussi des complexes pour son orthographe. Elle écrivait bien, avec vivacité et fantaisie pour ce qui est du style mais il manquait les bases ! Plus tard, beaucoup plus tard, lorsque je recevais des nouvelles de mes parents, après mon mariage, je me régalais de la lire, fautes ou pas ! A nous, ses enfants elle ne tolérait pas une mauvaise note en orthographe !  Pensez donc ! Nous avions eu la chance d’aller à l’école !

    Pour toute la fratrie commença alors une vie de travail : l’aînée, Madeleine, apprit aux plus jeunes la couture et la broderie et les garçons, sous la houlette de mon oncle Nicolas, l’aîné des garçons, coiffeur, apprirent…la coiffure ! Maman m’a toujours dit combien les voisins du village avaient été attentifs et généreux vis-à-vis de  cette bande d’enfants s’élevant tout seuls (quand les parents moururent, l’aînée avait 17 ans, maman en avait 12 et le plus jeune, Manuel, 8 !) Il y avait bien un cousin qui habitait Oran mais c’était loin et il avait sa propre vie !

    Il en a résulté une éducation «  à poigne » ! Mon oncle Nicolas était extrêmement sévère et Madeleine ne badinait pas avec la morale de ses petites sœurs !

    Moi, j’ai gardé du récit de cette enfance tourmentée une grande admiration pour tous, un amour inconditionnel pour ma tante Madeleine, dont la voix m’enchantait et qui était comme une seconde maman pour ma mère et mes tantes et oncles. Ma tante Clotilde, je l’aimais beaucoup : elle était très drôle et je m’entendais bien avec ses enfants, surtout Jean-Marc (qui avait mon âge !) Je connaissais moins Louise. Quant à Nieves, je la trouvais un tantinet moralisatrice ! Mon oncle Nicolas m’inspirait un respect proche de la peur ! Ignace, lui, était sympathique mais celui que je préférais, c’était Manuel ! Il était le plus jeune des garçons (et même de tous les enfants !), il était le papa du « Petit Jean », mon cousin que je faisais passer par le trou d’une aiguille mais que j’adorais ! (il était un peu naïf !) Tonton Manuel, si beau garçon, avait été blessé pendant la guerre et il avait le bas du visage défiguré : la chirurgie esthétique n’était pas passée par là ! Mais il était si gentil et avait un tel humour que l’on ne voyait que ses grands yeux bruns dans son visage !

    Voilà pour la fratrie Chazarra ! Ils ne restèrent pas à Béni Saf mais partirent à Oran, où le cousin Rovira, qui avait du bien,  leur facilita les choses pour trouver du travail et s’installer. Lui était assez artiste et en particulier très mélomane : c’est grâce à lui que maman avait une culture musicale assez peu compatible avec sa condition ! Elle adorait la musique (eh oui !) et il l’emmenait à l’opéra et au concert. Maman était très jolie et même si sa mise était modeste, elle ne détonnait pas au milieu des belles toilettes, ayant un goût très sûr pour s’habiller. Elle me disait « Avec un rien, je pouvais m’arranger ! »

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée. MISE A JOUR LE 5 OCTOBRE 2014

    L'opéra d'Oran

    Je n’ai pas connu le cousin Rovira, il y a dans les familles des zones d’ombre difficiles à percer et je ne sais pas comment il est mort. Il était jeune, en tous cas ! Cependant je lui sais gré d’avoir su déceler chez maman ce goût de la musique et de l’avoir encouragé !

    Après une enfance fracassée, les enfants Chazarra suivirent leur voie, fondèrent à leur tour une famille, ici ou là, et continuèrent, ou pas, à se fréquenter. Après leur lot de bonheurs, de malheurs,  aujourd’hui, ils sont loin de nous mais peuvent être fiers de la vie qu’ils se sont construite !

    C'est la belle histoire de Danièle Ponsot, cette pied-noir a inauguré une rue du 19-Mars-1962. Action très rare pour être soulignée

    La fratrie Chazarra : De gauche à droite, derrière, Clotilde, Josefa (maman) Louise, Nieves.

    Devant, Nicolas et Madeleine encadrant Manuel et à leur droite, Ignace.

    Ma famille maternelle ! 

                        Danièle PONSOT (Souvenirs)

     

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    Ceci est un témoignage : je ne suis pas historienne. Mais j’ai vécu 18 ans de ma vie en Algérie et mon adolescence s’est déroulée au rythme de ce que l’on a trop longtemps appelé «événements» alors que c’était une guerre, et de la pire espèce, parce que fratricide. Voilà pourquoi la Chaussinoise que je suis devenue a eu envie de parler de « son » Algérie pendant les années à la fois lumineuses et sombres. Voilà pourquoi je m’exprimerai à la première personne.

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    Mai 2014

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    Danièle Ponsot

    « C'était le 8 mai 2014 ! Lulu (mon mari et ancien combattant de la guerre d’Algérie) a présenté Emma, lectrice du texte des Anciens Combattants et moi, je dirige la Lyre Chaussinoise, où vous reconnaîtrez François et David, venu en ami!(et en saxophoniste!) »

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    Le 11 mai : en famille, nous avons fêté l'anniversaire de Cécile ma fille qui habite Saint-Marcel (Saône-et-Loire) 

     

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    A la Lyre Chaussinoise

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    "Tous les amis de ce Blog se joignent à moi pour remercier sincèrement Danièle PONSOT de nous avoir transmis ce remarquable et rare témoignage d'une "pied noir" fière de l'être. Danièle vous nous avez fait une analyse lucide et objective du passé, de votre passé, nous vous en sommes très reconnaissants"

    Michel Dandelot

     

     

     
     
    « « Détail » de l'histoire : 30 000 euros d'amende requis contre Le PenÉtat d’urgence, surveillance et interventionnisme militaire en Afrique Les dangereuses impostures de la « guerre contre le terrorisme » *** Solidarité : Ils ont besoin de vous ! »
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