• Ce 27 mai 2016, journée nationale de la Résistance, Gaston Bernier arborera sa médaille par fierté et en hommage à tous ceux qui ont résisté, combattu, donné leur vie pour la patrie.

    Saultain : Gaston, réfractaire au STO, résistant, combattant, se souvient de 39/45

    Ce 27 mai 2016, journée nationale de la Résistance, Gaston Bernier arborera sa médaille par fierté et en hommage à tous ceux qui ont résisté, combattu, donné leur vie pour la patrie. 

    Ce 27 mai 2016, journée nationale de la Résistance, Gaston Bernier arborera sa médaille par fierté et en hommage à tous ceux qui ont résisté, combattu, donné leur vie pour la patrie.

    A 94 ans , Gaston n'a rien oublié de 39-45 et pense toujours

     à ses copains de lutte 

    Gaston Bernier , natif de Saultain, a 16 ans en 1938 et travaille aux Ateliers mécaniques. Au village, un régiment d’artillerie fixe son cantonnement: uniforme kaki et chéchia rouge, les jeunes incorporés viennent d’Algérie. D’autres contingents suivront et les hangars des fermes du village sont réquisitionnées pour entreposer vêtements et matériels pour l’armée.

    Ce 27 mai 2016, journée nationale de la Résistance, Gaston Bernier arborera sa médaille par fierté et en hommage à tous ceux qui ont résisté, combattu, donné leur vie pour la patrie.

    Carte de réfractaire de Gaston.

    Les rumeurs de guerre enflent. 1939 : « Tu vois Gaston, je connais les boches, ils sont en train de s’armer et ils vont nous tomber dessus », ces paroles de Charles Moyaux, cultivateur à Saultain qui a vécu 14-18 se confirment.

    Henri, Paul, Gustave et Joseph les quatre frères de Gaston sont mobilisés. 1940, la Belgique et les Pays-Bas sont envahis. C’est l’évacuation et l’exode sur les routes. Gaston, sa sœur Germaine et leurs parents après maintes frayeurs ne dépassent pas Saulzoir et finissent par rentrer à Saultain.

    Le 18 juin 40, l’appel du général De Gaulle résonne dans le coeur de Gaston qui écoute Radio Londres. 1941, Gaston ne peut pas rejoindre l’Armée Française en Afrique du Nord, sa maigreur due aux privations le classe inapte. Dans le Nord, la résistance s’organise ; avec ses copains Jules et Lucien, il rejoint le mouvement et la 20e compagnie FTP. Le gouvernement de Vichy mobilise la classe 42 pour le Service obligatoire du travail en Allemagne : le STO . Gaston ne se présente pas au Werkstelle boulevard Saly à Valenciennes. Il entre en clandestinité, trouve refuge à la ferme du château d’Estreux.

    La famille Monchecourt n’ignore rien de la situation de Gaston : réfractaire au STO, classé déserteur, résistant classé terroriste et recherché par toutes les polices françaises et allemandes. Il ose braver le danger et rend visite à ses parents tout comme son frère Henri qui y sera arrêté sur dénonciation et envoyé au stalag. Son frère Paul est démobilisé pour blessure.

    1943 son copain Henri est emprisonné à Valenciennes, d’où il sera libéré par le commandant de la 19e compagnie FTP Gilbert Parisse. Henri sortira vivant de la guerre, pas son sauveur. Dénoncé, il est emmené au fort de Bondues où il meurt sous la torture sans livrer ses copains.

    1944, la déroute allemande se précise. L’aviation alliée survole la région mitraillée par la DCA allemande, Gaston et ses copains de la 20e compagnie FTP recueillent les pilotes et les aident à rejoindre l’Angleterre. Ils participent à la libération de Valenciennes en septembre et beaucoup s’engagent pour rejoindre la première armée française du Général De Lattre de Tassigny qui vient de libérer Strasbourg avec la 2e DB de Leclerc. Incorporé dans la 1re DIM , Gaston franchit le Rhin sur le pont Kehl, pont de bateaux construit par le Génie. Le 8 mai 45, il est au lac de Constance.

    Le général Eisenhower décrète une permission aux militaires ayant servi sous ses ordres, Gaston revient à Estreux où l’attend Élise rencontrée en 43 et qui n’a cessé de lui écrire ces deux dernières années. A Sarrebrück, il présente les armes au général De Gaulle qui effectue une visite d’inspection aux armées et rejoint Aulendorf dans les FTA. Libéré de ses obligations militaires en août 46, Gaston épouse son Élise en 47, « soixante-neuf années de bonheur », deux filles Marthe et Béatrice, il ouvre son garage à Onnaing et prend sa retraite en 1982.

    En 2000 la Nation reconnait les services rendus à la France par Gaston en 39-45, il est décoré en 2003. Ce 27 mai, journée nationale de la Résistance, il arborera sa médaille par fierté et en hommage à tous ceux qui ont résisté, combattu, donné leur vie pour la patrie.

    SOURCE : http://www.lavoixdunord.fr/region/saultain-gaston-refractaire-au-sto-resistant-ia27b36950n3530669

     

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