• Ce dimanche 13 mai à 22h25 SUR FRANCE 5 "La Bleuite, mal mortel du FLN"

     

    Ce dimanche 13 mai à 22h25

     SUR FRANCE 5

    "La Bleuite, mal mortel du FLN"

    La plus grande opération de désinformation, d’infiltration et d’intoxication des Services français pendant la Guerre d’Algérie… Début 1957, une vague d’attentats frappe Alger et ses alentours. Pour y mettre fin, un subordonné de Massu va employer une méthode peu orthodoxe, qui fera des ravages dans les rangs des indépendantistes...

    Ce dimanche 13 mai à 22h25  SUR FRANCE 5  "La Bleuite, mal mortel du FLN"

    Ce dimanche 13 mai à 22h25  SUR FRANCE 5  "La Bleuite, mal mortel du FLN"

    “La Bleuite, l’autre guerre d’Algérie”, de Jean-Paul Mari

    Ce dimanche 13 mai à 22h25  SUR FRANCE 5  "La Bleuite, mal mortel du FLN"

    Pan méconnu de la guerre d’Algérie, car occulté de part et d’autre de la Méditerranée, la bleuite constitua la plus vaste opération jamais montée par les services secrets français contre le FLN. Son objectif : infilter, noyauter, intoxiquer… pour détruire, de l’intérieur, le mouvement de libération. De la Casbah d’Alger aux maquis de l’ALN, la manipulation sophistiquée, imaginée par un ancien d’Indochine spécialiste de la guerre révolutionnaire, se solda par des purges délirantes au sein du FLN. Toute une génération de cadres et d’intellectuels (on parle de quatre mille victimes) éradiquée et qui fera défaut au pays à l’aube de son indépendance. Reposant essentiellement sur le commentaire expert de Jean-Paul Mari et les témoignages des « rescapés » de ce terrifiant enfumage, le documentaire pointe la prégnance toujours vivace de ce poison dans la société algérienne, les déchirures fratricides non refermées.

    Ce dimanche 13 mai à 22h25  SUR FRANCE 5  "La Bleuite, mal mortel du FLN"

    « La Bleuite, l’autre guerre d’Algérie » de Jean-Paul Mari par Pauline Casabianca, étudiante en Master professionnel « Les métiers du film documentaire » à l’université d’Aix-Marseille

    Biarritz, 23 janvier, beau temps. Nous sommes arrivés en car depuis Marseille. À notre arrivée à Biarritz, nous découvrons les lieux du festival, les salles de cinéma, de cérémonie. Nous récupérons nos accréditations ainsi que la programmation des films. Commence alors la chasse : chacun épluche le programme à la recherche du, ou des films qui vont le transcender. Nous avons tous notre petit planning de films à voir avant la fin du festival. Ce planning bouge au cours de la semaine avec le bouche à oreille. Lors de mon épluchage personnel du programme, je tombe sur un sujet qui m’attire : « la Guerre d’Algérie ». Petite-fille et fille de Pied-Noir, depuis mon enfance j’entends parler de l’Algérie. J’ai su en grandissant qu’il y avait eu une guerre. Mais les souvenirs que me racontaient mes grands- parents et mon père étaient généralement heureux, nostalgiques d’un pays perdu. Puis, au fil des années, j’ai compris que la guerre avait laissé des marques indélébiles et qu’il était difficile d’en parler hors du cercle familial.

    24 janvier, pluie. C’est le grand jour, le jour du film sur la guerre d’Algérie. Jean-Paul Mari est là. Il présente brièvement le film et remercie ses partenaires pour leurs soutiens ainsi que tous ceux ayant participé à la création du film. La première chose qu’il dit est qu’il a été difficile de faire ce film puisque que personne ne voulait parler de cet évènement, la Bleuite. Cela fait 15 ans qu’il a ce projet de film en tête et il nous le présente aujourd’hui, le 24 janvier 2018. Il explique qu’à l’époque, il a essuyé de nombreux refus mais le projet a finalement pu voir le jour. La séance commence dans la grande salle Atalaya de la Gare du Midi. Le film est composé d’images d’archives, de quelques photos, de dessins qui viennent compléter les trous de l’archive ainsi que des entretiens d’anciens combattants ayant connus la Bleuite. L’élément le plus présent du film est la voix-off de Jean-Paul Mari qui explique ce qui s’est passé, c’est un commentaire historique appuyé par tous les autres éléments du film. Dès le début du film, la voix off annonce que la Bleuite n’est pas présente dans les archives, il faut donc la mettre en scène de toute pièce pour essayer de retracer ce qui s’est passé. À la tête de l’opération Bleuite, on retrouve le capitaine Léger, personnage central du film puisqu’il est à l’origine de l’opération. Ce grand stratège militaire apparaît dans le film comme un pervers narcissique. Ses capacités mentales, ses facultés de manipulation ne sont pas discutables et l’opération Bleuite est une réussite pour l’armée française. Les entretiens avec des anciens maquisards montrent à quelle point cet évènement demeure traumatisant dans les esprits. La méfiance et les tueries entraînées par la Bleuite sont encore présentes dans les esprits. Jean-Paul Mari a voulu mettre en lumière cette histoire et les rescapés qui sont près à en parler.

    Ce n’est pas la première fois que Jean-Paul Mari parle de la Bleuite. Le 05 juillet 2012, à l’occasion des 50 ans de la fin de la Guerre d’Algérie, il publie un article dans l’OBS : Guerre d’Algérie : le poison de la « bleuite ». L’article portait déjà en lui la structure actuelle du film. 

    Jean-Paul Mari est un conteur. Dans l’article comme dans le film, c’est lui qui narre les évènements. Pourquoi alors ne pas s’arrêter à l’article de journal ? Selon moi, le film permet d’ancrer le discours dans un paysage, d’ancrer cette histoire dans un manque grâce au dispositif d’animation. Il montre qu’il manque des images, à l’image de cette mémoire à trou qui refuse de se souvenir. C’est aussi un moyen de donner la parole à quelqu’un d’autre que le journaliste, et permettre ainsi au spectateur de se placer à travers cette histoire.

    J’ai été attiré par ce film parce que j’ai écrit un projet de documentaire en première année de Master. Je voulais faire un film d’animation témoin de l’histoire de mes grands-parents, une sorte de conte de leur vie avant de revenir en France. Le fait même de parler de ce projet était très compliqué pour moi. Mon père me disait que cette histoire était encore tabou, que je ne devais pas en parler si je ne voulais pas avoir de problème. Je ne le croyais pas. On était en 2017 quand même ! Je voulais parler de l’Algérie sans parler des blessures. Je voulais aborder ces deux pays en esquivant au maximum le conflit. Mais il n’est pas possible d’enlever l’ombre de la guerre sur les rapports entre France et Algérie puisque tout n’a pas encore été dit, les blessures ne sont pas refermées.

    Le discours de Jean-Paul Mari m’a donné envie de m’intéresser encore plus à cette histoire et de ne pas lâcher un projet qui pourra peut-être aboutir plus tard.

    13 janvier 2018

    Par Jean-Paul Mari 

     

     

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    au FIGRA 

     
    « La revue du Web ce 10 mai 2018 : Le putsch Le témoignage de Paul Hairault *** Quand la France déportait des Algériens en Nouvelle-CalédoniePour la quatrième fois depuis les 70 ans de ces crimes : des rassemblements pour « l’Autre 8 mai 1945 » »
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  • Commentaires

    2
    Samedi 12 Mai à 20:18

    Très intéressant, celà fait partie de tous les coups tordus de cette  guerre coloniale, et qui n'a servi à rien. Tout peuple qui veut se libérer y parvient toujours...Les États-Unis, avec de plus grands moyens, ont été vaincus au Vietnam de la même manière que la France en Algérie...

    1
    Samedi 12 Mai à 10:17
    Il me semble avoir eu entendu à la radio une émission sur les effets terribles de cette opération. Eh oui, l'armée française a essayé tous les moyens pour gagner cette guerre ! Certains n'ont pas digéré cette victoire de la paix et de la justice !
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