• Ce soir, sur FR3, à 23 h un documentaire de Georges-Marc Benamou et Jean-Charles Deniau « Oran, le massacre oublié » Attention ce documentaire est partial

     

    Ce soir, sur FR3, à 23 h

    Un documentaire

     de Georges-Marc Benamou

     et Jean-Charles Deniau

    « Oran, le massacre oublié »

    Ce documentaire n'est pas suffisamment impartial, déjà dans la présentation il est écrit « La tragédie du 5 juillet à Oran est un événement tragique, du même ordre que le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. » dire cela est déjà partial car ces deux tragédies sont incomparables… L’une se situe dans la période coloniale qui a duré 132 ans, l’autre se situe après la signature des accords d’Evian en vigueur le 19 mars 1962. Mais surtout sans l’OAS cette organisation terroriste et criminelle, responsable de 2700 victimes en Algérie et en France  la tragédie du 5 juillet 1962 n’aurait sans doute jamais existé... et cela n'est pas précisé dans ce documentaire...

    Michel Dandelot 

     

    Ce soir, sur FR3, à 23 h  Un documentaire   de Georges-Marc Benamou   et Jean-Charles Deniau  « Oran, le massacre oublié »  Attention ce documentaire est très partial

     

    Le résumé de ce documentaire

    Oran, le 5 juillet 1962. Alors que les Algériens en liesse célèbrent l'Indépendance, la fête tourne au drame. 700 habitants, européens ou musulmans ayant choisi la France, sont massacrés en quelques heures. La chasse à l'homme, déclenchée mystérieusement, dure une journée, sous le regard passif de l'armée française, bouclée dans les casernes sur ordre du président De Gaulle.

    Georges-Marc Benamou et Jean-Charles Deniau apportent des révélations nouvelles dans ce documentaire sur ce «massacre oublié» d'Oran, véritable trou noir dans l'histoire de la guerre d'Algérie.

    La tragédie du 5 juillet à Oran est un événement tragique, du même ordre que le massacre du 17 octobre 1961 à Paris. 

     

    Ce soir, sur FR3, à 23 h  Un documentaire   de Georges-Marc Benamou   et Jean-Charles Deniau  « Oran, le massacre oublié »  Attention ce documentaire est très partial

    A Oran 

    Ils occultent l'OAS 

     

    Par Anne Guérin-Castell 

     

    Le 5 juillet à Oran… Tous ceux qui avancent cette date avec la litanie des morts et disparus de ce jour-là oublient de dire la politique de terreur sanglante que menait depuis des mois l'OAS toute puissante dans cette ville, les descentes nocturnes et armées dans les quartiers habités par des Algériens, les snipers pieds-noirs qui depuis le haut de plusieurs immeubles tiraient sur toute personne tentant de sortir ou de rentrer dans le quartier Mdina J'dida (appelé «quartier nègre » !) , la bombe placée dans le même quartier qui a tué de nombreuses personnes et, alors que tout le monde accourait pour porter secours aux victimes, l'explosion d'une seconde bombe  avec un intervalle de temps calculé pour faire un carnage, l'intimidation ciblée des quelques «Européens» favorables à l'indépendance de l'Algérie, les pressions exercées sur les autres pour qu'ils se joignent aux expéditions meurtrières.
    Oran, fief des plus extrémistes et obtus membres de l'OAS, tel celui qui, des années après, déclarait fièrement qu'il n'avait tué personne de sa main mais qu'il en avait fait tuer beaucoup, Oran était devenue une ville de sang bien avant ce funeste 5 juillet, la mort avait été semée dans ses rues par ceux qui aujourd'hui s'accrochent à une histoire falsifiée qu'ils ont transmise à leurs descendants et qui, après la reconnaissance de la responsabilité de l'État dans la mort de Maurice Audin se lamentent pitoyablement : «Et nous, et nous ?»
    Est-ce trop leur demander que d'avoir au moins la pudeur de ravaler leurs larmes et le courage de regarder en face le mal auquel ils ont participé, ne serait-ce que par leur silence, ou qui a été fait en leur nom, au prétexte de les protéger ?
    Ah, disent-ils aujourd'hui, comme on les aimait, les arabes (ça leur arracherait les tripes de dire les Algériens), comme on était proches ! Ah, que je l'aimais, ma fatma, c'est elle qui m'a élevée (sans se rendre compte de ce que peut avoir de choquant l'utilisation de ce nom «fatma» donné indifféremment à toute femme algérienne) !
    Ce n'est pas l'État français qui est responsable de ce qui s'est passé le 5 juillet à Oran, c'est l'OAS et tous ceux qui ont soutenu ces assassins, implicitement ou explicitement, c'est-à-dire ceux-là mêmes qui aujourd'hui se lamentent.
      

    Anne Guérin-Castel

    Ce soir, sur FR3, à 23 h  Un documentaire   de Georges-Marc Benamou   et Jean-Charles Deniau  « Oran, le massacre oublié »  Attention ce documentaire est très partial

     

    Si  vous voulez visionner ce documentaire  vous pouvez cliquer sur ce lien :

    https://www.france.tv/documentaires/histoire/1054327-oran-le-massacre-oublie.html

     

    « "La communauté algérienne d’Île-de-France" Un film de Benjamin Colmon et Charlotte le Grix de la Salle *** Diffusion lundi 23 septembre 2019En soutien au peuple algérien : le rire de Djamila Bouhired »
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  • Commentaires

    3
    Samedi 7 Septembre à 23:37

    Le film est assez habile pour se servir de faits dramatiques pour masquer la responsabilité de ceux qui refusaient l'indépendance qui conditionnait la paix et permettre que l'idéologie du colonialisme sous-jacente occupe le terrain. L'armée n'est pas intervenue ? Elle aurait peut-être dû reprendre les opérations miliaires comme si les Accords d'Evian n'avaient pas été signés le 18 mars ? C'est sans doute ce que voulaient certains  jusqu'au-boutistes de l'OAS comme c'était déjà le cas lors de l'affaire de la rue d'Isly le 26 mars !

    2
    Samedi 7 Septembre à 18:33

    Il n’est que de voir la liste des personnes - physiques ou/et (a)morales - auxquelles la production adresse ses remerciements pour se faire une idée de l’objectivité de ce soi-disant documentaire : Agnès Rampal, Suzy Simon-Nicaise, Geneviève de Ternant, Mairie de Nice, Cercles algérianistes de Nice et Perpignan, L’Écho de l’Oranie !
    On devine par ailleurs les coupes auxquelles a donné lieu l’interview de M. Jean-Pierre Elkabach.
    Que penser, en outre, du contenu des commentaires en voix off ?
    Exemples :
    1°) « Aux exécutions et enlèvements de plus en plus nombreux du FLN, répondent les attentats de l’OAS » : ainsi impute-t-on au FLN le déclenchement du cycle provocation-répression et exonère-t-on l’OAS de sa responsabilité dans le drame des événements du 5 juillet 1962 à Oran !
    2°) « Le 19 mars 1962, les Accords d’Évian entre le gouvernement français et le GPRA sont signés » : et dire que certains historiens, avant M. Benhamou, indiquaient le 18 !
    3°) « La peste tombe sur Oran la radieuse, comme Albert Camus en avait eu le pressentiment », référence ô combien opportuniste au célèbre prix Nobel de littérature !

    1
    Jeudi 5 Septembre à 10:54

    J'ai visionné le documentaire. Je crois qu'on ne peut pas nier la dimension apocalyptique du drame qui s'est déroulé à Oran le 5 juillet 1962. Mais il est nécessaire de replacer ce qui s'est passé ce jour-là dans le contexte de ce qu'a été le colonialisme, la guerre, avec ses exactions, engagée pour le perpétuer, le comportement de l'OAS après la signature des Accords d'Evian. C'était un refus de l'indépendance de l'Algérie dans laquelle on s'était engagé. On peut alors comprendre la violence qui s'est manifestée dans des actes insensés et horribles. De même le blocage des décisions de la France a dû crisper ceux qui avaient la responsabilité de leur application. La barbarie a pu se développer sur un tel terreau.

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