• «Choisir entre manger ou se chauffer» : le nouveau rapport choc sur l’explosion de la pauvreté dans le pays

     

     

    «Choisir entre manger ou se chauffer» :

    le nouveau rapport choc sur l’explosion

    de la pauvreté dans le pays

     

    «Choisir entre manger ou se chauffer» : le nouveau rapport choc sur l’explosion   de la pauvreté dans le pays

     

    Le Secours Catholique a sorti ce jeudi 12 novembre un rapport choc sur l’ampleur de l’extrême pauvreté dans notre pays. Des millions de Français doivent choisir entre manger ou se chauffer. Acheter un manteau à son enfant ou payer la facture d’électricité. Avec 537 euros en moyenne, les personnes accompagnées par l’association vivent en dessous du seuil d’extrême pauvreté. Le reste pour vivre se transforme en « reste pour survivre ». 20 milliards sans contreparties pour les plus grandes entreprises, 800 millions pour nos concitoyens les plus pauvres ? C’est le choix du « plan de relance » du gouvernement. Le Président des riches porte mieux que jamais son surnom.

    537 euros par mois pour survivre

    La température va s'écrouler. Il va faire froid. Glacial. Des millions de nos concitoyens doivent effectuer des choix impossible : manger ou se chauffer. Pour ramener un peu de nourriture à ses enfants, on oublie de payer la facture d’électricité. Et un engrenage infernal se met en branle. La chute peut-être vertigineuse. 659 Français sont morts de la rue l’année dernière. Le rapport du Secours Populaire alertait déjà fin septembre sur la pauvreté qui fracasse notre pays. 1 000 000 de personnes. C’est le nombre de Français qui ont basculé dans la pauvreté depuis le début de la crise sanitaire. 10 millions de nos concitoyennes et concitoyens vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté (1 063 euros). Dans la septième économie mondiale.

    Un Français sur trois est en perte de revenus. Un Français sur 4 ne mange pas à sa faim. Un Français sur 2 n’est pas parti en vacances cet été. Les demandes de RSA explosent : + 10 % sur l’ensemble du pays. Les demandes alimentaires ont bondi de 30%. Les chiffres sont là. Ils sont connus par le gouvernement. Le rapport du Secours Populaire a été publié le 30 septembre. Le gouvernement est pour l’instant resté aveugle aux balises de détresses. C’est donc au tour du Secours Catholique de tirer la sonnette d’alarme. Dans un rapport qui devrait faire l’effet d’une déflagration dans les bureaux ministériels, le Secours Catholique alerte sur l’explosion de l’extrême pauvreté en France. En 2019, le niveau de vie médian de l’ensemble des ménages accompagnés par l’association est de 537€. Un montant largement inferieur au seuil d’extrême pauvreté (716€ par mois en 2019). Un quart des personnes accompagnés par le Secours Catholique ne percevaient même aucune ressource.

    La part des mères isolées est trois fois plus importante que dans le reste de la population. Nos anciens y sont également tristement surreprésentés, les plus de 60 ans représentant désormais 15% des adultes accueillis. Les étrangers également, représentant près d’un adulte accueilli sur deux, parmi lesquels de plus en plus de femmes. Autre fait noté par le rapport, si la pauvreté est bien présente sur tout le territoire, elle frappe plus fortement dans les grandes villes. La sociologie du public accueilli par l’association est diversifiée mais les femmes seules, les personnes âgées, les étrangers et les habitants des grands centres urbains y sont donc surreprésentés.

    Le gouvernement a choisi son « camp »

    Le rapport ne se contente pas de donner des chiffres et de dégager des tendances statistiques. Il retranscrit concrètement les conséquences de cet extrême pauvreté, les privations quotidiennes et les arbitrages impossibles auxquels sont confrontées les personnes en situation de pauvreté : « chauffer le logement ou se nourrir, acheter un habit pour la rentrée ou payer la facture d’électricité ». Pour 4 de ces ménages sur 10, il est impossible d’assurer les dépenses alimentaires :  « Le reste pour vivre se transforme en reste pour survivre ».

    Face à cet océan de misère, que fait le gouvernement ? Rien. Ou si peu. Des miettes. 800 millions d’euros. 0,8% de son « plan de relance ». Sa croyance ? La politique de l’offre. Distribuer des milliards aux entreprises sans aucunes contreparties. Et attendre que ça ruisselle. Problème, ça ne ruisselle pas. France Stratégie, institution rattachée au Premier ministre, qu’on ne peut donc pas soupçonné de « gauchisme », a sévèrement taclé le CICE dans un premier rapport publié à la rentrée. 90 milliards d’euros déversés sur les entreprises entre 2013 et 2017, soit 18 milliards d’euros par an, pour la maudite création de… 100 000 emplois. Un coût faramineux de 900 000 euros par emploi créé. De l’argent public gaspillé, envoyé directement dans les poches des… actionnaires. Et avec son « plan de relance », le gouvernement poursuit exactement la même logique que le CICE : donner des milliards aux plus grandes entreprises, sans aucune contrepartie.

    Un rapport du comité d’évaluation des réformes de la fiscalité piloté par France Stratégie, publié le 8 octobre dernier, dresse un précieux constat sur les conséquences de la politique économique d’Emmanuel Macron. Et notamment de deux mesures du début du quinquennat. La suppression de l’impôt sur la fortune (ISF) et l’instauration de la « flat tax » ont fait exploser les revenus des 0,1% les plus riches et la distribution de dividendes en France. Passant de 14,3 milliards en 2017, à 23,2 milliards en 2018, les dividendes ont ainsi explosé lors de la première année du quinquennat de plus de 60% ! Ces dividendes sont de plus en plus concentrés dans la population. En 2018, ce sont 0,1 % des foyers fiscaux, soit 38 000 personnes, qui ont ainsi perçu les deux tiers de ces 23,2 milliards d’euros de dividendes. Parmi eux, 0,01% des foyers fiscaux, soit 3 800 ultras riches ont capté à eux tout seul le tiers de ces 23 milliards d’euros. Le gouvernement a donc choisi son « camp », pour reprendre les mots du préfet Lallement. 

     

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  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Novembre à 09:43

    Macron avait dit qu'il ne voulait plus de gens dans la rue. Les sans-abris, et ceux qui sont appelés à le devenir, doivent donc disparaître, ils pourront mourir de faim, de froid ou de maladie mais on les verra plus ! Le programme annoncé sera appliqué !

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