• Collusion Front National / Les Républicains à Perpignan *** Un article d'Henri POUILLOT

    Collusion Front National / Les Républicains à Perpignan *** Un article d'Henri POUILLOT

    Collusion Front National / Les Républicains

    à Perpignan

    A Perpignan, c’est une tradition, depuis la fin de la Guerre d’Indépendance de l’Algérie de vouloir "honorer" l’Algérie Française et l’OAS. La Dynastie Alduy, père et fils, s’était distinguée. Le Père, député-maire de Perpignan avait beaucoup participé à mettre en "valeur" la Ville de Port-Vendres toute proche, symbole du départ de la colonisation de l’Algérie (voir). Le Fils a permis de réaliser une stèle dans le cimetière, en 2005, pour "honorer" les quatre condamnés à mort et exécutés pour leurs crimes commis au nom de l’OAS. Son ancien adjoint Jean-Marc Pujol, devenu maire a terminé le "Mur des disparus" et le Musée de l’Algérie Française.

    Cela ne suffisant pas, aujourd’hui, sans doute pour rivaliser avec Robert Ménard à Béziers, il est décidé de baptiser deux nouvelles rues, l’une "Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc", l’autre de "Pierre Sergent"

    Le Commandant Hélie Denoix de Saint-Marc, certes, ce fut un officier résistant, interné dans un camp nazi pendant le Seconde Guerre Mondiale. Mais pendant la Guerre de Libération de l’Algérie, à la tête du 1er REP (Régiment Étranger de Parachutistes) il s’est distingué en pratiquant massivement la torture, comme l’ont fait les nazis, et ensuite il participa au putsch du 21 avril 1961 pour tenter de renverser la République. Certes il a été réhabilité, amnistié... Comment peut-on honorer un individu qui tenta de renverser la République ? Ce symbole montre comment peuvent être galvaudées les valeurs de notre république.

    Pierre Sergent, dont les obsèques en 1992 se sont déroulées dans la cité catalane, était un anti-communiste notoire et une figure de l’extrême droite française puisqu’il a porté à plusieurs reprises les couleurs du Front national lors d’élections, allant jusqu’à être élu député au printemps 1986. Résistant à l’âge de 18 ans dans le maquis de Sologne, il devient ensuite officier durant la guerre d’Indochine puis en Algérie où il participe au putsch d’avril 1961. Il est condamné à mort en 1962 et 1964, par contumace pour son activité de responsable OAS, il s’était enfuit en Suisse et en Belgique. Il bénéficiera de la loi d’amnistie de 1968.



    En 1985, il intègre le comité central du Front national, jeune parti de Jean-Marie Le Pen. Ce parti d’extrême droite le parachute en Roussillon où il n’a pas de lien personnel, mais il s’agit de miser sur son image auprès des électeurs pieds-noirs. Il obtient respectivement 25 % et 30 % des votes aux deux tours des élections municipales, et il mène le FN au score de 46 % aux élections cantonales de 1989.

    Aujourd’hui, le maire Les Républicains, Jean-Marc Pujol a annoncé en conseil municipal le 20 avril dernier que son projet datant de 2014 de rendre les "honneurs" à ces deux sulfureux personnages allait se concrétiser dans les prochains jours.

    Cet exemple montre comment la collusion entre "Les Républicains" et le Front National dans cette ville, dans la région, se porte bien. C’’est tout un symbole, y compris pour la jeunesse : même des personnes condamnées (dont l’une même à la peine de mort), ayant voulu renverser la République, peuvent être ensuite "honorés". Ensuite, ces "élites", ceints de leur écharpes tricolores, dans le discours d’inauguration, vont réclamer le respect de la police, une exemplarité, le respect des valeurs de notre République et se permettent de les bafouer...

    Henri POUILLOT

     

    Collusion Front National / Les Républicains à Perpignan *** Un article d'Henri POUILLOT

    Port-Vendres (66)

    Des lieux "nostalgiques" du colonialisme

    La nostalgie de Sidi-Ferruch

    Cette "reconstitution historique" de cette nostalgie de la présence française en Algérie est composée d’une part de photos personnelles, d’informations que j’ai glanées et d’autre part de références prises dans les site internet "Alger-roi" et de la Ville de Port-Vendres.

    En mai 1986, visitant, à la demande du maire de Port-Vendres la Redoute Béar (redoute que l’édile municipal désirait consacrer à la mémoire de l’Algérie Française), le conseil d’administration du Cercle Algérianiste des P.O fut captivé par la beauté du site grandiose qui s’étalait sous ses yeux. Le colonel Jacques Puigt évoqua Sidi-Ferruch et son monument du Centenaire de l’Algérie Française. L’étincelle avait jailli, la flamme était allumée. Avec l’approbation de Jean-Jacques Vila, maire, de Paul Alduy, sénateur-maire de Perpignan (auquel le fils Jean-Paul a succédé ensuite, avant de laisser la place à son premier adjoint après le scandale des chaussettes), l’action était lancée et Jacques Farran, Député et Président de la C.C.I. se dévoua corps et âmes, si bien, qu’en juillet 1987, tous les présidents des associations d’Anciens Combattants et de Pieds Noirs eurent la larme à l’œil lorsqu’ils purent admirer, reconstitué à plat, dans la marbrerie Vergès, le bas relief primitif.

    Le Mémorial de Sidi Ferruch


    Sur cette esplanade de l’Armée d’Afrique qui donne une vue magnifique sur la Mer, à coté de la "Redoute de Béar" transformée en "mini-musée de l’Algérie Française", on remarque ce mémorial au bas duquel est reconstitué une réplique de l’un des bas-reliefs du monument qui glorifiât la présence française en Algérie. La stèle, taillée par Emile Gaudissart symbolise l’union des deux populations.

    Le Musée du Mémorial de Sidi Ferruch

    Géré par l’association "Les amis de Sidi Ferruch" (association en relation avec les cercles algérianistes, dans cette même mouvance...), le musée du mémorial de Sidi Ferruch perpétue la mémoire de plus d’un siècle d’histoire. A l’intérieur du musée, des photos et des textes originaux vous immergeront dans la vie quotidienne d’ Algérie de 1830 à 1962 (Agriculture, industrie, scolarité, santé). Vous y découvrirez également que Port-Vendres avait tissé de solides liens avec l’Algérie française grâce aux relations touristiques et commerciales. Enfin toute une partie du musée est consacrée à "l’armée d’Afrique" et à son riche patrimoine militaire (Première guerre mondiale, campagne d’Italie etc..). Insignes, armes et uniformes vous plongeront dans l’univers des Zouaves et autres Spahis qui servirent la France avec honneur et gloire.

    Selon l’office du tourisme, ce musée n’est désormais que rarement ouvert, contrairement aux horaires annoncés sur le site de la Ville de Port-Vendres.

    La Redoute Béar est transformée en Mini-musée de l’Algérie française. Une salle est consacrée à l’armée d’Afrique, elle contient le reste des plaques de marbre qui portaient les inscriptions et qui ont été détruites à Sidi-Ferruch. Une seconde salle évoque les relations maritimes entre Port-Vendres et l’Algérie et l’action de la France en Algérie.

    A l’occasion de l’inauguration de ce musée le sénateur-maire de Perpignan Paul Alduy (père de Jean-Paul Alduy l’actuel sénateur-maire), après avoir dressé un bref historique du débarquement à Sidi-Ferruch, rappela que lors des fêtes du Centenaire, à Sidi-Ferruch, les quatre personnalités les plus importantes du Culte musulman adressèrent un vibrant hommage à notre patrie la France, et saluèrent l’Armée française qui avait apporté à la terre d’Algérie les bienfaits du génie de la France. Il continua en parlant "des 6 à 7 mille martyrs qui ont été assassinés avant le 19 mars 1962, " ce qui a pleinement légitimé la défense des Français, c’est-à-dire les opérations que l’O.A.S. a mené à l’époque car il fallait savoir se défendre. " M. Alduy évoqua "les centaines et les milliers de soldats de toutes confessions, de toutes origines venant de la terre d’Algérie qui allaient se battre sur les fronts d’Europe et notamment à Montecassino pour permettre la restauration de la liberté dans le monde d’aujourd’hui." Avant de conclure : "Oui, Pieds-Noirs mes frères, nous vous avons compris, certains depuis très longtemps, d’autres vous comprennent aujourd’hui et nous vous devons pour avoir fécondé la terre d’Algérie, nous vous devons le plus grand des mercis, la plus vive des gratitudes."

    Les reliques ramenées de Sidi Ferruch

    Malgré une campagne de presse "délirante" qui retarda les décisions à prendre, le Conseil Supérieur du Centenaire adopta dans sa réunion du 23 janvier 1930, le projet de monument du Centenaire, présenté par le sculpteur Ernile Gaudissart, qui s’engagea à achever avant la visite du Président de la République : Gaston Doumergue, visite qui était prévue pour le 5 mai de la même année. Monsieur Lagémie, entrepreneur, se mit aussitôt au travail et les matériaux utilisés pour le gros œuvre furent la pierre provenant de la démolition des casemates érigées sur l’emplacement desquelles fut édifiée la salle de conférence, appelée depuis "Salle Pierre Bordes". Les Indigènes n’avaient qu’à aller trouver un toit ailleurs...-----Le 5 mai 1930, reçu par les troupes composées du 9è zouaves, de deux compagnies de tirailleurs sénégalais, d’une compagnie de tirailleurs algériens, d’une section des Équipages de la Flotte, d’un peloton de chasseurs d’Afrique, le Président de la République inaugure le Monument en présence des personnages officiels, de M. Second, maire de Staouéli et de Madame la vicomtesse de Bourmont veuve du petit-fils du troisième fils du général de Bourmont. Cérémonie simple, et émouvante.
    Le 14 juin 1930, au pied du monument a lieu la "FETE de l’UNION des POPULATIONS FRANCAISES et INDIGENES à SIDI FERRUCH". Son titre est éloquent. II faut relire les déclarations de M. Hadj Hamou, parlant au nom du personnel des mosquées pour en avoir un écho impressionnant et émouvant. Une petite parenthèse. Cette cérémonie fut aussi l’occasion de restaurer le marabout de Sidi Ferruch.

    Le 14 juin 1988, au cours d’une prise d’armes grandiose, en présence de toutes les autorités représentant l’éventail politique complet allant des indépendantistes catalans au représentant du duc d’Anjou (en passant par les socialistes, radicaux de droite ou de gauche, du centre, etc, ...) de plus 5000 de nos compatriotes, d’ici et de là-bas, le nouveau monument était inauguré, dans cour de la Redoute Béar à Port-Vendres.
    Un navire de guerre était spécialement venu de Toulon pour faire retentir la corne de brume pendant la sonnerie aux Morts exécutée devant le Monument. Des détachement de différentes armes rendaient les honneur. Une partie de la "Coecilia" d’Alger entonnait des choeurs. Un représentant Français de l’Étranger était venu du Québec.
    La Redoute Béar est transformée en Mini-musée de l’Algérie française. Une salle est consacrée à l’armée d’Afrique, elle contient le reste des plaques de marbre qui portaient les inscriptions et qui ont été détruites à Sidi-Ferruch. Une seconde salle évoque les relations maritimes entre Port-Vendres et l’Algérie et l’action de la France en Algérie. Depuis 1989, chaque année, le 14 juin, à 11 heures du matin, une cérémonie du Souvenir se déroule au pied de ce monument à la mémoire de tous civils et militaires, de toutes ethnies et de toutes confessions qui, glorieusement ou obscurément, ont créé et fait fructifier l’Algérie Française.




    Le 4 juillet 1962, l’Algérie devenue indépendante, dans la nuit, le 3è R.P.I.M.A. récupéra le bas relief, ce qui restait des plaques portant les inscriptions, et plastiqua l’armature de béton qui les soutenait. Rescapées ces nobles pierres furent transportées à Carcassonne avant d’être remises à l’École de Saint Maixent où elles séjournèrent pendant 25 ans.

    Les textes de ces deux plaques sont significatifs. Ces reliques, considérées comme telles ont évidemment une signification historique, mais elles traduisent une certaine nostalgie de cette Algérie colonisée.

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