• Combien de temps encore, en France, des sans-abris vont mourir presque dans l’indifférence générale. Pendant ce temps on entend parler des "magouilles" de certains "irresponsables&

    Combien de temps encore, en France, des sans-abris vont mourir presque dans l’indifférence générale. Merci à cette association bénévole qui nous relate cette tragédie. Pendant ce temps on entend parler des "magouilles" de certains "irresponsables" politiques. Quel écoeurement !!!

    "Tant qu'il existera la misère, aussi longtemps que règnera l'exclusion, nous ne connaîtrons ni la paix de l'âme, ni la paix, ni la joie du cœur !" [L'abbé Pierre]

     

     

    Place du Palais Royal, hommage poignant aux personnes sans-abris décédées en 2016

     

    Mardi 21 mars 2017, le collectif  “Les Morts de la Rue” rendait son hommage annuel aux personnes sans domicile fixe décédées en France. Devant un cimetière éphémère recouvrant la place du Palais Royal, le collectif a égrené les noms des 501 sans abri morts en 2016, selon un décompte du collectif. Un chiffre qui pourrait, en réalité, être six fois supérieur. Reportage. 

    Disposés les uns à côté des autres, des rectangles de fausse pelouse sont étendus sur la place du Palais Royal, figurant un cimetière éphémère. Par dessus, quelques fleurs sont déposées, comme sur de vraies tombes, ainsi que des plaques nominatives indiquant une date et une ville correspondant au décès de chaque défunt. Une mise en scène éloquente pour rendre hommage aux personnes sans-abri décédées en France en 2016.

    “En honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants”                                                                                             

    Devant une foule de badauds, les membres du collectif énumèrent un à un ces noms d’individus oubliés, précisant le jour et le lieu de leur mort. “Mohamed D. , 66 ans, le 19 janvier, à Villejuif”, “Florian, 52 ans mort le 6 mars à Grenoble”, “Poppa, 26 ans, 14 octobre 2016, Ile-de-France”. Certains, dont l’identité est inconnue, sont simplement appelés “un homme”. Emu, le public, venu assister à cet hommage, se recueille. Seuls quelques sanglots viennent rompre un silence frappant.

    En 2016, le collectif, qui s’appuie sur les témoignages de riverains ou d’associations, a dénombré 501 décès. “On pense qu’il y en aurait six fois plus” déplore Cécile Rocca, soit environ 2 800. Parmi eux, 46 femmes et 11 mineurs, dont six avaient moins de 5 ans.

    Entre deux noms, les bénévoles du collectif décrivent le quotidien des sans-abris. Des mots poignants, plus percutants que de longues descriptions. “Vivre à la rue, on en crève. […] Dormir dans sa voiture, sur des cartons. […] Peur, peur, peur du viol “, racontent-ils, comme on récite un poème. “Noyade, incendie, cancer soigné trop tard, épuisement”. Quelques phrases sont également reprises en chœur par le public et répétées trois, quatre fois. “Ils ne verront pas ce printemps”. Et celle-ci qui vaut peut être mille mots : “En honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants”.

    “C’est une cérémonie très émouvante, chuchote Jean-Paul, bénévole à la Soupe Saint-Eustache. Il est indispensable de se souvenir de ces personnes décédées dans l’indifférence”. A quelques mètres de là, Marion, travailleuse sociale, regrette que “l’on ne prenne pas plus de temps pour penser aux personnes sans-abri. On les croise tous les jours, ils font presque partie de notre quotidien, mais lorsqu’ils meurent, on ne pense plus à eux”.

    “J’aimerais tant qu’ils sachent qu’aujourd’hui, leur perte nous bouleverse” 

    Une fois tous les noms évoqués, le public est appelé à se recueillir autour du cimetière éphémère. Thomas, un jeune musicien, joue du djembé avec entrain. “Chaque année, le collectif réfléchit à une installation autour d’un thème, explique Cécile Rocca, coordinatrice du collectif. Pour cette fois-ci, nous avons eu l’idée du printemps. Nous souhaitions faire un geste de deuil, comme déposer une fleur sur une tombe”.

    Une installation que Pauline, éducatrice venue avec une amie, juge “sobre, mais évocatrice”. A quelques mètres de là, Pascal, ingénieur accompagné de son fils Matteo, lit les noms déposés sur les rectangles de pelouse. “C’est terrible. Certaines de ces personnes n’avaient qu’une trentaine d’années. J’aimerais tant qu’ils sachent qu’aujourd’hui, leur perte nous bouleverse”, confie-t-il, les larmes aux yeux.

    Repas offert et notes de musique 

    Quelques minutes plus tard, à l’issue de ce moment de recueillement, le collectif remballe le cimetière éphémère. Chacun de ses membres offrent des roses aux personnes présentes et aux passants. Soupe et chocolat sont offerts pour achever cette soirée dans la convivialité au son des airs mélancoliques joués par un groupe de musiciens.

    Maéva LAHMI

    SOURCE : http://www.bondyblog.fr/201703220806/place-du-palais-royal-hommage-poignant-aux-personnes-sans-abri-decedees-en-2016/#.WNyTy2ekLX4

    Le 1er février 1954 : l’appel de l’abbé Pierre… mais 63 ans après le combat n’est toujours pas gagné

    Le 1er février 1954, l'Abbé Pierre, révolté par la misère et le froid extrême qui touche les pauvres et sans abris cet hiver là, lance un appel. Les médias radio et presse s'en font le relais. Pour l'Abbé Pierre, face à l'immobilisme de l'Etat, seuls les citoyens peuvent répondre efficacement.
    Son appel à "l'insurrection de la bonté" est entendu et l'équivalent de huit millions d'euros vont être récoltés la semaine suivante.

    En 2014 Lambert Wilson poussait un nouveau cri de colère, infiniment moderne : l'appel de l'abbé Pierre.

     

    Je marche seul dans la rue, je trébuche, j'me relève et je vois qu'on m'ignore
    Le temps s'arrête sous ma peau, mes blessures, mon mal-être il fait si froid dehors
    Peu à peu, je perds la lueur et l'espoir que j'avais dans les yeux
    Et l'ignorance de mes frères de vie me fait mal, je m'en remets à dieu

    Seul dans ce monde où le temps passe
    Il est comme les gens égoïstes et malheureux
    Et je perds espoir dans cette vie où tout va mal
    Et je tends la main mais personne ne la veux
    La la la la la la la la la
    (ah putain, fais attention
    C'est toi aussi qu'est ce que tu te mets là)

    Je n'est plus de mère, plus de père
    L'amour m'a oublié
    Les souvenirs, les beaux jours ne sont que du passé
    Et j'espère, nous repère
    (les filles...
    Aaah viens viens. il est malade lui)
    Me résout à leur tendre la main
    Ils ne voient pas, ne comprennent pas
    Dois-je leur dire, qu"un jour j'étais comme eux

    seul dans ce monde où le temps passe
    Il est comme les gens égoïstes et malheureux

    Et je perds espoir dans cette vie où tout va mal
    Et je tends la main mais personne ne la veux
    La la la la la la la la la
    Oooh oooh oooh
    Seul dans ce monde où le temps passe
    Il est comme les gens égoïste et malheureux
    Et je perds espoir dans cette vie où tout vas mal
    Et je tends la main mais personne ne la veux
    Mais seul dans ce monde où le temps passe
    Il est comme les gens égoïste et malheureux
    Et je perds espoir dans cette vie où tout vas mal
    Et je tends la main mais personne ne la veux

    (-tiens c'est pour toi
    - ah merci c'est gentil, c'est cool
    - c'est pas grand chose mais bon
    - c'est cool, non merci c'est super cool de ta part
    - j'ai été sdf pendant 5 ans. en tout cas j'te souhaite beaucoup de courage fréro
    - merci c'est super gentil, merci
    - j'te fais une accolade
    - merci c'est gentil, merci pour ta force
    - à bientôt)

    "c'est pas vraiment de ma faute si y'en a qui ont faim
    Mais ça le deviendrait si on ne changeais rien" #coluche

     

     

    « C'était le 31 mars 1961, le maire d’Evian était assassiné par l’OAS *** Alger veut saluer la mémoire de l’ancien maire Camille BlancL’Ecole Polytechnique d’Oran sera baptisée au nom du martyr Maurice Audin »
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