• Comme un signe de « mea-culpa » peut-être, plutôt dans un but électoral ? à un an de l’élection présidentielle…

    Comme un signe de « mea-culpa » peut-être, plutôt dans un but électoral ? à un an de l’élection présidentielle… 

    Guerre d'Algérie : François Hollande admet que le 19 mars marque « le début des massacres »

    Le chef de l'État, qui avait suscité une vive polémique en participant aux célébrations du cessez-le-feu signé au lendemain des accords d'Evian, a fait un geste envers les pieds-noirs et les harkis ce mardi 24 avril 2016.

    Serait-ce une ébauche de mea culpa ? Invité de France Culture ce mardi matin, François Hollande s'est exprimé sur la très controversée date du 19 mars, qu'il a choisie pour commémorer la guerre d'Algérie cette année. Revenant sur les multiples «mémoires françaises» héritées de ce conflit - dont il a d'ailleurs opposé l'aspect pluriel à l'unicité de la «mémoire algérienne» - le chef de l'État a d'abord tenté d'expliquer sa décision en assurant vouloir permettre de «vivre pleinement ensemble en France, en étant respectueux de toutes ces origines, de tous ces parcours, et de toutes ces douleurs».

    Le président de la République s'est ensuite lancé dans un laïus sur le résistencialisme (mythe développé par les gaullistes et les communistes selon lequel les Français auraient unanimement résisté dès le début de la Seconde guerre mondiale), qu'il a conclu en estimant que «pour qu'une mémoire soit réconciliée, il faut qu'elle soit connue». «Il ne peut pas y avoir de réconciliation s'il n'y a pas de connaissance, et s'il n'y a pas de reconnaissance. Si on veut taire, occulter ce qui s'est produit, alors on fait resurgir les frustrations, les colères, et les douleurs. (...) L'Histoire doit reconnaître les blessures mais ne pas blesser davantage».

    Enfin, l'hôte de l'Élysée a conclu son raisonnement de la manière suivante : «Quand je dis “les drames”, c'est aussi bien ce qu'il s'est passé à travers la répression, la torture, (et) ce qu'a été une somme de violences à l'égard du peuple algérien qui était colonisé (...). Mais il y a aussi des massacres qui ont eu lieu. Quand on parle du 19 mars, on sait (que) c'est la fin de la guerre d'Algérie, mais c'est aussi le début d'un certain nombre de massacres, dont les pieds-noirs ou les harkis ont été victimes. Donc il faut parler de tout pour que nous puissions vivre ensemble à partir de cette reconnaissance», a-t-il concédé.

    Oui M. le Président de la République il faut parler de tout sans oublier, au nom de la France, de reconnaître officiellement tous les crimes coloniaux... Alors rappelons-nous de notre article concernant le 19 mars 2016… 

    Un seul quotidien national (Le Figaro très orienté à droite) a confirmé la présence de François Hollande à la commémoration du 19 mars 1962… Comme il fallait s’y attendre les « loups hurlants sortent du bois » Les voilà les nostalgiques de la France coloniale, les voilà les nostalgiques de l’OAS, les voilà les nostalgiques des putschistes du 21 avril 1961… Les voilà dégoulinant de la haine islamophobe. Seule la FNACA est satisfaite... 

    Guerre d'Algérie : Hollande aux commémorations

    du 19 Mars

    C'est la première fois qu'un président de la République français participera aux célébrations du cessez-le-feu au lendemain des accords d'Evian, une date contestée par de nombreuses associations notamment de harkis et de pieds-noirs.

    C'est une opération périlleuse à laquelle se risque le chef de l'État. Le 19 mars prochain, François Hollande prononcera un discours devant le mémorial national de la guerre d'Algérie et des combats du Maroc et de la Tunisie, situé au Quai Branly, a indiqué l'Élysée au Figaro, confirmant une information d'Europe 1. Il viendra ainsi célébrer le 19 mars 1962, jour du cessez-le-feu en Algérie et officiellement «journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d'Algérie et des combats en Tunisie et au Maroc». Avant lui, aucun président de la République n'avait osé assister à ces commémorations, inscrites dans la loi par une proposition socialiste adoptée le 8 novembre 2012. 

    «On peut choisir n'importe quelle date sauf le 19 mars», avait pourtant averti, à l'époque, François Mitterrand, qui a toujours été opposé à l'officialisation de cette commémoration. Jacques Chirac avait inauguré le monument, mais Nicolas Sarkozy n'a jamais célébré cet évènement clivant de l'histoire de la guerre d'Algérie. À l'époque de son adoption au Parlement, le groupe UMP au Sénat avait déposé un recours devant le Conseil constitutionnel contre cet anniversaire.

    » Guerre d'Algérie: les tragédies du 19 mars 1962 

    François Hollande s'est entouré d'historiens pour rédiger son discours, qui sera analysé des deux côtés de la Méditerranée. L'Élysée souligne que le président souhaite commémorer le cessez-le-feu et non les Accords d'Evian, signés le 18 mars 1962.

    Les associations de rapatriés estiment que la date du 19 mars est celle d'une défaite et qu'elle n'a pas marqué, sur le terrain, la fin de la guerre. Mais plutôt la fin de l'engagement des autorités françaises dans la défense de leurs ressortissants et le début des violences dont furent victimes les Français d'Algérie et les supplétifs engagés aux côtés de la France.

    «François Hollande reconnaît seulement la souffrance

     des Algériens»

    Thierry Rolando, président du cercle algérianiste 

    Du côté des associations d'anciens combattants, les réactions sont évidemment contrastées. Bernard Coll, président de Jeune Pied-Noir se dit «très surpris». «François Hollande est en totale contradiction. Il avait reconnu la faute et la responsabilité de la France dans l'abandon des rapatriés et harkis, ce qui implique une reconnaissance des crimes du 19 mars», pointe-t-il, dénonçant une posture purement «électoraliste». Pour ce natif d'Alger, le 19 mars 1962 correspond à une date «sanglante». «Les sept mois qui ont suivi ont vu plus de morts civils que pendant la guerre», insiste-t-il. À l'Union nationale des combattants (UNC), qui réunit 200.000 membres, on continue de vouloir célébrer le 5 décembre, instauré par Jacques Chirac en hommage aux Morts pour la France, et non le 19 mars. «Par respect pour les milliers de pieds-noirs massacrés et la chasse aux harkis, nous ne serons pas présents. François Hollande avec ce déplacement rompt l'apaisement et insulte les morts», déplore Philippe Schmitt, directeur de l'UNC. «On va raviver les fractures sur la guerre d'Algérie!», s'inquiète de son côté Thierry Rolando, président national du cercle algérianiste. «François Hollande est en train de tourner le dos à une partie de la communauté nationale, il reconnaît qu'une seule souffrance, celle des Algériens et jette un voile d'ombre sur les drames des harkis et des Français d'Algérie. Il pourrait embrasser toutes les mémoires en se rendant aux commémorations du 5 décembre.»

    À la Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie (FNACA), au contraire, on célèbre le 19 mars 1962 depuis 1963. La décision de François Hollande de s'associer à ces commémorations est accueillie avec «joie». «Cette démarche s'inscrit dans l'esprit de réconciliation et de rapprochement avec l'Algérie, à laquelle le souvenir des harkis et des pieds-noirs sera évidemment associé», explique au Figaro Guy Darmanin, le président. Et peu importe si les violences ont perduré au-delà du 19 mars 1962. «Après tous les cessez-le-feu, il y a des vengeances», balaie-t-il.

    SOURCE : http://www.lefigaro.fr/politique/2016/03/07/01002-20160307ARTFIG00252-guerre-d-algerie-hollande-aux-commemorations-du-19-mars.php

     

     

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