• COMMEMORATION DU 1er NOVEMBRE 1954 *** Les Algériens se souviennent

     

    Je dédie l’article ci-dessous au maire extrémiste de Béziers Robert Ménard et toute la meute du même acabit… C'est confirmé le nostalgique de l'Algérie française, le nostalgique du sinistre colonialisme, le nostalgique de la criminelle OAS, le nostalgique des putschistes du 21 avril 1961 a renouvelé ce matin, à 11 h sa funeste commémoration du 1er novembre 2017, mais rappelons-nous : le 1er novembre 2017, c’est devant la stèle de la honte glorifiant l’OAS que Robert Ménard a déposé des fleurs et s’est incliné.

    COMMEMORATION  DU 1er NOVEMBRE 1954 ***  Les Algériens se souviennent

    Mais souviens-toi Ménard le contingent a refusé de suivre tes amis

     

    Béziers la Cérémonie pour la Fête de la Toussaint


    ©Ville de Béziers
    ©Ville de Béziers
    Pour la fête de la Toussaint, des dépôts de gerbes auront lieu le jeudi 1er novembre 2018 à 11h sur les stèles* du Cimetière Neuf route de Corneilhan, en présence de Robert Ménard, maire de Béziers.

    *Stèles suivantes :
    Anciens maires
    Des rapatriés
    Au petit carré militaire
    De la déportation
    Roumiguier
    Nouvelle stèle aux français morts en Afrique Française du Nord (AFN)
    Des musulmans
    Des anciens d'Algérie
    Des Harkis
    D'Indochine
    Du Drakkar
    De la Légion Étrangère
    Monument aux morts

     

    COMMEMORATION  DU 1er NOVEMBRE 1954 ***  Les Algériens se souviennent

    À l’origine, la stèle de Béziers avait été érigée à la mémoire des morts civils et militaires laissés en Outre-Mer. Peu à peu, elle a été transformée en un hommage à l’action de l’OAS. Sur cette stèle figurent les photos des quatre membres de l’OAS qui ont été fusillés après avoir été condamnés à mort par les tribunaux français, suivies de la phrase "N’oubliez jamais leur sacrifice". Il s’agit de Jean Bastien-Thiry qui organisa en 1962 l’attentat du Petit Clamart dans le but d’assassiner le général de Gaulle ; Roger Degueldre, créateur des commandos Delta de l’OAS, Albert Docevar et Claude Piegts qui avaient participé en mai 1961 à l’assassinat du commissaire central d’Alger Roger Gavoury.

      

     

    COMMEMORATION

     DU 1er NOVEMBRE 1954

    Les Algériens se souviennent

    L’Algérie célèbre ce 1er novembre 2018 l'histoire de sa lutte pour l'indépendance, marquée bien sûr par la révolution du 1ernovembre 1954. Une date mémorable où avait débuté la grande guerre d’Algérie, déstabilisant la puissance française coloniale, surprenant le monde entier et déclenchant la plus grande résurrection populaire Algérienne.

    La colonisation française en Algérie fut très longue, même assez longue, elle débuta en juillet 1830  pour s’achever à pareille époque en 1962,  s’étalant sur plus de 130 ans de présence française. 
    Ascendants, prédécesseurs, historiens et autres témoins de la guerre, racontent qu’au début du  colonialisme, la France en plus de la spoliation de l’économie du pays, des biens d’autrui,  des terres, mêla les tueries, les tortures, les massacres, les crimes contre un peuple opprimé qui ne demandait qu’à vivre tranquille et en paix.    
     ‘’L’auteur français Pierre Péan a traqué pas à pas, dans son ouvrage Main basse sur Alger (enquête sur un pillage, juillet 1930, Chihab éditions, 2005), le gigantesque hold-up que la France officielle se refuse toujours à reconnaître. L’invasion de l’Algérie avait été décidée d’abord pour des raisons purement financières : accaparer le Trésor des Algériens.’’ 
    La guerre d’Algérie, dont la révolution ayant mis fin à l’injustice, à la politique de la terre brulée, à l’impérialisme, à l’esclavage… est tout simplement une lutte nationaliste qui a été un très grand échec qu’a connu la France colonialiste de l’époque face à un peuple qui refusait toute intrusion étrangère.   
    C’est en cette journée du 1er  novembre, où la mémoire collective Algérienne se recueille, qu’un grand hommage, le plus grand est rendu à travers tout le pays aux martyrs qui ont donné leurs vies, aux  moudjahidines ainsi qu’au peuple Algérien dans son ensemble ayant participé à la lutte pour la libération du pays. 
    Pour chaque Algérien, ces commémorations visent à évoquer les actes de bravoure de nos glorieux et braves martyrs et combattants qui se sont sacrifiés corps et âme pour une cause juste. C’est pourquoi, comme de coutume, chaque année, le peuple Algérien inscrit la célébration du 1er  novembre, dans une logique de transmission du message à tous ceux qui n’ont pas vécu les affres de la guerre et du colonialisme, ce qui permet de rappeler le comportement inhumain et animal d’éléments criminels, instigateurs de  la tragédie, des effusions de sang, de l'inhumanité et des souffrances de ce colonialisme et de la guerre d’Algérie. 

    Le 1er novembre, la  lutte d’un peuple 


    Si le 1er  novembre évoque la fête de la Toussaint pour les français d’Algérie, pour les Algériens, il évoque la grande révolution, il évoque les massacres du 8 mai 1945, il évoque la liberté, il évoque la fin de l’esclavage, il évoque  la lutte pour la dignité humaine sans oublier également la perte d’un million et demi de martyrs, …Nul n’ignore que c’est en cette journée mémorable que l’Algérie, l’un des pays dans le monde ayant sacrifié autant de ses propres fils au nom de la révolution de Novembre 1954, contre le colonialisme, l’impérialisme, contre toutes les formes d’injustice, a déclaré la guerre aux français colonisateurs, ces spoliateurs des biens de l’Algérie. En effet, c’est pour toutes ces valeurs essentielles, qu’un groupe de jeunes nationalistes algériens aimant leur pays, plus que tout au monde, a organisé cette grande guérilla révolutionnaire visant à arracher l'indépendance algérienne au prix du sang, coute que coute à cette France de l’époque qui spolier l’Algérien au nom de sa « Liberté, de son Égalité, et de sa Fraternité » trahies. 
    C’est dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre 1954 , qu’à l’appel du FLN, lequel a fixé les objectifs de la lutte armée pour l'indépendance totale d’une Algérie indépendante, souveraine et sans aucun partage, qu’ont été lancées des attaques contre l’intrus colonial, marquant ainsi le début du déclenchement de la grande et ultime résurrection populaire Algérienne. 
    Avec à l’esprit ‘’Vaincre ou Mourir’’, abandonnant, parents, familles, biens, études, commerces…, c’est en moudjahidines courageux d’égal à égal que ces braves citoyens et citoyennes Algériens (es)  issus de toutes les couches sociales et de toutes les régions de l’Algérie,  munis d’armes de fortune et de quelques simples fusils…, se sont engagés dans une lutte contre la puissance impérialiste. 
    Allant toujours de l’avant, sans entrainement ni formation,  victimes de la misère, de l’inégalité sociale, de l’injustice, quitte à laisser leur vie, ces prisonniers de la colonisation, soifs de liberté, que rien ne pouvait stopper, ont défié et combattu l’une des plus grandes puissances du monde dotée d’un armement moderne et lourd, dont bombes au napalm, chars, tanks….. Et finalement, c’est au prix de son plus grand sacrifice, que la population Algérienne s’est engagée dans cette guerre qu'elle savait juste, où hommes, femmes et enfants, ont mené leur combat suicidaire pour se libérer de l’oppression immorale du joug colonial.   
    Dans cette bataille, l’Algérien tout en étant convaincu que la vérité allait triompher tôt ou tard, n’a jamais baissé les bras,  ni douté de sa force physique et morale, il a su mettre en œuvre ses convictions nationalistes citoyennes face à un adversaire bien équipé, qui sept ans et demi plus tard sera vaincu. 

     

    ‘’Mourir debout et ne jamais vivre à genoux’’ 


    Finalement,  en dépit de la tourmente d’un conflit opposant les Algériens aux intrus colonialistes, qui allait sans doute se prolonger sur plusieurs années,  les moudjahidines, fidèles à leur principe révolutionnaire, et également passionnés de leur idéal de liberté, ont pris la décision de changer leur destin, en mourant debout et ne jamais vivre à genoux.  Ces hommes qui refusaient l’esclavage de cette occupation française illégale, leur motivation était de combattre la répression et libérer l’Algérie. Aujourd’hui, c’est grâce à eux que nous mêmes et les générations à venir, jouissons et jouirons de notre liberté dans notre pays, libres et indépendants. 
    La bravoure de ces combattants Algériens de l’impossible, se distinguant par leur courage et leur sacrifice, non seulement nous réchauffe fièrement le cœur et aussi prouve à quel point, ils avaient donné leur vie, perdant tout ce qu’ils avaient de précieux pour que l’Algérie redevienne Algérienne à jamais.
         

     

    L’hommage 

    Cette 64ème commémoration s’inscrit dans une démarche de reconnaissance, de souvenirs, de recueillements à la mémoire de ceux et celles qui sont morts pour une cause juste, pour que vive l’Algérie Algérienne libre. 
    Un hommage solennel est rendu aux martyrs de la révolution, aux moudjahidines et à tout le peuple algérien qui n’a jamais accepté d’être l’esclave de quelque nation que ce soit, sans oublier  tous les algériens et algériennes qui ont combattu et même payé de leurs vies cette liberté si chère arrachée au prix du sang pour que vivent tous les Algériens dans la dignité et l’honneur.

    SOURCE : https://tipaza.typepad.fr/mon_weblog/2018/10/commemoration-du-1er-novembre-1954-.html 

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 31 Octobre à 09:07

    Le 1er novembre 1954 je n'avais pas encore 15 ans ! Je n'avais nullement conscience que cinq ans et demi plus tard je serai impliqué dans cette affaire. Comme l'avait dit un certain homme politique alors ministre de l'intérieur "La seule négociation c'est la guerre" ! Il avait tout compris ce dirigeant !

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