• Cormoranche-sur-Saône Il y a soixante ans, il faisait partie des « rappelés » pour l’Algérie

    Cormoranche-sur-Saône

    Il y a soixante ans, il faisait partie

     des « rappelés » pour l’Algérie

    Il y a soixante ans, les rappelés pour la guerre d’Algérie étaient mobilisés. L’un d’eux, le seul à Cormoranche, se souvient.

    Cormoranche-sur-Saône  Il y a soixante ans, il faisait partie   des « rappelés » pour l’Algérie

    Henri Villard a fait partie des réservistes « rappelés pour l’Algérie », en mai 1956. Un épisode bien perturbant qu’il n’a pas oublié.  Photo Robert DEROCHE

    Parmi les jeunes appelés envoyés en Afrique du Nord de 1952 à 1962, se trouvaient ceux qui ont fait partie des contingents de « rappelés ».

    Son ordre de mobilisation remis sur son lieu de travail

    Dégagés des obligations militaires, la plupart mariés et souvent pères de famille, ils ont dû quitter leur foyer et interrompre leur activité professionnelle pour partir de l’autre côté de la Méditerranée. En mai 1956, des manifestations de rappelés, opposés à cette mobilisation, avaient même eu lieu.

    Au village, Henri Villard n’a pas oublié cet épisode mouvementé. Né en 1932, appelé du contingent 53/2, il a effectué dix-huit mois de service de mai 1953 à octobre 1954, affecté aux bases aériennes de Nancy et de Dijon, d’où il est libéré de ses obligations militaires. Marié en février 1955 et installé dans la vie professionnelle, c’est le 20 avril 1956 que la gendarmerie lui remet, sur son lieu de travail, son ordre de mobilisation. Il doit quitter précipitamment son travail et son foyer alors que son épouse attend leur premier enfant pour le mois d’août. Celle-ci décidera donc de retourner chez ses parents pour préparer l’événement.

    Il débarque à Alger le 1er mai 1956. «Ce rappel sans préparation a concerné 200 000 réservistes», se souvient Henri, dont la section de fusiliers de l’air transite le 19 mai par Palestro où, la veille, 21 rappelés de son contingent sont tombés dans une embuscade. « Pas bon pour le moral », ajoute-t-il. Et c’est fin août qu’une permission de huit jours lui permettra de faire connaissance avec sa fille, avant un retour vers l’Algérie et une nouvelle séparation que son épouse n’est pas près d’oublier. Sans négliger l’incidence financière engendrée par l’interruption d’activité. Henri Villard sera libéré de ses obligations militaires le 31 octobre 1956.

    SOURCE : http://www.leprogres.fr/ain/2016/05/20/il-y-a-soixante-ans-il-faisait-partie-des-rappeles-pour-l-algerie 

     

    « Pierre Daum : "Sur les Harkis, il existe des idées reçues en France comme en Algérie" *** MISE A JOUR DES COMMENTAIRESDans la grande et belle histoire du cinéaste français René Vautier réalisateur du film " Avoir 20 ans dans les Aurès" Voici l'un de ses nombreux témoignages »
    Partager via Gmail Delicious Technorati Yahoo! Google Bookmarks Blogmarks Pin It

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter