• Coronavirus : Macron préfère l’armée à la santé *** Et puis voici la haine qui pointe son nez

    Coronavirus : Macron préfère l’armée

    à la santé

    Et puis voici la haine

    qui pointe son nez

    Crédit Photo:

    NPA / Antoine Larrache

    Dans son discours du 25 mars au soir, Emmanuel Macron n’a de nouveau annoncé aucune mesure concrète pour la santé et pour faire face à la crise économique. Sa seule annonce réelle est le déploiement de l’armée, avec ce qu’il a appelé l’opération « Résilience ». 

    La mise en scène du discours, devant des tentes, sert à habituer à une ambiance de guerre, comme l’appel renouvelé à l’unité nationale. Et bientôt le couvre-feu, comme c’est déjà le cas dans plusieurs communes, et le déploiement massif de l’armée ? Ces mesures ne permettent pas réellement de barrer à la route au coronavirus. Elles servent surtout pour le pouvoir à anticiper les contestations de sa politique.

    En effet, différents rapports montrent que le gouvernement savait et n’a rien anticipé. Une chronologie publiée par la revue la Vie des idées rattachée au Collège de France, montre à quel point les informations étaient disponibles. Elle montre d’ailleurs également l’efficacité des politiques de tes massifs, comme en Chine.

    Après dix jours de confinement, le gouvernement n’a toujours rien à dire sur le déblocage de moyens pour réaliser massivement ces tests, pour fournir des masques, du gel hydroalcoolique en quantité suffisante et des appareils respiratoires pour les hôpitaux. Il ne fait que renforcer sa version du confinement, s’enfonçant dans une vision particulière de la crise, presque uniquement répressive. Et les dégâts sont inévitables et connus de touTEs : sans mesures sanitaires, sans mesures pour arrêter la production dans les grandes entreprises non indispensables, la crise économique et sanitaire ne peut que se renforcer. Les précaires et les petites et moyennes entreprises seront les premières à subir la crise, puis ce seront les plus grandes.

    Tandis que des personnes âgées, dans les Ehpad notamment, commencent à subir en masse les effets du virus. Il est absolument indécent que Macron débloque des moyens pour l’armée et, “en même temps” félicite les personnels de santé qui se battent pour sauver l’hôpital… que son gouvernement et les gouvernements précédents s’évertuent à casser ! Il est bien obligé de promettre des primes et revalorisations, mais ne donne pas de chiffre… alors qu’il était capable d’annoncer des centaines de milliards pour les banques.

    Ce sont des mesures sanitaires dont nous avons besoin, de toute urgence : la réquisition des entreprises de la santé pour produire massivement des masques, des tests et respirateurs pour les hôpitaux, des embauches massives et immédiates pour les hôpitaux publics, la réquisition des cliniques privées, l’arrêt des productions non indispensables, avec maintien des revenus et salaires.

    À l’heure où, anticipant la crise économique, même le MEDEF parle de nationalisations – ce qui signifie qu’il anticipe une crise de grande ampleur, avec des dégâts considérables dans des secteurs clé de l’économie – il faut fermer les bourses et saisir les banques et réquisitionner des grandes entreprises. Sans de telles mesures, la crise financière va s’accélérer et conduire à la faillite et/ou à des suppressions d’emplois massives, qui risquent elles-mêmes d’aggraver encore la situation.

    Antoine Larrache 

    SOURCE : https://npa2009.org/actualite/politique/coronavirus-macron-prefere-larmee-la-sante?fbclid=IwAR1FzQEIC6iN-mdfkb_MlayWF2Iixdsp0QWQVEVVK2lIHtJF-MrOmLsKoxw

    Nous ne sommes pas en guerre

    mais ça y ressemble...

    © Alsace DNA

    Il y a ceux qui applaudissent les soignants chaque soir à 20h. Dans ma commune les applaudissements sont couverts par la musique de l’hymne de la petite ville, diffusée en parallèle… Pour que personne ne les oublie, ceux qui sont en première ligne, au front et en grand danger d’être contaminés, non pas par l’extérieur, comme l’a dit le ministre, mais bien évidemment par les patients dont ils ont la charge. Et dans les hôpitaux, grâce à l’incurie et à l’impréparation de nos gouvernants passés et présents, les soignants dans les hôpitaux, dans les Ephad à l’hôpital psychiatrique et dans les cabinets médicaux manquent des outils indispensables et basiques pour se protéger.

    Il y a ceux qui applaudissent, et il y a ceux, les immondes, qui montrent du doigt les soignants, sur les parkings et dans les immeubles et qui leur demandent d’aller voir ailleurs, de déménager… On leur colle des petits mots sur leurs portes ou sur leurs boites aux lettres ou sur leurs voitures. 

    © courageux.se anonyme 

    On ne doute pas une seconde qu’il y en a aussi, nombreux, qui signalent à la police ceux qui sortent de chez eux pour rien, voire pour quelque chose s’ils sortent trop souvent…

    C’est sûr, nous ne sommes pas en guerre, mais ça y ressemble. Les généraux, pardon les scientifiques se contredisent, et les politiques sont perdus. Et pendant ce temps long, si long, les civils, pardon, les citoyens meurent, par centaines

    Ils meurent à cause d’un virus qui est aussi contagieux que la haine…

    Mais c’est sûr, personne ne cherchera de vaccin contre la haine et la connerie. D’ailleurs ce n’est pas la peine. L’antidote existe dans notre République. Il s’appelle la fraternité… Du lourd, du très lourd. Qui fonctionne déjà.

    SOURCE : https://blogs.mediapart.fr/gtk/blog/250320/nous-ne-sommes-pas-en-guerre

    GUERRE CONTRE LE VIRUS (et pour la vie) des personnels soignants

    ou

    GUERRE CONTRE LES SALARIES : l’extrême droite, la droite, le MEDEF, les actionnaires, les riches !

    Vous êtes infirmière à l’hôpital ? Déménagez svp !

    Coronavirus : Macron préfère l’armée à la santé *** Et puis voici la haine qui pointe son nez

     

    Incroyable de sottise et de lâcheté ! Louis-Ferdinand Céline citait en son temps la vilenie et la sottise d'une partie du peuple aigri et immature. En temps de crise, ce phénomène se reproduit en France comme ailleurs.

    Ainsi, une brave aide-soignante toulousaine, qui rentrait de sa journée de combat contre le coronavirus à l'hôpital, au chevet des malades, a eu la désagréable surprise de trouver un mot surréaliste sur sa porte. Un voisin, anonyme comme il se doit, lui a adressé un courrier pour lui demander de déménager car elle menacerait la santé du voisinage ! Oeuvre d'un idiot alcoolisé, d'un désoeuvré ou de l'idiot du quartier ? La brave aide-soignante est allée au renseignement sans succès, aucun de ses voisins n'a assumé cet écrit...

    Ses collègues, usés par des heures de travail pour un salaire modique, étaient parait-il furieux, au point d'envisager une visite d'explication auprès du voisinage de leur congénère. Un cas à part, au sein d'une France solidaire par ailleurs avec son personnel soignant ? Hélas, non.

    Un rapide tout d'horizon du web en ce 25 mars 2020 nous apprend qu'à Lannion (22), une infirmière a eu droit à un mot sur son pare-brise l'invitant à garer plus loin son véhicule, de la part d'un(e) autre imbécile qui, en plus de ne pas respecter le confinement, harcèle sa voisine sans signer ses idioties. A Paris, l'appel à loger une autre infirmière a été suivi par un brave citoyen des beaux quartiers qui lui a loué, pour une somme modique, un appartement. Heureusement qu'il y a encore des gens sensés et humains. Hélas, le voisinage de la cage d'escalier l'a fait détaler, menaçant de procès le courageux propriétaire. On se demande quelle attitude ils adopteront quand ils attendront des heures pour se faire soigner à l'hôpital, faute de personnel soignant ? Qui aurait aimé être leur voisin sous l'occupation allemande ? Ne pourrait-on pas responsabiliser ces bourgeois individualistes en les obligeant à donner quelques heures de leur temps libre pour aider à la toilette des malades du coronavirus dans les hôpitaux, eux qui vivent de leurs rentes et qui n'ont jamais travaillé pour beaucoup d'entre eux ?

    Ces trois exemples de la bêtise humaine en temps de crise, sans qu'aucune poursuite judiciaire ne soit (pour l'heure) engagée à l'encontre de leurs auteurs, repliés sur eux-mêmes et peu soucieux des principes républicains d'entraide et de solidarité, témoignent d'une société rongée par le chacun pour soi et l'absence de reconnaissance du travail d'autrui. Si la crise du coronavirus permet de remettre cartes sur table pour la question de la solidarité, c'est un mal pour un bien. Le courage et l'esprit de résistance doivent l'emporter sur la lâcheté et la stupidité !

     

    Source de la photo : https://actu17.fr/coronavirus-aide-soignante-a-toulouse-ses-voisins-lui-demandent-de-demenager-par-peur-du-covid-19/

    Paris : ses voisins ont peur qu'elle ait

    le coronavirus, une infirmière obligée

     de faire ses valises

     

    Des habitants se sont opposés à l'arrivée d'une infirmière dans un immeuble, jugeant qu'elle risquait de les contaminer. "On m'a rétorqué que je n'étais pas le seul dans cet immeuble et que ce comportement était égoïste", raconte la personne qui avait trouvé l'appartement pour cette soignante.

     

    Une infirmière dans les couloirs de l'hôpital Tenon, à Paris (XXe). © AFP / Hans Lucas / Raphael Kessler

    Il y a ceux qui rendent tous les soirs hommage aux soignants qui se battent contre le coronavirus et puis il y a les autres. Ceux qui, enfermés dans des peurs, ont des comportements bien moins civiques. Comme dans un immeuble parisien où certains habitants ont refusé l'installation d'une infirmière, jugeant qu'elle risquait de les contaminer. C'est le constat qu'a fait Olivier, un Parisien du XXe arrondissement, face à l'appel à solidarité de l'hôpital Tenon, tout proche de chez lui. Une infirmière, qu'il avait pu faire héberger dans un appartement vide de son immeuble, a dû faire ses bagages suite au refus de deux autres propriétaires. 

    "On m'a dit que j'étais égoïste"

    "J'habite dans un petit immeuble de huit copropriétés et dans lequel deux appartements sont vides", raconte-t-il. Lorsqu'il apprend que l'hôpital Tenon recherche des hébergements pour du personnel soignant, ce Parisien contacte spontanément les propriétaires de ces deux logements inoccupés, desquels il obtient un accord rapide

    "L'hôpital nous a très vite proposé de recevoir une infirmière qui arrivait le lendemain de Vancouver." Pensant bien faire, Olivier a "la mauvaise idée" d'annoncer à la copropriété que l'immeuble va accueillir une infirmière qui vient renforcer les effectifs de l'hôpital Tenon.

    J'étais à mille lieues de me dire que ça pouvait être un problème mais j'ai rencontré l'opposition de deux copropriétaires.

    Mais deux familles (deux couples, plutôt âgés, soutenus par leurs enfants) s'opposent formellement à l'installation de cette infirmière. "On m'a rétorqué que j'aurais dû leur demander leur accord, que cette façon de procéder n'était pas acceptable, que je n'étais pas le seul dans cet immeuble et que ce comportement était égoïste", témoigne Olivier, assommé par les reproches de ses voisins. Il reçoit un dernier email qui achève le débat: "Nous ne souhaitons pas prendre ce risque pour notre famille et le reste des habitants."

    L'infirmière a refait les valises qu'elle venait de déballer

    Sous la pression de ces deux familles, Olivier est obligé de demander à l'infirmière, qui s'était déjà installée, de partir. "J'ai appelé l'hôpital pour les prévenir que j'avais deux copropriétaires qui s'opposaient totalement à sa présence dans l'immeuble.

    Fort heureusement, l'un de ses voisins trouve une autre solution d'hébergement. Mais "quand je l'ai vue me rendre les clés, j'ai réalisé qu'on la mettait dehors et que ce n'était pas possible, que c'était une honte", regrette-t-il. "Ces personnes ont des peurs irrationnelles, ont vu un lien direct entre elle, l'hôpital, le virus et notre immeuble. Ça va laisser des traces, je ne sais pas comment on va gérer ça à la fin de l'épidémie.

    "On aurait mieux fait de ne pas les informer", conclut Olivier, qui tire les leçons de cette mésaventure. "On va de nouveau proposer ces appartements, tant pis pour ceux qui ne seront pas d'accord", conclut-il.

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  • Commentaires

    1
    Jeudi 26 Mars à 19:08

    Eh voilà, la boucle est bouclée : désagrégation du service public de santé qui a des difficultés à l'épidémie qui se développe mais aucun aveu de responsabilité dans cette situation.

    On continue dans la même logique, celle qui privilégie le revenu du capital au détriment de tour le reste et présentement de la santé.

    Et pour compléter le tableau une répression organisée qui vise ceux qui ne respectent pas les consignes, les consignes étant d'abord de perpétuer le système économique et social qui est le nôtre même s'il s'avère incapable de rien résoudre.

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