• Corrigé du bac L et ES d'histoire-géo : l'historien et la mémoire de la guerre d'Algérie

    Corrigé du bac L et ES d'histoire-géo :

    l'historien et la mémoire de la guerre d'Algérie

     

    Corrigé du bac L et ES d'histoire-géo : l'historien et la mémoire de la guerre d'Algérie

    L'épreuve d'histoire-géo est la seconde du bac 2016 (photo d'illustration).

    REUTERS/Stephane Mahe

    Un professeur d'histoire-géo vous propose le corrigé du sujet 1b du bac d'histoire-géo pour les séries L et ES. Il pose la problématique suivante : comment l'historien a-t-il pu établir une connaissance de la guerre d'Algérie, dans un contexte mémoriel difficile?

    Après la philosophie hier, voici un corrigé de l'une des premières compositions (1b) possibles de l'épreuve d'histoire-géo des séries L et ES du bac 2016. Ce sujet 1b portait sur : l'historien et la mémoire de la guerre d'Algérie. 

    Introduction

    La guerre d'Algérie, entre 1954 et 1962, a opposé l'État français aux indépendantistes algériens. Elle est à l'origine d'un traumatisme important dans les deux pays, marqué par des mémoires concurrentes: celles des rapatriés en France n'est pas celle des harkis ; celle des combattants du FLN n'est pas celle des appelés français, etc. Ainsi, pour qualifier cette période, la France n'a officiellement parlé que d'"événements" jusqu'en 1999, pour qualifier ce qui s'était passé pendant cette période. 

    Mais peu à peu, le travail de l'historien a cherché à dépasser ces mémoires antagonistes, en tentant d'établir une connaissance du passé selon une méthode rigoureuse d'interrogation des documents. Même si ce travail se préoccupe d'objectivité, il n'en reste pas moins que son regard est forcément empreint de subjectivité et qu'il varie selon les époques: l'historien peut avoir des rapports personnels aux événements, comme contemporain, acteur, victime, ou même descendant de personnes ayant été impliquées dans ce passé, etc. 

    La problématique que nous pouvons poser est donc de savoir comment l'historien a pu établir une connaissance de la guerre d'Algérie, dans un contexte mémoriel assez difficile. 

    Nous verrons qu'il a cherché à établir ce qui s'est passé, puis qu'il a travaillé à identifier les différentes mémoires du conflit, et que, en France, ce travail a eu un rôle important dans la confrontation de l'État face à ses responsabilités. 

    Plan détaillé

    A. Établir les faits 

    • 1. La guerre considérée du point du vue français
    • 2. L'OAS contre la politique de de Gaulle
    • 3. La guerre du FLN : l'acte fondateur d'une nation

    B. Des mémoires concurrentes en France 

    • 1. La mémoire des appelés
    • 2. La mémoire des "Pieds noirs"
    • 3. La mémoire des harkis

    C. Le travail des historiens permet une évolution de l'État sur ses responsabilités 

    • 1. Le problème des sources
    • 2. La reconnaissance par l'État d'une "guerre" d'Algérie (loi du 18 octobre 1999)
    • 3. L'État français assume certaines de ses responsabilités

    Conclusion

    Le travail de l'historien sur la guerre d'Algérie a été et reste difficile malgré des éléments d'évolution, en raison du problème d'accès aux archives, des mémoires opposées voire antagonistes, et de tensions qui demeurent toujours vives, cinquante ans après la fin de la guerre et l'indépendance. 

    Au-delà du cas de cette guerre, son travail reste indispensable, pour le dissocier de la mémoire : il s'agit d'appliquer des méthodes d'approche rigoureuses, alors que la mémoire est subjective par définition. Il a permis d'améliorer la connaissance des faits (avec des difficultés plus importantes en Algérie qu'en France), d'être un élément qui a amené l'État à reconnaître ses responsabilités passées. En cela, il permet d'atténuer progressivement les tensions entre les porteurs des mémoires.

    SOURCE : http://www.lexpress.fr/education/bac/corrige-bac-histoire-geo-2016-l-es-sujet-1-b_1802908.html 

     

    Ma conclusion 

    Je constate que le mot colonialisme n’est pas du tout employé, car la guerre d’Algérie fait bien partie du colonialisme français qui a duré 132 ans. 

    Je constate aussi que l’Etat n’a que très peu et très mal reconnu ses responsabilités dans tous les crimes contre l’humanité qui se sont produits dans l’Algérie « dite française ».  

     

    « Sur Europe 1 le 18 mars 2016 : Benjamin Stora "La guerre d'Algérie continue dans les têtes, les cœurs, les mémoires" Aujourd'hui lisons l'édito d'Henri Pouillot très critiqueIl pleut alors rions pour faire revenir le soleil... »
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