• Dernière information : L'armée recale Marion Maréchal-Le Pen, c'était une récupération politicienne : Marion Maréchal-Le Pen s’engage dans la réserve ? Du déjà vu dans la famille

    Récupération politicienne : Marion Maréchal-Le Pen s’engage dans la réserve ? Du déjà vu dans la famille

    Dernière information

    L'armée recale Marion Maréchal-Le Pen

    La députée du FN Marion Maréchal-Le Pen n'intégrera pas la réserve opérationnelle car l'armée considère que ce n'est pas la place d'un parlementaire. 

    Récupération politicienne : Marion Maréchal-Le Pen s’engage dans la réserve ? Du déjà vu dans la famille

     

    Marion Maréchal-Le Pen s'engage dans la réserve ?

    Du déjà vu dans la famille

    Récupération politicienne : Marion Maréchal-Le Pen s’engage dans la réserve ? Du déjà vu dans la famille

    Les anciens appelés et rappelés de la guerre d'Algérie

    se rappellent de son grand-père

    Quelques heures après la découverte de l'attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray, Marion Maréchal-Le Pen a annoncé son intention de rejoindre la réserve militaire. Une démarche qui n'est pas sans rappeler celle d'un certain Jean-Marie Le Pen lors de la guerre d'Algérie...

    Il y a des gens qui s’engagent et le font savoir. Marion Maréchal-Le Pen a choisi Twitter pour annoncer ce 26 juillet, jour d'attentat dans une église près de Rouen, son engagement au service de l’Armée : "Face à la menace qui pèse sur la France, j’ai décidé de rejoindre la réserve militaire. J’invite tous les jeunes patriotes à faire de même… "

    Et quand on lui reproche ce qui pourrait ressembler à de la récupération, lorsque le pays est sous le choc de deux attentats, à Nice et à Saint-Etienne-du-Rouvray, elle répond : "Le gouvernement fait lui-même un appel à la réserve. Je ne vois pas qui pourrait s’y opposer légitimement. Je ne vois pas en quoi vouloir servir son pays, donner sur son temps pour les intérêts des Français, ce serait faire de la récupération. C’est juste la traduction qu’aujourd’hui les Français ont envie d’autre chose que de paroles, ils ont envie d’actes concrets. C’est une bonne chose que les Français s’engagent dans la défense du pays."

    Avant elle, Jean-Marie Le Pen

    La réponse est habile, mais si la jeune député du Vaucluse n’a pas consulté son grand-père, elle a certainement très fort pensé à lui, car Jean-Marie Le Pen s’était illustré un peu de la même manière pendant la guerre d’Algérie. En 1956, le plus jeune député de l’Assemblée nationale, officier de réserve, avait rempilé pour six mois au sein du 1er Régiment étranger de parachutistes, en 1956. Il se trouve alors en pleine bataille d’Alger lors de laquelle les paras du général Massu ont reçu les pleins pouvoirs pour rétablir l’ordre. C'est de cet épisode que datent les accusations de tortures contre le sous-lieutenant chargé du renseignement. En 1962, le journal Combat rapporte les propos de Le Pen : "Nous avons torturé parce qu’il le fallait". L’intéressé avait ensuite nuancé : "Les méthodes de contrainte utilisées pour démanteler les réseaux terroristes FLN (…) n'ont, dans les unités que j'ai personnellement connues, jamais pu être assimilées à des tortures". Comme tous les faits commis en Algérie sont couverts par l’amnistie, la justice n’a jamais eu à trancher, mais l’épisode militaire a concouru à tailler la légende Le Pen à l’extrême droite.

     

    LE PEN - PROPOS SUR LA TORTURE : « LA GÉGÈNE

    EST DANS LES GÈNES DES LE PEN » ET DU FN... -

    MARINE LE PEN DÉFEND LA TORTURE DE LA CIA ET

    CELLE DE PAPA JEAN-MARIE EN ALGÉRIE

     

     

    LE GÉNÉRAL MASSU - MASSU LA TORTURE - DÉCORE SON LIEUTENANT LE PEN, SPÉCIALISTE DE LA GÉGÈNE PENDANT LA BATAILLE D’ALGER

    Le Monde.fr (Article écrit en 2014)

    Propos sur la torture : « La gégène est dans les gènes des Le Pen »

    Les propos de la présidente du Front national sur la torture avait suscité de vives réactions, mercredi 10 décembre 2014. Interrogée par BFM-TV et RMC sur le rapport américain détaillant les sévices infligés par la CIA à des personnes suspectées de terrorisme, Marine Le Pen a notamment déclaré :

    « Moi, je ne condamne pas (…) Sur ces sujets-là, il est assez facile de venir sur un plateau de télévision pour dire : “Ouh la la ! C’est mal”. » Peu après son interview, Marine Le Pen a récusé avoir défendu le recours à la torture, dénonçant une « interprétation malveillante » de ses déclarations.

    Elle a expliqué sa sensibilité au terrorisme par le fait que « avec Jean-Marie Le Pen », elle est « la seule responsable politique en France qui ait été directement victime d’un attentat terroriste quand notre immeuble a sauté avec une bombe de 20 kg de dynamite en 1976, qui a intégralement détruit l’immeuble, et qui aurait pu tuer l’intégralité de ses habitants ». Sans vouloir se déjuger, elle cherche à atténuer ses propos.

    Elle qualifie « d’utilisation industrielle de la torture » ce qui s’est passé à Guantanamo, juge les actes qui y ont été commis « profondément condamnables, particulièrement de la part d’un pays qui passe sa vie à donner des leçons de morale, en l’occurrence à la terre entière ».

    Pour plus de clarté, Marine Le Pen ajoute encore :

    « La torture est interdite en France et c’est très heureux qu’il en soit ainsi. Tous les moyens mis à la disposition légalement des enquêteurs… ce sont des moyens de renseignement, ce sont des moyens de pression psychologique, parfois très fermes, à l’égard des terroristes, mais en aucun cas, le recours à la torture. Les choses sont très claires. » Lire l’analyse : Les propos de Marine Le Pen sur la torture, dans la lignée de son père

    « UN RETOUR SUR LES FONDEMENTS DE LA RÉPUBLIQUE »

    Mais, malgré ce démenti, les réponses se sont multipliées au sein de la classe politique. Dans l’après-midi, le député radical de gauche Alain Tourret a qualifié ces propos de « scandale absolu » et a demandé à la ministre de la justice d’engager des poursuites à l’encontre. « C’est un retour sur les fondements mêmes de la République », a lancé M. Tourret, avocat de profession.

    « C’est la première fois depuis la guerre d’Algérie qu’un responsable politique s’exprime ainsi. » Le Parti socialiste a vu de la « désinvolture » et de la « légèreté » dans les déclarations de Marine Le Pen. Le chef de file des députés socialistes, Bruno Le Roux, a estimé que cette dernière avait « réagi avec ce qu’elle est. La gégène est dans les gènes des Le Pen. Pour elle, c’est très très normal ». Avant d’ajouter : « Quand on est dans un parti qui fonctionne sur la préférence familiale, il y a une politique qui se fait de façon génétique. »

    COLLARD DÉFEND LA TORTURE COMME « RECOURS ULTIME »

    POUR « SAUVER DES VIES »

    Malgré le démenti de la présidente du FN, le député frontiste Gilbert Collard interrogé sur i-Télé a cautionné ce type de sévices dans certaines situations.

    « C’est vrai que la torture doit être le recours ultime quand il faut sauver des vies, la torture pour la torture, c’est ignoble, mais cette espèce de lâcheté qui consiste à dire : “Tant pis que les innocents meurent pourvu que j’ai les mains propres…” », a lancé l’avocat.

    « Si pour sauver vingt, ou dix, ou deux ou une vie, je dois malmener un tortionnaire, je le fais, je le fais avec dégoût, mais ces choix sont absolument courageux », a-t-il soutenu :

    « On ne peut pas être pour la torture. La seule chose qu’on peut dire, c’est qu’à un moment, on a un problème de choix : on laisse mourir des innocents, ou on fait tout ce qu’on peut pour savoir où est la bombe. »

    Pour Marine Le Pen, il peut parfois être « utile de faire parler » sous la torture

    Pour Marine Le Pen, la torture est un mal nécessaire. C’est ce que la présidente du Front national a affirmé en substance, mercredi 10 décembre. Interrogée par BFM-TV et RMC sur le rapport américain détaillant des sévices infligés par la CIA à des personnes suspectées de terrorisme, l’eurodéputée a déclaré : « Moi, je ne condamne pas (...). Sur ces sujets-là, il est assez facile de venir sur un plateau de télévision pour dire : “Ouh la la ! C’est mal”. »

    Interrogée sur le point de savoir si l’on pouvait utiliser la torture, Mme Le Pen a répondu : « Oui, oui, bien sûr, cela a été utilisé dans l’Histoire. » « Je crois que les gens qui s’occupent de terroristes et accessoirement de leur tirer des informations qui permettent de sauver des vies civiles sont des gens qui sont responsables », a-t-elle continué.

    Pour Mme Le Pen, nécessité fait loi. Et dans les cas où une « bombe – tic-tac tic-tac tic-tac – doit exploser dans une heure ou deux et accessoirement peut faire 200 ou 300 victimes civiles », « il est utile de faire parler la personne ». Peu après cette interview, Marine Le Pen a récusé sur Twitter avoir défendu le recours à la torture, dénonçant une « interprétation malveillante » de ses propos.

    TRADITION LEPÉNISTE

    Avec ces propos, Marine Le Pen s’inscrit dans la tradition lepéniste. Jean-Marie Le Pen a, en effet, répété à plusieurs reprises que la torture pouvait être utilisée dans certains cas.

    Ainsi, en juin 2002, en réponse à des accusations de tortures qu’il aurait pratiquées lorsqu’il était parachutiste en Algérie, il a affirmé lors d’une conférence de presse :

    « C’est un terme très vague la torture. Ça commence où ? Ça finit où ? Les procédés d’interrogatoires musclés se trouvaient justifiés par le secret, qui était l’arme principale des terroristes. »

    Quelques mois plus tôt, M. Le Pen avait donné une interview retentissante au quotidien israélien de gauche Haaretz. Son argumentation de l’époque entre étrangement en résonance avec les propos de sa fille aujourd’hui. M. Le Pen évoque encore une fois les tortures lors de la guerre d’Algérie.

    « C’est très facile d’être critique quand on est assis dans son fauteuil. (…) Nous n’avons pas écrasé les terroristes en étant gentils avec eux. La guerre contre le terrorisme est une chose brutale », affirmait-il. Il disait préférer l’expression « interrogatoires poussés » plutôt que « tortures » car ce mot ferait « le jeu des terroristes ».

    Enfin, en 1987, Jean-Marie Le Pen affirmait au Monde : « S’il faut torturer un homme pour en sauver cent, user de violences pour découvrir un nid de bombes, la torture est inévitable. »

     

    SOURCE : http://www.filpac-cgt.fr/spip.php?article8737

     

    « Défier les logiques des collèges électoraux en Algérie coloniale ou quand des citoyens français étaient élus du second collège...La conservation des archives rapatriées d'Algérie en 1962 est "défaillante" »
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