• Des Côte-d’Oriens se souviennent des dernières manifestations interdites pendant la guerre d’Algérie *** Ajouté l'analyse de Jacques CROS

    Des Côte-d’Oriens se souviennent

     des dernières manifestations interdites

    pendant la guerre d’Algérie

     

    Des Côte-d’Oriens se souviennent   des dernières manifestations interdites  pendant la guerre d’Algérie

    Marie-Louise Yanelli a gardé les journaux de l'époque © Radio France - Jacky

    Il y aura finalement bien une manifestation à Paris contre la loi travail ce jeudi 23 juin 2016. Si les autorités l’avaient interdite, la situation aurait été inédite depuis la guerre d’Algérie. Un couple de Côte-d’Oriens s’en souvient.

    Les opposants à la loi travail vont défiler à Paris sur un parcours en boucle proposé par le ministre de l'Intérieur. Echaudées par les méfaits des casseurs, les autorités avaient menacé d'interdire le défilé. Cela aurait été une première pour une manifestation de syndicats, depuis le 8 février 1962. Ce jour-là, la gauche avait appelé à manifester à Paris au lendemain d'une vague d'attentats de l'OAS. La guerre d'Algérie touchait à sa fin. La manifestation avait été interdite, et le préfet de police Maurice Papon avait donné l'ordre à la police de charger. Une charge d'une violence inouïe et meurtrière pour une dizaine de manifestants acculés dans une bouche de métro. Entassés les uns sur les autres contre la grille fermée de la station de métro Charonne, ils avaient été matraqués par les policiers qui leur avaient également jeté dessus de lourdes grilles entourant le pied des arbres plantés aux abords de la station. Étouffées, écrasées, 8 personnes étaient mortes. Une neuvième avait plus tard succombé à ses blessures. Marie-Louise Yanelli s'en souvient. Elle vit aujourd'hui à Fontaine-les-Dijon. A l'époque elle avait 20 ans et travaillait aux chèques postaux dans la capitale. Cette militante communiste avait participé à la manifestation prohibée dans laquelle l'une de ses collègues, Anne-Claude Godeau, âgée de 24 ans, avait trouvé la mort. Par chance, elle-même se trouvait dans une autre branche de la manifestation, épargnée par les violences policières. Elle n’avait appris le drame que le soir venu. Marie-Louise a gardé les journaux de l’époque, et les tracts imprimés pour les obsèques de sa collègue.

    En octobre 1957, à Dijon, des manifestants lutteurs

    avaient fait voltiger des policiers

    Son époux, Marcel, se souvient avoir participé à d'autres rassemblements interdits contre la guerre en Algérie. Et en particulier à Dijon le 17 octobre 1957. Âgé de 19 ans, avec des camarades de son club de lutte, il avait fait l'expérience qu'on ne plaisantait pas avec les gardes mobiles. Ces derniers avaient chargé au clairon, distribuant coups de matraque et de crosse. Marcel se souvient des coups qui résonnaient sur les corps. Les gardes mobiles en avaient reçu aussi, Marcel et ses copains lutteurs ne pouvant résister au plaisir de leur faire quelques prises. « Les policiers voltigeaient », se rappelle Marcel. Finalement maîtrisé et plaqué au sol, il s’était retrouvé menotté et jeté dans un camion. Mais il avait profité de l’inattention de ses gardiens pour sauter du véhicule, toujours menotté. Déjouant la vigilance des forces de l’ordre postées dans la ville, il avait pu s’échapper, et son entraîneur de lutte l’avait débarrassé de ses menottes avec des outils. Marcel Yanelli les a conservées en souvenir. Marcel et Marie-Louise Yanelli sont heureux que la manifestation de ce jeudi ne soit pas interdite. « On a bien payé, pour savoir qu’interdire ne règle pas le problème. Après le recours à l'article 49-3, cela aurait fait beaucoup... » Et Marie-Louise, émue quand elle se remémore la tragique manifestation interdite du 8 février 1962, ajoute que cela n’a pas entamé sa détermination. Au contraire. « Je suis toujours militante, et convaincue qu’il faut changer le monde », conclut-elle dans un rire.

    Marcel Yanelli a rencontré les lecteurs

    à la librairie Carnot de Vichy en mai 2016

     

    Des Côte-d’Oriens se souviennent   des dernières manifestations interdites  pendant la guerre d’Algérie

    Marcel Yanelli et ses carnets écrits entre 1960 et 1961 - photo cléo chabrou

    Marcel Yanelli était  à la librairie Carnot de Vichy pour une séance de dédicace consacrée à son dernier livre, « J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans » .

    Le livre de Marcel Yanelli est la transcription fidèle de deux petits carnets. Un peu usés, mais parfaitement conservés. Une écriture fine remplie chaque ligne. Le récit de 14 mois passés en Algérie pendant la guerre, de 1960 à 1961.

    « Ce sont en fait des agendas, précise l'auteur. Je voulais respecter les jours et quand la place manquait, je rajoutais des pages. Adolescent, j'écrivais déjà, lorsque j'avais le cœur gros. »

    À cette époque, Marcel Yanelli était militant communiste. « J'étais contre cette guerre. J'ai toujours su que l'Algérie en sortirait libre. » Ces carnets sont restés dans le tiroir d'un bureau, pendant près de 60 ans. « Je ne savais pas quoi en faire, mais je souhaitais qu'ils servent à quelque chose. Et quand je regarde, aujourd'hui, la montée du Front National, je me rends compte que ces idées sont tenaces. »

    Ce livre est tout autant un devoir de mémoire, que le récit authentique, écrit dans l'instant, d'une guerre que Marcel Yanelli, n'oubliera jamais.

    Pratique. J'ai mal à l'Algérie de mes vingt ans, éditions L'Harmattan.  

    Guillaume Sauzer

    SOURCE : http://www.lamontagne.fr/auvergne/actualite/departement/allier/vichy/2016/05/08/marcel-yanelli-a-rencontre-les-lecteurs-a-la-librairie-carnot_11904390.html 

     

    Marcel Yanelli : « J’ai toujours mal à l’Algérie

    de mes 20 ans »

     Cette notice est rédigée à partir d’entretiens avec Marcel Yanelli, sa famille et ses proches

    En cette fin d’année 2005, Marcel Yanelli a 67 ans. Il se décide à franchir le pas de la publication de ses carnets écrits en 1960 et 1961, durant les quatorze mois passés en Algérie, dans un commando de chasse : « Au vu et au su de tout le monde, j’écrivais sur des petits carnets, pendant les opérations ou après… Ces écrits, ainsi que les quelque 200 photos prises là-bas, sont restés longtemps dans un coin de mon bureau. Seuls, les plus proches de ma famille les avaient lus ». Vers la fin de l’année 1999, quelques pages paraissent dans un ouvrage édité par l’Amicale des vétérans du PCF intitulé La lutte des communistes de Côte d’Or contre les guerres coloniales, Indochine, Algérie, Vietnam. Des adaptations scéniques sont également produites. En 2002, il commence à « intégrer ses écrits dans son ordinateur ». « Ce ne fut pas aisé car mes notes étaient très serrées et fines et je dus avoir recours à une loupe… Pas aisé aussi car l’adulte que je suis devenu était parfois tenté de gommer ou de modifier les aspects naïfs, excessifs, ultra-sensibles ou trop intimes de mes écrits de l’époque. Ce que je me résolus à ne pas faire ».

    À la question, « Pourquoi ces écrits sortent-ils seulement maintenant ? » Marcel Yanelli pense que les choses doivent venir en leur temps, celui du mûrissement par exemple… « Ou encore celui du sentiment aigu de la précarité du temps, surtout pour les gens de mon âge qui ont vécu cette période… Celui, également, du travail de mémoire, de réparation que la France n’a pas voulu effectuer ».

     « Une vie riche de passions, d’engagement militant. Riche de certitudes aussi nombreuses que les doutes et remises en cause »

    Fils d’immigré, né à épinac, en Saône-et-Loire, « car les émigrés italiens et polonais des années 1920-1930 étaient utilisés pour les métiers les plus durs et à épinac aussi il y avait des mines ». Il a sept frères et sœurs, les deux aînés sont nés en Italie. « Nous avons vécu dans la pauvreté, mais nous avons été élevés dans la dignité, dans le respect des autres, de leur différence ».

    À l’âge de 15 ans, il est « éjecté » du circuit scolaire. Apprenti monteur en chauffage, il obtient un certificat d’aptitude professionnelle à 18 ans. « C’est par beaucoup d’efforts personnels que j’ai dû compenser mes manques de connaissances générales, et je sais que celles qui ne sont pas

    « Je suis un passionné de la vie. J’étais contre cette guerre faite à tout un peuple »

    D’autres ont préféré déserter. Pour lui, il n’en a pas été question : « Appelé en Algérie, je n’y suis pas allé pour faire la guerre mais pour gagner mes compatriotes à la conscience que cette guerre n’avait rien à voir avec les intérêts de la France. Le moment était venu pour moi, comme pour d’autres jeunes communistes ou chrétiens, non de refuser de partir, mais de me retrouver avec les gars du contingent - les appelés - pour faire mon travail de militant de la paix en Algérie. Cette dernière ne pouvait survenir que si les appelés aussi comprenaient les véritables enjeux de la pacification ». Et puis la stratégie du parti a changé. Il va parler, discuter sans relâche, dénoncer les manipulations. « Par exemple : opération en hélicoptère. Arrivée sur un camp de nomades, sur les hauts plateaux. Dans le fracas des hélices il fallait sauter sur le sol, des coups de feu partout. De quoi être effrayé : fouillez, détruisez tout ! La peur n’aidant pas à la sérénité, les gars s’exécutaient… Mais pour apprendre plus tard que les coups de feu en question venaient exclusivement des officiers et sous-officiers… Oui mais le mal était fait et, pour ne pas avouer sa peur, il fallait justifier les destructions comme un mal nécessaire ».

     « Je souhaite que mon témoignage écrit à vif, en situation, il y a quelque 44-45 ans, contribue à ce que le voile se lève sur cette guerre ».

    La torture. Il cite Hervé Bourges : « Le crime commis dans un camp n’excuse pas le crime commis dans l’autre camp. Mais le crime commis dans mon camp, moi, j’en suis responsable ». Les traumatismes causés par cette guerre sont gravés dans la mémoire, et le temps ne soigne pas les traumatismes : « Ce sont les mots qui soignent et seulement les mots ! Faire ce travail n’est pas réveiller de vieilles culpabilités… C’est, au contraire, leur régler leur compte, c’est permettre de “faire la paix”, individuellement et au niveau de la société elle-même. C’est permettre à ceux de ma génération qui sont encore en vie de transmettre leur histoire à leurs enfants, de ne plus porter des fautes et des crimes qu’ils n’ont pas à porter ».

    L’intégralité des « carnets d’Algérie de Marcel Yanelli », accompagnés de nombreuses photos et commentaires, peut être lue sur : <http://perso.wanadoo.fr/​marcel.yanelli>.

     

     "J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans", nouveau livre témoignage sur une guerre perdue d’avance

    "J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans", nouveau livre témoignage sur une guerre perdue d’avance

     

    PARIS - Un nouvel ouvrage sur la guerre de libération, édité par l’Harmattan, vient s’ajouter aux nombreux témoignages d’appelés du contingent français réprouvant le combat contre un peuple qui luttait pour son indépendance.

    "J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans. Carnets d’un appelé, 1960-1961" (253 pages) est la compilation des notes, des impressions écrites au jour le jour pendant 14 mois par un jeune homme de 22 ans, Marcel Yanelli, "tourmenté" par la guerre qui était à son épilogue avec les négociations entre le Gouvernement Provisoire de la République algérienne (GPRA) et le gouvernement français.

    L’auteur place ses témoignages dans le cadre du travail de mémoire de cette guerre "que l’on a longtemps appelée hypocritement ‘opérations de maintien de l’ordre’".

    "Je pense que les choses doivent venir en leur temps, celui du mûrissement par exemple... Ou encore celui du sentiment aigu de la précarité du temps, surtout pour les gens de mon âge qui ont vécu cette période... Celui, également, du travail de mémoire, d’histoire de réparation que la France n’a pas voulu effectuer...", explique-t-il.

    Car, pour lui, il est impossible, du côté des Français, d’oublier ses soldats "morts pour rien en Algérie".

    "Pour rien, car cette guerre était perdue d’avance, car on ne peut rien faire quand tout un peuple est debout ! Comment ignorer ces centaines de milliers d’Algériens et Algériennes morts pour que leur pays devienne indépendant", s’est-il demandé.

    Loin de constituer un lot de révélations sur le déroulement de cette "sale guerre", l’ouvrage de Marcel Yanelli tente de montrer qu’en parallèle à cette guerre, une autre guerre secrète était menée par les militants de la paix envoyés à dessein combattre en Algérie.

    "Je n'y suis pas allé pour faire la guerre mais pour gagner mes compatriotes à la conscience que cette guerre n'avait rien à voir avec les intérêts de la France", explique-t-il, ajoutant que "le moment était venu pour moi, comme pour d'autres jeunes communistes ou chrétiens, non de refuser de partir, mais de me retrouver avec les gars du contingent (les appelés) pour faire mon travail de militant de la paix en Algérie".

    Affecté en opérationnel (dans un commando de chasse), Marcel Yanelli, né en 1938 dans une famille de 8 enfants, de parents émigrés italiens, ne reste pas cependant coupé de ce qui se passe autour de cette guerre. En suivant le procès des membres du "réseau Jeanson" et prenant connaissance de l’appel des 121, il écrit que "ces deux choses soulignent le drame d’un peuple tiraillé par le devoir, par l’esprit de justice. Le caractère de cette guerre est mis à jour".

    Ce qui le met dans un questionnement existentialiste: "Les milieux littéraires agissent. N’est-ce pas le moment pour accentuer notre mouvement? Et moi ? Que faire ? Rester ici ?"

    Il relate les atrocités et les crimes des soldats (les viols, la torture et les vols), qu’il dénigre mais ne peut rien faire. "J’exprime ma rancœur, mon indignation. Ils ne me comprennent pas, justifient la torture (…)", relève-t-il.

    Marcel Yanelli revient dans son ouvrage sur la loi de 2005 qui soulignait "le rôle positif de la présence française dans les colonies".

    "Et double honte ou colère quand une majorité de députés de l’Assemblée nationale ose voter en 2005, une loi insistant sur (le rôle positif de la présence française dans les colonies), une loi qui impose un mensonge officiel sur des crimes, sur des massacres allant parfois jusqu’au génocide, sur l’esclavage, sur le racisme hérité de ce passé", s’indigne-t-il.

    SOURCE : http://www.aps.dz/culture/39907-j%E2%80%99ai-mal-%C3%A0-l%E2%80%99alg%C3%A9rie-de-mes-vingt-ans-,-nouveau-livre-t%C3%A9moignage-sur-une-guerre-perdue-d%E2%80%99avance

     

    J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans

    L'analyse de Jacques CROS

    Publié le 01/07/2016 à 05:33 par cessenon
     
    J’ai mal à l’Algérie de mes vingt ans

     

    J’ai lu ce livre écrit par Marcel Yanelli. Il est fait des notes de son quotidien qu’il avait prises pendant le temps de son affectation en Algérie où il a effectué 14 mois de guerre, en 1960 / 1961.

    C’est une époque où j’étais moi-même sur le terrain mais je n’ai pas vécu exactement les mêmes choses que l’auteur même s’il y a des événements qui peuvent être rapprochés. Chacun a eu un itinéraire particulier qui tient compte de la fonction qui a été la sienne.

    Yanelli vit en Saône et Loire quand il est appelé pour faire son service militaire. Il est issu de l’immigration italienne et est chauffagiste. Il est communiste, il aura des responsabilités électives à la municipalité de Dijon et au conseil régional de Bourgogne. Il est convaincu de l’injustice de la guerre d’Algérie que mène la France mais choisit de partir expliquer aux autres conscrits la nature de cette guerre.

    Il est affecté dans un commando de chasse du côté de Biskra. Ses notes rendent compte de ses nombreuses sorties en opération. Des opérations qui le plus souvent ne donnent pas de résultats, sauf les exactions diverses dont il est témoin. Oui, les appelés se vengent sur plus faibles qu’eux de ce qu’ils subissent. Vols, brutalités, viols quelquefois, tortures très souvent, « corvée de bois » aussi… bref, les horreurs de la guerre en général et de celle d’Algérie en particulier !

    Notre caporal, oui il a ce grade, écrit beaucoup, notamment à Simone, une femme qui pourrait être sa fiancée, mais c’est d’un compliqué ! Il envoie des lettres, des cartes, à la famille, aux copains militants comme lui... Il en reçoit, les commente. Par ailleurs il lit beaucoup, avec une volonté de s’instruire et de combler les lacunes de sa scolarité. Il lui arrive de voir un film, d’écouter de la musique, de jouer de l’harmonica… Il prend des photos, fait des parties de cartes, de volley, de football….

    Il monte la garde, a quelques ennuis de santé... Il fait part de ce qu’il mange, de ce qu’il boit… Certains de ses camarades ne sont pas sobres ! Quelques-uns « se dévissent »… Cela peut dégénérer en tensions, en disputes, en bagarres. C’est le cas notamment avec le départ des quillards. De temps en temps perce une réflexion sur la guerre, cependant qu’il y a des marches, des embuscades, des héliportages, des exercices de tir, des revues, des retours d’opération… des nuits d’insomnie, des phases de récupération.

    En décembre 1960 de Gaulle doit venir à Biskra. Comment échapper à la corvée de la présentation des armes ? Autre question, le référendum de janvier 1961. Deux partis appellent à voter NON, le PCF et le PSU. Le OUI l’emportera, sauf à Alger où c’est un autre NON qui est majoritaire chez les Européens, les musulmans ayant suivi les consignes de boycott données par le FLN.

    Le 20 avril 1961 ? Gagarine est revenu de l’espace, mission réussie. C’est la veille de putsch des généraux félons. Marcel Yanelli n’aura pas à s’y opposer. Il est de retour en France et pour l’heure à fond de cale sur le Ville de Tunis. La guerre d’Algérie durera presque un an encore. Il aura gagné avec cette période douloureuse de sa vie qui s’achève la volonté de militer toujours plus et mieux pour l’émancipation des peuples. Tiens, j’ai connu ça !

    La rédaction de ces carnets a été faite au jour le jour. C’est répétitif, surtout dans la première partie, ça s’élargit plus vers la fin. Ah, épilogue, Marie-Louise a remplacé Simone.

    Jacques CROS

     

     

     

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