• Deux mémoires d’Algérie à l’école

    Saint-Etienne-de-Baigorry 

    Deux mémoires d’Algérie à l’école

    Robert Crassa et Jean-Pierre Harignordoquy, qui ont vécu la guerre d’Algérie, enregistrés par une élève. © Photo Xabi

    Robert Crassa et Jean-Pierre Harignordoquy, anciens combattants de la guerre d'Algérie, ont présenté le vendredi 29 mai, aux élèves de 3e de Jean-Pujo, à Maite Poutçou, enseignante d'histoire en basque et à Pascal Gogni, enseignant d'histoire en français, une partie de leur vie de jeunesse durant la guerre d'Algérie.

    Jean-Pierre avait 20 ans et Robert 19 ans, quand ils ont été appelés pour leur service militaire. Jean-Pierre est parti de Marseille pour Oran, puis il s'est rendu à Colomb-Béchar. Le voyage, qui se faisait dans des wagons de marchandises, a pris 48 heures, pour 700 km. Une fois arrivé, il a été affecté au 620e groupe armes spéciales (GAS).

    (PS) Les trains d’Algérie je les ai connus (re voir) :

    http://micheldandelot1.eklablog.fr/entre-ici-micheline-quant-a-moi-je-me-souviens-de-la-rafale-et-de-l-in-a117646630

     

    45 degrés Celsius

    Pendant trois mois, il est resté dans un camp, dit B2-Namousse, pour garder un barrage électrifié afin d'empêcher le passage des combattants algériens venant du Maroc. Ensuite il est parti à Reggane, lieu où a explosé la première bombe atomique française le 13 février 1960.

    À Reggane, les soldats étaient logés sous des toiles de tentes et tous les jours, ils étaient exposés à un soleil de plomb, avec des températures allant jusqu'à 45 °C. Avec les autres militaires, la fonction de Jean-Pierre était de surveiller une zone de 30 km, à partir du point de l'explosion.

    Dans le souffle atomique

    Le jour J, il a senti l'effet de souffle de la bombe, et il a été renversé, avant de voir la formation du champignon. Robert, lui, a présenté aux élèves une journée de soldat au fort Boghar, situé à 10 km de Ksar el Boukhari. Là, il y a passé neuf mois, puis il a été affecté à Blida, au 18e Dragon. Dès 6 heures du matin, les soldats se levaient, petit-déjeuner et sport. Le rassemblement se faisait à 9 heures, avec rapport et affectation aux différentes missions. Ils faisaient beaucoup d'escorte avec des automitrailleuses. L'été, de 13 h 30 à 17 heures, la sieste était obligatoire, car le fort étant situé aux portes du désert, la température montait jusqu'à 45° C à l'ombre. Après ce repos forcé avaient lieu rassemblement et répartition, pour les marches de nuit et les gardes.

    Deux témoignages qui auront passionné les collégiens de Jean-Pujo.

    SOURCE : http://www.sudouest.fr/2015/06/04/deux-memoires-d-algerie-a-l-ecole-1941152-4377.php

     

     

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