• Deux souvenirs d'un Noël pendant la guerre d'Algérie

    « Mon Noël à la guerre d'Algérie »

    Deux souvenirs d'un Noël pendant la guerre d'Algérie

    Aire-sur-la-Lys : Jean-Pierre Comiant (à gauche sur la photo) avec son copain  Jean-Marie Degraeve, a aussi consacré quarante ans de sa vie à l’OSA basket (PHOTO AJOUTEE)

    http://www.lechodelalys.fr/Actualite/le_pays_de_la_lys/Aire_sur_la_Lys/2013/01/07/article_mon_noel_a_la_guerre_d_algerie.shtml

    A 78 ans, l'Airois Jean-Pierre Comiant, se rappelle de son Noël en Algérie comme si c'était hier...

    « Des 78 fêtes de Noël que j'ai passées sur terre, dont 75 au milieu de ma famille, cette image symbolise ce qui m'a marqué le plus sentimentalement.
    Non pas parce qu'elle est l'une des trois qui se déroulèrent hors du cocon familial, mais de par les circonstances exceptionnelles qui la motivèrent et l'ont entourée », explique Jean-Pierre Comiant.

    Deux souvenirs d'un Noël pendant la guerre d'Algérie

    La photo a été prise le  25 décembre 1961 en Afrique du Nord, au poste de Dzira, secteur d'Ain-Sefra : dans une mechta délabrée et désaffectée. Quelques maîtres-chiens légionnaires, démineurs du peloton cynophile, avaient, pendant l'absence de leur chef de section, parti en opération d'ouverture de pistes avec quelques-unes de ces équipes, organisé une crèche vivante. Ils avaient obtenu le prêt à l'abattoir, par le biais du préposé adjoint à l'inspection des viandes/carcasses, Brahim Oudinat, d'un bourricot, d'un boeuf et de quelques moutons. La paille, où posent les animaux, avait elle aussi été réquisitionnée pour recouvrir le berceau de l'enfant Jésus. Celui-ci, âgé de moins de 6 mois, était le fils de Joseph Serrien, le caporal-chef adjoint, et de sa jeune épouse pied-noir.
    Joseph avait été nanti d'une imposante barbe blanche en coton hydrophile. Le rôle de la vierge Marie était tenu par le première classe, mon ordonnance, Karl Seminet. « Plus blond qu'un Suédois, il répondait à point à cette fonction de la vierge, revêtu d'un immense drap blanc et d'une très longue écharpe bleu ciel. » Au premier plan, les moutons étaient contenus par le berger, le légionnaire Miguel Almansa. « Le chien, à l'opposé du cliché, qui n'attendait qu'une occasion pour leur sauter dessus, était maîtrisé par le pseudo-berger, le légionnaire Guiseppe Ambonati. » Cette réalisation, traditionnelle dans toutes les compagnies et leurs sections des divers régiments de Légion Étrangère, avait valu à ses scénaristes le premier prix du concours annuel de crèches du Régiment, à la totale surprise de leur chef de section, le vétérinaire-aspirant Modeste.
    Détail surprenant que seuls les figurants connaissent : la couche de l'enfant Jésus était une énorme paillasse s'appuyant sur une embase faite de deux caisses, l'une de grenades et l'autre de plastic, dissimulée par la paille !
    « En 1961, c'était encore "la sale guerre" en ces territoires, mais on ne la faisait pas continuellement, se permettant de sacrifier au respect des fêtes traditionnelles de ces unités : la fête patriotique de Camerone le 30 avril et Noël, la fête confessionnelle pour tous ces éléments ayant tiré un trait sur leur vie civile antérieure. »

    Deux souvenirs d'un Noël pendant la guerre d'Algérie

    Nuit de Noël 1960 :

    Fernand et le coup du lapin

    Deux souvenirs d'un Noël pendant la guerre d'Algérie

    http://www.lavoixdunord.fr/france-monde/nuit-de-noel-1960-fernand-et-le-coup-du-lapin-ia4576b0n647231

    Fernand se souvient de ce Noël 1960. Celui où lui et ses amis ont souhaité «améliorer l’ordinaire», en cuisinant un « lapin de Noël »… chapardé au major.

    « Nous étions une douzaine d'Européens dans notre poste de Taourirt-ou-Abla, en petite Kabylie, plus une section d'Africains et une harka dont j'étais le radio, de ce régiment le 2ème RIMA.

    Noël 1960 approche. Nous sommes en décembre, je suis marié depuis deux ans et mon fils, en France, a alors 4 mois. Mon copain vendéen Robert et moi-même avions décidé d'améliorer l'ordinaire. Le major avait un petit élevage de poules et lapins. En pleine nuit, coup de commando : cuisson d'un lapin. La peau remplie de paille fut remise avec les vivants…

    Quelle belle nuit de Noël avec nos copains bretons qui avaient reçu des colis de leurs familles. Cuit avec du vin rouge il était très bon et le lendemain matin, visite du major avec ces simples mots : "Alors, il était bon le lapin ?". Notre réponse fut bien sûr "Mais quel lapin major ?". Cinquante-deux ans après, j'ai toujours en mémoire cette nuit de Noël agrémentée de Mon beau sapin que j'ai joué à la clarinette. »

    « La FNACA a été reçue par le nouveau secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants Jean-Marc TODESCHINICURIOSITES : Les chèvres dans le renommé village de Haute-Savoie : Les Lindarets *** 1000 cerfs sur les routes de Nara, au Japon »
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