• Dijon - Théâtre en mai **** Kheireddine Lardjam : «C’est ici, en France, qu’une page reste à construire»

    Dijon - Théâtre en mai

    Kheireddine Lardjam : « C’est ici

     en France, qu’une page reste

    à construire »

     

    Dijon - Théâtre en mai Kheireddine Lardjam : «C’est ici, en France, qu’une page reste à construire»

    Photo DR

    Kheireddine Lardjam est metteur en scène et présente, à partir de vendredi et jusqu'à dimanche, Page en construction dans le cadre du festival Théâtre en mai.

    A quoi fait référence le titre de votre pièce ?
    «Page en construction est un titre qui est né lors de mon voyage avec Fabrice Melquiot en Algérie, lorsque je l’ai invité à rencontrer l’Algérie d’aujourd’hui. Il s’est rendu compte que les jeunes Algériens d’aujourd’hui ont dépassé les rancœurs qui concernent la guerre d’Algérie, et que personne, de l’autre côté de la Méditerranée ne parle de pardon ou de comptes à rendre. Les jeunes Algériens considèrent la guerre d’Algérie comme étant l’histoire de leur pays et non leur propre mémoire. Dès lors, Fabrice s’est rendu compte que c’était en France qu’il y avait une page à écrire sur cette histoire ; que c’est ici, en France, qu’une page reste à construire.»
    Est-ce la première fois que vous évoquez aussi clairement votre double identité ?
    «Le point de départ de ce projet était une commande que j’ai faite à Fabrice Melquiot. J’ai souhaité l’inviter à raconter l’histoire commune entre nos deux pays, l’Algérie et la France. Et c’est lui qui a eu l’idée de m’inviter à monter sur scène pour y raconter une part de mon histoire personnelle. Je ne dirai pas qu’il s’agit d’une pièce qui parle de double identité, mais tout simplement de l’identité.»

    Votre pièce est-elle bi-langue, ou uniquement en français ?
    «Fabrice Melquiot est un auteur français que j’ai invité à raconter aussi sa part à lui dans cette histoire franco-algérienne, dans sa langue à lui.»

    Jusqu’à quel point vous racontez-vous dans votre spectacle ? est-ce une sorte de libération, ou éprouviez-vous l’impérieux besoin de faire passer un message à la France d’aujourd’hui ?
    «Tout d’abord, je ne fais pas de théâtre à message. Je ne pense pas que le rôle du théâtre soit de donner ou de faire passer des messages. Ce spectacle raconte une fiction qui trouve ses racines dans ma vie familiale.»

    Jouez-vous votre pièce en France et en Algérie ? L’accueil est-il différent, et si oui, de quelle manière ? (si vous ne le faites pas, projetez-vous de le faire ?)
    «Le spectacle Page en construction vient tout juste d’être créé. Le Centre dramatique de Dijon est le troisième lieu en France qui l’accueille. Jusqu’à présent, le spectacle a reçu un bel accueil en France. Nous serons cet été au festival d’Avignon, à la Manufacture, où nous le présenterons durant tout le mois de juillet. Je suis heureux que cette parole puisse résonner au cœur d’un tel événement. En octobre prochain, le spectacle partira en tournée en Algérie. Tous les spectacles que j’ai créés jusqu’à présent ont été présentés des deux côtés de la Méditerranée, et jusqu’à aujourd’hui, je ne cesse de vivre l’universalisme de cet art. Les réactions des publics sont les mêmes, preuve que le théâtre reste un art qui nous réunit.»

    SOURCE : http://www.bienpublic.com/loisirs/2015/05/28/kheireddine-lardjam 

     

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