• Dreux (France), une rue du nom du tortionnaire Bigeard

     

    Aujourd'hui on continue d'honorer

    l'inventeur des "crevettes Bigeard"

    Dreux (France), une rue du nom

     du tortionnaire Bigeard 

    Le tortionnaire Bigeard en compagnie de son meilleur ami Valéry Giscard d'Estaing

    La technique des "Crevettes Bigeard" ? Elles resteront la sinistre image de cette époque qui perpétuera ce nom. Pour beaucoup, ce terme employé alors ne signifie rien, surtout qu’il ne figure dans aucun livre d’histoire de notre enseignement. Pourtant c’est en employant cette expression que Paul Teitgein interrogeait Massu, en 1957, sur les milliers de disparus pour lesquels il n’avait aucun rapport concernant leur "évaporation". Pour éliminer physiquement, en faisant disparaître les corps, Bigeard avait inventé cette technique : sceller les pieds du condamné (sans jugement, sinon le sien), vivant, dans un bloc de béton et le larguer de 200 ou 300 mètres d’altitude d’un avion ou d’un hélicoptère en pleine mer. Il avait perfectionné cette technique : au début les algériens étaient simplement largués dans les massifs montagneux, mais leurs corps étaient retrouvés. La seconde étape fut le largage en mer, mais quelques-uns sont parvenus à revenir à la nage sur la côte et échapper miraculeusement à la mort. C’est pourquoi il "fignola" le raffinement de sa cruauté en inventant le bloc de ciment. C’est par cette technique enseignée par son ami le Général Aussaresses (et les officiers supérieurs instructeurs associés Lacheroy, Trinquier…) que cette technique a été utilisée en Argentine en particulier pour les 30.000 disparus que pleuraient les "Folles de la Place de Mai".

    C’était l’armée française de la honte

     dans la très sale guerre d'Algérie

    Et pourtant ils sont si fiers de leurs décorations !!! 

    Dreux (France), une rue du nom

     du tortionnaire Bigeard 


    La ville de Dreux en France envisage de donner le nom du général Bigeard, un des responsables en chef de la torture pendant la guerre d’Algérie, à une rue de la ville. 

    Le régiment des parachutistes coloniaux (RPC) de Bigeard, à l’époque colonel, a torturé des innocents comme les autres régiments de la 10° DP de Massu engagés dans la bataille d’Alger de 1957. A ceux qui recherchaient ceux décédaient sous la torture, on faisait croire qu’ils avaient été transférés dans des « camps d’hébergements ».

    « Les crevettes Bigeard »

    Paul Teitgen, SG de la Préfecture d’Alger a mené des recherches dans les camps proches d’Alger, depuis Béni-Messous jusqu’à Aïn Oussera. il n’a rien trouvé. Mais il découvrira finalement les « crevettes Bigeard », c’est-à-dire les corps des suppliciés collés à une dalle de béton et largués en haute mer.

    Le colonel Antoine Argoud  qui commandait un secteur du Sud Algérois, a révélé que ses hommes ont découvert dans l’Atlas blidéen (au sud de Rovigo) un charnier de 60 hommes. C’était des prisonniers du RPC  morts sous la tortures et qu’on enterrait la nuit loin d’Alger. Donner à une rue le nom de Marcel Bigeard reviendrait à mépriser toutes ces victimes, ainsi que leurs familles, et à banaliser la torture, considéré comme crime contre l’humanité...

    SOURCE : https://mondafrique.com/dreux-france-une-rue-du-nom-du-tortionnaire-bigeard/ 

    Des voix s'élèvent contre le baptême d'une rue de Dreux au nom de Marcel Bigeard

    La rue du Val Gelé doit être rebaptisée au nom de Marcel Bigeard © Agence DREUX 

    La décision du Conseil municipal du 27 juin 2019 de nommer une rue de Dreux du nom du Général Bigeard suscite des réactions. L'union franco-algérienne écrit au maire pour qu'il revienne sur sa décision.

    Gérard Hamel se serait bien passé d’une polémique. Le maire LR de Dreux craignait qu’elle naisse dans les rangs du Conseil municipal du 27 juin 2019. Mais, c’est finalement du monde associatif qu’elle arrive.
    Lorsque Gérard Hamel a proposé de baptiser une rue du nom de général Marcel Bigeard, personne n’a bronché. La délibération n’a suscité aucun débat et elle a été votée à l’unanimité.

    Des voix extérieures à l’assemblée communale se sont faites entendre comme celle de Nora Husson, ex-conseillère municipale radicale de gauche : " Le nom des rues structure l’imaginaire d’une ville : n’y a-t-il donc personne  à Dreux pour alimenter un imaginaire collectif, positif, rassembleur et porteur d’avenir ? "
    Cette fois, c’est l’union franco-algérienne et l’ensemble des associations franCo-algériennes de Dreux qui prennent la plume pour demander au maire et à son Conseil " de revoir leur décision ".

    Ce choix ne va pas dans le sens de l'apaisement des mémoires surtout dans une ville avec une composante importante impactée par la guerre d'Algérie et le passé colonial de la France

    ALI TADJEROUNI (président de l'union franco-algérienne) 


    Pour eux, " la désignation d’une rue au nom de Marcel Bigeard, connu pour ses tortures durant la guerre d’Algérie, ne va pas dans le sens du travail de mémoire effectué ces dernières années sur le passé colonial de la France en Algérie et qui doit aboutir à un traité d’amitié entre la France et l’Algérie ".
    Pour l’association, ce choix " ne va pas dans le sens de l’apaisement des mémoires surtout dans une ville avec une composante importante impactée par la guerre d’Algérie et le passé colonial de la France". 
    Ils concluent en rappelant qu’Emmanuel Macron, le président de la République invite les maires à donner " des noms à des rues et places  de personnes africaines ayant servi la France ".

    Pour Gérard Hamel, maire de Dreux, difficile de revenir sur une décision unanime du Conseil municipal : " Cela fait longtemps que l’association des parachutistes a fait cette demande. C’est une association qui s’implique dans nos manifestations patriotiques et la date de l’inauguration, mercredi 19 octobre 2019, est déjà arrêtée avec des invités ".

    SOURCE : https://www.lechorepublicain.fr/dreux-28100/actualites/des-voix-s-elevent-contre-le-bapteme-d-une-rue-de-dreux-au-nom-de-marcel-bigeard_13650957/

     

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  • Commentaires

    1
    Mercredi 2 Octobre à 11:29

    Eh oui, on n'en finit pas avec l'idéologie du colonialisme faite de domination militaire et des exaction qu'elle génère sur fond de racisme banalisé.

    Ah j'ai été sous les ordres du général Bigeard mais je ne l'ai jamais vu et pour tout avouer ça ne me manque pas le moins du monde !

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