• Du 21 au 25 août 2017, « La guerre d’Algérie » sur France-Inter

    Du 21 au 25 août 2017, « La guerre d’Algérie »

    sur France-Inter

    Du lundi 21 au vendredi 25 août 2017, à 13h30, sur France-Inter, « La Marche de l’Histoire » revient sur la guerre d’Algérie. Programme :  

    Lundi 21 août : « La séance est ouverte » : L’Assemblée après le début de l’insurrection algérienne.
    Novembre 1954 : une nouvelle génération de militants franchit le pas de l’insurrection, le FLN et son bras armé l’ALN sont créés et à la Toussaint 1954, déferle une vague d’attentats.

    Du 21 au 25 août 2017, « La guerre d’Algérie » sur France-Inter

    Huit « chefs historiques » du FLN - en haut ( de g à d) : Ahmed Ben Bella, Hocine Aït Ahmed, Mohamed Khider, Larbi Ben M’hidi ; bas : Mohammed Boudiaf, Rabah Bitat, Krim Belkacem Mostefa, Ben Boulaï

    Mardi 22 août : Le soulèvement d’août 1955. Le premier acte avait commencé avec les attaques groupées de la Toussaint 1954. Mais, au printemps suivant, la révolution du jeune FLN, assiégée militairement dans son berceau des Aurès, s’avouait elle-même dans une impasse. A Alger, le nouveau gouverneur général, Jacques Soustelle, disposait non seulement de nouveaux crédits mais d’une vision. Il ne croyait pas en l’assimilation, il proposait l’intégration. A tous les habitants, il proposait un collège unique, quitte à amener 120 députés algériens au Palais-Bourbon. Et alors ?, disait-il.

    Mercredi 23 août. Février 1956, le gouvernement socialiste renonce. En janvier 1956, des élections anticipées conduisent à la constitution d’un gouvernement dirigé par le numéro un du Parti socialiste, Guy Mollet. Il avait fait campagne en métropole pour l’apaisement en Algérie et une réduction du service militaire à un an. Il aurait voulu y faire évoluer les institutions, parvenir à l’égalité de l’élément européen et de l’élément musulman, comme on disait à l’époque. Mais, de l’autre côté de la Méditerranée, les forces de dialogue sont laminées et la radicalisation semble devenue irréversible. Quand Mollet effectue sa première visite à Alger, il se retrouve prisonnier d’une foule d’Européens hostiles.

    Jeudi 24 août. La bataille d’Alger de 1957 et le débat sur la torture. Dans ses vœux, le ministre résident Robert Lacoste, un homme « à poigne » que le président du Conseil, le socialiste Guy Mollet avait nommé sous la pression des Européens d’Alger, avait assuré qu’en 1957, on pourrait parler de concorde et d’amitié. La fin de 1956 avait été, en effet, catastrophique. Pendant qu’en Egypte, l’expédition de Suez dirigée contre Nasser par Londres et Paris, échouait piteusement, en Algérie, les attentats se multipliaient dans la capitale. Les premiers à leur donner une grande ampleur en utilisant le plastic avaient été des provocateurs, partisans de l’Algérie française : en déposant en aout une bombe dans un immeuble rue de Thèbes, ils firent des dizaines de morts. Le FLN, disposant à son tour d’explosifs, provoqua une forte émotion chez les Européens en s’attaquant à des lieux fréquentés par la jeunesse, la Cafétéria et le Milk-Bar.

    Vendredi 25 août. Le témoin du vendredi : Slimane Zeghidour, son village en Kabylie pendant la guerre d’Algérie. Notre invité a été modelé par la guerre d’indépendance. Il en est le jumeau. Il a à peine plus d’un an quand se déclenche l’incendie de la Toussaint 54.

    Aujourd’hui 21 août 2017

    "La séance est ouverte" :

    L'Assemblée après le début

    de l'insurrection algérienne.

    Novembre 1954

    Du 21 au 25 août 2017, « La guerre d’Algérie » sur France-Inter

    François Mitterrand, ministre de l'Intérieur en visite en Algérie le 12 novembre 1954 © domaine public / Musée national de la Révolution algérienne

    L’été 1954 a permis au gouvernement de centre gauche de Pierre Mendès-France de dénouer quelques crises graves : à Genève, au lendemain de Dien Bien Phu, il négocie le désengagement français en Indochine ; à Tunis l’indépendance du pays avec Bourguiba. Toutefois, la question marocaine reste pendante : il est clair qu’il faudra faire revenir de Madagascar le sultan exilé par un cabinet précédent mais la décision n’est pas encore prise car il est évident aussi que Mohammed V reviendra en symbole du nationalisme.

    En Algérie, en revanche, la situation apparait faussement calme. L’insurrection du printemps 1945 a été occultée et le statut adopté en 1947 semble faire fonction d’amortisseur. François Mitterrand, le ministre de l’Intérieur, a pourtant averti Mendès : la tension est forte et l’administration faible – la France ne dispose ainsi que d’une poignée de gendarmes dans les Aurès, là où les débuts de l’insurrection seront les plus spectaculaires.

    Si le ministre de l’Intérieur est en charge de l’Algérie, c’est que l’Algérie a été intégrée à la France. Trois départements la composent et le statut de 1947 dispose que trente députés la représentent à Paris – quinze élus par le million d’Européens et quinze issus du second collège formé par les huit millions de Français musulmans. « Issus » est plus exact qu’ « élus » : tous les scrutins depuis 1958 ont été manipulés par les autorités de sorte qu’aucun nationaliste ne peut espérer trouver le chemin du Palais-Bourbon. Ni le patriarche Messali Hadj, toujours en résidence surveillée ni Ferhat Abas.

    Le 23 octobre 1954, c’est une nouvelle génération de militants qui franchit le pas de l’insurrection. Le FLN et son bras armé l’ALN sont créés. Aussitôt après, à la Toussaint 1954, déferle une vague d’attentats. La mort du jeune instituteur Guy Monnerot qui allait rejoindre son poste dans les Aurès touche particulièrement l’opinion française.

    La séance du 12 novembre 1954 à l’Assemblée est évidemment consacrée à ce que la grande presse nomme « la Toussaint sanglante ». Elle est présidée par André Le Troquer.

    Ecoutez l’émission d’aujourd’hui

    21 août 2017

    Du 21 au 25 août 2017, « La guerre d’Algérie » sur France-Inter

     

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