• Emouvant retour au pays pour Martine Dubois dans la ville de son enfance accueillie à bras ouverts.

    Emouvant retour au pays

     pour Martine Dubois

    Emouvant retour au pays   pour Martine Dubois

     Martine Dubois, deuxième à partir de la gauche

    Née à Constantine en 1940 et ayant grandi, vécu et travaillé en tant qu’institutrice à Zeribet El Oued et à Biskra jusqu’en 1967, année où elle est définitivement partie s’installer en France avec son mari, Martine Dubois, née Fuchs, n’a jamais oublié la reine des Zibans (Les Zibans forment une contrée d'Algérie, située à cheval sur l'Atlas saharien et le Sahara, dont la ville principale est Biskra) et les années de bonheur qu’elle y a passées.

    Pour immortaliser ses souvenirs, elle a écrit un beau livre, Biskra au gré des souvenirs, illustré de superbes photographies de l’époque. Un livre qu’elle a présenté, vendredi dernier, à Biskra, à l’occasion d’une visite touristique en Algérie qu’elle effectue avec sa fille, elle-même née à Biskra. «Je suis une Biskrie de cœur et de famille puisque ma grand-mère y est née. Je suis la petite-fille de Mme Roigt, qui tenait une librairie tabacs-journaux rue Berthe.

    J’ai voulu écrire ce livre pour mes enfants afin qu’ils connaissent cette ville mythifiée et toutes ses spécificités à travers mes souvenirs et ceux de ma famille. L’Algérie me manque plus en vieillissant que quand j’étais jeune. Je suis stupéfaite et hyper émue par l’accueil chaleureux et la bonté des gens de Biskra», a-t-elle confié.

    A propos des événements de la guerre d’Algérie ayant mené au schisme entre les deux communautés et au départ en masse des pieds-noirs vers l’Hexagone, cette auteure pense que l’OAS a mis la terre à feu et à sang, mais aussi que des atrocités ont été commises des deux côtés. «Ma famille n’a jamais été touchée et notre départ n’était pas un acte militant ou politique», explique-t-elle en prônant l’apaisement des relations entre l’Algérie et la France «unies qu’elles sont par des relations historiques et humaines encore vivaces», pense-t-elle.

    Organisée par le comité des fêtes de la ville de Biskra, sur une proposition de Mohamed Slimani, militant infatigable de l’amitié entre les peuples et le développement d’une culture universelle, cette rencontre littéraire, qui s’est déroulée à la salle des conférences de la maison de la Culture Réda Houhou, s’est transformée en un moment d’émouvantes retrouvailles entre Martine, qui n’a pu retenir ses larmes, et ses anciens élèves, collègues et voisins.

    A noter qu’elle a promis de céder ses droits d’auteure à l’APC de Biskra, laquelle pourra rééditer cette monographie pour une meilleure diffusion en Algérie. En plus du maire actuel de Biskra, Azzedine Slimani, trois autres anciens édiles de la reine des Zibans, Mohamed-Salah Guerfi, Selim Aloui et Louardi Zerari ont honoré le retour de Martine Dubois dans la ville de son enfance en l’accueillant à bras ouverts. 

     

                                                        

     Hafedh Moussaoui

    http://www.elwatan.com/regions/est/biskra/emouvant-retour-au-pays-pour-martine-dubois-25-04-2016-319498_131.php 

     

    Colloque sur l’histoire de Biskra

    Regards occidentaux sur la reine des Zibans

    Emouvant retour au pays   pour Martine Dubois

    Biskra a beaucoup inspiré les peintres orientalistes du temps

     de l’Algérie française

    Marx, Gide, Picasso, Régis, Fromentin, Leeder, Maupassant, Blanc, Daumas, Baffi, Nelson et des dizaines de personnalités de cette époque ont séjourné à Biskra. Dans leurs écrits, poèmes, tableaux et compositions musicales, l’influence de l’ensorcelante Reine des Ziban transparaît indubitablement.

    Dans le cadre d’une série de colloques nationaux consacrés à l’histoire de Biskra qu’elle organise régulièrement, l’association Khaldounia a choisi pour la 13e édition de cette manifestation de s’intéresser à «Biskra à travers le regard des voyageurs occidentaux des XIXe et XXe siècles» Des professeurs, historiens et chercheurs universitaires venus de tout le pays se sont penchés sur ce thème et ont mis en avant l’attrait exercé par cette ville du Sud algérien sur ses visiteurs y «ayant trouvé les caractéristiques d’un paradis terrestre avec ses paysages fascinants et ses palmeraies luxuriantes irriguées au moyen d’un système de seguias savant, son climat doux et tempéré, ses habitants d’une hospitalité et d’un sens de l’honneur innés et les vertus curatives de ses eaux thermales», a-t-on souligné.

    Elle était un centre de tourisme et de loisirs couru par la haute société européenne et américaine, un lieu de ralliement des artistes-peintres, des poètes, des comédiens et des penseurs, intellectuels et mêmes des écorchés de la vie à la recherche d’un havre de paix et de repos, d’inspiration et de ressourcement.

     

     

     

     

     

     

    « Le 1er mai 1962 ne fut pas une fête mais une catastrophe nucléaire nommée Béryl Les gens âgés d'André Sylvain "On est tous des vieux, ce n'est qu'une question de temps" »
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