• En annonçant qu’il supprimera la commémoration officielle du 19 mars 1962 s'il est élu président de la République Sarkozy a été vu dans certains de ces lieux de Perpignan

    En annonçant qu’il supprimera

     la commémoration officielle 

     du 19 mars 1962 

    s'il est élu président de la République

      Sarkozy a été vu dans certains

    de ces lieux de Perpignan

     Les nostalgiques de l'Algérie française

    ont leur centre de mémoire depuis 2012

     

    Pour tous les anticolonialistes

     Ce n’est que " le Musée de l'OAS "

       Le-Musee-de-l-OAS-sera-loge-a-l-ancien-Couvent-de-Sainte.jpg

    Ce Musée de l'OAS a ouvert ses portes en 2012, après un colloque de lancement sur le thème “Exils croisés en Catalogne du nord”, qui s’est tenu en février 2011. Le Musée de l'organisation terroriste et criminelle occupe une salle de 300 m2 , au rez-de-chaussée de l'aile réhabilitée de l'ancien Couvent de Sainte-Claire.

    La majorité du conseil municipal de Perpignan a validé, le 16 septembre 2010, la création d'un Centre de documentation des Français d'Algérie : Laboratoire de pensée sur les exils, qui a ouvert ses portes en 2012, sur fond d'interjections et d'exclamations de la part des opposants qui disent non... au Musée de l'OAS. Ce n'est pas une surprise puisque la majorité de ce conseil municipal est nostalgique du colonialisme, nostalgique de l'Algérie française, Perpignan est l'une des villes françaises où l'on fait le plus l'apologie de l'OAS, cette organisation terroriste et criminelle, où l'on honore des condamnés à morts et fusillés... la honte en quelque sorte... voyons donc ce qui se passe à Perpignan, qui est pourtant une belle ville mais qui est salie pour tous ces revanchards souvent proche d'un parti politique xénophobe et raciste.

     

    Au cimetière

    La stèle de la Honte

     

    Au bout de la grande allée qui mène sur la place centrale, ronde du Cimetière du "Haut Vernet", il y a la Stèle de la Honte, et 2 autres cénotaphes utilisant des souvenirs douloureux pour donner une vision déformante de l’histoire revue par le regard déformant de l’OAS, en utilisant des souvenirs douloureux : ils donnent une vision déformante, révisionniste de l’histoire la Guerre d’Algérie. Cette symbolique, de commémoration, avec cet éclairage, des drames de la Guerre d’Algérie démontre un négationnisme de l’Histoire et une mise en cause outrageante des valeurs de la République, cautionné par la municipalité.

     La-stele-de-la-honte.jpg

     

     C’est la copie conforme de celle-ci qui avait été érigée à Marignane, mais n’a pu être inaugurée, et a été retirée de l’espace public.

     

    Détails de cette stèle

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    Aux Combattants de l’Algérie Française avec le nom des 4 "héros", ceux qui ont été condamnés à mort et fusillés pour leur rôle de tueurs au sein de l’OAS.

     

    Les autres stèles du Cimetière du Haut Vernet

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     Cette stèle sur cette place centrale du cimetière est dédiée aux supplétifs

     

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    Imposante cette  stèle aux rapatriés, avec cette épitaphe : "Le vrai tombeau des morts, c’est le cœur des vivants", elle veut commémorer, en particulier les évènements des 26 mars 1962 (Rue d’Isly à Alger) et 5 juillet 1962 à Oran où l’OAS a une responsabilité essentielle dans le déclenchement de ces incidents tragiques : Son seul objectif était de tenter remettre en cause les accords d’Evian.

     

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       Et, à l’entrée du Cimetière, cette stèle aux disparus d’Algérie

     

    Le Mur des disparus

     

     

    Le Mémorial  du Mur des disparus se trouve dans l’enceinte du Couvent Sainte-Claire. En octobre 2004, un olivier avait été planté à Perpignan à la mémoire des disparus et promesse avait été faite d’ériger dans la ville le "Mémorial des Disparus d’Algérie" où seraient inscrits les noms de toutes les personnes disparues entre 1954 et 1963, et ce en liaison avec le Cercle Algérianiste des Pyrénées Orientales.

     

    Le Centre de documentation des Français d'Algérie

    La dernière honte pour Perpignan

    cette belle ville qui ne mérite pas

     cette nouvelle salissure

    " Le Musée de l'OAS "

     a donc ouvert ses portes en 2012 

     

    Un collectif qui regroupait déjà au 1er juin 2007 : 41 organisations  tant locales que régionales et nationales s’est toujours opposé aux objectifs poursuivis dans cette orientation. Il n’est pas concevable de ne considérer dans la commémoration des mémoires que les victimes "pieds noirs", victimes simplement parce qu’elles défendaient une idée de "l’Algérie Française". Beaucoup sont mortes parce l’OAS refusait la paix en Algérie, telle que l’immense majorité des peuples français et algériens avaient ratifiés les accords d’Evian. L’OAS a une terrible responsabilité dans les "répressions" des 26 mars 1962 à Alger et 5 juillet 1962 à Oran. Que ce soient ceux qui sont, pour l’essentiel, responsables du déclenchement de ces incidents qui ont fait couler ce sang à cette époque, et qui aujourd’hui se posent en victimes et utilisent la peine de familles durement touchées alors, est une imposture.

    On ne peut commémorer une seule catégorie de victimes. Les responsables de l’ADIMAD-OAS (dont plus des 3/4 sont d’anciens terroristes de cette organisation condamnés pour leurs activités séditieuses) et les responsables des autres organisations qui militent sur les mêmes bases idéologiques semblent oublier les milliers de victimes (civiles ou militaires, fonctionnaires en services ou simplement Algériens, intellectuels ou militants s’opposant à ces menées factieuses...) tuées lors d’attentats aveugles ou assassinées de façon très ciblée. Ils osent "honorer", avec la complicité d’élus de la République, les tueurs qui ont assassiné ceux qui défendaient les valeurs de notre République.

     Ce musée se veut être une "défense de la présence française", euphémisme, pour ne pas dire apologie du colonialisme, générateur, en particulier en Algérie, de crimes contre l’Humanité commis au nom de la France et que les plus hautes autorités n’ont toujours pas condamnés.

    Et maintenant regardez bien, écoutez bien la vidéo ci-dessous, réfléchissez bien aux paroles de la grande résistante qu'était Lucie Aubrac : en s'adressant aux élèves d'un lycée, elle dit, après avoir expliqué ce que représentait l'étoile de David pour les Juifs obligés de porter cette étoile de couleur jaune  pendant la seconde guerre mondiale " si le fascisme venait à triompher en France, imaginez que l'on oblige vos petits copains ou copines qui sont nés en Algérie, en Tunisie, au Maroc, à porter le croissant " ou, encore, Lucie Aubrac montrant une photo de tombes musulmanes prises en décembre 1944 dans un cimetière français " cela veut dire qu'il y a des musulmans qui se sont engagés dans la résistance, dans l'armée française pour essayer de vaincre le racisme d'Hitler, pour la même cause que nous tous : la Liberté " 

       

     

     

    « Hervé Bourges : "Il est tout à fait normal que le 19 mars 1962 soit commémoré"Paroles ♪ Statues Sans Cœur ♪ de Claude François ! Oui mais celle-ci elle n’est pas en pierre !!! »
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