• Fin de partie pour Macron

     

    Fin de partie pour Macron

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    Il avait tenté de provoquer la fin des partis, siphonnant les voix de la gauche comme de la droite, mais aujourd’hui, son quinquennat finissant annonce un probable échec à l’occasion du second tour des municipales. 

    Les raisons de cet échec sont multiples :

    D’abord, il n’a pu juguler la fronde menée pendant de longs mois par les Gilets Jaunes, et les maigres cadeaux consentis ont été trop tardifs pour changer la donne.

    Il n’a pas réagi lors des manifs estudiantines, pas plus lors de celles des juges et avocats, resté insensible à la longue grève des transports... quasi silencieux lors des manifs contre la réforme des retraites, pas mieux encore lors de celles des services hospitaliers.

    Pire, la crise liée au coronavirus a mis en évidence cruellement la justesse des arguments déployés par ces derniers, et Macron a dû mettre un terme (peut-être provisoirement) à son projet de destruction du service public, ainsi qu’à son projet de réforme des retraites... quand à la réforme scolaire, elle a du plomb dans l’aile.

    Et pour corser le tout, on ne peut ignorer les défections dans le camp présidentiel d’un nombre de plus en plus important de marcheurs, qui sont allés jusqu’à créer un nouveau groupe à l’assemblée nationale. lien 

    Depuis ce jour, LREM a définitivement perdu la majorité absolue.

    Mais ce sont surtout les municipales qui mettent en évidence, lors du second tour, le retour des partis annonçant la débâcle du parti macroniste.

    A Bordeaux, pour éviter son possible naufrage, Juppé se sert du candidat « en marche », afin de faire obstacle à l’élection d’un candidat vert bien placé pour l’emporter.

    Pareil pour Lyon, ou l’ex marcheur, et ex-ministre de l’intérieur, a rejoint la droite de Wauquiez, afin d’empêcher l’élection du candidat écolo.

    A Paris, la situation n’est guère brillante pour la candidate de LREM, arrivée en 3ème position lors du 1er tour, succédant au malheureux candidat Griveaux, ex porte-parole LREM, pris dans la tourmente d’une vidéo à caractère sexuel.

    Elle a espéré en vain le ralliement de l’ex marcheur, Cédric Villani, celui-ci ayant tenté sans succès une alliance avec Anne Hidalgo, laquelle a finalement obtenu le soutien des écolos. lien 

    A Marseille, les marcheurs sont aussi sur la touche, et tout devrait se jouer avec le PS... même si pour l’instant, il n’est pas soutenu par les Verts. lien 

    La surprise pourrait venir de Strasbourg, où Jeanne Barseghian est arrivé en tête avec près de 28% des voix et elle pourrait devenir la 1ère maire écologiste de la ville dans la quadrangulaire qui se prépare. lien.

    Même l’extrême droite inquiète les marcheurs, puisqu’à Perpignan, pour faire barrage au candidat frontiste, l’écologiste Agnès Langevine se retire pour faire échouer la tentative de Louis Aliot. lien 

    Finissons par la tentative délicate du 1er ministre, qui tente de l’emporter au Havre, alors qu’il n’a pu passer la barre du 1er tour, avec 43,59% des suffrages...talonné par le communiste Jean-Paul Lecoq (35,87%), lequel espère le ralliement des écolos, qui avaient fait plus de 8% des voix. lien 

    Bref, s’il faut en croire l’analyse de l’historien Richard Robert : « outre la montée de l’écologie, le scrutin montre les difficultés sérieuses de LREM au niveau national comme local. LREM s’installe dans le paysage souvent en 3ème position, mais enfin cela reste des scores de centristes, à l’évidence pas à la hauteur de leurs attentes  ». lien 

    Mais c’est l’après «  coronavirus » qu’il faut voir de plus près : malgré les milliards distribués çà et là pour tenter de sauver l’économie du pays, on voit bien que tout recommence comme avant, sans tenir compte de la cruelle leçon que nous venons de recevoir.

    A preuve le contrat qui vient d’être passé avec le Mexique, permettant l'arrivée en France de viande auparavant interdite en Europe pour raisons sanitaires...mais s'il s’agit d’un accord européen, la France y a largement participé. lien 

    Quid des milliards distribués à Air France, sans contrepartie pour la défense de l’environnement ? lien 

    Avec ce gouvernement, on continue de constater qu’il y a toujours un fossé entre les promesses et la réalité.

    On pourrait aussi évoquer les violences policières, qui, à la lumière de la crise américaine, refait surface chez nous.

    On sait que Macron, tout comme son ministre, a contesté régulièrement qu’il y ait pu avoir la moindre violence policière exercée contre les manifestants, malgré les preuves qui se sont accumulées, les mutilés en tout genre, et les 3 morts recensés dans notre pays.

    Il a jugé « inacceptable dans un état de droit de parler de violences policières ». lien 

    Pire, son ministre de l’intérieur, le martèle à son tour : « il n’y a pas d’image de violence policière  ». lien 

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    Hélas pour tous les deux, « c’est la fin du flagrant déni  » comme le déclarait à « France 24  », la journaliste de la chaîne, reprenant le titre du journal « Libération ». lien 

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    « Après 3 morts et plus d’un an à fermer les yeux, l’exécutif commence à prendre conscience du problème face à la multiplication des vidéos et des affaire », écrit le journaliste de Libé. lien 

    Comme l’affirme CPolitique, finalement Macron a organisé involontairement « la stratégie de l’échec », en s’entourant notamment d’étranges personnalités.

    Mais celui qui a peut-être porté l’estocade finale est Emmanuel Todd  : le sociologue accable le Chef de l’Etat, d’abord et surtout pour sa gestion désastreuse de la pandémie : « nous saurons que le monde a changé quand ceux qui nous ont mis dans le pétrin seront devant un tribunal. Et je ne parle pas d’une simple commission parlementaire. On nous prie de que croire que les gens qui ont pêché sous les régimes précédents et qui sont toujours là, ont fait leur examen de conscience. C’est trop facile ! Il faut en finir avec l’impunité. On doit faire des exemples, avec des peines de prison et des sanctions financières. La société française a besoin de morale, et il n’y a pas de morale sans punition. Ce n’est pas qu’une question de principe. Il existe maintenant un vrai risque d’explosion sociale, parce que les Français savent que leurs dirigeants sont incapables de les protéger. Si l’on accepte encore et toujours un pouvoir qui raconte n’importe quoi grâce à sa maîtrise des moyens de communication et qui s’entête à ne pas régler les problèmes économiques, l’étape suivant ne sera pas une lutte de classes civilisées, mais la guerre civile  ». lien

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    Il est vrai que la rentrée va être compliquée, car nombre de promesses n’ont pas été actée, ou dans des proportions peu acceptables, mais surtout parce que le bond tragique que va faire le chômage à l’automne, bond déjà amorcé, va faire des dégâts, et dans tous les milieux.

    Au mois d’avril, près de 850 000 chômeurs supplémentaires se sont inscrits sur les listes de Pôle Emploi, et il est probable qu’ils seront encore plus nombreux à l’automne. lien 

    Renault va mettre au rebut 15 000 salariés, (dont 4 600 en France) malgré les 5 milliards prêtés par le gouvernement. lien 

    Relocaliser l’industrie ne se fera pas en quelques jours, (à condition qu’il y ait une véritable volonté de le faire), et les dégâts constatés vont s’amplifier, avec à la barre un pouvoir déstabilisé, plus souvent dans le discours lénifiant que dans l’action.

    D’ailleurs, avec un pouvoir d’achat nettement plus faible, les français ne pourraient pas payer plus cher des produits fabriqués sur le sol national, même avec la volonté bienveillante « d’acheter français ».

    Comme disait mon vieil ami africain (et Coluche) : « les riches auront de la nourriture, les pauvres auront de l’appétit ».

    SOURCE : https://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/fin-de-partie-pour-macron-224881

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  • Commentaires

    1
    Vendredi 5 Juin à 10:51

    Oui mais il ne faudrait pas remplacer Macron et sa majorité par d'autres tels que nous les avons déjà connus qui n'ont pas davantage été en mesure de trouver une solution aux problèmes auxquels nous sommes confrontés.

    Il y a nécessité de rupture avec une rupture de la logique d'un système. Si on n'offre pas de perspective dans ce sens on continuera à tourner en rond sans rien résoudre. 

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