• Grâce à l'ANPROMEVO et son président Jean-François Gavoury nous allons entendre reparler de Béziers, de Ménard, de la suppression du nom de la rue du 19-Mars-1962

    C’est donc avec un réel plaisir que je salue l’arrivée d’un nouveau site ami celui de l’ANPROMEVO (Association nationale pour la protection de la mémoire des victimes de l’OAS). Réel plaisir, d’autant plus que le président de cette association a ajouté mon blog parmi ses liens, c’est la raison pour laquelle je remercie sincèrement Jean-François Gavoury et souhaite longue vie à ce site, à cette association et tous ses dirigeants.

    Michel Dandelot

     

    SOURCE : http://anpromevo.com/ 

    En feuilletant les pages du site de l’ANPROMEVO nous apprenons que nous allons entendre reparler de Béziers, de Ménard, de la suppression du nom de la rue du 19-Mars-1962 remplacée par le nom du putschiste Denoix de Saint-Marc (Héros français ???) car dans l’agenda de cette association nous lisons :

    Mardi 18 octobre 2016

    À partir de 11h30, audience du Tribunal administratif de Montpellier consacrée à l’examen de la requête dirigée contre la commune de Béziers par Jean-François Gavoury à la suite de la délibération du conseil municipal du 11 décembre 2014 ayant eu pour objet de débaptiser la rue du 19-Mars-1962 pour lui attribuer le nom du Commandant Denoix de Saint Marc.

    Et plus loin parmi les actions de l’ANPROMEVO en 2015 Jean-François Gavoury écrit :

    Et c’est un nouveau maire extrémiste, à Béziers, qui entend débaptiser une rue du 19 mars 1962 pour lui donner le nom d’un officier putschiste, Hélie Denoix de Saint Marc.
    À titre personnel je ne le laisserai pas faire pour plusieurs raisons :
    – la première, la fidélité : la fidélité à la mémoire de Guy Fischer, qui cita mon père et me cita en séance du Sénat consacrée à la présentation de la proposition de loi tendant à faire du 19 mars la journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes de la guerre d’Algérie ;
    – la seconde raison : la fidélité à l’égard de M. Bertrand Delanoë, de Mmes Anne Hidalgo et Catherine Vieu-Charier, de la FNACA, de l’ARAC et de toutes les associations amies de l’Anpromevo qui ont permis qu’un certain 6 octobre 2011, sur un remarquable emplacement du cimetière du Père-Lachaise, un Mémorial soit élevé pour rendre témoignage du sacrifice des militaires, des civils, des élus, des magistrats, fonctionnaires, enseignants tombés au service de la République sous les coups d’une « organisation idéologiquement criminelle et, dans ses actes, barbare« ;
    – une autre raison tient à la relative facilité de la contestation de ce projet de la commune de Béziers devant une juridiction administrative, saisie par mes soins dans les trois semaines suivant la délibération du conseil municipal du 11 décembre.
    Dois-je ajouter que le silence n’est plus de mise parmi les victimes de l’OAS, dont l’association a été l’objet d’un acte de reconnaissance officiel l’an dernier, puisqu’une décision de Kader Arif en a fait la 50e association d’anciens combattants et victimes de guerre habilitée à ester en justice ?
    Et puis-je conclure en affirmant que, si la FNACA appelle à un contre-rassemblement républicain à Béziers le 14 mars à 14 h30 pour s’opposer à ce que la plaque portant la date du 19 mars 1962 soit déboulonnée et remplacée par une autre célébrant le putsch auquel les appelés ont refusé de se rallier en avril 1961, je serai à ses côtés comme je l’ai été pour la reconnaissance du 19 mars ? »
    Jean-François Gavoury

    25 février 2015 : Jean-François Gavoury appelle les membres et amis de l’ANPROMEVO à signer une pétition en ligne (http://www.petitions24.net/sauvons_le_nom_de_la_rue_du_19_mars_1962_de_beziers) intitulée « Sauvons le nom de la rue du 19 Mars 1962 à Béziers » lancée localement par le Mouvement de la Paix. Le texte de cette pétition (qui recueillera au total près de 3.900 signatures) est le suivant :
    « Pour Robert MENARD, maire de Béziers qui se proclame l’héritier de l’OAS par l’action de son père, il s’agit de supprimer le nom d’une date de paix, le « 19 mars 1962 », pour donner à la rue le nom de Hélie Denoix de Saint Marc, qui a été condamné par la justice française. Ce commandant a été actif lors du « putsch du quarteron des généraux » du 21 avril 1961, avorté par la mobilisation des soldats du contingent et par le général de Gaulle. Au moment où les relations franco-algériennes s’apaisent, où en France, il est plus que jamais nécessaire de réconcilier les mémoires des Anciens d’Algérie qu’ils soient pro ou anti Algérie française, des Appelés qui ont été engagés dans cette guerre, des descendants des « Musulmans d’Algérie » soumis à l’infamant « Code de l’Indigénat », Disons NON au colonialisme, révisionniste et raciste! »

    14 mars 2015 : L’ANPROMEVO et l’association Marchand-Feraoun sont représentées par leurs présidents respectifs ainsi que par leurs adhérents, amis et correspondants locaux lors d’un contre-rassemblement mis en place par un large collectif d’associations au moment même et sur les lieux de la manifestation inaugurale de la rue Commandant Denoix de Saint Marc. Face à un millier et demi de revanchards de l’Algérie française, d’anciens criminels de l’OAS et d’identitaires de la Ligue du Midi, ce sont quelque 600 participants, parmi lesquels des parlementaires, anciens ou en activité, qui ont exprimé de vive voix leur opposition résolue à la ligne de conduite fascisante tracée par Robert Ménard dans les rues de Béziers. Un communiqué de l’ANPROMEVO diffusé le lendemain soir rendra compte de l’événement en ces termes (extraits) :
    « Aucune mesure préventive n’a été mise en œuvre, et l’autorité de l’État s’en est trouvée affaiblie : déni de la loi du 6 décembre 2012 relative à la reconnaissance du 19 mars comme journée nationale du souvenir et de recueillement à la mémoire des victimes civiles et militaires de la guerre d’Algérie ; laissez-faire au regard d’un projet d’éloge public d’un officier militaire – putschiste – ayant trahi la République au moment même où l’on attendait de lui l’obéissance à un Gouvernement légal et à une autorité légitime.
    Cette stratégie a permis, hier, à Robert Ménard de tenir – et diffuser dans le même temps sur le site Internet de la ville de Béziers – un discours allant largement au-delà de la réécriture de l’histoire, de l’apologie du terrorisme de l’OAS et de la propagande nationaliste. En effet, les limites de la xénophobie et du racisme ont été franchies, comme l’illustrent les extraits ci-après :
    « […] alors qu’on obligeait un million de Français à quitter leur Algérie natale, on ouvrait la France – quasi simultanément – à des millions d’immigrés bien décidés pour certains à ne jamais se sentir, à ne jamais devenir des Français à part entière. » ;
    – « Colonisation de peuplement, disait-on de la présence française en Algérie. Il faut parler aujourd’hui, en France, d’immigration de peuplement, d’immigration de remplacement. » ;
    – « Il y a 50 ans, je m’en souviens, vous vous en souvenez, nous tapions sur des casseroles en scandant « Al-gé- rie fran-çaise ». Il faudrait aujourd’hui, avec la même ardeur, avec la même détermination, dire non à cette France métissée qu’on nous promet, qu’on nous annonce, qu’on nous vante. ».
    La loi s’appliquera-t-elle enfin à l’encontre de ce maire que son programme politique, axé sur la propagande, s’appuyant sur la valorisation des armes et comportant même la justification de leur utilisation contre la République, apparente à un authentique fasciste ?
    On peut l’espérer en considération de l’esprit républicain retrouvé avec les interventions, au cours de la journée d’hier, du Gouvernement à ses plus hauts niveaux, venu in extremis conforter les opposants à la cérémonie appelée par Robert Ménard.

    Ainsi, réprouvant cette initiative, le Premier ministre a-t-il affirmé que « la nostalgie, et notamment la nostalgie de l’Algérie française, n’apportera rien de bon », le porte-parole du gouvernement déclarant quant à lui : « Avec Denoix de Saint Marc, Ménard et FN montrent leur visage : réécrire l’Histoire, mépriser la mémoire et s’en prendre à la République. Face à ceux qui cherchent à raviver les plaies du passé pour nous diviser, plus que jamais, le devoir de rassemblement s’impose. » Dans un communiqué national intitulé « Le maire de Béziers, soutenu par le FN, porte atteinte à la République », le Parti socialiste avait, de son côté, dit presque dans le même temps s’associer aux initiatives se déroulant ce samedi à Béziers contre la décision de M. Ménard.
    Ces positionnements ont été obtenus grâce à l’engagement et à la mobilisation, dans l’unité pour la République, d’associations nationales, régionales et locales, représentatives du monde combattant, des victimes de l’OAS, des rapatriés, des valeurs humaines et citoyennes ainsi que d’organisations syndicales et de formations politiques qui, dès l’origine, ont su voir dans l’infâme projet de Robert Ménard tant une menace au regard de l’ordre public qu’un risque de retour à la guerre, celle des mémoires, entre la France et elle-même. »

     

     

    « 6 octobre 2016 - Cimetière du Père-Lachaise 5e anniversaire de l'inauguration de la stèle de la Ville de Paris aux victimes de l'OASEn 2015, le maire d'extrême droite de Béziers a débaptisé le nom de la rue du 19-Mars-1962 remplacé par le nom d'un putschiste... Et maintenant... nous attendons la suite avec impatience... »
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