• Guerre d'Algérie : Il y a eu aussi "les porteurs et porteuses de valises"

    Guerre d'Algérie : qui se souvient

     des « porteurs et porteuses de valises » ?

    Ces oubliés de l’histoire algérienne

     

    Guerre d'Algérie : Il y a eu aussi "les porteurs et porteuses de valises"

     

    Le 5 juillet 2012 l’Algérie a commémoré en grande pompe le 50e anniversaire de son indépendance. Une indépendance emportée de haute lutte et acquise dans la souffrance face à l’occupant. Or, les Français qui ont lutté pour l’indépendance et la reconstruction de l’Algérie, n’ont visiblement pas droit au chapitre.

    La Guerre d’Algérie (1954-1962) laisse de nombreuses traces dans les mémoires française et algérienne, chez ceux, civils ou militaires des deux camps, qui ont subi ou pratiqué des atrocités. A l’occasion de la 50e année de l’indépendance algérienne, l’histoire a refait surface dans la douleur, des deux côtés de la Méditerranée, même si les autorités françaises commencent lentement à reconnaître les actes de barbarie et à chercher la réconciliation avec la sœur-ennemie algérienne.

    Or, certains détails de l’histoire évitent la généralisation, l’analyse manichéenne de ce conflit, cette guerre ou guerre civile, assurément horrible. Parmi ceux-là, il est important de citer les « porteurs de valises ». Des journalistes, des artistes, des prêtres, des militants catholiques, qui sont devenus complices du Front de libération nationale (FLN). Qui parle à Alger du « Réseau Jeanson » ? Cette équipe, menée par Francis Jeanson, se chargera pendant pratiquement toute la guerre de collecter et de transporter des fonds et des faux-papiers pour les agents du FLN de métropole, une cinquième colonne indispensable à la résistance algérienne.

    Ce groupuscule sera finalement démantelé en février 1960 et son procès s’ouvrira le 5 septembre de la même année. Six Algériens et dix-huit Français, défendus par le jeune avocat Roland Dumas, sont alors inculpés et condamnés. Quinze d’entre eux sont condamnés à dix ans de prison, trois à cinq ans et huit mois, et neuf sont acquittés. Francis Jeanson quant à lui, sera condamné à dix ans de prison, puis amnistié en 1966.

    Des intellectuels de gauche apporteront par le « Manifeste des 121 » un soutien à ces « porteurs de valises ». Qui se remémore aujourd’hui de ces Français qui ont lutté et qui sont parfois morts, comme Henri Curiel, pour ou en raison de la cause algérienne ?

    Voici une autre "porteuse de valise"

    interviewée en 2013

    Fin 1961, étudiante en droit âgée de 22 ans, révulsée par la répression sanglante, à Paris, le 17 octobre 1961 contre les algériens puis par celle du 8 février 1962 contre les manifestants au métro Charonne, Danielle décide d'aider le FLN. Elle transporte des militants et "porte des valises" avant d'être arrêtée puis emprisonnée à la prison de la Petite Roquette durant 75 jours à partir du 17 mars 1962 avec 5 autres détenues ayant aidé le FLN.

    Cette expérience politique contribuera à son engagement ultérieur dans le PSU où elle sera une militante active en particulier au plan national en allant soutenir les ouvriers de Lip et les paysans du Larzac, et au plan local en coordonnant l'action pour l'ouverture d'une crèche, en s'engageant dans les campagnes des élections municipales et en participant activement aux actions de sa fédération départementale du PSU, comme la campagne législative de Bernard Langlois à Provins en mars 1973.

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    Guerre d'Algérie : Il y a eu aussi "les porteurs et porteuses de valises"

     

    « Dans le domaine de la mémoire de la guerre d'Algérie et ses victimes, nous devons beaucoup à Paris et à son ancien maire Bertrand DelanoëDu racisme au génocide : N'oubliez jamais comment cela est arrivé et peut recommencer »
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