• Guerre d'Algérie : Macron va faire un geste mémoriel envers les pieds noirs

    Guerre d'Algérie : Macron va faire un geste mémoriel envers les pieds noirs

     

    Guerre d'Algérie : Macron va faire un geste mémoriel envers les pieds noirs

    Le 20 mars 1962, quatre obus de mortier tombent sur la place du Gouvernement, faisant 24 morts et 59 blesssés parmi les musulmans. (photo © Dalmas - Sipa)

    Le président Emmanuel Macron va faire un geste mémoriel mercredi envers les rapatriés d'Algérie qui portera sur la fusillade de la rue d'Isly à Alger, dans laquelle des dizaines de partisans de l'Algérie française furent tués par l'armée en mars 1962.

    Le chef de l'Etat va porter "une parole de reconnaissance" lors d'une rencontre avec des associations de rapatriés d'Algérie, communément appelés les "pieds-noirs", à l'Elysée, a indiqué mardi la présidence française.

    Un geste mémoriel

    "Un des points saillants du propos du président de la République tournera autour de ce qui s'est passé le 26 mars à Alger, rue d'Isly", a ajouté la présidence, sans plus de précisions.

    Une semaine après la signature des Accords d'Evian et le cessez-le-feu, le 19 mars 1962, en Algérie, des manifestants civils partisans de l'Algérie française qui tentaient de forcer le passage vers le quartier de Bab El-Oued, dans le centre d'Alger, étaient mitraillés à un barrage tenu par l'armée française.

     

    Revenir sur la fusillade de la rue d'Isly qui a fait une cinquantaine de morts


    La fusillade qui dura plus d'un quart d'heure fit, selon différentes sources, au moins une cinquantaine de morts, tous civils, parmi les manifestants. La fusillade de la rue d'Isly marqua le début de l'exode massif des pieds-noirs d'Algérie.

    Cette "reconnaissance" s'inscrira dans une série de gestes mémoriels, depuis le début du quinquennat, dans la perspective du 60e anniversaire de la fin de la guerre d'Algérie.

    Le 14 septembre 2018, Emmanuel Macron a ainsi reconnu, "au nom de la République française", que le jeune mathématicien communiste Maurice Audin avait été "torturé à mort, ou torturé puis exécuté par l'armée française" en 1957.

    L'objectif reste le même, construire à terme une mémoire apaisée, partagée, commune à tout ce qu'ont été jusque-là les mémoires liées à la guerre d'Algérie et à la colonisation

    Communiqué de l'Elysée

    Le 3 mars 2021, il reconnaissait aussi que l'avocat nationaliste Ali Boumendjel avait été "torturé et assassiné" le 23 mars 1957 par l'armée française, contredisant la version initiale d'un suicide.

     

    Une loi pour les Harkis


    Le 20 septembre 2021, le chef de l'Etat a demandé "pardon" aux harkis, supplétifs algériens de l'armée française, qui furent "abandonnés" par la France. Un projet de loi, actant ce "pardon" et tentant de "réparer" les préjudices subis, est en cours d'examen en Parlement.

    Emmanuel Macron a aussi dénoncé des "crimes inexcusables pour la République" pour les 60 ans du massacre par la police française de manifestants algériens, le 17 octobre 1961 à Paris.

    "L'objectif reste le même, construire à terme une mémoire apaisée, partagée, commune à tout ce qu'ont été jusque-là les mémoires liées à la guerre d'Algérie et à la colonisation", a souligné l'Elysée.

    SOURCE : Guerre d'Algérie : Macron va faire un geste mémoriel envers les pieds noirs (tv5monde.com)

    Macias, Arcadi et Fabian

    Emmanuel Macron a aussi dénoncé des « crimes inexcusables pour la République » lors des 60 ans du massacre par la police française de manifestants algériens, le 17 octobre 1961 à Paris. « L’objectif reste le même, construire à terme une mémoire apaisée, partagée, commune à tout ce qu’ont été jusque-là les mémoires liées à la guerre d’Algérie et à la colonisation », en reconnaissant la « singularité de chacun », a souligné l’Élysée.

    Outre les représentants d’associations, des artistes « pieds-noirs » emblématiques, dont le chanteur Enrico Macias, le réalisateur Alexandre Arcadi et l’actrice Françoise Fabian, ont été conviés mercredi après-midi à l’Élysée.

    La rencontre s’ouvrira par un témoignage de Danielle Michel-Chiche, blessée à l’âge de cinq ans dans l’attentat du Milk-Bar le 30 septembre 1956 à Alger et autrice de « Lettre à Zohra D », en référence à Zohra Drif qui déposa la bombe, habillée en jeune femme européenne. Mme Michel-Chiche devint avocate puis sénatrice après l’indépendance.

    Les relations restent compliquées entre l’exécutif et les rapatriés depuis qu’Emmanuel Macron a qualifié la colonisation de « crime contre l’humanité » lors d’un déplacement à Alger en 2017.

    Nombre d’associations appellent au retrait de ces propos et l’une d’elles, Le Cercle Algérianiste, a décliné l’invitation à l’Élysée tant qu’il n’en serait rien. L’Élysée réfute de son côté les accusations de visées électoralistes avec ces différents gestes mémoriels à l’approche de la présidentielle d’avril.

    SOURCE : https://www.sudouest.fr/france/guerre-d-algerie-macron-va-faire-un-geste-envers-les-rapatries-8011588.php 

    Monsieur le Président Macron ne réécrivez pas l’histoire et n’oubliez pas aussi de reconnaître les victimes de l’organisation terroriste OAS

    Eux aussi ont été tués

    par des balles françaises

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    C’est pourquoi nous rendons un hommage à :

    Roger Oudin

    Robert Nogrette

    Jean Grasset

    Philippe François

    Daniel Doutre

    Messaoud Secuh

    Saïd Belmiloud

    appelés de l'Armée française

     tous 2e classe

    lâchement assassinés par l'OAS

    le 23 mars 1962, à dix heures

    place Desaix à Alger

    Après les 24 morts civils musulmans du 20 mars 1962

    Après les 18 gendarmes assassinés le 22 mars 1962
     

    Ce furent les premières victimes de l'OAS

     d'après le 19 mars 1962

    Ne les oublions pas

    Alors que le cessez-le-feu ouvrant la voie à l'indépendance de l'Algérie a été proclamé le 18 mars, plusieurs milliers de partisans de l'Algérie française sont appelés par l'OAS (Organisation armée secrète) à se diriger le 26 mars vers le quartier de Bab-el-Oued, refuge de membres de l'OAS, afin de forcer les barrages installés par l'armée française après plusieurs meurtres de jeunes du contingent par cette organisation.

    Ils sont invités à s'y rendre "sans armes" et "drapeau en tête", alors que la manifestation est interdite par le préfet. A partir de là, différentes versions circuleront : selon l'une d'elles, contestée notamment par des familles des victimes, ce sont des tirs visant les militaires depuis une fenêtre ou un toit rue d'Isly, qui enclenchent en retour la fusillade paniquée vers la foule des tirailleurs gardant le barrage.

    Cette version est également contestée par des parlementaires français, dont Eric Ciotti ou Valérie Boyer, qui présentèrent en 2019 une proposition de loi demandant "reconnaissance de la Nation des massacres de la rue d'Isly".

    "Sans sommation, à 14h50, la troupe du 4e régiment de tirailleurs ouvrit le feu, s’acharnant sur ceux qui s'étaient jetés à terre afin de se protéger. La version officielle dira que des coups de feu avaient été tirés d'un toit vers les militaires. Mais ceux‑ci, au lieu de riposter vers le toit où devrait se trouver le prétendu tireur, ont tiré à l’arme automatique dans la foule, frappant dans le dos des manifestants qui tentaient vainement de s'enfuir", pouvait-on lire dans leur exposé des motifs.

    "Il est grand temps aujourd'hui que l'Etat français rompe définitivement avec le silence et reconnaisse officiellement les crimes commis le 26 mars 1962 lors de cette manifestation pacifique", poursuivait l'exposé des motifs, en demandant "que l'ensemble des archives soit ouvert" et le massacre reconnu.

    Des historiens souligneront de leur côté la fatigue et l'inexpérience des troupes placées à cet endroit. Après les tirs, la panique saisit la foule : "Ces 10 minutes de fusillade ont été suivies de 30 minutes d'affolement, de désarroi, dans le tintamarre crispant des sirènes et des klaxons, voitures de pompiers, camions, ambulances, des voitures civiles sillonnaient la ville, transportant le plus rapidement possible les blessés", écrit l'AFP ce jour-là.

    En 2010, le gouvernement français décida d'inscrire les noms des victimes de la rue d'Isly sur le Mémorial de la guerre d'Algérie à Paris, mais l'Etat français n'a jamais reconnu de responsabilité dans ces événements.

    La rencontre s’ouvrira par un témoignage de Danielle Michel-Chiche mais écoutons aussi la réponse de Zohra Drif. 

     

    Le chanteur emblématique Enrico Macias, également invité, ne pourra en revanche pas être présent ce mercredi à Paris. Pourquoi Enrico n'a jamais pu retourner en Algérie. Le point de vue des Algériens :

    Enrico Macias affirme qu'il quittera

    la France si Marine Le Pen est élue

    à la prochaine présidentielle

    Maurice Papon, Enrico Macias et le 17 octobre 1961 et il faut ajouter le 8 février 1962

    Le chanteur a suggéré qu'il migrerait vers Israël si Marine Le Pen était élue présidente aux prochaines élections DDM - DDM MORAD CHERCHARI

    Invité du journaliste Frédéric Haziza pour la première de l'émission "Les enfants de la République" qui a été diffusée sur la radio communautaire juive Radio J, Enrico Macias a une nouvelle fois réitéré qu'il quitterait la France si jamais la candidate du Rassemblement National, Marine Le Pen était élue.

    L'hypothèse ne lui plaît guère. Invité de la radio communautaire juive Radio J pour la première de l'émission "Les enfants de la République", Enrico Macias a déclaré qu'il quitterait la France si Marine Le Pen était élue aux prochaines élections présidentielles. "Ah oui, je ne reste pas, bien sûr" a-t-il avancé.  "Je ne sais pas où j'irai" a ajouté le chanteur. 

    Il a néanmoins évoqué Israël comme choix de destination dans l'hypothèse où la candidate du Rassemblement National était élue : "Israël de toute façon c'est la seule destination qu'un juif habitant du monde peut avoir, peut espérer.. Parce qu'avant, quand on était persécuté, c'était Auschwitz. Maintenant, c'est Israël. Heureusement qu'on a Israël. Mais il ne faut pas y aller forcé, il faut aller de son plein gré en Israël." 

    L'interprète des "Filles de mon pays" a tout de même tenu à tempérer ses propos : "Je ne crois pas qu'elle sera élue." 

    Ce n'est pas la première fois qu'Enrico Macias menace de quitter la France si la candidate RN est élue à la tête du pays. En 2017, il avait déclaré qu'il prendrait l'avion le lendemain pour aller "peut-être en Suisse, peut-être en Corse, peut-être en Israël".

    En 2015, il avait confié sur le plateau de BFMTV qu'il migrerait vers Israel si Marine Le Pen parvenait un jour à la tête de l'Etat français. Il avait invité les juifs et les musulmans de France à faire de même. 

     

    SOURCE : https://www.ladepeche.fr/2020/10/11/enrico-macias-affirme-quil-quittera-la-france-si-marine-le-pen-est-elue-a-la-prochaine-presidentielle-9131925.php 

    Nous savions que le chanteur "pieds-noirs" Enrico Macias ne pouvait pas retourner en Algérie et qu’il le regretterait ?…

    Maurice Papon, Enrico Macias et le 17 octobre 1961 et il faut ajouter le 8 février 1962

    Le 17 octobre 1961 a été l'œuvre de l'Etat français, porteur du système colonial.

    Un homme s'y était illustré : Maurice Papon.

     

    Le même Maurice Papon avait officié auparavant à Constantine, où il avait été préfet.

    Maurice Papon a donc doublement sévi contre les Algériens. D'abord sur les berges du Rhummel, à Constantine, où il était le représentant de l'Etat français ; puis sur les berges de la Seine, à Paris, où il occupait les mêmes fonctions.

    A la fin de sa vie, Maurice Papon a été rattrapé par l'histoire. Il a été jugé, mais pour d'autres faits, pas pour ses crimes contre les Algériens. Pourtant, ce qu'il a commis contre les algériens pouvait juridiquement être qualifié de crime de guerre. On retrouve dans ses décisions les éléments constitutifs du "crime de guerre" tel que défini par les conventions les plus connues.

    A Constantine, Maurice Papon, avait entres autres, un complice, un homme devenu tout aussi célèbre : Enrico Macias. Celui-ci, natif de Constantine, a toujours clamé un amour inconsidéré pour l'Algérie et pour "sa" ville Constantine.

    Pourtant, Enrico Macias était, durant la guerre d'Algérie, membre d'une milice locale, les "Unités territoriales". C'était une milice composée d'Européens, des supplétifs de l'armée française, un peu comme les harka. Mais dans le système de ségrégation de l'époque, on ne mélangeait pas "harki de souche" et harki indigène.

    Au sein des unités territoriales, Enrico Macias, pourchassait de l'arabe, aux côtés de l'armée coloniale, des harkis et de différents services de sécurité.

    Enrico Macias est un homme particulièrement passionné. On peut imaginer qu'il a fait preuve de beaucoup de zèle dans la chasse à l'arabe.

    Ce volet de sa carrière n'a jamais été évoqué. Lui-même n'en a jamais parlé.

    Plus troublant encore : à part de très rares témoins, la partie algérienne n'a jamais su exploiter ce côté trouble de la jeunesse d'Enrico Macias.

    Abed Charef, écrivain et journaliste de renom, aborde ici la question douloureuse de la guerre d’Algérie et rappelle qu’à Constantine par exemple, des milices avaient été constituées sous la houlette de Maurice Papon, alors préfet de cette ville. Au sein de cette milice, il cite Enrico Macias qui en faisait partie et il en veut pour preuve les nombreux témoignages de personnages encore vivants, des Constantinois l’ayant connu et vu portant l’uniforme et l’arme.

     

     

     

    Enrico Macias et la guerre d'Algérie :

    Quand Gaston chassait du fellagha...

    Il jouait au messie et chantait l'amour, la paix et la fraternité, il s'est avéré être un ultra-sioniste richissime qui chassait le fellagha dans sa jeunesse.
    Aujourd'hui acculé à la ruine par la providence, Enrico Macias restera dans les mémoires comme un charlatan qui a réussi à berner son monde avec de belles paroles.

     


     

     

    Gaston Ghenaïssia – le vrai nom de Macias – n'a jamais abordé le volet le plus sombre de son histoire algérienne. Il n'a jamais dit comment il a lui-même contribué à mettre le feu à ce pays bien aimé. Il a, en fait, réussi à maintenir un voile pudique sur son militantisme de cette époque, un militantisme qui l'a mis dans la même tranchée que Maurice Papon !
    Enrico Macias évoque régulièrement sa volonté de revoir son «pays natal», et comment il en est empêché. Sa visite devait se faire en 2007, en compagnie de Nicolas Sarkozy. Auparavant, il avait affirmé que le président Abdelaziz Bouteflika lui-même l'avait invité, mais que des méchants, héritiers de la tendance obscurantiste du FLN, s'étaient opposés à son retour. Qu'en est-il au juste ?
    A Alger, on affirme officiellement qu'Enrico Macias peut se rendre en Algérie quand il veut, mais qu'il est hors de question d'en faire un évènement politique. Certains fonctionnaires montrent un certain embarras devant le tapage médiatique provoqué par Enrico Macias lui-même. «Il n'a pas envie de revenir, il ne viendra pas, et il le sait parfaitement», a déclaré, sûr de lui, un ancien haut responsable. «Et ce n'est pas seulement à cause de son soutien public à Israël», ajoute-t-il, estimant que le thème Algérie ne constitue pour Enrico qu'un «fond de commerce».
    Pour cet homme, qui avoue avoir apprécié la musique de Enrico dans sa jeunesse, Enrico Macias ne reviendra pas en Algérie parce qu'il y a commis des crimes pendant la guerre de libération. Selon lui, Enrico faisait partie d'une milice locale, les «unités territoriales», composées de partisans de l'Algérie française, qui formaient des milices de supplétifs de l'armée coloniale. L'unité à laquelle appartenait Enrico Macias a commis de nombreuses exactions, et a participé à des ratonnades, affirme cet ancien haut fonctionnaire.
    A cette époque, Enrico Macias est un jeune artiste prometteur, qui joue dans la troupe du «Cheikh Raymond», le plus célèbre artiste juif de Constantine. Raymond Leyris est alors au faîte de sa gloire : notable de la communauté juive, ami des «arabes» de la ville, il est riche et célèbre. Sa musique est si appréciée qu'une jeune recrue FLN, en pleine guerre d'Algérie, rejoint le maquis ALN en wilaya II avec des disques de «Cheikh Raymond», nous raconte un ancien moudjahid qui a passé toute la guerre dans le Nord Constantinois !
    Raymond Leyris n'avait pas d'enfants. Il en a adopté deux, dont Enrico Macias. Celui-ci est donc à la fois l'enfant adoptif, le disciple et l'héritier de Cheikh Raymond. A-t-il été l'héritier en tout ? Seul Macias pourra le dire. En tous les cas, les réseaux FLN avaient alors une conviction. Pour eux, Raymond Leyris avait été contacté par les services spéciaux israéliens. Il organisait des collectes, montait des réseaux, et travaillait en sous-main avec les services spéciaux israéliens, qui avaient alors un objectif : organiser le transfert massif des juifs des pays arabes vers Israël. En Algérie, leur première cible était Constantine, avec ses 25.000 à 30.000 juifs : il y avait presque autant de juifs à Constantine que dans les grandes villes israéliennes.
    Par ailleurs, le discours de Enrico Macias a longtemps bénéficié d'une cacophonie chez les responsables algériens, qui n'ont jamais adopté une position claire sur le personnage. En fait, côté algérien, plusieurs points de vue se côtoyaient : ceux qui faisaient l'éloge de l'artiste, ceux qui prônaient la réconciliation, ceux qui dénonçaient son soutien à Israël, et ceux qui étaient d'abord soucieux d'établir les faits historiques.
    Un ancien haut fonctionnaire affirme toutefois que Enrico n'avait aucune chance de revenir en Algérie. Les anciens pieds noirs étaient classés en plusieurs catégories, explique ce fonctionnaire. Enrico Macias fait partie d'une sorte de liste rouge officieuse, qui comporte les noms de militaires, colons et ultras ayant commis des exactions. Ceux-là ne peuvent pas entrer en Algérie, dit-il.
    Autre détail troublant dans l'histoire d'Enrico : quand il sévissait au sein des «unités territoriales», il collaborait avec un personnage célèbre, Maurice Papon ! Celui-ci a en effet exercé comme préfet à Constantine, où il a contribué à organiser de redoutables escadrons de la mort. Milices, unités paramilitaires, escadrons de la mort, tout ce monde collaborait joyeusement quand il s'agissait de réprimer. Des témoins sont encore vivants. 
     

     

    SOURCES :

     

    http://mouradpreure.unblog.fr/2013/08/03/enrico-macias-et-la-guerre-dalgerie-quand-gaston-chassait-du-fellaga/

     

    http://www.lequotidien-oran.com/index.php?news=5158481

     Quel jeu joue le pouvoir ?

    Par Jacques CROS

    Publié le 26/01/2022 http://cessenon3.centerblog.net/130-quel-jeu-joue-le-pouvoir 

      

     Guerre d'Algérie : Macron va faire un geste mémoriel envers les pieds noirs

     

    Attentat de l’OAS place du Gouvernement le 20 mars : 24 tués, 59 blessés 

     

    Un double-jeu sans aucun doute ! Ainsi, après des déclarations positives qui concernaient la nature du colonialisme, l’assassinat de Maurice Audin, celui d’Ali Boumendjel, les exactions diverses de l’armée française, la reconnaissance du crime d’Etat commis le 17 octobre 1961 il y a toujours des idées qui circulent niant l’histoire.

    Ainsi à propos des harkis. Quand sera-t-on disposé à reconnaître que notre faute fondamentale est de les avoir enrôlés pour combattre, les armes à la main, leurs concitoyens plus conscients qui n’avaient d’autre choix que celui de se battre contre la puissance coloniale qui portait atteinte à leur dignité en même temps qu’elle les spoliait ?

    Et les Pieds Noirs dans cette affaire ? Ils n’étaient sûrement pas responsables de la conquête de l’Algérie en 1830 ! Ils n’étaient pas tous des colons nantis qui faisaient suer le burnous aux Algériens. Ceci étant ils ont été les instruments du colonialisme avant d’en avoir été les victimes. Ils ont servi d’alibis pour justifier une guerre pour laquelle on avait mobilisé des centaines de milliers de jeunes Français dont la question n’était pas de leur ressort.

    S’ils voulaient rester en Algérie, qui était devenu leur pays, ces Européens auraient dû accepter l’évolution des choses et reconnaître le droit à l’indépendance de cette ancienne colonie. Ils auraient dû entretenir d’autres rapports avec la communauté musulmane que ceux qui prévalaient faits au mieux de condescendance.

    Le 26 mars 1962 à Alger ils ont obéi à un mot d’ordre de l’OAS qui était dicté par un refus de la paix telle qu’y engageaient les Accords d’Evian signés le 18 mars et qui prenaient effet le 19 à midi avec le cessez-le-feu. A quoi correspondait un tel mot d’ordre ? A une opposition à prendre acte des décisions qu’avait imposées l’évolution de la situation. Quelles auraient été les perspectives ? La poursuite ad vitae aeternam d’une guerre qui durait depuis plus de sept ans !

    Alors oui, on peut avoir de la compassion pour ces dizaines de victimes qui se sont laissé embobiner par l’OAS. On ne peut absolument pas absoudre leur volonté de continuer à entretenir une fiction, celle de l’Algérie française qui avait déjà produit beaucoup de souffrances. Et encore moins en faire des héros comme cela avait été proposé de leur décerner le titre de « Morts pour la France » !

    Une expression déjà discutable pour les soldats de l’armée française qui ont perdu leur vie en raison de la cécité de nos dirigeants de l’époque. Quel était l’intérêt de notre pays dans cette affaire ? Le travail de mémoire ne doit pas être falsifié par des considérations sans valeur, en l’occurrence ici des opérations politiciennes qui n’ont rien à voir avec la recherche de la vérité.

    Jacques CROS

     

    Le mail d’Henri POUILLOT 

    Michel, je t'envoie ces liens sur mon site

    Au sujet du 26 mars 62 tu trouves sur mon site quelques infos  : http://henri-pouillot.fr/spip.php?rubrique183&lang=fr

    et la liste des victimes : http://henri-pouillot.fr/spip.php?article141&lang=fr 

    J'ai bien peur par rapport à cette réception élyséenne 

    Amitiés

    Henri POUILLOT

    Site www.henri-pouillot.fr

     Réconciliation des mémoires d’Algérie

     la poursuite des petits pas

    Analyse

    Lors d’une rencontre à l’Élysée ce mercredi 26 janvier, Emmanuel Macron aura « une parole de reconnaissance » à l’adresse des pieds-noirs, en évoquant la fusillade de la rue d’Isly le 26 mars 1962 à Alger.

    Guerre d'Algérie : Macron va faire un geste mémoriel envers les pieds noirs

    Photo d'archive prise le 26 mars 1962, montrant des volontaires qui portent le corps d'une victime blessée de la fusillade de la rue d'Isly à Alger-/AFP 

    Il y eut le « pardon » à l’adresse des harkis le 20 septembre dernier. Puis la dénonciation, le 17 octobre, des « crimes inexcusables » perpétrés, soixante ans plus tôt, lors du massacre qui coûta la vie à au moins 120 Algériens à Paris. Il y eut aussi la reconnaissance des crimes commis par l’armée française, à l’encontre de Maurice Audin et d’Ali Boumendjel. Ce mercredi 26 janvier est, lui, consacré aux rapatriés d’Algérie. Pour poursuivre son chantier de réconciliation des mémoires sur la colonisation et la guerre d’Algérie, Emmanuel Macron reçoit des représentants des pieds-noirs à l’Élysée.

    « En ouvrant ce chantier, il est apparu que beaucoup de mémoires singulières n’avaient jamais bénéficié de reconnaissance, explique-t-on dans l’entourage du président. Depuis soixante ans, des personnes portent des douleurs que l’on n’a pas reconnues ; d’où la nécessité de reconnaître la singularité de chacune d’entre elles, harkis, rapatriés, appelés, militaires, politiques, etc., pour construire une mémoire apaisée, partagée. »

     

    La fusillade de la rue d’Isly

    « Les pieds-noirs ne constituent pas une communauté qui revendique une loi ou des indemnités, mais une parole de reconnaissance », souligne l’Élysée, au moment où le projet de loi portant sur la réparation des préjudices subis par les harkis est en cours d’examen au Parlement. Cette parole d’Emmanuel Macron sur les rapatriés d’Algérie « tournera autour de ce qui s’est passé le 26 mars à Alger, rue d’Isly », a ajouté la présidence.

    Ce 26 mars 1962, sept jours après les accords d’Évian qui actaient le cessez-le-feu, 60 à 80 Européens, partisans de l’Algérie française, périrent sous les tirs de l’armée française. Les manifestants civils tentaient alors de forcer le barrage militaire à l’entrée de la rue d’Isly (aujourd’hui rue Larbi Ben M’Hidi) qui interdisait l’accès au quartier de Bab-El-Oued, aux mains de l’OAS.

    « Un épisode franco-français de la fin de la guerre »

    « L’OAS, contre le cessez-le-feu et la transition pacifique, a télécommandé la manifestation pour se désenclaver. Et l’armée française a tiré sur les civils, c’est certain, rappelle l’historien Gilles Manceron. Il faut aussi rappeler cette période trouble de la fin de la guerre. Selon des témoignages convergents, les militaires avaient essuyé des tirs depuis le toit d’un immeuble, une provocation de l’OAS qui les avait amenés à riposter. » L’événement tragique, particulièrement traumatique, accéléra l’exode massif des pieds-noirs d’Algérie.

    « Les manifestants étaient “pro”-OAS dans le sens où ils défendaient leur avenir en Algérie, dans une Algérie française. Ils n’étaient pas “de” l’OAS », distingue l’historien Tramor Quemeneur. Lui aussi reconnaît la pertinence du choix de cette fusillade comme événement marquant de la mémoire pied-noir : « Parce qu’il s’agit d’un épisode franco-français de la fin de la guerre, qui implique les institutions françaises, il y a de ce fait possibilité d’une reconnaissance de la responsabilité de la France, ou à tout le moins d’une erreur de l’armée française. » Mais il s’interroge : « En quoi la course aux mémoires réconcilie-t-elle ? »

    SOURCE : Réconciliation des mémoires d’Algérie, la poursuite des petits pas (la-croix.com)

     



    « Oppositions intellectuelles françaises à la colonisation et à la guerre d’Algérie *** Focus sur les intellectuelsSerge Klarsfeld : « Zemmour parle des musulmans comme on parlait des juifs » »
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 26 Janvier à 09:55

    Et si on clarifiait l'histoire en faisant une synthèse simple mais fidèle ?

    Le 26 mars 1962 les Pieds Noirs sont appelés par l'OAS à manifester à Bab el Oued qui refuse les Accords d'Evian signés le 18 mars et qui s'appliquent le 19 par le cessez-le-feu qui entre en vigueur ce jour-là à midi.

    Que fallait-il faire ? Continuer une guerre qui avait duré plus de sept ans et poursuivre dans la voie du colonialisme qui en avait été la cause ?

    J'ai personnellement été témoin de la rage des Pieds Noirs et des harkis qui le 19 mars 1962 à Géryville où je me trouvais qui ont agi avec violence pour gêner les décisions de paix qui avaient été prises.

    Je veux bien avoir de la compassion pour les victimes qui se sont laissé entraîner dans ce drame mais je refuse qu'on masque ce qui motivait le mot d'ordre auquel ils obéissaient. C'était un acte d'opposition politique à une orientation que l'histoire avait imposée, la fin d'une fiction, celle de l'Algérie française 

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