• Guerre d’Algérie : Torture et exécutions au nom de la France - Raphaëlle Branche

     

    Guerre d’Algérie : Torture et exécutions

     au nom de la France - Raphaëlle Branche

    Diffusé en direct le 1er novembre 2018

    Le 13 septembre dernier, Emmanuel Macron s’est rendu chez Josette Audin pour reconnaître la responsabilité de la France dans les tortures et l’assassinat de son mari Maurice, arrêté par l’armée française à Alger en 1957. Le président était accompagné de 3 historien.nes de la Guerre d’Algérie, dont Raphaëlle Branche, autrice de l’unique thèse consacrée aux violences illégales de l’armée française en Algérie. Dans ce deuxième épisode de La Grande H., Raphaëlle Branche nous explique comment elle a pu démontrer le caractère massif et systémique de la torture et des exécutions sommaires, à partir des archives et d’enquêtes orales. Elle revient sur les vraies raisons de l’usage de la torture, qui ne tiennent pas à la nécessité d’obtenir des renseignements. Elle analyse enfin la portée de la démarche d’Emmanuel Macron concernant Maurice Audin, tout en évoquant les dangers actuels de la logique de suspension, par l’État de droit, des libertés et garanties légales pour certaines catégories de la population pensées comme « suspectes ». Une émission de Julien Théry.

     

    « Zemmour affirme que Maurice Audin a "pris les armes contre la France", une "fake news" pour les historiensLe caricaturiste Cabu est décédé, à l’âge de 75 ans, dans l'attaque terroriste du 7 janvier 2015 « Mon antimilitarisme, je le tiens de la guerre d’Algérie » »
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  • Commentaires

    1
    Mardi 6 Novembre à 10:28

    Je me suis efforcé de suivre l'émission "La grande H" au cours de laquelle Raphaëlle Blanche a présenté ses travaux d'historienne sur le fait que la France, Etat de Droit, a utilisé des exactions diverses, notamment torture et exécution sommaires, pour tenter de gagner la guerre d'Algérie. Je n'ai pas pu tout intégrer, j'ai eu des difficultés d'audition, mais j'ai je crois saisi l'importance des déclarations du président de la République sur ce sujet. L'affaire Audin, même si la personnalité de la victime n'est pas représentative de la masse des Algériens qui ont connu le même sort que lui, présente toutefois des analogies entre ces disparitions.

    Il me semble que la FNACA n'a pas saisi la portée de l'événement et que son incidence au regard de l'histoire et de l'actualité lui a échappé.

    Je considère que cette Fédération d'Anciens d'Algérie devrait mieux réfléchir à ce qu'est la situation nouvelle ainsi créée. Avant de disparaître, atteinte par l'âge, cette génération aurait ainsi l'occasion de dénoncer la logique par laquelle ils ont perdu une fraction de leur jeunesse et quelquefois beaucoup plus.

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