• Guidel. La militante et humaniste Simone de Bollardière n’est plus

     

     Guidel. La militante et humaniste

    Simone de Bollardière n’est plus

    Simone de Bollardière s’est éteinte, dans la nuit de dimanche à lundi, à son domicile de Guidel, dans le Morbihan. Elle avait 98 ans.

     

    Guidel. La militante et humaniste  Simone de Bollardière n’est plus

    Simone de Bollardière, avec son éternel sourire, une femme hors du commun. | ARCHIVES THIERRY CREUX

     

    Quelle femme ! Toute ma vie je me suis battue, avec mon mari, le Général Jacques de Bollardière, aimait-elle répéter.

    Les causes que Simone de Bollardière a défendues sont nombreuses. Elle s’est élevée contre la torture en Algérie comme son mari le général Jacques Pâris de Bollardière, pour défendre l’honneur de la France lors de cette guerre.

    Allant même jusqu’à participer à la création d’une association des anciens appelés en Algérie et leurs amis contre la guerre (4ACG). J’ai une grande compassion pour eux. Trop d’entre eux sont revenus, malades d’avoir vu ou entendu l’insoutenable. Simone de Bollardière en était la présidente d’honneur.

    Elle s’est opposée aux essais nucléaires français.

    Elle s’est mobilisée pour le Larzac, contre le projet de centrale nucléaire à Plogoff, à la pointe du Finistère. Elle s’est dressée sur les rails à Quimperlé, pour sauver la gare et sa desserte. J’ai toujours été guidée dans mes actions par la non-violence et je souhaite que nos générations à venir poursuivent nos combats.

    À Quimperlé toujours, elle a été la première présidente de l’association familiale. Bretonne née à Nantes, elle a soutenu l’école Diwan, dès le début.

    Elle a tellement œuvré, a dit sa famille, lundi après-midi. Elle s’en est allée fatiguée, mais sereine et joyeuse. Sa vie a toujours été guidée par un souci de justice et de paix. C’était une grande humaniste, une militante. Une femme remarquable.

    Pour elle, les femmes doivent prendre leur destin en main.

    Simone de Bollardière est décédée à son domicile de Guidel, où elle habitait depuis 1962. Son mari était mort en février 1986.

    Guidel. La militante et humaniste  Simone de Bollardière n’est plus

    Simone de Bollardière décorée de la Légion d’honneur en juillet 2012 veuve de Jacques Pâris de Bollardière qui a condamné la torture pendant la guerre d'Algérie s’exprimait ainsi :

     


    « Des amis français et algériens m'écrivent...La crèche et le reste… Un article de Jacques CROS à Béziers »
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  • Commentaires

    3
    Mercredi 9 Décembre 2020 à 19:37

    Une grande dame, militante pour la paix et la justice et la plus charmante des femmes. Une Belle Femme dans tous les sens qui a mené une belle vie dans tous les sens.Un modèle pour celles et pour ceux qui suivent.

     

    2
    Mardi 8 Décembre 2020 à 08:20

    Une vie bien remplie au service de la paix et de l'amitié entre les peuples. Des valeurs qui ne sont pas à l'ordre du jour par ces temps de tensions internationales et de nationalisme porteur de xénophobie et de racisme. Une vie exemplaire à bien des égards.

    1
    baya chel
    Lundi 7 Décembre 2020 à 22:05
    Paix à son âme, elle a tout dit, sur les horreurs de la guerre d Algérie, inimaginable, l ' absence de tout interdit. enfin un général, madame, votre mari, a osé dénoncer ces horreurs, merci. un très bel hommage à madame de la Bollardiere. Les jeunes Algeriens ne connaissent pas la guerre, il l'a découvre. La clandestinité de la lutte de libération nationale, l analphabetisme de la génération qui a mené la lutte explique le manque de documents, d où l importance des archives françaises
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