• Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968

    Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968

    C'est le quotidien où j'ai passé 37 années de ma vie après avoir effectué 21 mois, contre ma volonté, dans une sale guerre que je jugeais ne pas être la mienne... Car là-bas on ne défendait pas la Patrie comme ceux de la seconde guerre mondiale... mais pour conserver la France coloniale... Parce que j'estimais que ceux qui se battaient pour se débarrasser du colonialisme mourraient pour une cause juste, à hauteur de plus de 100 victimes chaque jour pendant 7 ans et demi...  Ce journal qui s’appelait « Le Courrier de Saône-et-Loire » et qui est devenu « Le Journal de Saône-et-Loire » a lancé, aujourd'hui, un APPEL À TÉMOINS : Le JSL recherche des témoignages sur les événements de Mai-68 dans la région de Saône-et-Loire alors cela m’a donné l’idée de rédiger un article « Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968 »

    Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968

    A sa Une du 21 mai 1968, le Courrier de Saône-et-Loire fait le point sur la situation en France comme dans le département. Photo d’archives Le Journal de Saône-et-Loire

    À l’occasion du cinquantenaire de Mai-68, Le Journal de Saône-et-Loire réalise une rétrospective sur les événements qui se sont déroulés dans la région. Que vous ayez organisé, participé ou assisté à des manifestations, des grèves ou des affrontements en Bourgogne : merci de nous envoyer votre témoignage par courrier postal ou électronique (voir adresse ci-dessous).

    Le Journal de Saône-et-Loire recherche également toute sorte de documents d’époque (photos, cartes postales, lettres, affiches, tracts, objets…) qui évoquent cette période : militantisme, engagement politique, vie quotidienne, à la maison, à l’école, au travail, ou dans la rue…Nous vous proposons de fouiller dans vos albums photos, vos placards et vos souvenirs pour faire revivre la révolte qui a grondé dans toute la France durant les mois de mai et juin de l’année 1968.

    Courrier postal à adresser à : Le Journal de Saône-et-Loire/Témoignages Mai-68/Rédaction en chef/9 rue des Tonneliers, 71 100 Chalon-sur-Saône. Par mail : mai68bourgogne@lejsl.fr

     

    Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968

    Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968

    Histoire : de la fin de la guerre d’Algérie à mai 1968

    La France de 1945 à 1969 est l’un des thèmes clés du programme d’histoire de terminale. Pour faire le point sur cette période, voici quelques extraits de "Redécouvrir l’histoire de France", de Julien Maraval.

    De Gaulle n’est pas au bout de ses peines. Et s’il réussit à se dépêtrer du guêpier algérien, il ne sortira pas indemne des manifs de 1968.

    Les partisans de l’Algérie française ne désarment pas, au contraire. L’OAS (Organisation de l’armée secrète), qui regroupe des activistes "ultras", est fondée en février 1961. Le 22 avril, les généraux Salan, Jouhaud, Challe et Zeller prennent le pouvoir à Alger. Mais face à ce "quarteron de généraux en retraite", le président réagit promptement. Dès le lendemain (23 avril), il se fait attribuer les pleins pouvoirs en vertu de l’article 16, proclame l’état d’urgence et s’assure de la fidélité de l’armée. Le putsch fait long feu : Challe et Zeller se rendent, Jouhaud et Salan rejoignent les rangs de l’OAS, qui se lance alors dans une vague d’attentats meurtriers (dont celui du "Petit-Clamart", perpétré le 22 août 1962 contre le général de Gaulle). Les négociations avec le FLN aboutissent le 18 mars 1962 à la signature des accords d’Évian. Massivement approuvés par référendum le 8 avril 1962 (90,7 % de "oui"), ils consacrent l’indépendance de l’Algérie. L’été 1962 apporte un épilogue dramatique à la guerre : 800 000 Européens et 100 000 "harkis" (Algériens qui ont combattu avec l’armée française) fuient les exactions du FLN dans un climat de haine croissante qu’exacerbent les attentats quotidiens de l’OAS. Des dizaines de milliers de harkis, qui n’ont pu fuir l’Algérie, sont massacrés par le FLN.
    L’usure du pouvoir et la crise de Mai 68. À la surprise générale, de Gaulle est mis en ballottage lors de l’élection présidentielle de 1965 face au candidat de la gauche unie, François Mitterrand, et la majorité parlementaire gaulliste est affaiblie après les élections législatives de 1967. L’opposition, longtemps réduite à l’impuissance, se renforce peu à peu. Tout commence à Nanterre, avec un mouvement étudiant animé par Daniel Cohn-Bendit. Début mai, la révolte étudiante a gagné le quartier Latin. Une jeunesse qui veut "changer la vie" forge les slogans d’une révolution poétique et libertaire : "Sous le pavé, la plage", "L’imagination au pouvoir", "Ici, on spontane", "Il est interdit d’interdire"… Face au gouvernement qui a choisi la manière forte (Cohn-Bendit, citoyen allemand, est expulsé et 127 étudiants sont arrêtés le 3 mai), le mouvement se radicalise et des heurts violents éclatent contre la police (nuit du 10 mai) qui tente de détruire les barricades.
    "La réforme, oui, la chienlit, non !" Mais une crise sociale sans précédent prolonge bientôt le mouvement étudiant. Le mouvement de grève déclenché le 13 mai pour protester contre les "violences policières" se généralise rapidement. Avec 9 millions de grévistes, la France connaît le plus grand conflit social de son histoire. "La réforme, oui, la chienlit, non !" tempête le vieux général le 19 mai…
    La reprise en main. Le 29 mai, il quitte brusquement et mystérieusement l’Élysée, ce qui stupéfie l’opinion. En fait, il s’est rendu en Allemagne auprès du général Massu pour des raisons que l’on ignore encore ! En tout cas, le voilà de retour et requinqué dès le 30 mai. Il annonce sèchement la dissolution de l’Assemblée et de nouvelles élections. Le soir du 30 mai, 700 000 partisans du général parcourent les Champs-Élysées. Les élections sont un triomphe pour les gaullistes et leurs alliés (23-30 juin), qui bénéficient de la volonté d’ordre d’une population qu’ont apeurée les troubles du mois de mai. Le prestige du général est néanmoins ébranlé. Il tente de regagner l’opinion en organisant un nouveau référendum portant sur la régionalisation et la réforme du Sénat. Le référendum se transforme en vote pour ou contre de Gaulle. Mis en échec (le "non" recueille 53 % des suffrages), le président démissionne aussitôt (27 avril 1969) et se retire à Colombey-les-Deux-Églises, où il meurt le 9 novembre 1970.

    Extraits de "Il n'y a pas d'âge pour... Redécouvrir l'Histoire de France", de Julien Maraval, Editions l'Etudiant.

    SOURCE : http://www.letudiant.fr/bac/conseils-methodo/histoire-reviser-les-grandes-dates-de-l-apres-guerre-pour-le-bac-11273/histoire-de-la-fin-de-la-guerre-dalgerie-a-mai-1968-16290.html

    Lors de son dernier discours à l'Elysée, le 25/04/1969, le général de Gaulle prononce sa dernière "petite phrase" à 2 jours du référendum qui entrainera son départ du pouvoir "Si je suis désavoué par une majorité d'entre vous.../... ma tâche actuelle de chef de l'Etat deviendra évidemment impossible et je cesserai aussitôt d'exercer mes fonctions"

    Si de Gaulle a réussi à se dépêtrer du guêpier algérien, il ne sortira pas indemne des manifs de 1968.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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