• Il aurait fallu en finir avec le 5 décembre et le gouvernement n’a jamais voulu prendre là une bonne voie en cédant aux partisans de l’Algérie française en le maintenant.

    Il aurait fallu en finir avec le 5 décembre et le gouvernement n’a jamais voulu prendre la une bonne voie en cèdant aux partisans de l’Algérie française en le maintenant.

    Cette rue n'existe plus à Béziers depuis 2015 rayée de la carte par Ménard plus extrémiste que l'extrême droite

    Sur le 5 décembre : Un message de Jacques CROS

    Les hésitations longtemps entretenues à célébrer la commémoration de la fin de la guerre en Algérie semblaient être terminées le 6 décembre 2012 avec l’adoption par le Parlement de la date du 19 mars, anniversaire du cessez-le-feu consécutif aux accords d’Evian signés la veille.

    C’était méconnaître le refus de certains de respecter la loi. Une loi qui heurte leur conception des rapports entre les peuples qui ne peuvent se faire, selon eux, que par la domination des plus forts sur les plus faibles, ce que sous-tend l’idéologie colonialiste...

    Aussi a-t-on vu, en divers endroits, c’est notamment le cas à Béziers,  à Perpignan, à Nice des maires refuser de participer aux cérémonies du 19 mars et pire en mettant les drapeaux en berne... Comme la journée du 5 décembre n’est pas abolie elle sert de position de repli aux nostalgériques.  Là aussi le gouvernement qui se dit de gauche n'a jamais réagi au non respect de la loi ?

    A Béziers Ménard emboîte le pas à Couderc et Aboud et a organisé un rassemblement devant le Monument aux Morts de la ville le 5 décembre 2016, comme en 2015 et 2014.

    A quoi correspond le 5 décembre ? A rien de remarquable sinon à l’inauguration du monument du quai de Branly à Paris qui porte les noms des victimes françaises de la guerre d’Algérie et de l’obstination de ceux qui ont refusé la paix.

    Il fallait en finir avec le 5 décembre et le gouvernement n’a jamais voulu prendre la bonne voie en cédant aux partisans de l’Algérie française en la maintenant. C’est malheureusement ce qu’il fait en organisant encore en 2016 une cérémonie au quai Branly.

    A Béziers Ménard pouvait s’abriter derrière cette donnée. De même son ignoble décision, en 2015, de débaptiser la Rue du 19 mars1962, décidée en 1979, sous la municipalité Balmigère donc, et de la remplacer par le nom de Rue du Commandant Hélie de Saint Marc pouvait s’appuyer sur l’Ordre de la Grand ‘ Croix de la Légion d’Honneur qui lui a été attribué par le régime de Sarkozy. Il pouvait également faire état de la réintégration et de la reconstitution de carrière des factieux du putsch de 1961 décidée sous Mitterrand.

    Le jugement de l’Histoire est clair, la guerre d’Algérie a constitué un épisode dans lequel la France n’avait pas le beau rôle ! Il a occasionné suffisamment d’injustices et de souffrances pour qu’on en commémore la fin. On ne gagne rien à pactiser avec les idées d’extrême droite ! On a pu en juger à Béziers avec le duel Aboud / Ménard !

     

    Jacques Cros

    « François Hollande et l’histoire d’un apaisement avec l’Algérie *** Un article du quotidien algérien El WatanHymne national “La Marseillaise”, un hymne qui rassemble et divise »
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